Coucou :). Voici le premier chapitre, toujours centré autour de Samantha. J'espère qu'il vous plaira et que vous prendrez le temps de me laisser une petite review. Je me suis lancée dans cette fic' sans trop savoir où ça allait me mener mais pas de panique, c'est un peu mon mode de fonctionnement. Donc j'ai besoin d'encouragement et de critiques constructives s'il vous plait. Et il faudra être encore un tout petit peu patient pour les fans du Jarter, ça ne sera plus bien long. Bon week-end à vous tous, Nikita.

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- Sam ?

Sam ouvrit les yeux, troublée par la douceur de cette voix. Elle aurait dû s'y habituer pourtant ; cela faisait plus d'un mois qu'elle avait emménagé avec son père et jamais elle ne l'avait connu si… paternel.

Elle croisa son regard, ce regard qui marquait toute l'inquiétude qu'il avait pour elle, et sentit un élan de culpabilité l'envahir. Elle ne voulait être un poids pour personne, mais il avait été catégorique lorsqu'elle avait souhaité prendre de la distance avec Joseph ; il ne la laisserai pas seule après ce qu'elle avait vécu.

Si Sam avait été dans son état normal, elle aurait profité de ce moment pour le remercier de tout ce qu'il avait fait pour elle depuis un mois, mais elle ne l'était pas et n'en trouva pas le courage.

- J'ai invité Joseph à venir manger ce soir, ça ne te dérange pas ?

Sam ferma un instant les yeux, embarrassée. Elle savait que l'homme avec qui elle habitait encore un mois plus tôt attendait des explications sur sa décision de faire une pause. Depuis qu'elle avait retrouvé la liberté, elle n'avait parlé à personne de Jack. Pourtant, elle se rendait compte qu'elle devait avouer à celui qui l'aimait de tout son cœur que le sien était brisé à cause de l'homme qui l'avait kidnappé.

- Tu as bien fait, approuva-t-elle alors.

Jacob la détailla un long moment, avant de s'assoir sur le bord du lit et de lui prendre la main.

- Sam, je sais que tu ne veux pas me parler de ce qui s'est passé quand tu étais là-bas mais tu es en train de sombrer

- Je vais bien.

- J'en doute. Et ça me détruit de te voir dans cet état.

- C'est une mauvaise passe papa, ne put-elle s'empêcher de le rassurer, bien qu'elle-même trouvait ses paroles creuses.

- Parle moi Sam, s'il te plait. Et si tu n'y arrive pas, parle à Joseph ou à n'importe qui, mais ne garde pas ça pour toi.

Dire quoi ? Qu'elle avait crû en se faisant enlever qu'elle allait vivre les plus terribles moments de sa vie ?

Ce n'était pas le cas.

Le pire c'était sa vie depuis qu'elle était rentrée. Le pire, elle l'avait connu grâce au meilleur.

Comment pouvait-elle révéler qu'elle avait aimé son agresseur plus qu'elle n'aimerait jamais Joseph ? Et que c'était en protégeant le sénateur et son père qu'elle avait tué l'homme qu'elle aimait ?

Aurait-il le même regard pour elle si il savait tout cela ?

Non.

Mais il avait tout de même le droit à cette vérité, elle la lui devait bien.

- Laisse moi encore un peu de temps.

- Il faut que j'aille travailler, ça ira toi ?

- Oui, ne t'en fait pas.

Jacob plongea son regard dans le sien. Si, il avait de quoi être inquiet, mais au moins elle avait accepté la visite de Joseph, ce qu'elle refusait depuis plusieurs semaines. La voire dans cet état le déchirait. Sam avait toujours été une femme incroyablement forte, qui laissait rarement ses émotions prendre le contrôle.

Mais là, il avait l'impression de la revoir lors de son adolescence, lorsque sa mère les avaient quitté.

Qu'avait-il bien pu se passer pour qu'elle sombre à nouveau de cette façon ?…

Conscient qu'il n'obtiendrait pas la réponse à cette question, il se pencha, déposa un baiser sur le front de sa fille, et quitta la pièce, à regret.

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Samantha quitta son lit en début d'après-midi, ne supportant plus les pensées qui la traversait lors de son inactivité. Tout son corps souffrait de l'absence de Jack. En une semaine, il avait prit une telle importance aux yeux de la jeune femme que sa mort l'avait quasiment condamné elle aussi. Une enveloppe vide, c'est ce qu'elle avait l'impression d'être.

Alors pourquoi continuer ? Pour son père ? Pour Joseph ? Ou simplement parce qu'il lui avait demandé de survivre à ça ?

Survivre. C'était ça. Elle ne vivait plus, elle survivait.

La jeune femme sursauta en découvrant son reflet dans l'une des glace de la demeure. Si elle n'avait pas su qu'elle se tenait face à celle-ci, elle ne se serait sans doute pas reconnu.

