Bonjour tout le monde !

Voici le second chapitre ! Tout reste encore lent, le temps que les choses se mettent en place, mais le chapitre suivant sera plus agité ;)

J'espère que cela va continuer à vous plaire :)

J'en profite pour vous remercier pour vos review ! Ça me fait vraiment super plaisir de revoir des lecteurs de ma précédente fiction, toujours au rendez-vous ! :D

Nekosaria: La première hihi :) Concernant tes prédictions, je ne dévoilerai rien, mais il se pourrait que ça se produise ! Ce serait encore plus compliqué pour elle ha !

Juste D: Toujours là haha, et parti dans le tourbillon de l'écriture des chapitres ^^ Enfin, je n'écris pas tout d'un coup, mais j'ai déjà pratiquement toute l'histoire en tête :)

AsylumGrey: Contente que tu ais apprécié la fic précédente :D Negan l'a laissé vivre pour mieux la retrouver ;) Quant à Tom, si Julia le retrouve, ce sera son cadavre (le pauvre !), mais je pense qu'elle ne sera pas au courant de sa mort.. du moins pas de suite !

Mahori Uchiwa: Ha c'est une bonne chose si tu apprécies Negan maintenant ;) Ce genre de compliment fait vraiment plaisir, merci beaucoup, et j'espère que je continuerai à te laisser sur cette impression !

Meialy: Et moi donc ! Elle m'avait manqué ma Julia depuis deux semaines haha xD Elle est un peu paumée en ce moment, en même temps, quitter le Sanctuaire comme elle l'a fait.. ! Non, sa sœur avait voulu qu'elle rentre dans l'armée, mais Julia n'avait pas voulu. Je pense qu'elle est assez sportive, mais trop rêveuse pour côtoyer le milieu militaire x) Haha, tu verras qui va croiser son chemin !

Bonne lecture !


Des grognements la réveillèrent et elle évita un sursaut en voyant le cadavre au pied de l'arbre, grattant le tronc de ce qu'il lui restait d'ongles. Julia prit une grande inspiration, en l'ignorant pour regarder autour d'elle. L'obscurité était toujours présente, toutefois elle commençait à se dissiper avec le petit matin. Combien de temps avait-elle dormi ? Sûrement bien plus longtemps que ce qu'elle avait imaginé. Heureusement, elle était toujours attachée, les lacets ne s'étant pratiquement pas défaits. Certes ils s'étaient détendus, mais pas assez pour ne plus la retenir. Le rôdeur continua son manège en tentant de mordre le tronc, les écorces se brisèrent sous ses dents, qu'il continua à racler quelques minutes. La jeune femme se décida à en terminer avec cette mascarade, délicatement, elle commença à descendre, armée de son bâton en pointe. Arrivée sur la branche la plus basse, elle le visualisa de sa hauteur. Il leva la tête, ses bras suivirent, puis elle sauta, ses pieds l'écrasèrent et elle l'acheva une fois tombé au sol. Le sang rouge sombre gicla et elle essuya sa main en la secouant vivement dans les airs, un air écœuré transparaissant sur son visage. Elle se remit rapidement en marche, en oubliant le geste qu'elle venait de commettre. Après tout, elle devait survivre, elle en était capable.

...

