Disclaimer : L'œuvre sur laquelle se base cette histoire ne m'appartient pas. D'abord parce que je ne suis pas ridiculement riche, ensuite je ne suis pas britannique et je ne prétends pas avoir autant de talent que JK Rowling.

Chapitre 2 : Unbelievable Truths & Arranged Weddings

Gringotts, cinq jours avant la lecture officielle du testament de Sirius Black

Harry et Padma était en train d'attendre dans une petite salle d'attente assez confortable que Griffdur, le gobelin qui s'occupait des comptes Black dans la banque les reçoivent. Ils n'eurent pas à attendre très longtemps avant qu'un gobelin à la mine sévère ne sorte d'un des bureaux et leur indiqua d'approcher.

-Monsieur Potter, un plaisir de pouvoir vous rencontrer, dit-il. Et Mademoiselle ?

-Patil. Padma Patil.

Griffdur la fixa longuement avant d'hocher la tête :

-Très bien, vous n'êtes pas sur la liste alors vous pouvez rentrer.

-Quelle liste ?

-Une liste des personnes qui ne peuvent pas participer à cette petite réunion, même si elles vous accompagnent.

-Mais je ne comprends pas pourquoi Sirius aurait fait ça, dit Harry, confus. Si ces personnes m'accompagnent c'est que j'ai confiance en elles.

Le goblin se contenta de lui faire un sombre sourire et de déclarer que d'ici la fin de l'entretien il comprendrait pourquoi. Griffdur lui avoua que le but de ce rendez-vous n'était pas de lire le testament de Sirius Black, mais il voulait qu'il lise d'abord la lettre que Mr Black avait laissée à son attention.

Cher Harry,

Si tu lis cette lettre c'est que je suis mort, probablement à cause d'une idiotie de ma part. En tout cas quoi qu'il se soit passé que je sois mort sur le combat ou en m'étouffant avec une des dragées de Bertie Crochu, je ne veux pas que tu laisses ton chagrin prendre le dessus. Croit moi quand je te dis que ça ne feras rien à part te détruire de l'intérieur. Je veux que tu profites de la vie autant que possible même si cela semble être une idée risible avec Voldy qui rode. Mais c'est justement pour ça qu'il faut en profiter au maximum, parce qu'on ne sait pas de quoi demain sera fait. Rémus et moi, nous n'avons pas assez profité du peu qu'on avait, et je regrette surtout d'avoir passé si peu de temps avec toi. Je veux que tu prennes ses millions que je t'ai légués et que tu t'amuses. Va à Disneyland, à Las Vegas, passe un peu de temps à visiter le monde, peu importe. Profite de ta vie, vie la pour nous.

Cependant je n'ai pas que des choses plaisantes à te dire. Je sais que ça va te sembler difficile à croire mais il faut que tu te méfie de Dumbledore et de Molly Weasley. J'ai surpris une conversation très intéressante un soir et autant dire que ce que j'ai entendu ne m'a pas plus du tout. Ca et la petite enquête que j'ai demandé Griffdur de mener m'on conforter dans la conclusion que ces deux sorciers ne sont pas dignes de confiance. Griffdur t'expliqueras les choses plus en détails. Je vais te donner un autre conseil Harry, la trahison, c'est quelque chose de très dur à accepter mais il ne faut pas laisser la colère te submerger, je l'ai fait et regarde où ça m'a mené. Tu as des gens fiable autour de toi sur qui tu peux compter, il faut juste regarder un peu plus loin.

Bon je vais finir cette lettre temps que je suis assez fier du résultat pour ne pas la jeter et en écrire une autre. Je sais que je ne te l'ais pas assez dit mais je t'aime Harry et je suis très heureux et fier d'avoir été ton parrain.