Elle était d'une blancheur extrême, ses joues étaient plus creusées qu'elles ne l'avaient jamais été et son visage semblait figé. Mais c'est ses yeux qui la transformait le plus. Autrefois d'un bleu aussi pétillant que séduisant, ils étaient maintenant ternes, dénués de toutes traces de vie.

Un cadavre ambulant, c'est de cette façon qu'elle se découvrait.

Si Jack pouvait la voire dans cet état…

Samantha sentit son cœur se serrer à cette pensée. Si Jack aurait pu la voire elle ne serait pas dans cet état.

Elle ne pouvait pas continuer comme ça. D'une part elle lui avait promis et d'une autre elle voulait rassurer son père.

Samantha échappa alors au reflet de cette femme qu'elle ne connaissait pas et se dirigea vers la salle de bain.

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Elle terminait de se préparer lorsqu'on toqua à la porte.

Devinant qu'il s'agissait de Joe, Sam prit tout de même le temps contempler le résultat dans la glace. Elle était superbe. Et pourtant elle avait fait simple. Vêtue d'un jean boycott et d'un haut noir qui mettait ses formes en valeurs, elle s'était légèrement maquillée, afin de cacher son teint maladif. En omettant ses yeux, qui restaient les seuls marqueurs de sa détresse, elle n'avait plus rien à voir avec la femme qu'elle avait découvert plus tôt dans la journée.

Apparemment satisfaite de l'illusion de santé qu'elle offrait, Samantha se dirigeait vers la porte principale et ouvrit sans surprise à l'ambassadeur, qui l'a dévisageait avec éblouissement.

Elle aurait pu sentir l'aura d'amour qui entourait Joseph Faxon lorsqu'elle croisa son regard. Après tout ce qu'elle lui avait fait enduré, il était toujours là, à l'aimer comme un fou.

Partagée entre culpabilité et contentement, elle le laissa finalement entrer.

Joseph parut hésiter un instant avant de s'approcher du docteur et de lui déposer un doux baiser à proximité des lèvres.

- Tu es magnifique, lâcha-t-il, dans un quasi murmure.

La jeune femme se contenta de lui adresser un sourire de remerciement avant de prendre la direction du salon en sa compagnie.

- Ton père n'est pas là ?

- Il ne devrait pas tarder.

Au même moment le téléphone retentit, soulageant la jeune femme qui avait rarement été aussi embarrassé qu'en cet instant. Après un mot d'excuse auprès de Joe, elle attrapa l'appareil et décrocha.

- Allo ? [] Papa tu [] Ok, très bien. [] C'est ça à plus tard.

- Un problème ? Interrogea Joseph alors qu'elle raccrochait.

- Il sera en retard, il veut qu'on commence sans lui.

- Oh J'aurais dû m'en douter.

Sam afficha un sourire entendu. Il était évident que Jacob avait prévu son coup depuis qu'il avait proposé ce repas, pourtant elle fut surprise de savoir Joseph du même avis.

- Quoi ? Demanda celui-ci, la connaissant suffisamment pour comprendre qu'une question lui brulait les lèvres.

- Rien c'est juste qu'avant mon enlèvement tu ne connaissais pas mon père, et désormais tu es presque aussi proche de lui que je le suis.

- Tu sais ce qui nous a le plus rapprochait lui et moi ?

- Non ?

- On a tout les deux crû perdre la femme qui comptait le plus à nos yeux.

Leurs regards se mêlèrent un long moment. Chacun revoyait les plus beaux moments qu'ils avaient vécu ensemble. Le jour où ils s'étaient rencontrés, il pleuvait à saut lorsque Joseph avait vu cette magnifique femme courir pour se mettre à l'abris. Il lui avait alors cédé son parapluie, convaincu qu'elle en avait plus besoin que lui, et avait été gratifiait du plus beau des sourires. En échange elle avait dû aller prendre un café en sa compagnie, et dès lors il avait sût qu'elle serait la femme de sa vie.

Elle avait quitté l'armé peu après avoir emménagé avec lui. Ils s'étaient mariés, avait même prévu de fonder une famille… Et puis Jack l'avait enlevé.

Samantha détourna les yeux, cachant la vague de ressentiments qui la submergeait. Elle ne devait pas penser à Jack…

- Tu veux du vin ?

- Volontiers, accepta Joseph avec une amertume cachait.

Encore une fois elle s'était détournée. Que cherchait-elle a lui cacher ? Il pouvait pourtant tout accepter quitte à la récupérer.

Alors qu'elle allait verser du blanc dans l'un des verres, celui-ci l'arrêta d'un geste.

Celle-ci crû que ses poumons prenaient feux. Le moment était arrivé, elle le savait.

