Bonsoir à tous ! Je vous offre le second chapitre de l'histoire !

Tout de même, je commence par vous remercier tous de votre soutient et aussi merci à maos07 (si tu savais... comme la dit je sais plus qui dans une de mes fics 'rien ne vaut le trône pour des idées royales') ; ChibichibiLuna (mumuse-toi bien avec le film) ; Kira1726 (j'aime faire des trucs oser :D) et LuckyDream (yep, ça lui va trooooop bien ce rôle )


Marco était en route pour son contrôle technique quand quelque chose lui perça le toit de la voiture, le surprenant.

Il perdit un instant le contrôle de son véhicule et lutta pour se remettre dans une file sans se prendre de voiture dans la tête, injuriant comme il fallait l'ordinateur de bord qui lui disait qu'il avait eut un accident.

Il avait un trou dans son toit, comment ignorer qu'il avait eut un accident ?!

Et il s'en foutait qu'il ne lui reste plus qu'un point sur son permis !

- DEGAGEZ ! rugit Marco en appuyant comme un malade sur son klaxon.

Il finit par faire virer son taxi sur un côté de la route aérienne, en retrait contre un immeuble et appuya sur un bouton pour enclencher le contrôle automatique.

Il se massa la nuque en soupirant et retira sa ceinture, afin de se retourner et de constater les dégâts.

Yep, y'avait bien un trou dans son toit qui avait bousillé son emblème de taxi. Il essaya de voir au mieux ce qu'il y avait sur sa banquette arrière, malgré la vitre qui l'en séparait.

- Y'a des survivants, yoi ? demanda l'homme en se frottant l'excuse de cheveux qu'il avait sur le crâne.

Une main se plaqua à la vitre, le surprenant.

Y'avait au moins un survivant.

Un gars était tombé sur sa banquette arrière, le visage légèrement écorché par sa traversée du métal. Comment il avait pu survivre restait un mystère. Le gamin devait avoir vingt ans, une tignasse noire de quelqu'un qui vient de se lever, un visage fin et clair décoré de tâches de rousseur et de magnifiques yeux.

Des yeux d'argent, emplis de panique à cet instant.

Marco resta un instant sans voix devant l'élégance et la beauté de ce garçon… un quelque chose de mystique qui criait l'innocence et lui volait l'air de ses poumons.

Ce mec était parfait

- Hey, fit le conducteur avec un petit sourire qu'il voulut rassurant.

Le gosse parut effrayé et essaya de se cacher, le surprenant.

- Tout va bien ? demanda Marco de sa voix la plus calme et douce.

Pas de réponse.

- Daijobu ? tenta-t-il.

Il connaissait aucune langue extra-terrestre, il devrait se contenter de ça.

Toujours pas de réponse. Puis, un rire et sourire nerveux, montrant de magnifiques dents blanches. Cela agrandit le sourire du blond.

Son passager tenta de lui expliquer quelque chose mais il ne comprit pas le moindre foutu mot de ce qu'il disait. Pas bien grave, il adorait sa voix. Il ne put s'empêcher de rire quand son interlocuteur donna un coup dans la vitre de plastique entre eux, durant son explication, pour illustrer son propos, sans doute.

- Ja la boum, conclut le brun.

- Boum ? Oui, ça je comprends.

- Ba-da-boum, lui dit le jeune en montrant le plafond du doigt.

Marco rapprocha un peu plus son visage de la vitre, avec un sourire presque attendri.

- Bim. Bim, bing, badaboum, lui dit Marco.

Les yeux du jeune homme s'allumèrent.

- Bing… dit-il de son étrange accent. Badabing, boum. Bing ! Boum !

Cela fit rire Marco. La situation était surréaliste, mais cela le faisait rire, et son passager avait un grand sourire, capable d'éclipser le soleil.

- T'es chanceux de pas être mort… commenta Marco.

Le bruit de sirène cassa tout et il remarqua la panique du garçon, lui faisant tourner la tête.

- C'est un contrôle de police. S'il vous plaît, garder vos mains sur le volant.

Lentement, la voiture de police s'aligna contre le taxi. Marco les regarda faire, les mains sur le volant, son masque d'ennui et d'impassibilité de nouveau en place.

- Vous avez un passager illégal dans votre véhicule. Nous allons l'arrêter. Merci de votre coopération.

Marco regarda son passager avec peine. Quelque chose lui disait qu'il ne devait pas coopérer, garder le jeune homme avec lui, mais il pouvait pas se permettre de s'opposer à la police.

- Sumane na, il semblerait que ce soit ton chauffeur, soupira-t-il.