Sirius

Harry replia la lettre, une boule dans la gorge. Jusqu'à présent, à chaque fois qu'il pensait à son parrain, il ne pouvait s'empêcher d'y associer l'image de son corps qui basculait dans le Voile. Mais lire cette lettre où il pouvait presque entendre la voix de Sirius dire les mots et qu'il pouvait s'imaginer Sirius assis à la table de la cuisine au 12, Square Grimmaud, écrivant cette lettre à la lueur d'une bougie c'était comme si quelqu'un avait déverrouiller sa mémoire et il pouvait accéder à tous les bons mais si rares moments qu'il avait passé avec son parrain et Harry savait pertinemment que c'était comme ça qu'il voulait qu'on se rappelle de lui, rieur et plein de vie.

Il prit un moment pour se recomposer avant de demander à Griffdur à quoi Sirius faisait allusion dans sa lettre.

-Suite à la conversation que Mr Black a entendue, il m'a demandé de faire une enquête dans vos comptes ici à Gringotts, expliqua Griffdur.

-Mes comptes ? Mais je n'ai qu'un seul coffre-fort, dit Harry confus.

-Non Mr Potter vous avez plusieurs coffres forts, trois en fait. Le coffre-fort familial primaire, un second coffre-fort où sont stockés tous les biens qui ne sont pas de l'or ou des pierres précieuses, c'est-à-dire des livres, des tableaux, des meubles entre autres et enfin le coffre-fort que vous utilisez quand vous venez à Grinngotts est votre coffre-fort personnel qui ne doit seulement être utilisé pour vos besoins scolaires et vos petits loisirs. Il a toujours été le même pour tous les enfants Potter.

-Mais je ne savais pas que tous ces autres coffres forts existaient, dit Harry abasourdi.

-C'est ce que nous redoutions et ce que nous avons conclu après notre petite enquête, déclara Griffdur en sortant un dossier de l'un de ses tiroirs. Albus Dumbledore est votre tuteur aux yeux du Ministère de la Magie, comme tout autre enfant étant inscrit à Poudlard et qui n'a pas de tuteur dans le monde magique. C'est généralement le cas des nés moldus et des orphelins comme vous. Cependant Mr Dumbledore ne devrait pas être votre tuteur puisqu'il y avait dans le testament de vos parents de nombreux sorciers et sorcières qui venaient avant lui dans la liste des personnes qui auraient votre garde s'il venait à leur arriver malheur.

-Ce qui veut dire qu'il n'avait pas le droit de m'envoyer à Privet Drive.

-En effet Mr Potter, acquiesça Griffdur. Cependant il y a bien pire. Nous avons remarqué certaines anomalies dans vos comptes suite à notre enquête. Des sommes d'argents ont été transférées de votre compte vers un compte ouvert récemment, il y a approximativement cinq ans, au nom d'une certaine Molly Weasley. Ces sommes sont assez petites individuellement et au vu des sommes en votre possession, mais étendues sur cinq ans ça fait beaucoup d'argent. Cependant, ce qui a attiré notre attention, c'est l'activité de votre compte personnel, celui que vous utilisez pour vos dépenses scolaires. Vous voyez, ce compte là et le seul auquel vous pouvez accéder jusqu'à ce que vous soyez majeur ou que vous soyez légalement reconnu comme étant adulte. Les autres comptes sont gelés jusqu'à ce que vous puissiez y avoir accès, ce qui veut dire que même votre tuteur ne peut pas y accéder, ce qui n'est pas le cas de votre coffre personnel.

-Où voulez-vous en venir ? questionna Harry.

-Je veux en venir au fait que Mr Dumbledore, pour contourner cette restriction vidait votre compte à chaque fin d'année scolaire et ça depuis deux ans déjà. Vous n'avez rien remarqué parce que ce compte en particulier a été programmé pour se remplir à nouveau à chaque fois qu'il se vide.

-Vous voulez dire que Dumbledore me vole ? Sérieusement ?

-Je suis très sérieux Mr Potter. Voici vos relevez de compte, une autre raison pour laquelle vous ne vous doutiez de rien, vous ne les receviez jamais. Selon la loi, un orphelin est assez âgé à quatorze ans pour commencer à se familiariser avec ses finances mais Mr Dumbledore vous en a refusé l'accès prétextant que vous n'étiez pas encore prêt à le faire.

