Disclaimer : tous les personnages et l'univers de Harry Potter appartiennent à JK Rowling
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Chapitre 2
Août 2008
Deux mois avaient passé depuis leurs retrouvailles à l'ambassade de Grande-Bretagne.
La fin du mois d'août approchait et ni Harry, ni Draco ne s'étaient revus.
Harry préparait son déménagement à Londres. Son club de Milan avait trouvé un accord avec les Eagles et il commençait sa nouvelle carrière de poursuiveur dans ce club à partir d'octobre.
Ce matin, il avait rendez-vous à Londres avec Colin Crivey, son agent, avec qui il devait parler des dernières modalités du transfert.
- Salut Colin !
- Salut Harry ! Alors content d'être retour au pays ?
- Oh oui !
- Tu t'es trouvé un appart ?
- Pas encore ... je vais en visiter un demain à Chelsea.
- Quand demain ?
- Après-midi
- Ah tant mieux ! Car au matin, on a rendez-vous avec l'avocat qui rédige les conventions de transfert. On doit le voir à 10 heures.
- C'est où ?
- 1 Canada Square, à Canary Wharf. Le cabinet est au 35ème étage.
- J'y serai !
Le 1 Canada Square était le plus haut gratte-ciel de Londres. Situé dans le nouveau quartier d'affaires de Canary Wharf, la tour de 50 étages culminait à 235 mètres.
Harry patientait devant un des 36 ascenseurs qui vous menait en moins de 40 secondes au dernier étage de l'immeuble.
Un tintement délicat accompagna l'ouverture d'une cabine dans laquelle Harry entra.
Quelques secondes plus tard, il sortit au 35ème étage, dans un hall tout en marbre clair. Sur le mur en face de l'ascenseur, on pouvait lire en fines lettres dorées Brown & Hodgkins Law Office.
Merlin ! Quelle coïncidence ! Se pourrait-il que ...
- Bonjour Monsieur. Puis-je vous aider ?
Une charmante hôtesse d'accueil se trouvait derrière un immense comptoir fait de verre et d'acier.
- Heu ... Bonjour. Mon nom est Harry Potter. J'ai rendez-vous ce matin.
- Avec quel avocat ?
- Heu ... je ne sais pas dit Harry, maudissant Colin de ne pas lui avoir donné l'information et se maudissant lui-même de ne pas avoir posé la question.
- Vous venez pour quel type d'affaires ?
- Je suis joueur de quidditch et on doit organiser mon transfert ...
- Oh ! Alors vous avez certainement rendez-vous avec Maître Radcliffe. C'est lui le spécialiste du droit du sport et des conventions de transfert de joueurs.
- Ah ... dit Harry, légèrement déçu que cette compétence ne soit pas celle de Draco.
- Je vais vous conduire dans la salle d'attente et prévenir Me Radcliffe de votre arrivée.
Harry suivit l'hôtesse dans un dédale de couloirs qui le menèrent à une pièce spacieuse, ornée d'une immense baie vitrée et dans laquelle se trouvaient plusieurs sièges confortables. Une douce musique s'échappait de haut-parleurs placés aux quatre coins de la pièce.
Quelques minutes plus tard, la même hôtesse revint, accompagnée de Colin Crivey. Elle leur demanda de les suivre au bureau de Me Radcliffe.
- Sofia ! Amenez-moi le dossier Storm !
Harry se retourna brusquement à l'entente de cette voix impérieuse qu'il reconnaîtrait entre mille.
Draco Malefoy se tenait devant le bureau d'une secrétaire et la seule chose sensée qu'Harry put penser à ce moment-là, fut : Merlin qu'il est beau !
Il portait un costume trois pièces, anthracite à fines rayures plus claires, sur une chemise blanche. Une cravate en soie gris perle était assortie à la pochette de sa veste. Harry ne pouvait détacher ses yeux des longues jambes emprisonnées dans le fin tissu en laine.
Au même moment, Draco tourna la tête vers Harry et la seule chose sensée qu'il put penser à ce moment-là, fut : Merlin qu'il est beau !