- Sam j'ai besoin de savoir ce qu'il s'est passé Là-bas.

Elle soutint un instant son regard avant de se servir un grand verre de Chardonnay et de se diriger vers la cheminé.

Pensant qu'encore une fois elle prenait la fuite, Joe baissa les yeux au sol, souffrant de son silence. Quand Sam commença à parler, il en vint à stopper sa respiration, comme si l'air qu'il retenait aiderait la jeune femme à continuer.

- C'est en allant voir papa que tout a commencé tu te souviens ? On s'étaient quittés un peu plus tôt. Tu avais essayé de me convaincre de rester au lit mais je me suis dégagée. J'espérais qu'il m'engage dans son labo

Il avait reprit sa respiration et s'était retourné afin de l'observer.

Bien sûr qu'il s'en souvenait. Cette scène avait tourné en boucle dans sa tête alors qu'il la savait disparu. Combien de fois il s'en était voulu de ne pas l'avoir persuadé de rester au près de lui ? Combien de larmes avait-il versé en pensant que ça avait peut-être été la dernière fois qu'il avait parlé à sa femme ?

- Je t'avais demandé de lui parler de notre projet de bébé, confirma Joseph la gorge serrée.

- Moins d'une heure plus tard un homme me menaçait d'une arme en m'obligeant à monter dans une fourgonnette.

La moindre parcelle de sa peau semblait fondre à présent. Sa rencontre avec Jack avait été très loin d'être aussi romantique que celle qui la reliait à Joseph, et pourtant…

« Excusez-moi madame, est-ce que vous auriez l'heure ? »

Son regard chocolat l'avait immédiatement frappé. Elle se souvenait même l'avoir trouvé séduisant. Loin d'imaginer à qui elle avait à faire, elle avait répondu à sa demande et lui avait adressé un sourire avant de reprendre son chemin. Quelques secondes plus tard il l'a rattrapé et la forçait à grimper dans le véhicule.

« Je crois qu'on a sauté les présentations… Je m'appelle Jack,… Jack O'neill. »

Il lui fallut une force incroyable pour se détacher de se souvenir et se concentrer sur le moment présent. Joe était là, attendant toujours des explications.

Elle vida alors son verre d'une traite et le posa sur le bois de la cheminé.

- Je me suis retrouvée dans une cellule, sans avoir la moindre idée du lieu où on m'avait emmené. A ce moment là je ne pensais qu'à papa et toi. Plus tard la personne qui avait orchestré tout ça est arrivé, et m'a demandé de construire une bombe, avoua-t-elle, honteuse.

Joseph s'avança vers elle, croyant avoir enfin apprit ce qu'elle lui cachait depuis deux mois, mais Sam eu un mouvement de recul. Quand il perçut son regard suppliant qui le forçait à se tenir à distance le temps qu'elle finisse, il comprit que le fait d'avoir fabriqué une arme destructrice n'expliquait pas complètement son attitude.

- Il n'avait pas encore les pièces nécessairealors il m'a laissé seule avec Jack, lâcha-t-elle enfin.

- Jack ? Répéta-t-il sans réaliser la portée de ses paroles.

Et soudain, il sût. Cette lueur qu'il percevait chez la jeune femme à chaque fois qu'elle croisait son regard, c'était de la culpabilité.

Ses poings se serrèrent alors que des images toutes aussi insupportables s'imposaient à lui.

- J'avais entendu le conflit qu'il avait eu avec son supérieur, il l'avait même frappé en le voyant me blesser, poursuivit Sam sans un regard pour son mari. Pour moi il était juste différent.

- J'arrive pas à croire ce que j'entend, intervint Joe, anéantit.

- On a tout fait pour réinstaurer la crainte qu'il y avait entre nous au début. Je savais que ça vous mettrez en danger papa et toi, mais je n'y arrivait plus. Je ne savais plus quoi faire, j'étais terrifiée Et puis je me suis rendue compte que je l'aimais.

- Mais arrête Sam ! Explosa Joseph. Tu ne le connaissais pas !

- Je sais Joe ! Mais ça m'est tombé dessus comme ça ! Et crois moi j'ai tout fait pour me convaincre du contraire C'est lui qui m'avait enlevé et pourtant plus le temps passé plus ça m'étais égal !

- Est-ce que vous avez

- Ouirépondit-elle sans lui laisser le temps de finir.

Le sénateur envoya son verra à travers la pièce avant que celui-ci ne vole en éclat contre l'un des murs. Sam elle ne bougeait pas, s'étant attendu à une telle fureur.

- Comment tu as pu me faire ça ?

- Je suis désolée

- Mais putain Sam on est mariés ! Ne me dit pas que tu n'y a pas pensé une fois quand cet enfoiré posait ses mains sur toi.

- Arrête Joe, murmura Sam.

