Ron lança un regard haineux à leur ancien ennemi.
- Je ne vois pas pourquoi on devrait t'aider, après tout ce que tu nous as fait, cracha-t-il hargneusement.
- Je sais et je suis vraiment désolé pour tout, s'excusa le Serpentard.
- Mouais, fit le rouquin septique.
- Tu as beaucoup changé ces derniers temps, dit tranquillement Hermione.
- Oui, disons que j'ai ouvert les yeux, il était temps, mais Rose m'a aidée, dit-il affectueusement.
- J'ai pas fais grand chose Drack, c'est surtout toi qui as tout fait, tu sais, sourit Rose.
- Drack ? s'étonna Hermione.
- Ouais, j'trouve que ça lui va bien, et il aime bien alors...
- Ouais, tu as raison, ça lui va bien, dit-elle en se levant.
Elle se planta devant le Serpentard, et lui tendit la main en disant :
- Tu as changé, tu as sauvé Harry, tu nous appelles par nos noms, tu nous as rejoins, vous mettant toi et ta mère en danger et en plus tu es gentil avec Rose... Alors bienvenu, et on fait la paix ?
Cela surprit tout le monde, Drago le premier et Harry la regarda quelques secondes, l'air pensif avant qu'un petit sourire ne se dessine sur ses lèvres.
Touché que quelqu'un lui donne enfin sa chance, il prit timidement la main tendue en disant solennellement :
- On fait la paix.
Prenant exemple sur son amie, Harry s'approcha d'eux et la poussa légèrement sur le côté.
- Hey ! protesta-t-elle.
- Tu permets ? sourit-il.
- Bien sûr, je vous en pris, faites, plaisanta-t-elle, en lui laissant la place devant le blond, qui avait l'impression de passer un interrogatoire, mais qui était amusé quand même du manège des deux jeunes gens.
- Merci, ma chère, puis ce tournant vers le Serpentard :
- Mione a raison, tu m'as sauvé la vie et maintenant tu fais parti des nôtres, même si on va t'avoir à l'œil, bienvenue.
Et tout comme Hermione, il lui tendit la main.
Drago la pris et la serra doucement, ce qui leur provoqua un frisson à tous les deux, ils se regardèrent dans les yeux en rougissants tous les deux.
- Je ne te souhaite pas la bienvenue, j'pense que tu comprends pourquoi, dit Ron, qui continuait à être méfiant à l'égard du Serpentard.
- Oui, j'comprends, c'est normal que tu ne me fasses pas confiance, mais je la gagnerais, promit le blond, convaincu.
Rose alla s'asseoir entre les jambes de Drago et ils commencèrent à discuter tranquillement, sauf Ron qui faisait du boudin. 20 minutes après, les adultes ressortirent de la cuisine et Dumbledore pris la parole :
- Drago et sa mère vont passer Noël ici, Molly est d'accord, en attendant je vais essayer de trouver où les loger.
Ils les regarda tous avant de poursuivre :
- Je vous demande à tous de ne plus reparler du passé, ça n'a plus d'importance.
Puis, il se tourna vers les enfants :
- Les enfants, je sais que vous vouliez leur dire mais là, je pense qu'on à pas mal à digérer et vous suggère de leur laisser un petit peu de temps, le temps pour eux de bien digérer, qu'en dites vous ?
- Ouais, ça risque de faire trop d'un coup, acquiescèrent ils.
Et Dumbledore et les quelques membres de l'Ordre se levèrent et s'en allèrent. Une fois qu'il furent parti le salon se retrouva plonger dans le silence.
- Drago, je pense que tu vas dormir avec ta mère dans la petite chambre au grenier, elle n'est pas très grande mais nous n'avons plus de chambre de libre, s'excusa la matriarche Weasley.
- Ça nous va parfaitement, ne vous tracassez pas, répondit Narcissa en souriant faiblement.
- De quoi parlait le professeur Dumbledore ? demanda Hermione.
- De ce qu'on s'apprêtait à vous dire, répondit Rose, mais il a raison, on va vous laisser digérer tout ça et on se réunit ici dans deux jours.
- Dis, Drack, on a une revanche à prendre sur les garçons aux jeux vidéos, tu te joindrais à nous ? lui demanda Rose, pour briser la glace.
- Euh, oui si tu veux.
- Cool.
Et ils commencèrent une partie endiablée, pendant que les autres vaquaient à leurs occupations.
XXX
Hermione sortie et alla se percher sur une branche de l'arbre à côté de la maison, pour réfléchir. Elle pensait à Drago, qui venait de les rejoindre et était plus que certaine qu'il avait mentit en disant qu'il ne savait pas pourquoi il avait fait ça, se mettre son père à dos, provocant son bannissement et celui de sa mère. Elle était persuadée d'avoir vu les mêmes troubles dans son regard quand il regardait Harry, qu'elle lorsqu'elle regardait Fleur. Elle comprenait pourquoi il avait mentit et elle ne le jugea pas. Ne mentait-elle pas elle aussi après tout ?