La porte de la police s'ouvrit.

Il entendit le gosse commençait à paniquer.

- Tu devrais faire ce qu'ils disent… continua-t-il, plus pour lui que pour le brun à l'arrière.

- Akta… souffla le jeune homme.

Les mains de Marco se crispèrent sur le volant alors qu'il fermait les yeux.

- Honto ni sumimasen…

Il regrettait ce qu'il était en train de faire. Ses entrailles lui criaient de résister, de fuir avec son passager, mais cela signifierait qu'il aurait des ennuis innommables, et, sincèrement, il n'en avait pas besoin de plus.

Avec un soupir, le brun sembla se résigner et se laissa aller sur la banquette arrière. Son regard parcourut les environs immédiats et s'arrêtèrent sur une publicité pour de l'humanitaire.

- Pleaaase Helpp.

Marco détourna son regard du rétroviseur arrière pour ne pas affronter le regard de chiot implorant que lui faisait le beau garçon dans son dos.

- J'ai plus qu'un point sur mon permis, juste assez pour aller au garage, pour la révision, tu comprends, yoi, se justifia Marco.

Ça sonnait tellement faux…

- Pouvez-vous, s'il vous plaît, ouvrir la porte arrière, demanda la police.

Un regard dans le rétro arrière lui montra son passager le fixer sans relâche. Deux larmes naquirent de ses yeux d'argent et dévalèrent ses joues tachetées, lui demandant de l'aide.

- Je peux pas.

Il ferma les yeux. Oyaji aurait honte de lui, s'il le voyait agir ainsi, et ne pas écouter son instinct.

Quand on lui répéta l'ordre d'ouverture, il obtempéra à regret. Immédiatement, le passager se plaqua à l'extrême opposé de l'habitacle, mis en joue par un officier.

- Merci de votre coopération.

- Help…insista le brun.

Marco n'y tint plus. S'il restait sans rien faire, il ne se le pardonnerait jamais, et Oyaji le tuerait quand il le rejoindrait dans l'autre monde.

Mais dans l'immédiat, c'était Blamenco qui aurait sa peau.

Il appuya sur un bouton, puis désactiva le pilote automatique, avant de poser la main sur la boite de vitesse, prenant le large, arrachant le câble qui le liait à la voiture de police au passage.

Il arracha le haut parleur de l'ordinateur central quand celui-ci lui dit qu'il avait perdu son dernier point, car il s'en foutait. Le brun eut un magnifique sourire pour Marco et se laissa aller de nouveau sur la banquette, la porte arrière de nouveau fermée, plus rassuré.

Marco aurait des ennuis pour ce qu'il faisait, mais tant pis. Oyaji lui avait appris à faire ce que son cœur lui disait, et là, son cœur lui disait de jouer le valeureux chevalier pour le damoiseau en détresse qui avait perforé le toit de son fidèle destrier de métal.

L'adrénaline dans ses veines lui faisait du bien. Depuis combien de temps n'avait-il rien vécu d'aussi excitant ?

- On est chanceux. Un kilomètre sans filature, c'est gagné, yoi, commenta Marco.

Et comme pour contredire sa constatation, quatre voitures de polices se mirent à le poursuivre.

- Ou alors, c'est deux kilomètres… grogna l'homme.

Il vérifia leur position sur GPS et conseilla à son passager de s'accrocher, avant de foncer sur un côté, entrant dans une voie de métro, faisant des manœuvres qu'il ne s'était pas permis avec un véhicule depuis des années.

Il les faisait encore avec ses ailes, les nuits sans lune, où personne ne risquait de remarquer un drôle d'oiseau volant dans le ciel new-yorkais.

Il entendit le brun dire quelque chose, mais ne comprenait pas le moindre mot.

- Je ne parle que quatre langues, lui répliqua Marco. L'anglais, l'argot-anglais, le japonais et l'argot-japonais, yoi !

Il esquiva de justesse une voiture de police qui voulut lui couper la route, brisant les gyrophares au passage.

Marco se fit une note mentale de mettre de la musique dans son taxi. Un titre oriental aurait fait un malheur dans cette scène de course-poursuite... quelque chose dans le genre de Alech Taadi, par exemple (1). Le jeune homme dut comprendre que son conducteur ne saisissait rien de ce qu'il racontait, parce qu'il cessa de dire le moindre mot, subissant en silence sa conduite.

Son navigateur lui annonça qu'on s'apprêtait à le dégommer.

- Tu leur as fait quoi, yoi ? demanda Marco en se préparant à esquiver. Ils ont la haine !