- Quoi c'est le fait que je l'insulte qui te gêne ?! Si tu tiens tant à ce criminel pourquoi t'es encore là hein, Sam ?

- Parce que je l'ai tué ! Rugit-elle sans même l'avoir anticipé.

La température ambiante chuta d'un coup.

Joe encaissait cette nouvelle révélation avec un regard aussi meurtri qu'interrogateur, tandis que Sam replongeait dans son cauchemar.

- La bombe était pour lui c'était pour ça que Maybourne m'avait tenu au secret tout ce temps. Jack m'a demandé de partir sans lui Il voulait que j'écoute les ordres, pour que je vive, que je revienne auprès de toi, souffla-t-elle.

Elle sentit ses jambes faiblirent sous son poids. Joseph la prit instinctivement dans ses bras, ne supportant pas la voire dans cet état.

Sam, elle, ne sentit même pas le soutient de son mari. Elle était à nouveau avec Jack, qui essayait de la convaincre d'armer la bombe et de partir.

« Sam, il faut que tu t'en ailles.

- Je vais trouver un solution,… il y a toujours une solution, murmurait-t-elle, désespérée.

- Tu l'as entendu, il n'y a rien à faire. Tu dois partir maintenant.

- Nan, je reste avec toi.

- Pense à Josef, à ton père… Tu ne peux pas leur faire ça.

- Il survivrons Jack, pas moi… pas si tu meurs.

- C'est ce que tu penses maintenant, mais je t'assures que tu te trompes. Tu vas t'en vouloir un certain temps mais ce sentiment va peu à peu disparaître, je te le promet.

- J'ai construit cette bombe, si elle explose aujourd'hui c'est moi qui t'aurais tué.

- J'étais mort bien avant que tu n'apparaisses dans ma vie… C'est moi qui me suis tué au fil des années, tu n'es pas responsable.

- Jack je…

- Sam ! Je t'en pris écoute moi ! Tu dois survivre à ça pour moi, d'accord ? Tu vas programmer cette bombe et courir le plus vite possible pour te sortir de là… Je ne veux pas que tu te retournes, tu dois seulement courir. Fais ça pour moi Sam. »

Elle se voyait à nouveau l'attacher sur une chaise, avec une habilité surprenante alors qu'intérieurement elle s'effondrait.

« Une dernière chose. »

Et ce baiser, ce dernier baiser qui la hantait jour et nuit. Cette passion qui les avaient dévorés depuis qu'ils s'étaient rencontrés et qui trouvait son apogée dans cet acte déchirant.

Des larmes commençaient à couler le long de ses joues.

Elle était dans le salon, appuyée contre Joseph qui glissait ses doigts dans ses cheveux.

Comment pouvait-il encore la soutenir après ce qu'elle lui avait révélé ?

Ses yeux tombèrent alors sur l'anneau qui encerclait son annuaire et elle sût : Pour le meilleur et pour le pire.

- Je ne peux même pas imaginer ce que tu as vécu mon amour, mais je peux te garantir que tu finiras par oublier.

- Comment ?

- Parce que ce que tu prends pour de l'amour n'est qu'un syndrome, répliqua-t-il après un temps d'hésitation.

Sam se dégagea vivement de son étreinte.

- Alors pour toi je suis malade c'est ça ?

- Nan pas exactement. Tu t'es retrouvée seule et terrifiée. Jack était ta bouée de sauvetage. Tu t'es sentie protégée par celui qui t'avais agressé. Tu n'es pas la première à qui c'est arrivé.

- Joe, voulu le contredire la jeune femme.

- Nan écoute moi Sam. L'amour c'est ce qui a fait qu'on s'est dit « oui », qu'on ai emménagé ensemble et qu'on ai eu des projets toi et moi. Alors tu peux penser ce que tu veux pour l'instant, tu ne me feras pas croire que cette relation, bien que tragique, ai plus d'importance que notre histoire.

Sam fut incapable d'ajouter quoi que ce soit, troublée par l'amour inconditionnel qu'il manifestait pour elle. Et malgré le fait qu'elle ne soit pas de son avis, c'était tout ce dont elle avait besoin d'entendre.

- Embrasse-moi, lui commanda-t-elle alors, sans vraiment savoir pourquoi.

Joe la dévisagea un instant, ne cachant pas sa surprise, avant de prendre son visage entre ses mains et de déposer un baiser sur les lèvres salées par les larmes de sa femme.

→ A SUIVRE, j'attends vos impressions ^^.

P.S : je remercie cathou pour sa review ici puisque je ne peux pas lui répondre ailleurs. [ Ça me fais plaisir que ma fic' Irrational Mistake t'ai plu et j'espère que tu vas apprécier leurs retrouvailles. Bien qu'elles ne vont pas être simple, bisous :) ].