Harry prit les relevés et les lu, incrédule. Il était question de milliers et de milliers de gaillons ! Il avait toujours su qu'il était assez aisé, qu'il n'aurait pas à s'en faire dans les premières années qui suivraient Poudlard en ce qui concernait l'argent. Mais il savait qu'il ne pourrait pas vivre indéfiniment dessus. Et maintenant il apprenait que le coffre qu'il avait toujours visité n'était qu'un « petit » coffre personnel et qu'il possédait en réalité au minimum le double rien qu'en or de ce qu'il y avait dedans. C'était vraiment incroyable.

-La fortune des Potter a pris un grand coup durant la guerre, informa Griffdur. Votre père insistait pour payer sa part dans l'effort de guerre ce qui fut bien sûr beaucoup plus que les autres mais vos actions dans différentes entreprises assez prospère ont beaucoup aidé à renflouer les coffres même s'ils ne sont pas aussi rempli qu'aux temps de leur ancien prestige. Cependant je crains que l'action de Dumbledore et les sommes que prélève Mrs Weasley qui deviennent de plus en plus grandes, ne renversent la tendance.

-Et qu'est-ce que je peux faire pour les en empêcher ?

Griffdur lui sourit, dévoilant une rangée de dents pointues, ce qui fut assez effrayant.

-Votre parrain vous a émancipé dans son testament.

-Mais ça pourrait ne pas marcher puisque cela risque fort de ne pas être reconnu par le Ministère étant donné qu'ils ont condamné Sirius à Azkaban, dit Padma en prenant la parole pour la première fois.

-Il n'y a pas eu de procès formel, ce qui rend nul et non avenu cette condamnation pour Gringotts, expliqua Griffdur. Et cela sera suffisant pour bloquer l'accès de vos comptes Mr Potter. Quand cela sera fait nous demanderont des réparations en votre noms pour cette escroquerie car nous avons les preuves que ces transactions ont été faites sans votre consentement.

-Très bien, tout est en ordre alors ? demanda Harry, mais avant que le goblin ne puisse lui répondre il se rappela de quelque chose qu'il voulait demander : Pourquoi vous avez envoyé votre lettre par la poste moldue ?

Griffdur soupira avant de répondre :

-C'était une suggestion de votre parrain. Il pensait que votre courrier était filtré et contrôlé et il voulait absolument que vous ayez cette lettre. Nous vous avons bien sûr envoyé la lettre traditionnelle avec l'heure et la date de la lecture officielle. Je présume que vous ne l'avez pas reçu ?

Harry fit un signe de tête négatif.

-Remercions alors votre parrain pour cette idée. Cependant, avant que vous ne nous quittiez, il y a un autre petit problème à régler, annonça Griffdur avant de sortir un autre dossier. Albus Dumbledore et Molly Weasley ont signé un contrat de mariage pour une certaine Ginevra Weasley et vous-même. Il a été fait en 1992, la même année où Mrs Weasley à commencer à extorquer de l'argent de votre compte.

-Quoi ? Ginny et moi ? s'exclama Harry. Mais je suis même pas amoureux d'elle.

-Attendez il doit bien y avoir une clause qui rend ce contrat nul et non avenu ? Il doit bien avoir une échappatoire ? demanda Padma plus calmement.

-En effet il y en a une Mlle Patil. Cependant, je ne sais pas si vous allez vraiment l'apprécier. Le mariage n'aura pas lieu à conditions que Mr Potter soit marié avant le -.

-Je suis fichu !

-Quand vous dites marié, est ce que c'est marié marié ou marié tout court ?

-Et bien je ne savais pas qu'il y avait plusieurs significations au mot marié mais dans ce cas, il n'est pas requis que ce soit une des formes de mariages les plus strictes proposées par le Ministère où il est impossible de demander le divorce, si c'est ce que vous voulez dire. Je tiens tout de même à souligner que le contrat de mariage stipule que l'alliance entre Mr Potter et Mlle Weasley doit être une des formes les plus strictes.