Et il renversa le volant, faisant filer son taxi vers le ciel par un espace entre deux bâtiments, brisant des rails au passage, esquivant de justesse le métro qui fonçait droit sur lui. La voiture à sa poursuite, qu'il avait dérangée alors qu'ils commandaient leur repas, se retrouva dans un train de livraison, justement pour McDonalds.

Marco parcourut une certaine distance.

C'était trop calme.

Son navigateur l'avertit d'une attaque imminente. En effet, sur sa gauche, un barrage de police était en place, et ils ouvrirent le feu. Par réflexe, il retira sa ceinture et se baissa autant que possible pour esquiver l'assaut tout en conduisant.

Une fois à l'abri, il se redressa et remis sa ceinture, appuyant frénétiquement sur les boutons de son taxi.

On l'avait énervé.

Ils avaient éveillé le soldat en lui.

Ils avaient éveillé le Phénix.

« Montre-leur qui est le Seigneur des cieux, mon maître. » souffla la voix de l'animal en lui.

- Vous voulez pas la jouer soft, très bien, siffla Marco. Vous voulez la jouer hard, et bien on va la jouer hard… je vais vous montrer ce que c'est de voler, moi, yoi.

Et il plongea. Son passager se retrouva plaquer sur la vitre. Il remercia mentalement le fait que sa tête soit bien placée, parce qu'on pouvait pas dire que la tenue de bandelettes blanches soit parfaite pour le recouvrir totalement, et se mettre à bander durant une course-poursuite n'était pas l'idéal.

- Si on atteint la Brume, ça ira ! lui dit Marco.

Il continua son plongeon en esquivant agilement les moindres véhicules.

- Si on l'atteint… souffla-t-il pour lui-même.

La brume devenait de plus en plus proche…

Ça y est, ils y étaient…


Caché derrière un néon rouge flamboyant, dans le brouillard, le moteur éteint, Marco soupira. Il retint un rire nerveux, alors que l'adrénaline commençait à redescendre. Il y a longtemps qu'il n'avait pas vécu une telle course-poursuite.

- On va attendre que les choses se calment, si tu n'y vois pas d'inconvénient, yoi.

Pas de réponse.

- Oi !

Marco se retourna de son mieux, mais pas possible de voir grand-chose dans sa position. Il pouvait néanmoins voir que son passager ne répondait pas. Il réfléchit rapidement et appuya sur un bouton pour faire descendre la vitre entre eux. Il se détacha rapidement et avec souplesse, malgré la position verticale de la voiture (côté conducteur vers le haut), il se glissa en jurant doucement dans l'habitacle.

Il s'accroupit près du brun dans la lumière rouge du néon, et lui caressa doucement le visage, le réveillant.

- Tout va bien ? demanda Marco d'une voix douce.

Le jeune homme articula difficilement un mot…

- Prêtre

Marco eut un rire nerveux.

- Après avoir vu un médecin, tout ira mieux, lui assura-t-il.

- Vito… Cornelius.

- Nani ?

- Prêtre

Et le brun perdit connaissance.


Le prêtre Vito Cornelius avait passé une mauvaise journée. Quand il ouvrit sa porte pour voir ce blond à tête d'ananas avec un garçon légèrement vêtu dans ses bras, il se dit que ça ne faisait que continuer.

- Je cherche un prêtre, yoi.

- Les mariages gays, c'est en dessous. Félicitations.

Et il referma la porte.

Marco resta un instant sans voix, mais le poids dans le creux de ses bras lui rappela ses priorités. Il ouvrit la porte d'un coup de pied et entra en disant :

- C'est un client. Il cherche le Père Cornelius. D'après l'annuaire, il vit ici, yoi.

Il s'immobilisa dans le salon et se tourna vers le prêtre.

- C'est moi, mais je ne connais pas ce jeune homme, lui dit le vieil homme.

- Personne ne sait qui c'est. Pas de fiche, ni de papier, juste deux tatouages. Un dans la nuque et un sur le bras.

Marco s'aida de son genou pour arranger le jeune homme inconscient dans ses bras, et attraper le bras tatoué.

- Tatouages ?

Avec curiosité, il se rapprocha en sortant ses lunettes. Il regarda d'abord celui sur la nuque. Le signe de la Pierre du feu.

Étrange, mais pas inexplicable.

Il regarda ensuite le poignet, et vit les symboles des quatre éléments tatoués sur la chair.

Il laissa retomber le bras et regarda d'un air choqué Marco, bégayant quelque chose :

- Le Cin-in-in-cinquième… Elément.

Et bam !

Il tomba à la renverse, inconscient.

