Tous d'abord, merci pour toutes vos reviews! Ca m'a motivé et j'ai décidé de poster deux fois par semaine!
Voici donc la suite, plus longue que le prologue, et qui j'espère vous plaira!
N'hésitez pas à me donner votre avis, vos suggestions, vos critiques...
Chapitre 2) Meurtre & séduction:
Après un trajet en voiture qui paru interminable à Kate à cause de Castle qui ne tenait plus en place face à l'impatience de voir le corps, les deux acolytes arrivèrent enfin sur les lieux du sinistre meurtre.
Une horde de journalistes attendaient déjà, tel des vautours, leur scoop. Un public composé principalement de gens du voisinage ou de passant s'était également constitué derrière le périmètre de sécurité.
Beckett et Castle passèrent sous le ruban jaune et retrouvèrent finalement Lanie, agenouillée près du cadavre d'une jeune femme.
Le corps, disposé sur le dos, allongé, faisait penser à un mort dans un cercueil près à se faire enterrer. Les bras étaient croisés sur la poitrine, les jambes étendues simplement l'une à coté de l'autre. Cependant un détail sortait quelque peu de l'ordinaire : une rose blanche, mais imbibé de sang, reposait dans une des mains de la victime.
Cette dernière ne portait pas de trace de coup apparent. Seul les liens qui avaient du entraver ses mouvements avaient laissé des marques, légères mais violacées sur les poignets de la jeune femme. Elle portait une robe blanche, simple mais qui rendait cette femme particulièrement attirante. On aurait pu croire qu'elle avait été choisie exprès pour l'occasion :
- Alors Lanie, qu'est-ce qu'on a ?
- Jeune femme âgée d'une trentaine d'années, et de type caucasien. D'après la décomposition du corps très peu avancé et la température de son foie on peut supposer que le meurtre a eu lieu il y a au moins deux jours, précisa la légiste en se tournant vers son amie.
- D'accord, répondit Beckett en prenant note sur son calepin qui la suivait depuis toutes ces années, autre chose ? Elle releva la tête en attente d'une réponse.
- Oui. La cause de la mort semble être un traumatisme contendant à l'arrière du crâne mais je te préciserai tout ça après l'autopsie. Cependant je peux déjà te dire qu'elle a été détenue avant d'être tué, vu les marques sur ces poignets.
- Très bien… murmura une Beckett pensive.
- Tout va bien détective ? demanda Castle.
- Oui, c'est juste que… son visage est si… serein, paisible, on dirait qu'elle s'est juste…
- Endormie, finit l'écrivain qui décrivait des cercles autour du corps à la recherche de détails qui aurait pu leur échapper.
Beckett compris à son regard qu'il avait vu quelque chose, qu'il avait une théorie. Alors avant même qu'il n'ai pu prononcer un mot, elle le coupa :
- Je vous préviens Castle, si vous me sortez encore une de vos théories improbables avec la mafia, des espions ou des extraterrestres, je vous tire dessus.
- Là je suis vexé détective ! D'abord mes théories sont toujours fondées. Deuxièmement, je n'allais pas mentionner d'espions, de mafieux ou d'extraterrestres !
- Bien ! me voilà sauvée ! Alors quelle est votre brillante théorie cette fois ?
- Et bien… je pense que c'est l'œuvre d'un serial killer…
Le sérial killer… Bien sûr… Pourquoi j'ai pas pensé à le mettre sur ma liste celui là ? se demanda-t-elle tout haut, levant les yeux au ciel, alors que Castle lui lançait déjà un regard outré.
- Beckett! La fleur dans la main, la robe blanche, la disposition du corps, ce visage angélique et détendue… Vous ne trouvez pas que c'est un peu « Too much » ?
- Certes ce n'est pas un meurtre tout à fait conventionnelle mais c'est aussi tout à fait possible que le tueur ai regretté son geste et qu'il ai voulu se racheter en sauvant un peu la dignité de sa victime d'où la robe et la fleur.
- Beckett, je suis sûr que vous-même vous ne croyiez pas ce que vous dites.