-Ca veut dire que hypothétiquement que si je…

-Attendez une minute, s'exclama Harry, s'arrêtant de s'apitoyer sur son sort quelques secondes pour suivre la conversation. Tu veux que je me marie avec toi c'est ça ? C'est ça que tu insinues !

-C'est bon, c'est pas la peine de dire ça comme si c'était une idée complètement folle.

-Mais c'est une idée folle ! Et toi aussi t'es complètement tarée !

-Tu me blesse profondément Harry, dit Padma avec des larmes de crocodiles, ôtant ses lunettes qu'elle avait mises pour l'occasion parce que, d'après elle, elles lui donnaient un air plus sérieux et intelligent. Je suis là à essayer de t'aider et toi tu m'insultes.

Harry soupira avant de se tourner vers Griffdur qui avait suivi toute la scène avec un air amusé sur le visage (ce qui rendait très bizarre : le visage des goblins n'étaient pas fait pour exprimer une joie quelconque).

-Vous êtes sûr qu'on peut divorcer après sans complications ?

-Sûr et certain. Mais il faudra respecter la clause stipulant que ce mariage doit durer au moins un an et demi après la date limite.

-Très bien, dit Harry, espérant qu'il n'allait pas regretter ce qu'il allait faire. Padma Patil veut tu m'épouser ?

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9, Welwyn Road deux jours avant la lecture officielle du testament de Sirius Black

Harry arrangea son nœud une dernière fois en se regardant dans la glace. Il supposait qu'un smoking (Padma avait insister pour qu'il en porte un. D'après elle, il avait l'air très élégant) était beaucoup mieux que les robes qu'ils avaient dû porter pour le Bal de Noël mais il ne se sentait pas très à l'aise. Il savait que ce n'était pas un vrai mariage mais il était quand même nerveux. Il allait se marier à quelqu'un, même si ce n'était que pour un an et demi. Il avait toujours considéré le mariage comme étant une institution sacré à cause de ses parents qui semblaient s'aimer d'un amour éternel et chose assez surprenante, à cause de son oncle et sa tante qui malgré tous leurs défauts, ou peut être justement à cause de ceux-ci, semblaient fait l'un pour l'autre. Harry s'était toujours imaginé que quand il se marierait ce serait avec son grand amour, quelqu'un qui l'accepterai comme il était et qui serait là pour lui, quelqu'un sur qui il pourrait se reposer, quelqu'un qui l'aiderait à faire partie d'une famille à part entière. Il aurait enfin put se sentir chez lui, pas comme quelqu'un qu'on acceptait à contre cœur ou par pitié et qui ne serait jamais vraiment intégré. Cependant, ce moment sacré où quelqu'un allait enfin l'acceptait totalement et sans condition dans sa vie et dans son cœur allait être bafoué par les machinations de Dumbledore et ça, il ne savait pas s'il réussirait à pardonner au vieux sorcier ce nouvel affront même s'il avait une explication valable. Pas quand il n'avait pas encore réussi à complètement lui pardonner le fiasco précédent.

Harry attendit avec impatience l'arrivée de Padma. Honnêtement c'était parce qu'il voulait voir sa robe. Après tout elle avait coûté £ 2359 et payée de sa poche. Padma et lui avaient conclu un marché : il lui payait la robe et elle considérait sa dette payée pour toutes les fois où ils étaient parti faire du shopping, avaient mangé dehors et toutes ces fois au French Coffee Shop. Harry avait accepté même si c'était elle qui l'avait traîné à tous ces endroits. Il s'était bien amusé après tout.

La robe en question était apparemment une robe de Vera Wang, l'idole de Padma. Elle avait toujours voulut porter une de ses robes de mariées mais elle savait qu'elle en aurait jamais eu l'occasion parce que premièrement les indiens ne se mariaient pas en blanc et certainement pas avec des créations Vera Wang, surtout que sa mère était très à cheval sur les traditions. Ensuite, même si elle avait pu se marier blanc, le monde magique britannique avait un style très particulier et dédaignait toute influence extérieure. Padma avait alors sautée sur l'occasion de réaliser son rêve et Harry n'avait pas eu le cœur de lui dire non. Si quelqu'un pouvait tirer quelque chose de cette farce de mariage, c'était tant mieux.

