Se passe après le départ de Saruhiko !


« Pourquoi tu pleures ? »

Ce qu'il me demande, avant que je ne sente le canapé s'affaisser sous son poids. Et que mon coeur ne se serre douloureusement, tandis que je tente d'esquisser un sourire qui se veut sincère, essuyant les larmes qui brûlent mes joues. Sans cesser de fixer le sol - pas qu'il soit plus intéressant que Mikoto-san, mais...

« Je ne pleure pas, » je rétorque. « C'est juste- »

Mais ses doigts brûlants m'interrompent, m'obligeant à relever la tête vers lui. Et j'évite son regard, sentant mes joues s'enflammer instantanément.

« Tes yeux sont rouges. »

« Ce- ce n'est ri- gh... »

Je serre les dents, sentant un nouveau flot de larmes me monter aux yeux. Et je m'échappe à son emprise, me détournant de lui - il est hors de question qu'il m'voit chialer comme ça, putain ! Parce que bien entendu, que ce n'est pas rien. Je le sais. Je le sens. Ça m'énerve. Ça me blesse. Et ça m'emmerde d'autant plus qu'on me voit dans cet état - mais je préfère largement la chaleur d'HOMRA que de rester seul chez moi.

Et j'ai un frisson désagréable en l'entendant se relever.

« Aah- Mikoto-san... restez. S'il vous pl... » Ma voix s'étouffe, tout autant que mes larmes ne cessent plus de couler. Merde, merde, j'en ai marre ! C'est pire qu'une fontaine ! Pour la énième fois aujourd'hui, je me frotte les joues - probablement bien rouges, à présent. « E-excusez-moi... je- »

Je me crispe légèrement, en sentant sa main se poser sur le sommet de mon crâne, coupant mes paroles.

« Mh ? »

Trouble. Tout est trouble. C'est à peine si je peux encore le distinguer - et par je ne sais quelle folie, je suis venu me réfugier contre lui. Serrant mes bras autour de ses côtes, blottissant mon visage contre son torse. Laissant cette chaleur qu'il dégage me bercer, me rassurer doucement - et si mes larmes ne se calment pas, c'est mon coeur, que je sens lentement s'apaiser.

Apaisement qui ne dure pas - pas alors qu'il me repousse légèrement, m'obligeant à me séparer de lui. Et à peine j'ouvre la bouche pour m'excuser, qu'il me relève le visage de ses doigts, attrapant mon menton. Et ses yeux. Son regard...

« Mikoto-san... je- hn- » J'ai un léger mouvement de recul, en sentant ses lèvres se poser contre les miennes - avant qu'il ne revienne immédiatement à l'assaut de son baiser. Sa main attirant son corps plus proche du sien. Et qu'avant que je ne comprenne ce qu'il m'arrive, que d'une pression de doigts sur ma mâchoire, sa langue ait déjà pris possession de ma bouche. Sa langue ?... « Aah- n-n- »

J'ai une légère grimace, tandis qu'il se sépare de moi. Et que je pose une main sur mes lèvres, rouge de gêne. De honte. Incapable de soutenir le regard de mon Roi. Et un arrière goût de nicotine se promenant sur ma langue, à présent.

« Hn ? Tu veux pas ? »

Ne pas vouloir quoi ? Ca ? Qu'il... m'embrasse ? Pourquoi est-ce qu'il m'embrasse, d'abord ? Pourquoi...

« S-si ! J- » ... hu... peut-être que ça a été dit avec trop d'enthousiasme ? Je sens une chaleur dérangeante me monter dans les joues - bordel, bordel, pourquoi il faut que je me ridiculise ai- encore ?

Il m'embrasse encore. Plus chastement, cette fois-ci - bien que je me rétracte légèrement, pas spécifiquement à l'aise. Sans pour autant interrompre ce contact chaud et humide. J'ai presque envie de glisser mes mains dans sa nuque. Juste pour lui en réclamer un peu plus. Passer outre mon mal aise et- ... je déraille. Je déraille ? ...

Attendez. On est au bar, là ?

...

« W-whaa, a-arrêtez ! Y'a des ge- »

« C'est vide. »

... aah ? Je jette un coup d'oeil vers le comptoir, surpris - et non... personne. Absolument personne.

« Où est Izumo-san ? »

Je serre les dents, sentant ma voix dérailler complètement dans mes paroles. Toujours de cette douleur qui m'étrangle. S'ensuivant d'une certaine crainte - même si je dois admettre que... c'est pas désagréable. C'est même mieux que ce... ce que j'ai... puimaginerohmonDieuc'estgênant.

