Ici le 15, je suis présente, au garde à vous !

Une première petite participation parce que j'avoue avoir voulu varier les plaisirs !

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J'entends son pas. Sur le sol, le son est métallique et lourd. Plus il se rapproche, plus je le reconnais. Il y a des petits cliquetis. Les plaques qui se frottent. Les bruits de tissus sur l'acier toujours plus proches.

Puis il ouvre la porte brutalement. Je lève la tête vers lui, comme surpris. Mais je sais très bien que c'est lui. Il s'arrête et me regarde. Je le regarde aussi. Il porte tout son accoutrement de voyage. Sa grande cape blanche, ses bottes renforcées, son plastron fièrement marqué. Son large bouclier et son épée l'accompagnent et bientôt une lance les rejoindra. Il ne dit rien, je sais ce que ça signifie. Nous partons.

Sous sa broussaille noir attachée d'un tissu jaune, son regard dur s'apaise et il s'avance. Je ne bouge pas. Il lève sa main d'acier vers moi et caresse ma pommette. Puis avec un geste d'affection, il prend ma tête et la colle contre la mienne. Il ne fait ça que lorsque que l'on est tous les deux. Dehors, nous sommes des guerriers. On doit se battre.

Il se détache de moi lentement en me murmurant des mots d'amour. Il me laisse alors un instant avant de se diriger vers mon placard et de sortir mes affaires. Je le laisse choisir, ça fait des années qu'on se côtoie, il sait ce que je veux et ce qu'il y a de mieux. Avec des gestes précis, il m'habille et je ne rechigne pas. Pas non plus quand il bande mon membre récemment abîmé. Je sais qu'il a peur que je me blesse à nouveau. Mais ensemble, on a toujours était plus fort.

On finit par sortir. La tête haute, le pas digne, je le suis fièrement. Sa silhouette robuste se détache dans la lumière. C'est un Paladin digne et juste, et pour ça, je le suivrais et le servirais jusqu'au bout du monde.

Nous sommes alors rejoints par nos compagnons de voyage en sortant de l'écurie. De nouvelles aventures nous attendent.

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