Elle pensa à la guerre, au fait qu'en étant l'amie du survivant, elle mettait sa famille en danger et toutes les conséquences qu'impliquait le fait d'être une sorcière. Mais surtout elle pensa à Fleur et enfin, elle s'avoua vaincue. Elle n'en pouvait plus et en avait marre de se mentir à elle même. Elle était amoureuse de la jeune femme. Depuis quand ? Elle ne le savait pas. Peut être depuis le Tournois Des Trois Sorciers qui avait eut lieu deux ans plus tôt. Elle se rappela quand elle avait croisée le regard bleu de la jolie française, elle se rappela avoir été troublée, et que son cœur avait raté un battement, et qu'elle s'était sentie bizarre pendant une semaine et chaque fois qu'elle croisait la blonde. Elle ne s'était pas posée de questions et n'avait pas portée plus d'intérêt que ça et avait enfuis ça au fond d'elle même. Mais maintenant tout lui était claire, limpide, claire comme de l'eau de roche.
Elle était déchirée entre son cœur et son avenir, qui pour elle se résumait à la guerre et probablement à la mort. Elle se fit une promesse qui elle était sûr, allait lui briser le cœur, mais il valait mieux que ce soit le sien qui soit brisé plutôt que celui de sa française. Cette pensée lui serra le cœur mais elle n'avait pas le choix, c'était pour leur bien à toutes les deux.
" J'ai 16 ans, je me bat depuis 5 ans, je met tous ceux que j'aime en danger, ma famille, mes amis. J'aurai pus être une adolescente normale, avec comme seules préoccupations de savoir quoi porter le lendemain, mais au lieu de ça je suis une sorcière, amie avec le sorcier le plus menacé du monde et amoureuse de ma professeur. Elle est tellement belle. Je supporterais pas s'il lui arrivait quelque chose. Mais qu'est ce que je dis moi, reprends toi Hermione, il est absolument hors de question d'être amoureuse, c'est pas le moment, et puis même si je lui avouais et que, j'en doute fort, c'était réciproque, je ne ferais rien, ce serait impossible de toutes façons, à quoi bon être amoureuse maintenant ? Je vais mourir de toute façon, inutile de la faire souffrir, pensa-t-elle tristement.
Une larme coula doucement sur sa joue. Elle resta comme ça de longues minutes, avant que des bras protecteurs ne lui entourent la taille et ne l'encerclèrent dans un cocon protecteur.
XXX
Fleur qui avait vue sortir la jeune fille la suivit et la regarda de loin. Elle vit le visage torturé de celle qu'elle aimait, elle vit la larme couler sur sa joue et ça lui brisa le cœur. Elle aurait tant voulu pouvoir l'aider, mais elle était impuissante. Ne supportant plus de voir sa Gryffondor si triste la jeune femme monta agilement sur la branche, elle resta quelques secondes immobile pour voir si la brune allait fuir, mais celle ci ne semblait même pas l'avoir entendue. Fleur se mit derrière Hermione et la prit doucement par la taille. Elle fut surprise de ne trouver aucune résistance. Hermione ne fit pas un geste pour la repousser, au contraire, elle la sentie s'abandonner complètement dans ses bras.
XXX
Quand elle sentie les bras l'entourer, elle reconnut immédiatement le parfum si familier de la demie-velane et pour une minute, une heure, elle s'abandonna complètement dans cette douce et réconfortante étreinte. Elle savait que ça allait en total contradiction avec la promesse qu'elle venait de faire mais elle s'en fichait, elle était bien là dans ce si chaud et rassurant cocon, elle voulait restée comme ça toute sa vie. Elle se retourna sans quitter les bras de la française pour autant et leva les yeux vers ceux bleus de celle ci. Fleur la contempla et essuya délicatement la larme, caressant doucement la joue de la jeune fille qui ferma les yeux a cette douce caresse.
Hermione rouvrit les yeux et se plongea entièrement de cet océan de bleu. Elle rangea sa promesse dans un petit coin au coin de sa tête. Elle se mit sur la pointe des pieds, et caressa la joue de Fleur à son tour. Celle ci la regarda mais ne se recula pas. Encouragée, la brune avança lentement ses lèvres de celles de sa prof et l'embrassa doucement. Fleur était surprise mais trop heureuse d'embrasser une nouvelle fois celle qu'elle aimait elle répondit au baiser. D'abord timide le baiser s'intensifia et devient ardent pour les deux jeunes femmes qui se séparèrent à bout de souffle.
- Hermione, souffla Fleur.
- Je... Je t'aime Fleur, je voulais juste que tu le saches, avoua-t-elle.
Elle venait de rompre sa promesse mais en cet instant précis ça lui était égal. Le cœur de Fleur rata un battement quand elle compris ce que venait de dire Hermione. Un sourire 10 000 watts apparut sur ses lèvres. Hermione l'aimait, elle l'aimait. La blonde aurait sautée partout si elles n'avaient pas été perchées dans un arbre à plus de 15 mètres du sol.
- Je t'aime moi aussi Hermione.
La brune souris mais sa promesse revient d'un coup, fanant légèrement son sourire. Fleur vit le changement chez sa Gryffondor et le compris mal :
- Je t'en pris Hermione, ne me repousse pas, je le supporterais pas, supplia-t-elle les yeux embués de larmes.
