Chapitre 2 :

Hinamori fulminait. Ce n'était qu'une impression ou Gin & Aizen se moquaient ouvertement d'elle ? Les bras croisés sur sa poitrine, la shinigami au chignon toisait les deux anciens Capitaine. Le plus souriant des deux tenait un haut très provocateur par les manches. Quant à son ancien supérieur, ce dernier lui présentait une jupe blanche d'une petitesse rageante. Bien sûr, Aizen avait d'abord refusé de présenter le vêtement comme un article de mode, mais Gin avait tellement insisté qu'il avait finit par abdiquer pour le faire taire. Une monstrueuse veine palpitait sur le front d'Hinamori.

« Non mais c'est quoi ces vêtements ? »

Rugit-elle, rouge de colère. Gin perdit son sourire quelques secondes : il n'avait pas souvenir d'une Hinamori aussi caractérielle. Néanmoins, ce changement de caractère l'amusait. Son sourire reprit place sur ses lèvres. Il plaqua le vêtement contre la jeune femme et déclara :

« Je suis sûr que ça t'irais à merveille, Momo-chan. »

La concernée écarta le haut du plat de sa main, bougonnant des jurons. Aizen soupira et déposa la jupe sur la chaise placée tout près de lui. Gin abusait un peu. Pourquoi voulait-il que son ancienne subordonnée porte des vêtements aussi courts ? Hinamori écarta de nouveau le vêtement que lui présentait l'ancien Capitaine de la Troisième Division. Ce dernier fit la moue. Pourquoi n'aimait-elle pas ces vêtements ? Il tenta une nouvelle fois de les mettre devant Hinamori pour vérifier s'ils étaient à sa taille. S'en était trop pour la shinigami. Elle tourna les talons et quitta la pièce, claquant violemment la porte.

« Nan mais j'y crois pas, il me prend pour une p*** ou je rêve ! »

Ragea l'ancienne Vice-Capitaine, cognant une fois sur deux contre le mur blanc du corridor. Gin resta pétrifié un court instant, ne s'attendant pas à une telle réaction. Ce fut le tour d'Aizen de ce moqué de son comparse.

« Pourquoi pas toute nue pendant qu'on y est ! hurla une voix féminine au loin.

- C'était Hinamori ? demanda Gin en arquant un sourcil.

- Je crois bien oui, soupira son compagnon.

- Oh oh, quelle femme ! »

S'amusa Gin en déposant le vêtement sur la chaise. Aizen soupira de nouveau. Ca faisait la deuxième fois qu'Hinamori et Gin se cherchaient des noises. Si ca continue ainsi, ils allaient finir par s'entre-tuer. La première fois, Ichimaru avait, paraît-il, fait exprès de contrôlé les couloirs pour que la jeune fille se perde encore plus dans ce labyrinthe qu'était Las Noches. Ca ne faisait que trois jours qu'elle était arrivée parmi eux, et pourtant Aizen avait l'impression que ça faisait une éternité. La shinigami au chignon avait catégoriquement refusée de se vêtir d'une tenue blanche. Elle répétait sans cesse qu'elle n'était pas un arrancar, mais une shinigami et qu'elle garderait le kimono noir pour le prouver aux Arrancars peuplant le Hueco Mundo. Gin avait beau essayer de lui faire enfiler la tenue « officielle » de ce monde mais ça se finissait tout le temps comme ça.

Hinamori rageait. Pourquoi Gin tentait-il toujours de lui refourguer l'une de ces tenues osées ? Il l'a prenait pour sa poupée ou quoi ? La shinigami au chignon se sentit enveloppée d'une aura bienveillante, et comprit que Nell arrivait. La femme arrancar prenait soin de ne jamais laisser la nouvelle venue seule trop longtemps. Elle avait sûrement ressentie l'énervement de sa nouvelle amie. En effet, il a suffit 24h aux deux femmes pour s'apprécier et se comprendre.

« - Pourquoi es-tu si énervée Hina-chan ? demanda l'arrancar à son amie.

- Ichimaru-sâma a recommencer à ce moquer de moi, grogna Hinamori.

- Encore ? L'histoire des couloirs ne lui avait pas suffit ?

- Faut croire que non. »

La plus petite des deux femmes fulminait encore, les bras toujours croisés contre sa poitrine. Nell esquissa un sourire amusé. Elle prit sa nouvelle amie par les épaules et la guida vers ses quartiers. En effet, Hinamori avait été installé dans une chambre assez spacieuse, munie d'un splendide lit à baldaquin en fer forgé. D'après Ichimaru, c'était un cadeau de la part d'Aizen mais Hinamori ne croyait qu'à moitié ce fourbe. Cela n'empêchait pas le fait que ce lit soit superbe et très confortable. La shinigami au chignon & l'Arrancar à la chevelure verte s'installèrent sur le lit, puis se mirent à discuter de tout et de rien. Soudain, la porte s'ouvrit et Gin apparut, tout souriant comme d'habitude.