- Castle ! Je suis flic et pas écrivains. Moi, mon travail c'est de construire une histoire avec des faits, pas avec mon imagination. Alors que ca vous plaise ou non, je vais attendre un peu avant de me prononcer, elle se tourna vers Lanie pour continuer, Je vais voir Ryan et Esposito, je viens te voir à la morgue demain matin.
Lanie retourna à ses observations, souriante après cette scène entre Kate et Rick tandis que Beckett et son ombre masculine sortirent de chez le fleuriste pour rejoindre les deux lieutenants :
- Les gars ? héla la détective alors que Ryan et Esposito finissait d'interroger leur Nième témoins.
- Oui. Alors, commença Ryan, le gérant du magasin n'a pas remit les pieds ici depuis hier matin ou il affirme qu' « il n'y avait aucun cadavre sur son carrelage ». Le meurtrier a donc eut un créneau de vingt quatre heures pour venir déposer le corps. Il assure également que personne appart lui, son associé et la femme de ménage, n'a les clefs de la porte d'entrée or, la serrure n'a pas été forcé. La femme de ménage, Rose Farel ne passe qu'une fois par semaine, le samedi donc demain et son collègue, Peter Mallow devait faire l'ouverture ce matin…
- Mais il ne s'est jamais pointé ! compléta Esposito avec le ton « on a un suspect ».
- Très bien, reprit Beckett, autoritaire, convoquez Rose Farel et Peter Mallow. J'espère pour eux qu'ils ont un bon alibi ! D'autres témoins Esposito ?
- Oui, une vieille dame de l'appartement d'en face dit avoir vu de la lumière hier soir tard mais elle ne se rappelle plus de l'heure exacte. Il n'y a bien sûr pas de caméra de sécurité, ni chez le fleuriste, ni dans la rue.
- Ca aurait été trop beau, commenta Castle.
- Bien. Prenez des photos de la foule, dit-elle en repensant à ce qu'avait dit Castle. Ce dernier sourit légèrement mais Kate ne s'aperçut de rien, on se retrouve au poste.
Après deux hochements de têtes, Castle et Beckett repartirent pour le douzième. Dans l'ascenseur, elle se rendit bien compte Castle se retenait de lui poser une question :
- Quoi ? Elle se tourna vers lui et lui lança un regard inquisiteur.
- Non… rien… c'est juste que je me demandais… à l'approche de la Saint Valentin si vous aviez… des projets ?
Kate se tourna vers lui. Au fond d'elle même, elle avait la réponse : elle était seule. Mais dire cela à Castle l'aurait fait passer pour… une simple célibataire. Or elle voulait s'amuser un peu avec lui, aussi fit-elle l'innocente :
- Je ne comprends pas, serait-ce une invitation ?
Touché ! Elle sut par la teinte rouge que prenaient les joues de Castle qu'elle avait réussi son coup.
Mais Castle, qui s'était pris au jeu, répliqua vite et bien, la déstabilisant :
- Si c'était le cas, que diriez vous ? Il sourit.
Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent finalement. Beckett se tourna vers Castle, s'approcha doucement de lui, lui susurra quelques mots à l'oreille avant de partir à reculons, le fixant toujours, avec un grand sourire qui laissait apparaître ses dents blanches, sourire qui faisait fondre Castle. Puis elle rompit le contact, mettant fin à la partie et disparu du champ de vision de l'écrivain, le laissant planter sur place, la bouche ouverte, les yeux écarquillés. Quand enfin il réalisa ce qu'elle lui avait chuchoté, il hurla :
- Beckett ? Qu'est ce que vous vouliez dire par « Et vous que faites vous ? Que diriez vous si je vous invitais ? »
Beckett 1, Castle 0. La partie ne faisait que commencer.
Castle retrouva finalement Beckett là où elle allait toujours après la découverte d'un corps : en face de son tableau blanc : Le murder board. Un stylo à la main, les sourcils froncés, elle réfléchissait. Castle ne pouvait s'empêcher de la trouver… sexy, dans cette posture, adossé à son bureau, les yeux pétillants, le regard intelligent.
Il s'approcha d'elle qui, concentrée, ne l'avait pas remarquée. Et bien décidé à prendre sa revanche il la fit sursauter, ce qui s'avéra extrêmement efficace :
- Castle ! Bon sang ! vous voulez que j'ai une crise cardiaque ?