- Je ne le pourrais pas, même si je le voulais, souris Hermione. J'ai déjà essayée et cela n'a pas vraiment marché, c'est même tout le contraire. Plus je te repousse et plus tu m'attires, plus je lutte et plus tu sembles t'acharner à me persécuter, à vouloir à tout prix être dans mes pensées et dans mes rêves. Alors j'ai compris, finalement ça ne sert à rien d'aller contre ses sentiments, n'est ce pas ? affirma-t-elle, plus qu'elle ne demanda.
- Non, en effet, ça ne sert à rien. En tout cas pour moi ça n'a servit à rien. Je crois que plus on lutte et moins ça marche en faite, sourit-elle.
- Oui, tu as raison.
Fleur regarda la brune dans les yeux se demandant ce qu'elles allaient faire maintenant. Ce baiser, elle l'avait voulut et le voulait encore mais Hermione était son élève et cela impliquait tellement de chose si leur relation évoluait comme elles le voulaient. Elle ne pouvait pas entraîner la jeune fille dans une vie aussi compliquée car même si elles étaient conscientes et consentantes, toutes les deux, Hermione était mineur. Ce qui veut dire que c'était à elle d'être raisonnable et d'être la voix de la raison, même si cela lui briserait le cœur à coup sûr. Elle avait pris sa décision. En voyant le regard de sa française se faire lointain, la Gryffondor se demanda ce qui se passait.
- Fleur ?
- Je... Je me demandais ce que signifiait ce baiser. Je n'aurais pas dû y répondre. Parce que je suis ta prof, parce que je suis plus âgée et donc plus mature et qui plus est, parce que je suis une femme...
- Fleur, la coupa Hermione, je sais ce que je fais, s'il te plaît, ne t'excuse pas de m'avoir embrassée, je savais dans quoi je m'engageai en t'embrassant et je suis prête à assumer, répondit-elle avec conviction. Je t'aime Fleur et le fait que tu sois ma prof et une femme m'est complètement égal.
- Je...
- S'il te plaît Fleur, supplia la Gryffondor.
- On ne peut pas Mione. Je dois être raisonnable. Tu n'imagines même pas ce que ça implique, on va devoir se cacher. Tu vas devoir faire encore plus d'effort que tu n'en fais déjà pour prouver que ce n'est pas a cause de notre relation que tu es aussi douée et.. Et tout ça, essaya-t-elle.
Elle ne savais si c'est Hermione ou elle même qu'elle voulait convaincre. Ce que ne manqua pas de lui faire remarquer l'autre jeune fille brune.
- Qui essaies tu de convaincre Fleur ? Moi ou toi ?
- Je, je sais pas, avoua-t-elle tristement, aux bord des larmes, déchirée entre son cœur et sa raison.
Voir sa française si fragile serra le cœur de l'anglaise. Elle s'avança et la prit tendrement dans ses bras. Elles restèrent dans les bras l'une de l'autre silencieusement, jusqu'à ce que la matriarche Weasley appelle tout le monde pour le dîner.
- Fleur, écoute, est ce que tu peux juste... Essayer et si c'est trop compliqué comme tu le crois, on arrêtera. Mais s'il te plaît Fleur, donne moi une chance, donne nous une chance. Notre amour est fort et partagé alors laissons lui une chance de nous rendre heureuses, laisse lui la chance de te montrer, de te convaincre qu'il en vaut la peine, demanda la Gryffondor pour finir de convaincre son amour qu'elle savait proche de craquer.
- Je veux bien essayer parce que je ne peux plus rien faire sans que tu m'accompagnes. Je suis déjà accro mais je devais au moins faire cela, pour voir si ce n'était pas une amourette ou un caprice et aussi pour moi. Pour être sûre que tu m'aimais vraiment, en tout cas assez pour te battre et me convaincre de vivre cet amour. Je voulait te laisser un chance de vivre normalement en n'étant pas en couple avec ta prof. Mais tu m'as prouvée que ce n'était ni un caprice, ni une amourette. Tu m'as prouvée que tu m'aimais vraiment et que tu le voulais autant que moi. Tu m'as prouvée que tu étais prête à assumer, à te battre pour nous deux, pour que notre couple ait une chance. Alors je vais moi aussi te prouver que je crois en nous et que je suis prête à nous donner une chance, que je suis prête à me battre pour nous, pour notre couple, pour notre amour, dit-elle ne regardant sa brune dans les yeux.
- Alors tu... ?
- Oui, je suis d'accord, sourit la jolie blonde.
Elles se sourirent, s'embrassèrent et descendirent pour aller dîner. Le dîner fut étonnement joyeux, grâce aux enfants qui avaient bien compris qu'il fallait détendre l'atmosphère et Hugo s'en chargea à merveille. Rose surpris un regard et un sourire entre ses mères et elle compris, elle était très heureuse pour ses parents. Après le dîner ils allèrent se coucher.