Ils avaient décidé de célébrer le mariage dans le jardin des Patil ce qui leur accordait une certaine intimité. Harry avait rencontré le père de Padma le lendemain de sa visite à Gringotts. Légalement, même s'ils n'étaient pas majeurs, ils étaient assez âgés pour pouvoir se marier sans avoir besoin de l'accord des parents mais Harry avait insisté pour rencontrer les parents de Padma. Il voulait leur expliquer la situation pour qu'ils soient tous sur la même page et que Padma n'ait pas de problèmes avec ses parents par la suite. Fait assez surprenant, le père de Padma accepta la situation sans broncher, comprenant les circonstances qui les avaient motivés à faire ce choix même s'il l'avait fait mariner pendant dix bonnes minutes avant de donner sa bénédiction. La mère de Padma avait été plus difficile à convaincre. Le problème ne venait pas du fait qu'elle se marie aussi jeune sans même avoir fini ses études – après tout, Harry était un très bon parti- c'était le type de mariage choisit qui la gênait, il n'était pas assez stricte à son goût. Cependant, elle donna elle aussi sa bénédiction, espérant probablement qu'Harry et Padma resteraient mariés même quand ils n'auraient plus besoin de faire semblant. Le mariage s'organisa très vite étant donné qu'il n'y avait pas beaucoup d'invité, juste les parents de Padma son grand père, sa sœur, le groupe de la dernière fois et les jumeaux Weasley avaient emmené comme cavalière Angelina Johnson et Alicia Spinet, ce qui rendit Harry très heureux car il pensait qu'il n'aurai plus l'occasion de voir ses anciennes coéquipières après que celles eurent obtenu leur diplôme. Harry n'avait pas osé contacter Ron et Hermione, le premier parce qu'il ne savait pas où il se positionnait par rapport à tout ça et après son comportement en Quatrième année, il n'avait plus une confiance totale en lui et l'autre parce qu'elle faisait trop confiance aux adultes malgré le fait qu'ils les aient laissé tomber plusieurs fois dans le passé. Cela lui faisait du mal mais il ne pouvait pas risquer son plan, il devrait attendre jusqu'à la lecture du testament pour confronter ses amis. Harry avait cependant eu une discussion très délicate avec Fred et George concernant les agissements de leur mère mais ceux-ci, bien que surpris et déçu par le comportement de leur mère, s'étaient empressé de l'informer qu'ils ignoraient tout de ses manigances et qu'ils étaient de son côté. Cela fit du bien à Harry, savoir qu'il y avait encore des personnes dans ses anciens amis à qui il pouvait faire confiance et cela l'aurait vraiment surpris que les jumeaux soient au courant de l'affaire. Ils n'avaient pas l'air du type à arnaquer les gens. Enfin pas comme ça.

Les dits jumeaux lui firent un clin d'œil de leur place assis sur des chaises qui avaient été arrangées dans le jardin pour l'occasion. Harry aurait préféré quelque chose d'encore plus simple – c'est-à-dire trouver un clerc qu'on pouvait payer pour qu'il ne parle pas de l'arrangement et qui pouvait finaliser toute la partie légale le plus rapidement possible, signer les papiers et basta. Mais Padma avait contesté, disant que cela devait avoir l'air le plus vrai possible sinon Dumbledore et Mrs Weasley voudraient y faire appel. Ce qui avait mené Padma à la conclusion qu'ils avaient besoin de photos et qui dit photo dit toute une cérémonie et une fête.

Bientôt l'air de la Marche nuptiale (Padma avait vraiment voulu pousser le côté moldu de la cérémonie à l'extrême) se fit entendre et tout le monde se leva pour accueillir la mariée qui était menée par son père comme dans toutes les traditions qui voulaient que ce soit le père qui donne sa fille à un autre. Harry devait reconnaître que Padma était une très belle mariée. Elle portait une traditionnelle robe bustier avec un bustier en forme de cœur et des broderies dorées qui bordaient le tout et qui rappelaient les broderies sur la traine qui n'était ni trop longue ni trop courte. Ses cheveux était relevé en un chignon élaboré et un léger voile occultait son visage, ce qui n'empêcha pas Harry de voir le sourire que Padma lui lança. Celle-ci serra sa main pour le réconforter avant de se tourner vers le sorcier qui allait officié leur mariage.