« -Hinamori-chan, Aizen Taichô m'a dit que tu étais intéressée par la culture grecque. Et il se trouve que j'ai trouvé un ouvrage très intéressant sur les Dieux Grecs dans la bibliothèque personnelle d'Aizen Taichô. Aimerais-tu t'y rendre pour la lire ?

- C'est vrai que j'attache une certaine importance à la culture grecque mais...Pourquoi ne pourrais-je pas la lire ici ?

- Aizen Taichô préfère que les livres ne quittent pas la bibliothèque. Tu sais à quel point il est attaché aux bouquins. »

Hinamori hésita quelques secondes, mais finit par accepter. Nell voulut l'accompagnée mais Gin répliqua qu'elle n'allait pas mourir sur la route d'ici à la bibliothèque. Mais pourtant, Neliel savait que le traitre avait une idée derrière la tête...

« Wouah ! Mais c'est immense ! »

S'écria Hinamori quand elle pénétra dans l'immense bibliothèque. De longues rangées de livre s'étendaient à perte de vue. Jamais la shinigami n'avait vu autant de livre de sa vie. Gin se permit d'ajouter qu'Aizen lui avaient absolument tous lus. Tout ça ? Autant de livres ? Hinamori n'en croyait pas ses oreilles et pourtant, elle s'imaginait bien son ancien Capitaine assit à l'une des tables, une pile de bouquins près de lui, un ouvrage à la main. Ichimaru lui présenta alors une lourde encyclopédie bleue. En lettre dorées étaient écrit : Les Divinités Grecques. Hinamori avait déjà hâte d'y plonger la tête la première. Elle ne prit même pas le temps d'aller s'asseoir à l'une des tables. Elle ouvrit l'encyclopédie en son milieu, juste pour se donner un aperçu avant sa lecture.

« - Je te conseille la page 64, tout en haut. »

Lâcha Gin, agrandissant son déjà assez grand sourire. Hinamori s'exécuta. Elle fit glisser les pages entre ses doigts, cherchant la soixante quatrième. Elle ne tarda pas à y arriver. Les divinités en P...Gin lui avait conseillé celle en tête de page. La shinigami leva les deux et put lire Perséphone. Soudainement intéressée, Hinamori démarra la lecture à haute voix :

« Perséphone ou Coré, divinité grecque du monde souterrain, fille de Déméter. Elle est d'abord connue sous le simple nom de Coré ou Cora : « la jeune fille ». Perséphone était d'une rare beauté... (lecture silencieuse)Dans les bois d'Enna, Perséphone se divertit en compagnie des Océanides. Un jour, alors qu'elles sont occupées à cueillir des fleurs, Perséphone s'écarte du groupe, pour cueillir un narcisse. Là elle est remarquée par le puissant Hadès, le Dieu des Enfers...(lecture silencieuse) Il enlève la jeune fille qui d'un cri alerte sa mère mais celle-ci arrive trop tard... (lecture silencieuse) Déméter partira à la recherche de sa fille unique pendant neuf jours et neuf nuits avant de déclarer : « La Terre sera affamée tant que je n'aurai pas retrouvé ma fille. » Hélios, le soleil, décidera alors de révéler à Déméter que c'est Hadès qui a enlevé sa fille. La déesse ira aux Enfers la chercher mais Hadès refusera de la rendre. L'affaire est portée devant Zeus. (lecture silencieuse avant de conclure)Perséphone devint donc la Déesse des Enfers... »

Hinamori parut septique un petit moment. Le jour précédant, elle avait déjà entendu « Dieu des Enfers » sortir de la bouche de Gin...Mais oui ! Ce n'était pas comme ça qu'il avait appelé Aizen ? Et juste après, il avait appeler la shinigami « Coré » plutôt qu'Hinamori ou Momo...La shinigami au chignon remonta au début du texte. Le rouge lui monta à la tête en quelques secondes seulement.

« C'est quoi ce cliché ? »

Tempêta-t-elle en jetant l'ouvrage sur Ichimaru. Ce dernier ne put l'esquiver, et se prit donc l'encyclopédie en pleine face. Un bouquin frôlant les trois kilogrammes dans la figure, ça ne fait pas du bien. Hinamori était encore plus en colère qu'avant. La comparaison de Gin ne lui avait vraiment pas plu. Il allait voir ce qu'elle allait lui faire Perséphone ! Elle quitta la salle, plus en colère que jamais.

« Que t'est-il arrivé, Gin ? »

Demanda Aizen à son second en voyant ce dernier arrivé, du coton pressé contre ses narines, une poche de glace sur son front. Cela ne semblait pourtant pas vaincre son éternel sourire.

« Je crois que j'ai irrité Perséphone... »

Répondit-il, plus mesquin qu'il ne l'avait jamais été depuis qu'ils étaient revenu de la fausse Karakura. Il jeta un regard derrière son épaule et croisa le regard furibond de la brunette.