XXX
Dans la chambre de la rouquine et de son amie, Luna était assise sur le lit et semblait être totalement dans la lune. Et Ginny la regardait intensément. Elle avait très envie de l'embrasser là tout de suite, Luna était tellement belle. Comme si elle avait lue dans ses pensées, la blonde cligna des yeux et plongea son regard dans celui de la rousse. Elle s'approcha de la dernière des Weasley, la pris par la taille, caressa tendrement sa joue, plongea une dernière fois son regard dans celui de la Gryffondor et l'embrassa passionnément. Surprise, Ginny y répondit avec ardeur.
- Waou, souffla-t-elle.
- Oui, souris Luna.
- Je t'aime Luna, avoua-t-elle d'un coup, comme si ce secret était soudain trop lourd à porter pour elle.
- Je sais, souris la Serdaigle. Je t'aime aussi ma Ginny. Tu es la seule à ne pas me prendre pour une folle, à être gentille avec moi. Tous les autres m'appellent Loufoca. Même Mione avant, mais depuis que tu es à mes côtés, tout le monde me traite normalement, je ne suis plus Loufoca mais Luna et c'est grâce à toi. Tu es tellement belle et douce que les Nargoles eux même n'osent pas te faire de mal.
Émue, la rouquine se mit à pleurer.
- Oh non, non, ne pleure pas Ginny, j'voulais pas te faire pleurer, je suis désolée, excuse moi, supplia-t-elle.
Ginny la regarda a travers ses larmes et lui sourie pour la rassurer.
- Ne t'en fais pas, ce sont des larmes de joie, je... Je suis heureuse dit-elle en l'embrassant avec passion.
Luna la prit tendrement dans ses bras, puis elles s'allongèrent dans le lit et s'endormirent tranquillement enlacées dans les bras de l'autre.
XXX
Dans la chambre de Ron, Harry avait réussit à s'endormir, mais il fit un cauchemar et n'arriva plus à se rendormir. Il se leva sans faire de bruit et descendit dans la cuisine pour prendre un verre d'eau. Il sursauta en entrant dans celle ci car Drago était devant la fenêtre et semblait perdu dans ses pensées.
- Une noise pour te pensées, chuchota-t-il doucement pour ne pas effrayer l'autre garçon, mais cela ne fonctionna pas très bien, puisque le Serpentard blond sursauta quand même.
Surprit Drago sursauta et se retourna pour faire face au Gryffondor.
- Harry, tu ne dors pas ? demanda-t-il.
- Non, un cauchemar, alors t'es pensées ? insista-t-il.
- Je pensais à père, Rose, les autres et... A toi, répondit-il sincèrement.
- Je comprends, murmura Harry.
- Pourquoi avoir proposé de faire la paix ?
- Tu m'as sauvé la vie et puis Mione a raison, il faut savoir pardonner et c'était l'occasion. Et puis j'en ai assez de me battre avec toi.
- Tu sais, tout à l'heure j'ai dis que je savais pas pourquoi j'ai fais tout ça, j'ai mentis. Je l'ai fais parce ce que j'avais peur pour toi, avoua-t-il doucement.
- Tu... Tu avais peur pour... Moi ? demanda le survivant pas sûr de comprendre.
- Oui, comme l'autre jour dans la Grande Salle.
- Pourquoi ?
Drago le regarda longuement, hésitant à lui dire la vérité. Finalement, il décida de ne rien dire, il retourna à sa contemplation lunaire et répondit :
- Je sais pas.
- Tu mens encore n'est ce pas?
- Oui, souris le Serpentard.
- Pourquoi ?
- Parce que j'ai peur.
- Peur ? Mais peur de quoi ?
- De souffrir.
- Pourquoi te ferais-je souffrir ? s'étonna Harry.
- A toi d'me l'dire.
Ils restèrent quelques minutes silencieux et observèrent la lune a travers la fenêtre.
- Je suis content que tu m'aies demandé d'être ton cavalier pour le bal, repris le Serpentard.
- Et moi je suis content que t'aies accepté, souris l'élu.
- Tu voulais vraiment que je sois ton cavalier ?
- Oui.
- Pourquoi ?
- Je sais pas, menti Harry.
- Tu mens pas vrai ?
- Oui.
- Pourquoi ?
- Pour les mêmes raisons que toi je suppose.
- Tu as peur de souffrir ? s'étonna Drack.
- Oui.
- Pourquoi ?
- Tu poses trop de question Drack.
- Drack ?
- Ouais, les filles ont raison, ça te va bien.
Ils restèrent silencieux une nouvelle fois.
- Tu devrais aller te recoucher tu sais ? chuchota le blond.
- Toi aussi.
- Oui.
- Bonne nuit Drack.
- Bonne nuit Harry, murmura Drago avant d'aller se coucher à son tour.
XXX
Le lendemain, il y avait une tempête, il faisait froid, il pleuvait et il y avait du vent. Personne ne put sortir de la maison. Du coup ils jouèrent aux jeux de sociétés et regardèrent la télé toute la journée. Le soir le dîner se passa tranquillement. Le lendemain matin fut un peu tendu pour les enfants, qui savaient qu'ils allaient devoir dire la vérité à leurs futur parents. Le déjeuner aussi était tendu. Rose cherchait comment ils allaient aborder la chose. Après le repas Dumbledore revient comme promis. Ils se réunirent une nouvelle fois dans le salon et Rose pris la parole.
