Blabla de l'auteure:
Me revoilà avec le deuxième texte du Tab100!
C'est encore un de mes textes et le thème est maladie, bref encore un truc très joyeux.
Loli: contente que tu aimes l'idée et pour la suite...bah elle est ici. Bonne lecture!
Bonne lecture!
Ses derniers jours :
Au début, au tout début, durant juste quelques mois, Fabrice était venu tout les jours. Après l'école il venait directement ici, sans goûter ni même penser à faire ses devoirs. Mais peu à peu ses visites c'étaient espacés, il était passé à un jour sur deux, puis à deux jours par semaine puis il avait réduit le rythme à une fois par semaine.
Ce jour là, Fabrice n'avait pas voulu venir. Dehors la neige, blanche et immaculée, était tombée pour la première et il n'avait aucune envie de s'enfermer toute la journée dans cet endroit. Il aurait préféré jouer dans la neige avec Tara et Betty mais il devait venir, pour elle.
Sans un mot il passa les portes automatiques, salua d'un mouvement de la tête l'infermière de garde qui ne lui demanda rien, elle savait ce qu'il faisait là. On était samedi et c'était toujours le samedi qu'il venait. Toujours sans un bruit il monta dans l'ascenseur qui l'emmena au quatrième étage.
En sortant dans le couloir il tâche d'oublier l'odeur qui flottait dans l'air. Un mélange de désespoir, de désinfectant et de fleurs amenées par la famille. L'odeur de la maladie. Pas une bégnine qui se soigne avec quelques antibiotiques et du repos. Non le genre de maladie qui vous grave sur le front « condamné ». Tous dans cette étage étaient des morts en sursis, atteint de maladie portant des noms telle que : cancer, tumeur, méningite ou encore SIDA.
Alors qu'il avançait dans les couloirs il se remémora sa transformation. Au début ça avait été trois fois rien, quelques kilos en moins, une touffe de cheveux qui reste accroché à la brosse, des vomissements, aussi parfois. Puis tout c'était dégradé. C'était en juin. Une éternité pour le petit garçon qu'était Fabrice.
Elle avait du être hospitalisé. D'après les médecins elle ne réagissait pas bien au traitement et la maladie avait été diagnostiquée trop tard. Enfin c'est ce qu'avais compris Fabrice dans le jargon médical que lui avait débité un médecin. Mais ce n'était pas pour ça qu'il avait espacé ces visites, non, c'était à cause de sa transformation.
Avant elle était fait de courbe, avait de grand yeux rieur et une bouche qui donnait toujours des baisers. Elle avait de longs cheveux qui sentaient les fleurs et une poitrine ronde contre laquelle il se blottissait lors de l'histoire du soir. Désormais elle était faite d'angle, ses os paraissaient sur le point de transpercer sa peau et ses yeux étaient devenus ternes même s'ils s'illuminaient encore lorsqu'il entrait dans sa chambre. Sa bouche donnait encore des baisers mais ce n'était plus les mêmes lèvres, elles n'étaient plus couvertes de rouge à lèvre faisant des marques sur ses joues et elles étaient sèches, comme des lèvres de mamie. Sa poitrine avait presque disparue et quand il se blottissait contre elle il sentait ses côtes contre son torse d'enfant. Mais le pire restait les cheveux ou plutôt leur absence. La belle chevelure blond vénitien avait disparue, laissant apparaître un crâne chauve et blanc. Oui, c'était ce crâne qui lui faisait le plus peur.
Et toute ses transformation était dû à six lettres formant un mot, un mot horrible. C-a-n-c-e-r. Cancer. Les médecins disaient qu'elle n'en avait plus pour longtemps qu'elle vivait ses derniers jours. Telle fut la pensée qui accompagna Fabrice lorsqu'il poussa la porte de la chambre et qu'il lança en souriant faussement :
« Bonjour maman ! »
La mère de Fabrice est un personnage que j'ai toujours beaucoup aimé même si on en entend presque pas parlé. D'ailleurs j'ai commencé une fic dont elle est l'un de personnages principales, si vous voulez aller voir (placement produit bonjour!). Le prochain texte sera sur le théme de la douleur (tiens, encore un truc vachement folichon) et sera écrit par LaChevaucheuseDeVent, une amie du forum. A la semaine prochaine!