« J'sais pas. »

Y'a un moment de silence. Il me libère dans un regard impassible, mais certes accompagné d'un... léger sourire ? Quelque chose qui me fait chaud au coeur. Quelque chose qui soulage doucement ma peine - parce qu'un sourire de Mikoto-san vaut tellement...

Et j'ai un court moment de surprise, en le voyant commencer à s'éloigner.

« Aah... Mikoto-san ! Att- ... ah. Attendez... s'il vous plaît, » je bafouille, avant de le rattraper par le poignet pour l'empêcher d'aller plus loin. Et attirer son attention sur moi - merde, c'est encore plus gênant, d'un coup... « J-je veux bien que vous... continuiez. » ... ah... j'l'ai dit. Je le relâche, sur ces paroles. Surpris de moi-même. « Enfin... »

« Hum ? Décide-toi, Yata. »

Me... décider ? J'ai encore cette putain de bouffée de chaleur - avant de me mordre la lèvre un instant, sans vraiment savoir trop quoi faire. Mais c'est sans compter mon côté impulsif, je crois. C'est en me raccrochant à son haut, l'incitant à se baisser vers moi, que je retrouve ses lèvres à nouveau. Et qu'un frisson me parcourt, alors qu'il prend le dessus sur ce nouvel échange. Un échange dont je sens une sacrée chaleur se dégager - et pour une fois, il ne s'agit pas uniquement que de mes joues, hm...

Je lâche son haut, pour glisser mes mains jusqu'à la base de son cou. Remontant lentement jusqu'à sa nuque pour approfondir ce baiser. Sentir davantage sa langue, qui se mêle à la mienne. Qui s'épanouit de ce goût pourtant si âcre - de Mikoto-san... le goût de ces nombreuses clopes fumées depuis je ne sais pas quelle heure. Mais merde, c'est lui...

« Gh- qu'est-ce que v- »

Je me retire de son baiser, tentant de récupérer sa main un peu trop baladeuse qui m'ôte mon short - mais ses lèvres reviennent rapidement d'assaut dans mon cou, léchant ma peau, l'embrassant à nouveau. M'arrachant un frisson de plaisir, et un râle que je n'arrive pas à contenir.

« Aa-ah! Mikoto-san, pas ic... »

J'enfonce mes ongles dans son épaule, peinant à tenir sous ses caresses qu'il m'inflige. Jouant de ses doigts chauds sur mon boxer - putain, c'est tellement bon... beaucoup trop... et que ses lèvres remontent sur ma mâchoire, pour retrouver mes lèvres.

« Je ne m'arrêterai pas. »

« C'est un peu rapide... » je gémis, alors qu'il fait pour s'asseoir sur le canapé - et m'attire un peu brusquement sur ses cuisses, pour reprendre ses baisers furtifs dans mon cou. Et que ses mains, cette fois-ci, délaissent mon début d'érection pour venir découvrir le reste de mon corps - un contact qui fait battre mon coeur d'une telle force. Qui fait se crisper mon corps. Qui m'offre un tel plaisir... « Mikoto-san... »

Pourquoi ma vue se brouille ? Je tente doucement de calmer ma respiration haletante, alors que ses caresses se sont atténuées - et que son regard se porte sur moi.

« Tu pleures encore... »

Je pleure ?

...

Je serre les dents, avant de secouer négativement la tête. Et de plonger dans ses bras, le serrer contre moi. Tremblant. Suffoquant à moitié dans mes larmes. Pourquoi c'est aussi douloureux, putain ?! Pourquoi - ...

« Pourquoi vous ne lui avez rien dit ? Il vous a trahi ! »

Mais à peine je relève la tête, que tout a disparu.

Excepté le noir. L'obscurité.

Un rêve... un rêve.

Mais la douleur et les larmes sont bien réelles.

Merde...


Et y'a aut' chose qui est réelle, ahem. Je sais pas ce que ça donne, j'voulais faire une fin un peu plus poignante mais j'ai pas réussi ('avais peur que ça rentre dans le pathétique huhu), donc ça donne un rêve érotique, mais sa peine prend le dessus, dommage 8) J'avais pas envie de faire de lemon en fait... ;w; ah et c'est ultra court, désolée ! J'arrive plus trop à écrire ahem. ... vaisécrireduSarumipourlapeine.