- Dumby, je sais pas si c'est une bonne idée, je crois qu'ils ne se sont pas tous déclarés.
- Est ce que c'est important qu'ils le fassent tous avant de l'apprendre de vous ?
- Oui, très important.
- Je comprends. Je dois y aller.
Et il partit. Un silence tomba.
- De quoi vous vouliez nous parler et qui ne s'est pas déclarés ? demanda curieusement Hermione.
- C'est pas important, menti Lily.
- Tu mens, dit doucement Luna.
- Co... Comment tu ?
- Je sais pas mais je le sens.
- On peut pas encore vous dire, répondit honnêtement James.
- On peut jouer ? demanda Hugo, coupant court à la conversation et aux questions indiscrètes.
- Oui, répondit sa sœur, ravie de pouvoir changer de sujet.
- A quoi veux tu jouer ? demanda affectueusement Hermione.
- Uno.
Et ils jouèrent jusqu'à la douche avant le dîner, qu'ils passèrent dans la bonne humeur. Harry n'arrêtait pas de lancer des regards à Drago et réciproquement. Luna les regardaient un étrange sourire aux lèvres.
Ils regardèrent un film ensemble avant d'aller se coucher.
Harry alla dans la chambre de Ron mais trouva pas le sommeil, alors il fit comme la veille et descendit. Il fut pas vraiment surpris de trouver Drago a la même place devant la fenêtre.
- Ça va devenir une habitude, sourit le survivant.
- Oui, s'amusa Drago, notre rendez vous nocturne secret.
Un court silence passa, avant que Drago ne supportant plus d'être si proche et pourtant si loin de son survivant ne lui avoue la vérité.
- Tu m'as demandé pourquoi j'avais mentis hier ?
- Oui.
- Et je t'ai dis que je savais pas.
- Oui.
- En faite, depuis la rentrée, le combat, le bal je suis troublé quand tu es prêt de moi. Je, je crois que je ressens quelque chose pour toi.
Il n'osa pas croiser le regard du brun, de peur de ce qu'il pourrait y découvrir. Harry lui était sur le cul. Il n'en revenait pas. Drago l'aimait, c'était réciproque. Il aurait tant voulu pouvoir sautiller partout.
- Regarde moi Drack.
Le Vert et Argent obéit et leva la tête et plongea ses yeux acier dans le vert du survivant et ce qu'il vit le fit chavirer.
- Moi aussi je ressens des choses pour toi, avoua le brun.
Ils se regardèrent silencieusement.
- Tu sais, s'il doit se passer quelque chose entre nous, ça sera pas simple, ni pour toi, ni pour moi, le prévient le préfet.
- Je sais et je suis prêt à assumer, assura le balafré.
Ils sourirent et le binoclard s'approcha doucement de Drago. Ils se regardèrent et leurs lèvres entrèrent en contact pour un baiser fiévreux. A bout de souffle ils se séparèrent, mais restèrent front contre front. Harry resta dans les bras du Serpentard, avant qu'ils ne se décident à aller se coucher. Ils s'embrassèrent une dernière fois avant de monter dans leur chambre respective.
Le lendemain 22 décembre, il se mit à neiger à gros flocon, il neigeait si fort qu'en une matinée il avait neigeait 5 cm. Les enfants jouèrent dans la neige toute l'après midi. Même Ron et Drago s'amusaient ensembles. Ils rentrèrent vers 16h30 parce que, primo ils étaient gelés et secundo, ils avaient faim. Ils goûtèrent et voulurent ressortir jouer mais Molly et les Granger refusèrent car il neigeait encore plus fort que le matin. Déçus, ils décidèrent de faire leurs devoirs, après qu'Hermione les ait harcelée pour qu'ils les fassent. Ils y passèrent deux heures. Les enfants surprirent les adultes et les ados par leur maturité et leur intelligence.
- A table les loulou, appela Molly.
A table Hermione se mit à côté de Fleur, Ginny à côté de Luna et son frère et Harry était face à Drago. Ils n'arrêtaient pas de se sourirent, ce qui n'échappa à personne. À vrai dire, ils étaient pas vraiment discrets. James et Scorpius étaient heureux pour leurs pères. Fleur, elle était gênée. Elle mangea difficilement car elle était en face des parents d'Hermione qui la regardaient et en plus, sa petite-amie avait une main sur ses cuisses, les caressant doucement sous la table, ce qui faisait pousser des soupirs à la jeune femme qui devenait de plus en plus rouge.
Monsieur et Madame Granger comprirent et ils étaient heureux de voir leur fille heureuse et Fleur avait l'air d'une femme bien, elle aimait Hermione ça se voyait, et c'était le plus important à leurs yeux.
- Dans deux jours c'est Noël, j'ai trop hâte d'y être, trépigna Hugo.
Amusés, les autres le regardèrent en souriant, il était trop mignon. Ils regardèrent la télé avant d'aller dormir. Harry et Drago se retrouvèrent devant la fenêtre et partagèrent un moment en amoureux, avant d'aller se coucher.
Le lendemain Hugo était une vrai pile électrique. Demain c'était le réveillon et il ne tenait plus en place. Comme il avait cessé de neiger, ils eurent le droit d'aller dehors.