-Nous sommes réunis aujourd'hui pour célébrer l'union de deux êtres…

Le sorcier fit un discours interminable, noua un ruban en soie blanche avec des Runes en argent brodées dessus autour de leurs mains liées et de leur poignets et prononça quelques incantations avant de poser sa baguette au-dessus de leurs mains et de leur poser la question fatidique :

-Harry James Potter, voulez-vous prendre Padma Jeeta Patil pour épouse ? Jurez-vous de l'aimer et de le chérir dans la joie et dans la mauvaise humeur, dans la richesse et la pauvreté, jusqu'à ce que la mort vous sépare ?

-Je le veux, répondit Harry après une brève hésitation.

-Padma Jeeta Patil, voulez-vous prendre Harry James Potter pour époux ? Jurez-vous de l'aimer et de le chérir dans la joie et dans la mauvaise humeur, dans la richesse et la pauvreté, jusqu'à ce que la mort vous sépare ?

-Je le veux.

-Par les pouvoirs qui me sont conférés, aux noms du Ministère et de la magie, je vous déclare à présent mari et femme. Vous pouvez embrasser la mariée.

Harry n'eut pas le temps de protester avant que Padma ne se tourne vers lui et ne dépose un rapide et chaste baisé sur ses lèvres. Les garçons, ces imbéciles, sifflèrent et Harry entendit un flash crépiter. Avec toutes ces photos que le photographe engagé pour l'occasion avait prises, Harry pensait qu'il allait devenir aveugle.

Après avoir coupé le gâteau, dansé la première danse, manger le dîner de mariage et prit des photos avec tout le monde, Padma partit mettre quelque chose de plus confortable et les adultes s'éclipsèrent, laissant la place aux plus jeunes. Et c'est là que les choses sérieuses commencèrent.

Harry était assis sur une chaise à l'une des tables, regardant Fred et George se ridiculiser sur la piste de danse quand Padma vint s'assoir à côté de lui et prit la main qui n'était pas occupé par un verre de champagne dans les siennes.

-Ça va ?

-Oui, c'est juste que…

-C'est juste que t'espérais mieux, finit Padma. Ne t'inquiète pas, dans un an et demi tu seras débarrassé de moi et tu pourras choisir la mariée que tu veux.

-C'est pas ça, enfin si c'est ça, mais j'ai toujours voulu me marier à quelqu'un dont j'étais amoureux et là… Ne le prends pas mal parce que je pense que t'ai une fille géniale et j'aurais pas pu rêver mieux pour fausse mariée mais je ne t'aime pas de cette façon-là.

-Je sais mais t'apitoyer sur ton sort ne changera rien à la situation. Tu ne penses pas que ce serait mieux de profiter de la fête et de vivre tant qu'il en est encore temps ? Parce que qui sait avec ton penchant à attirer les ennuis ce qui va encore t'arriver !

La dernière phrase fut dite avec un faux air moqueur et réussit à amener un sourire aux lèvres d'Harry. Celui-ci se laissa alors guider par Padma sur la piste de danse, se disant qu'elle avait probablement raison. Ses mots ressemblaient d'ailleurs étrangement à ceux de Sirius et Harry regarda Padma avec suspicion avant de se dire que ça ne le dérangeait pas autant que ça. Il savait maintenant que Padma avait tendance à fouiner partout mais elle n'avait jamais de mauvaises intentions alors il n'y voyait pas trop d'inconvénient. Et puis, après tout peut être que c'était juste le hasard. Harry savait que Padma n'était pas insensible après tout.

Après son bref épisode mélancolique, Harry profita de la soirée le plus possible.