Il parcourut des yeux le torse musclé que le t-shirt blanc de Harry laissait parfaitement deviner pour descendre le long de ses cuisses et de ses jambes parfaitement mises en valeur par un jeans savamment délavé.
- Harry ! L'interpella Draco qui avait instantanément perdu son air froid. Que fais-tu là ?
- Salut Draco. J'ai rendez-vous avec Daniel Radcliffle pour signer des conventions de transfert.
- Transfert ? Oh mais alors tu ...
Cette fois Draco ne laissa pas passer sa chance.
- Ecoute, Harry ... si tu as le temps après, passe me voir dans mon bureau. On pourrait discuter un peu et descendre déjeuner ensemble ?
- D'accord ! Répondit le brun en arborant un immense sourire.
Draco soupira de soulagement.
Harry se retourna pour continuer son chemin vers le bureau de Daniel Radcliffe.
Et Draco perdit ses moyens face au même jeans savamment délavé vu de derrière.
- Me Malefoy ? Vous allez bien ? s'inquiéta Sofia.
- Quoi ? Heu ... Bien sûr ! Quelle question idiote !
Un Malefoy ne perdait jamais ses moyens.
- Bonjour Monsieur Potter ! C'est un plaisir de vous revoir et c'est surtout un honneur de me charger de vos conventions de transfert ! Dit Daniel Radcliffe.
- Tout le plaisir est pour moi, Me Radcliffe.
- Appelez-moi Daniel, je vous en prie.
- D'accord. Appelez-moi Harry.
- Et appelez-moi Colin, dit l'intéressé afin de ne pas être en reste.
Ils prirent place autour d'une table en acajou.
- Bien, Harry. Votre transfert vers le club des Chelsea's Eagles a donc été accepté par le club des Falconi. Le montant du transfert s'élève à 11.000.000 de gallions (+- 55.000.000 £).
- Tant que ça !
- Oui ! C'est le transfert le plus cher de l'histoire du Quidditch. Même dans le monde moldu du football, c'est un montant record. Alors, voici la convention. Vous signez pour une période de 4 ans. Vous toucherez une moyenne de 5.000.000 de gallions (+- 25.000.000 £) par an, ce qui fait de vous le poursuiveur le mieux payé du milieu. Je vous invite à lire la convention à votre aise avec votre manager. Vous verrez que les clauses sont standards. Il n'y a aucun piège, soyez-en sûr. J'y ai veillé !
Harry prit le temps de lire les nombreuses pages de la convention avec Colin. En effet, le contrat était correct et du même acabit que celui qui le liait aux Falconi.
Harry signa la convention en trois exemplaires et Daniel lui en remit une copie.
- Voilà, Harry. Bonne continuation chez les Eagles ! N'hésitez pas à me contacter si vous avez le moindre problème.
- Je n'y manquerai pas. Merci Daniel.
Les deux hommes se saluèrent.
Harry laissa repartir Colin et demanda à une secrétaire où se trouvait le bureau de Draco Malefoy.
Il fut amené devant une grande porte en verre opaque, à côté de laquelle une plaque indiquait :
D. Malefoy, Senior Associate
Financial Criminal Law
Il frappa timidement. Un « entrez » assez sec résonna derrière la porte.
- Salut Draco ...
Le bureau de Draco Malefoy était à son image. Parfaitement rangé, lumineux et sobre.
Depuis les immenses baies vitrées, on avait une vue imprenable sur Londres. Un immense bureau en merisier occupait le centre de la pièce. Draco y était assis dans un fauteuil en cuir ivoire.
Deux canapés de la même couleur se faisaient face dans la partie gauche de la pièce, à côté d'un meuble-bar.
Un épais tapis persan recouvrait un parquet en chêne foncé.
Les murs de couleur claire mettaient en valeur des photographies moldues noir et blanc, de la ville de Londres.
- Harry ! Toute trace d'agacement avec déserté la voix du blond. Assieds-toi, je t'en prie ! Je te sers quelque chose à boire ? Thé, café, eau minérale ?