Julia continuait sa marche, d'un pas rapide en jetant des coups d'œil furtifs aux alentours. Aucun rôdeur, ainsi, elle se décontracta enfin, traînant des pieds et shootant dans les pierres se trouvant sur son chemin. Elle mit ses mains dans ses poches et balança sa tête en arrière : un vent agréable venait de souffler avec le soleil levant. Au bout d'une heure, à contourner les arbres et se perdre à nouveau dans l'immensité de la forêt, elle aperçue une route. Miracle ! Un immense sourire envahit alors son visage et elle s'y précipita, persuadée de se rapprocher d'un semblant de civilisation. Une fois arrivée sur le sol bétonné, la jeune femme se retourna, pour à nouveau, sentir son cœur s'alléger de quelque peu. Un peu plus loin dépassait de la cime des arbres, une forme ressemblant à un toit. Elle s'y dirigea, soulagée de pouvoir s'abriter pour la nuit. Il était hors de question qu'elle escalade à nouveau, pour échapper aux cadavres. Lorsqu'elle se trouva devant la bâtisse, elle remarqua sa conservation : certes elle était endommagée, mais les murs encore intacts suffisaient à la mettre en sécurité. Il devait s'agir d'une cabane de chasseur, elle était relativement petite et isolée. Vigilante, elle poussa la porte en insistant sur son arme, qu'elle tendit en avant en cas de danger. Elle était prête à frapper. Toutefois, après avoir vérifié les deux pièces principales, elle baissa sa garde, puis prit la précaution de fermer la porte à double tours. Julia était seule. Affamée, elle couru jusqu'à la cuisine et ouvrit d'un geste brusque les placard et tiroirs qui composaient la salle. Il y avait des assiettes, verres, couverts, couteaux plus ou moins aiguisés. A part de la vaisselle, tout restait vide, rien, sauf une boîte de cacahuètes. La jeune femme porta une main atteinte à son front, en profitant pour essuyer les gouttes de sueur sous l'appréhension. Ainsi, elle attrapa par dépit sa trouvaille, pour l'ouvrir aisément et l'engloutir d'une traite. Elles étaient affreusement salées et le manque d'eau se fit ressentir soudainement, malgré le fait qu'elles lui faisaient du plus grand bien. Elle ne se sentait pas rassasiée, mais elle venait d'avaler quelque chose, c'était déjà un bon point. Elle voulu boire, mais au constat de la crasse inondant l'évier, elle y renonça, dégoûtée. Toutefois, elle finit par grimacer en s'approchant pour boire au robinet. Julia avait si soif. Alors qu'elle tournait la molette pour l'arrivée du bien si précieux, un fluide boueux en sortit et elle retira sa figure sous la surprise. La jeune femme n'allait pas boire cela. Mais au fur et à mesure, le débit devenait de plus en plus faible, pour se couper par manque d'approvisionnement. Les canalisations devaient être bouchées, ou peut importe la cause, mais quoi qu'il en soit, l'eau n'était pas potable. Elle soupira par désolation et continua de visiter la petite maison.

Il n'y avait pas de chambre, et c'est ainsi qu'elle comprit qu'il s'agissait seulement d'une maison de repos et non d'une véritable habitation. Le tour des lieux fut rapidement fait, l'étroit couloir menant aux toilettes, et étrangement, il n'y avait pas de salle de bain. Une simple cabane dans la forêt, voilà ce que c'était. Au bout de quelques pas, Julia se sentit épuisée et le tournis lui monta, l'obligeant à se rattraper au mur. Elle se sentait soudainement mal et mit cela sur le compte de la fatigue, mélangé à la faim et à la déshydratation. Il ne lui restait qu'une chose à faire pour aller mieux: se reposer.

...

Julia attendait dans le canapé recouvert d'une couverture de laine. Comme elle avait soif. Elle avait fini par tenter une nouvelle fois d'accéder à l'eau dans la cuisine, pour répéter le schéma précédemment fait. L'eau avait été plus claire et le peu de gouttes qui étaient tombées, avaient atterri dans sa bouche. Sa gorge l'avait brûlé quand elle avait dégluti, pour ensuite hurler encore et toujours plus. Elle avait fais ce qu'elle pouvait. Sa main reposait sur son ventre bruyant sous la famine. Depuis deux jours elle n'avait rien avalé, si cela continuait, elle aurait encore des vertiges puis des hallucinations. Demain, si la chance lui souriait, elle se débrouillerait pour récolter de l'eau de pluie. Il ne lui restait que cette solution, la solution ultime si elle ne voulait pas mourir.

La jeune femme ferma les yeux, libérant son visage d'un air tendu, dépourvu de lueur. Au plus profond d'elle, elle avait espéré que Negan change et qu'il accepte enfin un mode de vie normal. Elle avait espéré vivre une vie ressemblant un minimum à ce qui aurait pu se passer si l'apocalypse n'avait pas eu lieu. Car c'est ce à quoi il fallait se raccrocher lorsque l'on refaisait sa vie dans ce monde : trouver de quoi se souvenir de son passé, l'imaginer et le reproduire du mieux que l'on peut, pour en oublier le triste présent. C'est sur cette pensée qu'elle se recroquevilla sur elle-même, dans l'espoir de faire cesser son estomac impatient d'être rempli. Elle enroula ses bras autour de ses jambes, pour finalement se coucher sur le canapé, dans le sens de la longueur. Julia rabattit la couverture sur son corps et essaya de faire le vide dans sa tête : demain serait un autre jour. Elle finit par s'endormir.