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Poudlard, veille de la lecture officielle du testament de Sirius Black

Albus Dumbledore regarda les sorciers et sorcières assemblés autour de lui d'un air pensif. Ils étaient tous assemblés dans son bureau où toutes les réunions de l'Ordre du Phénix auraient lieu jusqu'à ce que le 12, Square Grimmaud ait un nouveau propriétaire selon les désirs du dernier héritier du titre de Lord Black. En effet, la maison avait été rendue impossible d'accès après la mort de Sirius et avait expulsé toutes les personnes qui se trouvaient à l'intérieur. Les seuls résidents de la maison à ce jour étaient le vieil elfe de maison Kreattur et (Buckbeak) l'hippogriffe. Cependant, Dumbledore espérait que ce problème soit régler le jour suivant, quand Harry serait nommé héritier de la fortune Black et qu'il confierait l'occupation de Square Grimmaud à l'Ordre. Albus ne voulait pas qu'Harry participe à la lecture du testament car il ne voulait pas qu'il apprenne l'existence de ces millions que Sirius était sûr de lui légué. Son accès à la fortune des Black était beaucoup plus simple que celui des comptes Potter car ils n'avaient pas les mêmes restrictions. En effet, il y avait une clause qui stipulait que si l'héritier au titre de Lord Black était emmener à être le seul survivant de la lignée principale, il devrait avoir accès à la fortune totale et endosser le titre dès ses quatorze ans. Albus répugnait à faire ça à Harry mais l'Ordre avait besoin de cet argent pour mener la guerre, même si c'était encore que le début. Il se rappelait des dépenses qu'ils avaient dû faire pour la guerre précédente. Il avait fallu payer les gens qui montaient les protections autour des maisons des membres de l'Ordre, acheter à manger quand les denrées devenaient rare, il fallait aussi de l'argent pour obtenir des informations des personnes malhonnêtes. Sa fortune personnelle en avait pris un sacré coup et la seule chose qu'il l'avait empêché de faire banqueroute, c'était le fait que James l'aidait à payer les factures. Oh, bien sûr les autres faisaient de leur mieux pour payer leur part mais ce n'était pas assez et Albus n'avait eu aucun scrupule à sacrifier sa fortune. Après tout, malgré le fait que James ait une énorme fortune, il avait un fils dont il fallait penser à l'avenir même si cela paraissait impossible à ce temps-là. C'était le cas de beaucoup de membres de l'Ordre et le fait qu'Albus soit seul et qu'il n'y ait personne pour hériter de sa fortune après sa mort ne fit que le convaincre à dépenser davantage pour le bien commun. Après la résurrection de Voldemort, il savait qu'ils auraient de nouveau besoin de cet argent et qu'il ne pourrait pas assurer à lui seul les moyens nécessaires à l'effort de guerre. Cependant il se retrouvait dans la même situation qu'avant. Sirius aurait pu l'aider mais étant fugitif, il n'avait pas accès à ses comptes étant donné qu'ils avaient été gelé sur ordre du Ministère quand il s'était évadé d'Azkaban. Le peu d'argent auquel il avait accès était celui qui se trouvait dans un coffre dans la cave du 12, Square Grimmaud et cela n'était pas suffisant. Albus ne voulait pas déranger Harry avec des affaires aussi triviales et c'était pour ça qu'il agissait à nouveau derrière son dos. Le directeur soupira et s'installa derrière son bureau. Fred et George Weasley étaient les derniers à arriver et Albus nota avec amusement qu'ils portaient des lunettes. Ah la jeunesse ! Au moins il y avait encore des gens qui profitaient de la vie et ça lui mettait du baume au cœur. Bien qu'à voir la mine pincée et le regard réprobateur de leur mère, leurs activités nocturnes ne semblaient pas plaire à tout le monde.