- Un café, s'il te plaît.
Draco fit apparaître un plateau garni d'un espresso bien serré et d'un thé earl grey au citron.
- Je vois que tu es renseigné sur la manière dont je bois mon café, dit le brun en souriant.
- Quand on a vécu 7 ans à Milan, ce n'est pas difficile de deviner que tu ne te contentes plus d'un vulgaire jus de chaussette ...
Ils burent chacun une gorgée avant que Draco ne questionne :
- Alors, dis-moi ? C'est quoi cette histoire de transfert ? Tu quittes les Falconi ?
- En effet !
- Et jusqu'où devrais-je aller dorénavant pour te voir jouer ?
- Chelsea...
- Chelsea ? Chelsea ! rugit le blond ! Tu es transféré chez les Eagles !?
- Hé oui ... dit innocemment Harry.
Draco en aurait pleuré de bonheur. Harry rentrait en Angleterre !
- C'est formidable ! Et ... sans indiscrétion... le rachat ?
- Le plus cher de l'histoire ... 11.000.000 de gallions ...
- Oh Merlin ! Bon, il faudra absolument fêter ça ! En attendant, je t'emmène déjeuner.
Draco emmena Harry au restaurant du Savoy. Ils commandèrent des fruits de mer accompagnés d'un succulent pinot gris.
- Tu sais déjà où tu vas habiter ?
- A vrai dire, pas encore ... Pour le moment, je loge au Westminister Bridge Plaza. Comme j'ai revendu la maison de mon parrain au Square Grimmaurd, je dois me racheter quelque chose. Je compte habiter du côté moldu pour être plus tranquille. J'ai rendez-vous cet après-midi pour visiter un appartement à Chelsea.
Harry but une gorgée de son vin.
- Heu... Ça te dirait de m'accompagner ? Demanda-t-il presque timidement.
- Où ça ?
- ... voir l'appart avec moi ... ça fait longtemps que je suis parti d'Angleterre, je ne connais plus grand-chose ici. Je me disais que toi ...
- C'est d'accord coupa Draco, trop heureux de la demande du brun. Laisse-moi juste appeler ma secrétaire pour qu'elle décommande mes rendez-vous.
- Oh non, Draco, je ne voudrais pas ...
- Tssst. Laisse-moi faire. C'est l'avantage d'être associé. On fait ce qu'on veut !
Une fois la question réglée, ils terminèrent leur repas dans la bonne humeur. Alors que Draco riait à une anecdote de vestiaires de Harry, celui-ci soupira et baissa les yeux, mélancolique.
- Ben quoi Harry ? Qu'est-ce qu'il y a ?
- J'aime t'entendre rire, dit-il tout de go. Déjà à Poudlard, j'adorais t'entendre rire.
Le blond s'empourpra.
- Et ça te rend triste ? questionna-t-il tout de même.
- Non, loin de là. Je me disais juste qu'à cette époque, j'aurais donné beaucoup pour que ce rire me soit destiné. Comme aujourd'hui.
- Moi aussi, j'aurais donné beaucoup pour pouvoir rire avec toi, souffla Draco.
Leurs mains étaient posées sur la table, de part et d'autre de leurs assiettes. Le bout de leurs doigts était à peine à quelques centimètres les uns des autres.
Dans un accès de témérité que Draco ne s'imaginait pas avoir, il approcha ses doigts de ceux de Harry et les caressa avec légèreté. Et d'un geste commun, ils les entrelacèrent.
- Je me trompe où ... ça te fait plaisir que je rentre en Angleterre ? Demanda Harry doucement.
- Tu n'as pas idée à quel point répondit Draco. Ça va faire 10 ans que j'attends ce moment ...
Maintenant qu'il avait commencé, il ne pouvait plus s'arrêter.
- Après la bataille, je suis venu te voir à l'infirmerie. Je voulais ... te parler. Mais on m'a fait comprendre que je n'étais pas le bienvenu, alors je suis parti ...
- Qui ? Demanda Harry avec force.
- Peu importe Harry ... peu importe. C'est le passé.