Il y en avait qui faisait un bonhomme de neige et d'autres, une bataille de boule de neige. Ils jouèrent toute la journée dans la neige, sans ressentir le froid, grâce au sort qu'avait lancée la née moldus.
" Elle nous étonnera toujours" ne purent s'empêcher de penser Ron et Harry.
Hugo avait hâte d'être le lendemain car ce serait le réveillon et après c'était Noël.
Le lendemain 24 décembre, ils étaient tous excités comme des puces et, tout comme Hugo ils ne tenaient pas en place non plus. Hugo mit 3 paires de chaussures sous le magnifique sapin magique qu'ils avaient décorés dans la joie quelques jours plus tôt, des fois où le Papa Noël apporterait plus de cadeaux que prévu, on ne sait jamais. Ils firent un magnifique réveillon. Les jumeaux, Charly et même Bill étaient là. Il ne manquait que Percy. Le repas était succulent, il y avait des rires, de la joie. Ils fêtèrent jusqu'à 4h00 du matin, sauf les enfants qui avaient préférés se coucher tôt pour être en forme le lendemain, pour le Papa Noël.
A 10h00 du matin, Hugo, qui était réveillé depuis deux heures déjà décida de réveiller tout le monde. Il voulait avoir ces cadeaux lui. Il se fit un plaisir de les réveiller. Les "pas du matin" grognèrent tandis que les autres se levèrent de bonne grâce. Ils se réunirent devant le sapin pour ouvrir les cadeaux.
La matriarche Weasley leur avait fait un pull avec leur initiale dessus et des chocolats, comme à son habitude.
Les Granger avaient offert un ordinateur portable et un téléphone portable à leur fille et à Fleur un livre sur les sorts et les maléfices, ayant appris la fonction qu'elle occupait au sein de l'école de leur fille et de ses amis. A l'intérieur il y avait un mot, lui souhaitant la bienvenue dans la famille et lui disant qu'ils n'avaient beau être que des moldus, mais que si elle faisait du mal à leur fille elle aura affaire à eux.
Fleur dégluti péniblement et leva lentement les yeux sur eux. Mr Granger fit un signe pour voir si elle avait compris et elle hocha la tête pour dire que oui.
Ron et Harry avaient offert des bouquins à la Gryffondor. Luna offrit une boite à musique magiquement trafiquée de telle sorte que ce soit elle et Ginny qui dansaient. Elles sourirent en voyant qu'elles avaient eux la même idée car la rouquine lui offrit la même chose. Drago offrit un magnifique cerf en verre à Harry, qui lui avait offert un superbe serpent en verre. Fleur avait offert à Mione un livre sur les Défense Contre Les Forces Du Mal. Et aux enfants des familles d'animaux en verre, en cristal ou en argent.
- Viens, chuchota la demie-velane à l'oreille de la jeune fille.
Elles montèrent discrètement dans leur chambre.
- Qu'est ce qu'il y a Fleur ? interrogea la brune.
- J'ai un autre cadeau pour toi, dit-elle en sortant un boîtier de sa valise.
Elle le tendit à Hermione. Celle ce le prit d'une main tremblante, l'ouvrit et resta stupéfaite.
A l'intérieur du boîtier il y avait un magnifique collier en demi cœur avec une goutte de cristal et a l'intérieur de laquelle s'entremêlaient leurs initiales et celles de l'amour éternel.
- Fleur, souffla-t-elle émue.
- Le cœur n'est pas complet car l'autre moitié avait déjà été vendue, la larme change de couleur selon l'humeur du porteur et les lettres ce sont nos initiales et... Celles de l'amour éternel, expliqua-t-elle en rougissant, espérant que la jeune fille comprenne ce qu'elle voulait lui dire, et la brunette compris parfaitement.
Hermione la regarda intensément la faisant rougir encore plus et l'embrassa fougueusement.
- Je sais où est l'autre moitié du cœur, sourit-elle en sortant le même boîtier de sous son oreiller.
Elle le tendit a la française qui le prit les mains tremblantes. Elle l'ouvrit et sourit :
- Les grands esprits s'rencontrent à ce que je vois, s'amusa Fleur.
- Tu connais déjà sa signification, murmura la Gryffondor.
- Oui.
Hermione lui mis le collier et frôla inconsciemment son cou, ce qui provoqua des frissons à celle ci.
- Fleur ? appela-t-elle, tu as froid ? demanda-t-elle avec inquiétude.
- Hem, non, je... Je suis très... Sensible du cou, dit-elle les joues aussi rouge qu'une tomate.
Hermione la regarda quelques secondes sans comprendre avant de viré au rouge pivoine lorsqu'elle compris enfin.
- Merci Hermione.
- Merci à toi Fleur.
Et elles s'embrassèrent passionnément. Puis elles décidèrent d'aller retrouver les autres.
Ils restèrent à la maison toute la journée, à jouer, rire, discuter.