La réunion se passa sans que rien de bien nouveau ne soit évoqué jusqu'à ce qu'ils abordent le sujet de Harry. Albus qui était perdu dans ses pensées accorda un peu plus d'attention à ce qu'il se disait. Il était très inquiet de l'impact que la mort de Sirius avait eu sur Harry et c'était aussi l'une des raisons pour laquelle il ne voulait pas qu'il assiste à la lecture du testament, sa mort était encore bien trop fraîche pour lui. Il n'était pas prêt émotionnellement. Les différents membres de l'Ordre qui avaient suivi Harry au fil du mois étaient tous unanime. Il semblait être en bonne santé physique et mentale. Ils ajoutèrent qu'il sortait beaucoup et qu'on avait souvent tendance à le voir avec une fille asiatique que beaucoup n'arrivait pas à reconnaître mais qui semblait vaguement sympathique. Albus fut déchiré entre la joie de savoir qu'Harry se portait bien et l'inquiétude à l'idée qu'Harry avait quitté les limites de la protection qui s'étendait autour de Privet Drive. Cependant il remarqua la mine furieuse que Molly arborait et il grimaça. Depuis ce jour fatidique où il avait signé le contrat de mariage entre la plus jeune Weasley et Harry, Molly n'avait cessé de le harceler pour qu'il contrôle quelles filles s'approchaient de lui et, quand Ginevra avait atteint ses quatorze ans, pour qu'il finalise l'union. Albus avait pensé que c'était une bonne idée à l'époque. C'était au moment où il venait de réaliser qu'une partie de l'âme de Voldemort s'était logé en Harry et il avait réagi bêtement. Il n'avait pas l'esprit très clair à ce moment là puisqu'il avait accepté de signer le contrat. Il s'était dit qu'Harry allait probablement mourir très jeune et n'ayant pas d'héritier, sa fortune irait aux oubliettes. En se mariant dans la famille Weasley, non seulement il les pourrait les aider financièrement mais en plus cela empêcherai les Mangemorts de mettre la main sur la fortune des Potters en prétextant un infime lien de parenté. C'était la dernière chose dont ils avaient besoins, que Voldemort ait plus d'or à sa disposition.

Albus soupira. L'effort qu'il fournissait pour être un leader clairvoyant commençait vraiment à l'épuiser.

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Manoir Malfoy, veille de la lecture officielle du testament de Sirius Black

Lord Voldemort était assis sur son trône qu'il avait fait installer dans la Salle de Bal du Manoir Malfoy, prenant plaisir à torturer le propriétaire qui était recroquevillé au sol sous l'emprise du sortilège Endoloris. Lucius Malfoy avait réussi à échapper de nouveau à la prison grâce à l'un des derniers actes du Ministre Fudge avant qu'il ne se fasse destituer de son titre. Celui-ci l'avait gracié, sa manière à lui de le remercier pour tout ce qu'il avait fait pour lui dans le passé (en réalité c'était juste parce que Cornelius Fudge était un fanatique et était pour la suprématie des sang-purs). Cependant, en ce moment particulier Malfoy Senior avait du mal à ne pas regretter sa cellule. Il avait quand même une nouvelle alléchante pour son Maître, une nouvelle qui le ferait probablement revenir dans ses bonnes grâces. Il fallait juste que celui-ci se décide à suspendre le sortilège qui l'empêchait de penser à autre chose à part sa propre douleur.

-Très bien, Lucius, ce sera tout pour aujourd'hui. Et que cela te serve de leçon.

-Maître, murmura Malfoy en essayant de reprendre son souffle. J'ai une bonne nouvelle pour vous. Une nouvelle fantastique même.

-Et bien je t'écoute, Lucius.

-Sirius Black est mort sans laisser d'héritier. Ce qui fait que, selon les lois de succession de la famille Black, le titre de Lord Black et sa fortune doit revenir au descendant Black mâle le plus proche de la branche principale. Drago est sûr d'hériter de la fortune des Black, Maître. Il est par sa mère l'héritier mâle le plus proche.

-C'est en effet une très bonne nouvelle Lucius, déclara Voldemort avec un sourire mauvais. Nous renflouons nos caisses et nous ôtons à cet idiot de Dumbledore des moyens dont il a grandement besoin par le même biais.

Il fit alors un ricanement cruel qui glaça le sang des Mangemorts présent.

Cependant aucun des deux leaders ne se doutaient de ce qui se tramait. Autant dire que le jour qui suivrait serait plein de surprise !