...

Les rayons du soleil traversaient le volet éventré d'une une large entaille, la jeune femme ouvrit les yeux, un nouveau jour commençait. Rapidement elle se leva et fit quelques pas pour se dégourdir les jambes, son dos craqua sous la position inconfortable que l'avait obligé à prendre le canapé. Un lit aurait été bien plus appréciable, mais il était manquant. Elle ouvrit la porte délicatement afin de vérifier la présence d'intrus, toujours personne. Ainsi, Julia sortit dans l'espoir de trouver de quoi manger. En contournant la maison par curiosité, elle trouva un vieux seau dont le rebord était fissuré, mais peut importe, elle s'en servirait pour récupérer l'eau, s'il venait à pleuvoir. Elle l'installa à une branche, dont elle s'assura la stabilité, puis continua ses recherches. Un peu plus loin se trouvait une cabane de jardin, en bois, mais le cadenas retenant la poignet l'empêcher d'ouvrir la porte. Elle essayerait plus tard, à force de persévérait, elle réussirait peut-être à casser la chaîne enroulée entour de l'anse métallique. Peut-être y trouverait-elle des merveilles à l'intérieur ? Son ventre lui lançait de douloureuses crampes et la ramena à la réalité, quant à sa gorge sèche, elle tentait de préserver sa précieuse salive. Elle ne se focalisa pas sur ses maux et releva la tête afin de s'encourager. La chance finirait bien par lui sourire.

L'immense forêt continuait à se répandre derrière l'habitation et elle s'y engouffra, tout en gardant de vue le toit qui surplombait les arbres, pour ne pas se perdre. La végétations dense se ressemblait et elle craignit de se perdre à nouveau. De temps en temps, elle se retournait pour vérifier qu'elle ne s'éloignait pas trop.

Sur la route, elle en profita pour ramasser du bois et des brindilles pour la préparation d'un feu. Il n'y avait aucun animal, ni même un rôdeur, ce qui l'étonna. Mais la jeune femme haussa les épaules, dans ce cas, elle était hors de danger. Sur cette pensée et rassurée, elle finit par tomber sur un arbuste contenant des baies rougeâtres. Alors, elle se jeta dessus pour les cueillir. Elle balança sans réfléchir le petit bois au sol et s'agenouilla, pour les dévorer sur place. La sensation de mâcher la réconforta et elle se sentit plus motivée dans sa recherche de vivres. Le reste de la chasse termina sa course dans la poche de son jean, qu'elle mangerai plus tard, dans la soirée.

Ainsi, durant la journée entière, Julia parcourut les environs, sans quitter de vue la maison au loin. Quand elle revint le soir, un sourire béat accompagna ses yeux brillant d'espoir en voyant le ciel s'assombrir de nuages noires : il allait pleuvoir, elle pourrait enfin boire.

...

Cela faisait maintenant plusieurs heures qu'elle restait assise, impatiente. Elle attendait les bras croisés dans le canapé, le regard rivé sur la fenêtre. Lorsque la première goutte tomba, au début de la nuit, elle couru devant le seau. Peut importe l'obscurité, elle devait accéder à ce seau si désiré. Elle en pleurait presque de joie, de sentir la pluie parcourir ses bras nus. Julia les leva vers le ciel et ouvrit la bouche, comme une enfant cherchant à attraper les gouttes d'eau. Un torrent finit par s'abattre et elle fut rapidement trempée. La roue tournait enfin. Elle dansa en une foulée de quelques pas impulsifs, riant aux éclats, heureuse de ce qui s'offrait à elle. Une fois le seau rempli, elle le décrocha avec précaution pour retourner à l'intérieur. Comme elle se sentait mieux, rien qu'à l'idée qu'elle allait enfin boire, "à sa soif !" Boire et survivre, la nourriture pouvait passer en second plan. Julia n'avait jamais connu de tels moments, seulement un jour, alors qu'elle attendait dans la foule hystérique d'un concert, elle avait oublié sa bouteille d'eau. Ainsi, elle avait été obligée d'attendre la fin du spectacle pour enfin sauter sur le premier verre qui lui passait devant. Mais tout n'avait été qu'une question d'heures, d'une soirée et d'une seule. Tout se passait pour le mieux, et elle en souriait encore, transportant fièrement le seau. La jeune femme avait eu une brillante idée. Elle voyait le visage de Negan, dans une situation si désastreuse, la voir se débrouiller pour réussir finalement. Cependant, en franchissant le seuil de la porte, elle fut pétrifiée, de sentir une présence derrière elle. La jeune femme se retourna brusquement :