Le reste des vacances passa rapidement et le samedi 5 janvier fut consacré à la préparation des valises pour la rentrée qui était dans deux jours. Le lendemain, ils se réveillèrent à 7h00 prirent leur douche, s'habillèrent, déjeunèrent et vérifièrent une dernière fois les valises et montèrent en voiture. A 11h05, tout le monde était sur le quai entrain de se dire au revoir pour les enfants et de donner les dernières recommandations pour les parents.
Le train démarra à 11h15. La petite troupe plus Fleur, Drago, et Neville prirent un compartiment.
Harry et Ron jouaient aux échecs, Drago les regardait, Hermione regardait par la vitre les yeux dans le vague, tout en caressant distraitement les cheveux de la demie-velane qui avait la tête posée sur ses genoux. Ginny et Luna jouaient avec les enfants et Neville. Le voyage se passa ainsi. Ils arrivèrent à Pré-Au-Lard à 18h30 et furent au château à 19h00 pour le dîner.
- Harry pourrais-je avoir ta cape après ? demanda la jolie brune au survivant.
Elle compris quand elle vit l'air embêté qu'il arborait.
- Je vois, tu comptais t'en servir, s'amusa-t-elle, puis elle éclata carrément de rire en voyant les joues du survivant virer au rouge pivoine.
Celui ci la fusilla du regard avant de sourire lui aussi, amusé. Hermione lança un rapide coup d'œil à la table professorale et vit sa française en pleine discussion avec Rogue, et elle ne put s'empêcher une moue de jalousie. Pourquoi sa blonde discutait-elle avec cette vieille chouette de Séverus ? se demanda-t-elle en fronçant les sourcils.
Elle le fusilla du regard sans vraiment s'en apercevoir. A la table professorale, Séverus sentit un regard brûlant sur lui et se déconcentra quelques secondes de la jolie blonde pour rencontrer le regard noir de l'Insupportable-Miss-Je-Sais-Tout.
Un sourire en coin apparut sur ces lèvres et gardant les yeux dans ceux de la Gryffondor, il replaça doucement une mèche qui s'était échappée derrière l'oreille de la jeune prof. Celle ci le remercia poliment et il souris, avant de se retourner vers la Gryffondor et de lui faire un grand sourire goguenard.
Surprise, Fleur suivit son regard et blêmit tout à coup, elle avait compris le jeu du professeur de potion, elle tenta mais trop tard un regard d'excuse vers la jeune fille qui la fusillait intensément du regard. elle dégluti péniblement, c'était pas gagné et elle savait que sa Gryffondor allait lui demander des explications, si les yeux d'Hermione avaient étés des mitraillettes, les deux professeurs seraient criblés de balles.
Hermione sursauta quand elle entendit une voix dans sa tête, et elle détourna les yeux de la 5ème table.
" Ne t'inquiète pas, c'est toi qu'elle aime, pas le professeur Rogue".
Elle regarda Rose surprise avec des yeux interrogateurs. Celle ci lui fit un sourire énigmatique et Hermione, d'abord perplexe, finit par lui répondre.
Le dîner se passa sans autres incidents mais la jeune fille refusa de lever la tête de son assiette, sachant pertinemment que si elle relevait la tête elle ne pourrait s'empêcher de les fusiller des yeux.
Après le dîner, ils allèrent dans leur salle commune respective. Ron était avec les enfants et Parvati, ainsi que Luna qui avait quittée sa salle commune pour être avec sa Gryffondor. Harry avait mis sa cape et était sorti de la salle commune et se rendit rapidement dans la chambre de préfet de Drago.
Celui ci venait de finir de se mettre en pyjama quand il entendit des coups frappés à sa porte qui le firent sursauta violemment. Il alla ouvrir mais ne vit personne. Normal, le survivant était sous la cape et donc invisible. Drago allait refermer la porte quand une tête ébouriffée sortie de nulle part. Il poussa un petit cri de surprise avant de s'exclamer :
- Nan mais ça va pas la tête, j'ai failli avoir une crise cardiaque, reprocha-t-il.
- Excuse moi, s'excusa Harry, penaud.
- Qu'est ce que tu fais là ? se radoucit-il.
- Je, je me demandais si, si je pouvais dormir avec toi, débita-t-il à une vitesse hallucinante.
- Bien sûr, souris le Serpentard qui se poussa pour le laisser entrer.
Ils parlèrent un peu, avant d'aller au lit, ils étaient fatigués.
Hermione, elle voulait parler avec sa française, elle avait réfléchie et Rose avait raison, et puis elle ne supportait plus de dormir seule depuis les vacances. Mais voila, ça faisait plus de 10 minutes qu'elle était plantée devant la porte de la jeune professeur et elle n'avait toujours pas frappé, elle n'arrivait pas à se décider.
" Allez Hermione, tu ne vas pas rester plantée là toute la nuit, et puis t'es une Gryffondor oui ou non ?! " s'engueula-t-elle.
Elle pris une grande respiration, son courage Gryffondoresque dans les mains et frappa doucement à la porte.
- J'arrive, entendit-elle de l'autre côté de la porte.
Elle attendit un peu et la porte s'ouvrit sur une Fleur les cheveux lâchés et en nuisette bleu nuit qui laisser voir ses formes et ressortir ses yeux. La Gryffondor resta bouche-bée devant ce spectacle.