- Oh mais ne vous inquiétez pas Kate, je vous ferai du bouche-à-bouche si cela arrivait !
Ex-æquo, la partie s'annonçait plus qu'intéressante.
Elle ne répondit pas à sa provocation. Elle ne voulait pas lui donner cette satisfaction :
- Castle, la prochaine fois que vous me faite peur de cette manière, je vous jure que je vous égorge ! Maintenant faites moi le plaisir de vous taire, il y en a qui travail !
Castle adopta son air vexé puis se tourna à son tour vers le tableau.
Le nom de la victime, encore inconnu était donc celui de Jane Doe. En effet, la jeune femme ne possédant pas de permis de conduire ou de carte d'identité sur elle, il avait été impossible de l'identifier. Peut-être que les empreintes donneraient quelque chose, ou alors le fichier des personnes disparues.
Rien n'était inscrit dans la case des suspects, ni dans la ligne temporel des évènements ayant précédés le meurtre, ce qui était parfaitement normal à ce stade de l'enquête.
Convaincu qu'il ne pourrait pas être d'une grande utilité ce soir, Castle déclara :
- Bon et bien je vais vous laisser. Il se fait tard et avec le peu d'informations que nous avons, il n'y pas grand chose à faire. Je vais donc aller me reposer et vous devriez faire de même.
- Merci Castle mais je vais rester encore un peu.
Le premier jour d'une enquête, Beckett se sentait toujours coupable de quitter tôt le commissariat. Elle avait l'impression d'abandonner la victime et c'était se sentiment de culpabilité, qui la faisait rester tard, parfois même toute la nuit, à regarder ce tableau, même si elle savait pertinemment qu'elle ne pouvait rien faire :
- Dans ce cas, bonne nuit détective.
- Bonne nuit Castle, répondit-elle sans détacher le regard de la photo de son inconnue.
Beckett resta encore longtemps après le départ de Castle. Elle fut sortit de sa torpeur par la femme d'entretien… qui ne passait que en pleine nuit.
Elle prit alors ses affaires et quitta le bâtiment.
Les nuits dans la grande pomme était de plus en plus froides, surtout avec l'arrivée de l'automne. Les rues étaient désertes, à cause du froid certes mais surtout à cause de l'heure tardive.
Beckett marchait d'un pas rapide, emmitouflée dans sa veste, le menton rentrée dans son écharpe en cachemire, celle que son père lui avait offert.
Elle arriva enfin chez elle après quelques minutes de marche. Elle avait laissé sa voiture à deux, peut-être trois pâtés de maison de son appartement, faute d'une meilleure place.
Quand enfin elle poussa sa porte, elle sentit cette vague de chaleur l'envahir et réchauffer ses doigts engourdis, ses joues glacées.
Un morceau de papier, qu'elle n'avait pas remarqué tout de suite en rentrant attira finalement son attention. Elle se baissa pour le ramasser : il s'agissait en fait d'une lettre, cachetée avec un sceau rouge pourpre. Son nom était inscrit dessus, avec une écriture en italique, parfaitement réalisé avec une plume. L'expéditeur avait certainement du la glisser sous la porte, anonymement.
C'est une Beckett intriguée qui ouvrit l'enveloppe, délicatement. Elle se mit à lire.
« Kate,
Je pense à vous tous le temps
Jour et nuit, à tous moments
Vous hantez mes rêves
Les plus profonds, sans trêve.
Et votre sourire magique
Et vos yeux brillants
Et votre visage angélique
Et votre cœur si grand
Si seulement j'avais la chance
Même un cour instant
Que vous m'accordiez une dance
Moi, votre prétendant.
Pour la saint valentin,
Fête des amoureux,
Je ne serai heureux
Qu'en vous tenant la main.
Vous a-t-on déjà dit
Que vous étiez magnifiques
Sinon je vous le cri
Vous a-t-on déjà dit
Que vous étiez fantastique
Parce que je vous l'écris.
Celui qui vous aime comme on ne vous a aimé
Qui vous chérira comme personne ne l'a fait
Qui vous protègera plus que jamais.
Bonne nuit détective. ».
Alors? vos avis? une petite review, ça me motive! :) et à samedi!