- Il y a quelqu'un ? lança t-elle méfiante. Aucune réponse. Elle ignora alors la désagréable impression d'être suivie. Un craquement retentit alors. Julia se retourna à nouveau, paniquée et essayant de paraître la plus forte possible. Montrez-vous ! cria t-elle les sourcils froncés, en se redressant pour être imposante.

Elle attendit un instant, balayant l'obscurité du regard. Ses bras frissonnaient en tenant le seau maladroitement. Si c'était un rôdeur, il lui aurait déjà sauté dessus. Une présence, un humain ? Automatiquement, elle pensa à Negan et pria pour qu'il ne l'ait pas suivi. Alors, après quelques minutes de calme absolu, elle se pressa de rentrer dans la maison. Quand elle ferma la porte, le bruit se fit de nouveau entendre et elle se figea. Un craquement de brindilles, ou de feuilles écrasées sous le poids d'une masse. Julia plongea une dernière fois son regard dans le noir de la nuit, pour voir une forme apparaître. Elle cligna des yeux. Une fois, puis deux. La forme continuait d'avancer et quand elle fut enfin visible, la jeune femme distingua un chien. Elle cligna de nouveau des yeux, étonnée. Elle n'avait jamais vraiment vu d'animaux domestiques depuis l'arrivée des cadavres. Il vint s'asseoir devant la porte, amical en haletant :

- D'où viens-tu toi ? lui demanda t-elle rassurée. Tu as perdu ton chemin ?

Le chien, un malinois à première vue, émit un léger gémissement et força l'entrée pour venir se coucher dans le salon, au pied du canapé. Il n'avait pas l'air effrayé, et au constat de son comportement, elle comprit rapidement que l'endroit lui était familier : il devait appartenir au propriétaire de la demeure. La question était donc, où était cette personne maintenant ? Sûrement enfuit, sûrement mordu, sûrement mort.

Elle posa le seau sur une table et y passa sa main pour y récolter l'eau et la boire rapidement: pas le temps pour les bonnes manières, le verre attendrait. Le chien l'observait en silence. Son pelage était sombre, tacheté à divers endroits. Mais il était surtout extrêmement sale. La crasse incrustée le rendait poussiéreux, il avait dû parcourir le monde seul depuis un moment. Personne n'avait dû s'occuper de lui depuis le départ de son maître. Julia eut de la peine pour l'animal, alors, elle lui fit un geste du bras, le chien répondant en inclinant la tête sur le côté. Il se leva d'un bond et s'approcha, lorsque la jeune femme revint de la cuisine avec un bol, dans lequel elle déversa un peu d'eau. Il vint boire à une vitesse folle, témoignant de leur déshydratation commune. Quand il eut terminé, Julia plongea une nouvelle fois dans le canapé, en mangeant les dernières baies récupérées dans sa poche. Elle eut subitement froid et y glissa ses mains, trouvant l'alliance et le briquet de Negan, qu'elle avait utilisé pour recoudre sa plaie. Comme elle avait apprécié cet instant, ce moment où elle le découvrait sous un autre jour. L'objet pouvait toujours servir et n'était pas qu'un souvenir. Si elle venait à trouver de la nourriture, elle pourrait la cuire, remerciant son bourreau par la même occasion. Tout en pensant à ces doux moments partagés au Sanctuaire, son ventre cria famine. Elle devait trouver de la nourriture rapidement, mais avec le chien à ses côtés, tout serait peut-être simplifié.


A bientôt pour la suite ! :)