Avec un soupir et une injure à Kami-sama, Marco prit conscience d'une chose…

- Blamenco va me tuer, yoi.

Il posa le jeune homme quelque part et s'occupa du prêtre qu'il jeta dans un fauteuil pour le ranimer à coup de claques.

Le vieillard ouvrit les yeux et le regarda avec perplexité.

- Qui êtes-vous ?

- J'ai amené le mec. Le brun.

Et il montra le jeune homme sur le canapé.

Le prêtre se leva d'un bond et s'en approcha rapidement.

- Il m'est tombé dessus en pleine rue, et parlait une langue bizarre, yoi.

- Elle n'est pas bizarre, elle est divine ! s'indigna le prêtre. C'est la langue des anciens !

- Très bien, fit Marco en se frottant le crâne, ignorant le reste des paroles du prêtre.

C'est là que l'homme constata quelque chose.

- C'est un homme !

- Non vraiment, yoi, commenta sarcastiquement Marco.

Il regarda le jeune homme inconscient, puis Marco, se mordant nerveusement un pouce, avant de rire.

- C'est un miracle, souffla-t-il.

- Qu'il ne soit pas mort… compléta l'homme.

- Réveillez-le, mais doucement, fit le prêtre. Parce que cet homme, est le trésor de l'humanité… Il… il… il est parfait !

Et sur ces mots, il prit la fuite dans une pièce de son appartement, laissant un Marco confus.

- Parfait… répéta-t-il.

Il s'assit au bord de la couche et lui caressa doucement le visage de sa main, lui parlant doucement.

Pas grand succès.

Il regarda nerveusement autour de lui, mais personne ne venait.

Il allait regretter ce qu'il allait faire, mais c'était trop tentant…

Lentement, avec hésitation, il se pencha sur le jeune homme inconscient et l'embrassa.

Le bruit contre sa tempe lui assura que le brun était bien éveillé et de mauvaise humeur, puisqu'il était en train de lui plaquer sur le côté du crâne sa propre arme.

- T'as raison, j'aurais pas dû. J'ai eu tort, yoi, s'excusa Marco.

Pas qu'il avait peur de se prendre une balle dans le cerveau, mais il aimerait éviter qu'on réalise qu'il n'était plus tout à fait humain. Même si les extra-terrestres étaient monnaie courante, les humains étaient censés crever quand on leur foutait une balle entre les deux yeux, et Marco n'entrait plus dans cette catégorie.

Lentement, ils se levèrent, et le brun l'engueula, toujours en le menaçant de son arme, avant de prendre un peu de distance.

- Tu te souviens de moi, depuis le taxi, yoi ? demanda Marco avec espoir.

Pas de réponse.

- Badaboum ? tenta le blond. Bing badaboum ?

- Boum ? fit le brun, montrant qu'il se souvenait de ça.

- Boum-bing-badaboum-taxi ! Je suis le gars du taxi.

Et il lui montra sa carte de visite qu'il tira d'une de ses poches. Il la tendit à bout de bras au garçon qui le menaçait.

- Marco Fushisho, se présenta-t-il. Marco. Tu comprends, yoi ? Tiens. Prends-le. Appelle-moi quand tu sauras parler anglais ou japonais. Au choix, yoi.

Il le taquina un instant en l'empêchant de prendre la carte, avant de le laisser la prendre en le sentant sur le point d'appuyer sur la détente.

- C'est quoi ton nom ? tenta Marco.

Message non compris.

- Toi, retenta Marco.

Il se montra de la main en disant :

- Marco…

Et il montra le brun, attendant une réponse.

Elle vint, mais il comprit que dalle, surtout que le nom faisait trois mètres de long.

Ne pas désespérer…

- Bien, fit Marco avec un sourire. Tout ça, c'est ton nom, yoi ? T'as pas… euh… plus court ?

Il expliqua plus précisément son propos en répétant les sons qu'il avait saisi dans le nom du mec et un petit bruit, avant de montrer ce qu'il entendait par plus court avec ses mains.

Message bien reçu.

- Eisu... fit d'une petite voix le jeune homme.

La prononciation japonaise d'Ace…

- Ace, répéta Marco, appréciant le nom sur sa langue.

Cela tira un petit sourire à 'Ace'.

Le prêtre débarqua à cet instant, dans une tenue rouge et grise démontrant en relief les mêmes symboles que sur le tatouage d'Ace. Il était avec son assistant. Tous deux paniquèrent quand ils se retrouvèrent en joue.

Mais Ace eut un rire à la fois nerveux et rassuré.

Le prêtre fouilla ses manches et sortit une étrange clef dorée qu'il montra au jeune homme.