- Non, Draco ! Pour moi ça a de l'importance ! Je t'ai attendu après la bataille, je voulais te voir moi aussi, je voulais te parler de ce qui s'était passé dans la salle sur demande, de ce que j'avais ressenti ! S'enflamma Harry. Mais je t'ai jamais revu ... Alors je me suis convaincu que toi, tu ... tu n'avais rien ressenti. Je suis parti ... pour oublier.
- Je suis revenu pour te voir à Sainte-Mangouste mais c'était trop tard, tu étais déjà parti. Personne n'a pu ou voulu me dire où tu étais. J'ai appris que tu étais à Wimbourne par les journaux. Une fois encore, j'ai voulu te rejoindre mais une fois encore c'était trop tard. Tu avais signé à Milan. Là, j'ai abandonné. Je me suis convaincu qu'il n'y aurait jamais de place pour moi dans ta vie. Je me suis contenté de suivre ta carrière, d'assister à tes matches. Je te voyais de loin. C'était déjà ça ...
- Draco ...
- Mais maintenant tu es là, tu es revenu. Je ne sais par quel hasard on s'est retrouvé mais peu importe, je suis tellement heureux !
- J'en suis heureux également Draco ... mais dis-moi qui. S'il te plaît.
- Ginny. Tu aurais dû voir le regard qu'elle m'a lancé quand je suis entré à l'infirmerie. Et je dois dire que tous les autres qui étaient présents ne m'ont pas regardé plus amicalement ...
- Quoi ? Tu es en train de me dire que Ginny, les Weasley et d'autres encore savaient que tu étais venu me voir à l'infirmerie ?
- Ben oui, ils étaient là. Ils m'ont bien vu. Je suis assez reconnaissable dans mon genre ...
- Merlin ! Dit Harry maintenant furieux. Quand je leur ai demandé si tu étais venu, ils m'ont tous dit non !
Draco secouait tristement la tête.
- Ils voulaient te protéger. A ce moment-là, j'étais encore l'ennemi. Le mangemort, dit-il en frottant machinalement son bras gauche. Je pense que Ron a essayé de se racheter en témoignant pour moi au procès.
- Oui ... mais Draco ... 10 ans ! Je suis resté 10 ans à me demander si ce jour-là j'avais été le seul à ...
- ... tomber amoureux ? Oui, tu étais le seul car moi, je l'étais déjà.
- Comment ?
- Tu m'as demandé l'autre jour comment mes parents avaient su pour mon orientation sexuelle. Eh bien, quand j'ai appris que j'allais recevoir la Marque des Ténèbres, j'ai pris conscience que j'allais te perdre à jamais. J'en pinçais déjà pour toi depuis un moment et je me disais que tu aurais pu accepter un fils de riche, serpentard, snob, prétentieux et arrogant ... Mais jamais tu n'aurais pu accepter quelqu'un qui porte la Marque. Cette ... prise de conscience m'a rendu presque fou ... Je me suis rendu compte que j'étais vraiment amoureux de toi et je me suis écroulé en pleurs, en hurlant ton prénom. Bien sûr mes parents ont vite compris ... Ils ont conclu un contrat magique pour me fiancer à Astoria et j'ai finalement reçu la Marque.
Ils se regardaient, leurs doigts toujours enlacés.
- Que va-t-on faire maintenant ? Demanda Harry.
- Que veux-tu faire ?
- Je ne sais pas ... la seule chose dont je suis sûr, c'est que je ne veux pas te laisser partir. Je ... on ne se connaît pas vraiment mais ... je voudrais apprendre. Rattraper le temps perdu ...
- Oui, ça me semble bien. Alors, rattrapons le temps perdu, dit Draco en soulevant la main de Harry pour embrasser le bout de ses doigts.
- La presse va nous harceler quand ils sauront ...
- Tu veux garder le secret ?
- Pas forcément. Je pensais simplement à ton fils. Il ne me connaît pas encore. Peut-être devrions-nous d'abord faire en sorte qu'il se fasse à l'idée que son père ... fréquente autre homme avant de laisser les journaux à scandale s'emparer de l'histoire ...