- Hermione ? s'étonna Fleur en découvrant la brune, les yeux écarquillés et la bouche grande ouverte, qui la fixait immobile.
Fleur suivit le regard fixe de l'anglaise et rougit, elle était en nuisette devant la jeune fille et apparemment la vue lui plaisait. La jeune professeur fit entrer l'adolescente qui semblait complètement figée.
- Hermione ? Hermione ? l'appela-t-elle.
La Rouge et Or cligna des yeux et sembla se reprendre, elle toussota pour se redonner une contenance, gênée elle regarda ses pieds comme si c'était la chose la plus importante au monde.
- Hermione ? demanda timidement la blonde, qui se demandait quand la Gryffondor allait-elle lui passer le savon qu'elle attendait depuis le dîner.
- Je, je, je crois que je n'arriverais pas à dormir si je ne suis pas avec toi, bafouilla-telle.
Fleur souris, elle n'était pas venue lui passer un savon mais juste savoir si elles pouvaient dormir ensembles. La blonde la pris dans ses bras sans un mot et la conduisit dans sa chambre. Elle l'entraîna silencieusement dans le lit et elles se couchèrent, tendrement enlacées.
Luna et Ginny aurait bien voulut dormir ensembles mais la Serdaigle avait dû repartir dans sa salle commune, à cause du couvre feu.
Le lendemain, ils se retrouvèrent devant la Grande Salle pour le petit déjeuné.
- Où vous étiez tous les deux ? leur demanda suspicieusement Ron.
Les deux concernés échangèrent un regard et virèrent au rouge pivoine.
- Bah qu'est ce que vous avez ? s'exclama le rouquin.
- Euh rien, rien, répondirent rapidement les deux protagonistes.
Le Gryffondor les regarda pas vraiment convaincu mais n'insista pas. Ils finirent tranquillement de déjeuner avant de se rendre en cours. La journée passa rapidement et la fin des cours arriva.
Les enfants, le frère et la sœur Weasley et leur petite-amie respective étaient dans la salle commune des lions pour faire leurs devoirs.
Harry lui était dans la chambre de Drago et ils faisaient eux aussi leurs devoirs. Hermione était dans les appartements de Fleur et elle aussi finissait ses leçons pendant que la jeune femme corrigeait les copies qu'elle avait ramassées aujourd'hui.
XXX
- Tu dors avec moi ce soir ? demanda timidement le Serpentard.
- Je, oui enfin si tu veux bien, je crois que je ne pourrais plus dormir seul maintenant, lui expliqua le balafré.
Ils se sourirent et retournèrent à leur travail.
XXX
- Tu restes ce soir ? demanda Fleur qui avait presque fini de corriger les copies et regardait la jeune fille, qui était très concentrée sur ce qu'elle faisait a en juger par le petit bout de langue qui dépassait de sa bouche.
" Qu'est ce qu'elle est belle " pensa la française.
- Oui, oui enfin je... Oui, si tu veux, bafouilla l'élève en rougissant, ce qui l'agaça légèrement.
- Bien sûr, bien sûr que je veux, sourit la prof.
Elle repris son sérieux et posa la question qui la hantait depuis qu'elles étaient ensembles.
- Hermione, tu es sûr de pouvoir assumer le fait d'être avec moi, d'être ma petite-amie ?
L'anglaise la regarda droit dans les yeux et lui répondit avec une telle conviction et une telle sincérité, que la française se trouva bête d'avoir doutée de sa Gryffondor :
- Oui Fleur, j'en suis certaine.
- Je, je voulais, je sais pas, être sure ? se justifia-t-elle, penaude.
- Je comprends mais tu n'as pas à avoir peur, la rassura-telle. Je t'aime Fleur, se déclara-elle.
Les colliers qu'elles portaient se mirent à luire légèrement.
- Qu'est ce qui s'passe ? s'inquiéta la brune.
- Je, je sais pas c'est la première fois qu'ils font ça, répondit la blonde.
La lumière s'éteignit doucement et elles se regardèrent encore surprises avant de retournées à ce qu'elles faisaient.
Elles finirent rapidement et passèrent le reste du temps en attendant le dîner à discuter, rire, s'embrasser, puis quand l'heure du repas arriva elles se rendirent à la Grande Salle. Hermione retrouva ses amis et les enfants. Ils dînèrent et partirent se coucher.
Une semaine passa ainsi. Les couples devenant inséparables et le secret, qui aux yeux des autres, n'était plus vraiment un secret, puisque tout le monde ou presque avait remarqué, devient de plus en plus dur à gérer et à cacher pour chacun d'entre eux.
Le samedi suivant, les enfants étaient sous le chêne, au bord du lac en train de parler de tout et de rien, quand le Serpentard de la bande arriva, rapidement suivit de son survivant, Ron et sa petite-amie, sa sœur et sa Serdaigle de petite-amie et Hermione et Fleur.
- Ron il faut que je te parle, l'informa sa sœur qui en avait marre de se cacher et de ne pas pourvoir être pleinement avec Luna.
Elle avait beaucoup hésité à lui dire mais elle n'en pouvait plus et voulait aimer sa petite-amie au grand jour.