- Mon père, vous êtes certain que c'est l'Être Suprême ? demanda l'assistant du religieux.

- Absolument, assura Cornelius.

- Vieille connaissance ? demanda Marco.

Il voulut s'approcher mais il se retrouva de nouveau en joue.

- T'as raison, dit-il à Ace.

Il se tourna vers le prêtre et lui dit :

- Vous pourriez lui dire de me rendre mon flingue.

- Quel est votre nom ? demanda le prêtre.

- Marco Fushisho.

- Merci pour votre aide, monsieur Fushisho, fit le vieillard en le prenant brutalement par le bras et l'escortant à la porte. Mais maintenant, il doit se reposer, il a fait un looong voyage.

- Merci, je sais, j'étais à l'atterrissage, yoi, fit Marco.

Il se retrouva seul dans le couloir, mais se précipita vers la porte avant qu'elle ne se referme.

Il rouvrit la porte et lui dit :

- Pas que j'ai compris le reste, mais c'est quoi, « ekto gamat » ?

- Eh bien… euh, c'est « jamais sans ma permission ».

- Je m'en doutais, yoi.


Marco regarda sa carcasse de voiture et soupira. Il ouvrit la porte, enclencha deux trois boutons et ressortit. Rapidement, la voiture quitta le garage et se glissa dans la brume, avec une programmation qui la ferait s'autodétruire rapidement.

Il se trouverait une voiture neuve.

Marco s'avança au bord du vide, les mains dans les poches. Habituellement, il étendait ses ailes seulement quand il était certain que personne ne le verrait, mais là, il n'avait pas trop le choix. Sans peur, il étendit ses bras et sauta dans le vide. Dans sa chute, il se recouvrit rapidement de flammes bleutées alors que son corps se changeait.

Bientôt, ce n'était plus qu'un immense Phénix de flammes bleues qui se propulsa dans le ciel, produit de recherches top secrètes de l'armée. Il fit sa route dans la brume jusqu'à chez lui, puis remonta jusqu'au niveau de son garage qu'il ouvrit en appuyant sur un bouton extérieur d'une de ses serres. Il se glissa sous la porte en taule et la referma derrière lui, avant de reprendre forme humaine en soupirant.

Il se frotta le crâne en marmonnant pour lui-même :

- J'aurais pas dû l'embrasser.

Quand il ouvrit la porte de chez lui, Mangetsu devant l'aquarium l'accueillit en miaulant, juste au moment où son téléphone se mettait à sonner.

- Et merde, j'ai oublié de t'acheter à manger, yoi, se remémora le blond en entrant.

Il referma la porte et proposa d'appeler Thatch pour se faire pardonner, avant d'engueuler son téléphone qu'il décrocha dès qu'il le trouva.

- Nani ?! grogna Marco en le mettant à l'oreille.

« J'ai attendu toute la journée. »

Ouch, Blamenco était de mauvaise humeur.

« Où est le taxi ? »

- Il est impeccable, il ronronne comme un chaton, yoi, assura Marco.

Ce sera le cas quand il en trouverait un neuf.

« Impeccable ? Je te connais, c'est pas dans ton vocabulaire. Laisse-moi deviner, tu as dû le détruire ? Dis tout à ton pote Blamenco. Comment t'en es arrivé là.»

Marco se laissa tomber sur son lit en soupirant.

- Blamenco, coupa Marco. J'allais chez toi quand un boulot m'est tombé dessus. Une belle course, irrésistible… ça a fait rugir le Phénix.

« Hmm, comprit Blamenco. Quel genre de course c'était pour que le Phénix réagisse ? »

Marco resta un instant perdu dans ses pensées, se remémorant les muscles fin du jeune homme, sa peau douce, ses tâches de rousseurs, sa chevelure noire d'encre et ses yeux d'argent. Sa silhouette presque efféminée et pourtant si masculine.

Il se passa une main sur le visage et se laissa tomber sur son lit, où il s'étira un instant avant de passer sa main de libre sous sa nuque.

- Un mètre quatre-vingt cinq… raconta-t-il en regardant le plafond. De longues jambes, la peau douce, des muscles fins mais puissants, yoi… des tâches de rousseur et des yeux d'argent… Enfin, tu sais quoi… parfait

« Hun-hun, je vois… et cette perfection à un nom ? »

Marco ne put s'empêcher de sourire.

- Aye… Ace…

Il souriait comme un idiot devant l'évidence…

Marco Fushisho était amoureux.


(1) Ce titre est réellement utiliser dans le film pour cette scène de poursuite.