Draco se recula légèrement, les yeux écarquillés.
- Harry ... tu es ... tu as pensé ... à mon fils ... il bafouillait tellement l'émotion le tenait.
- Evidemment ! Draco, je sais que tout ça est très prématuré mais ... si ça devait devenir sérieux entre nous, et j'espère que ça le sera, je ferai partie de la vie de ton fils aussi ...
- Tu es donc prêt à accepter un père célibataire ?
- Le père célibataire le plus dangereusement sexy que je connaisse ...
Draco le regardait avec émerveillement. Puis il dit en souriant :
- Ce n'est pas vrai que mon fils ne te connaît pas ... Il collectionne toutes tes photos et sa chambre est tapissée de tes posters. C'est lui ton premier fan ! Et il est fier comme un paon depuis qu'il sait que Harry est le dérivatif de Henry et que c'est pour ça que je l'ai appelé comme ça ...
- Tu... tu as donné mon nom à ... ton fils, souffla Harry éberlué.
- Oui ... et quand tu me manquais trop, j'allais dans sa chambre regarder tes posters ... pathétiquement poufsouffle hein ?
- Non ... magnifiquement romantique ...
- Ouais, c'est bien ce que je disais : poufsouffle !
Ils riaient encore en sortant du restaurant pour transplaner à Chelsea, là où Harry devait rencontrer l'agent immobilier. Même s'il cherchait à se loger du coté moldu, il avait choisi une agence immobilière sorcière car il souhaitait que l'immeuble soit aux normes des sorts de protection.
La jeune personne qui l'accueillit le reconnut évidemment et ce fut avec une lueur dans l'œil qu'elle avisa le blond torride qui l'accompagnait.
Draco coupa court à son imagination en se présentant :
- Draco Malefoy, l'avocat de Monsieur Potter.
- Ah, bien ... dit la donzelle un peu refroidie.
Le scoop, ce sera pour autre fois, se dit Draco. Et de fait, il joua au parfait homme de loi, froid, posant mille questions techniques et dérangeantes. Harry, lui, s'amusait comme un fou.
L'appartement était un duplex, situé sur Chelsea Embankment. Il était immense et lumineux.
Les murs étaient blancs et le parquet en wengé couleur chocolat. La cuisine ultramoderne et super équipée donnait directement sur une vaste salle à manger.
L'étage comportait trois chambres, chacune avec salle de bain. La chambre principale donnait sur la Tamise.
Harry adorait l'endroit. D'un coup d'œil, il sollicita l'assentiment de Draco.
D'un ton qui ne souffrait aucune réplique, celui-ci intima à l'agent immobilier de les attendre en bas.
Quand il entendit le claquement de ses talons dans le hall d'entrée, Draco se tourna vers Harry et le prit dans ses bras.
Tendrement, il posa ses lèvres sur les siennes, quémandant timidement l'entrée à sa bouche. Harry ne se fit pas prier et quand sa langue trouva celle de l'homme qu'il aimait, une décharge électrique le parcourut de part en part. Il noua ses mains derrière la nuque de Draco et pressa davantage son corps contre le sien. Le baiser se fit brûlant, passionné, aimant.
Quand le souffle vint à leur manquer, ils s'écartèrent à regret.
- Je crois que cet appartement me plaît, dit Harry d'une voix rendue rauque par l'émotion et le désir.
- Il est parfait ... confirma le blond.
- Allons l'annoncer à cette jeune demoiselle avant qu'elle ne se décide à remonter voir ce que nous faisons ...
D'un geste, Draco remit de l'ordre dans ses cheveux et sa tenue. Il ne put malheureusement rien faire pour ses lèvres gonflées et rougies par le baiser échangé avec Harry. Il pinça les lèvres dans cette moue hautaine et dédaigneuse qui était sa marque de fabrique, se disant que le reste passerait inaperçu.
De fait, trop heureuse de la vente à 2.600.000 gallions (13.000.000 £) qu'elle allait conclure, la jeune femme ne remarqua absolument rien.
