Everybody,

Voici le second chapitre de cette fiction. En espérant qu'il vous plaise. Je formule que les personnages ni la moitié de l'histoire –puisqu'elle s'inspire fortement de l'épisode 5x22- ne m'appartient. Encore désolé pour les fautes.

Bonne lecture.


Until you catch me, or I catch you.


Forever - Haim.

Peu après leur petite intercalation, Lisbon n'avait pas vraiment eu le courage d'aller voir son consultant pour lui demander des explications voir même le massacrer à coup de pelle. Elle était justement en train de se demander si elle avait une pelle chez elle. Lorsqu'elle monta dans l'ascenseur du CBI, Jane la regarda assez amusé, comme-ci il n'avait rien fait, comme-ci il ne s'était strictement rien passé entre eux dans une voiture. Lisbon s'apprêtait alors à ouvrir la bouche pour mettre rendre des comptes, quand deux autres officiers montèrent à leur tour dans la boite grise, leur adressant un bref bonjour et l'obligeant à garder ses questions pour elle. Lisbon fulminait. Voir même pire. Elle se passa une main distraite sur ses lèvres, se remémorant ce baiser si furtif et pourtant si présent et envoûtant. Comment avait-il pu oser ? Et pourquoi la regardait-il en souriant ? Oh elle lui collerait bien son poing plâtré dans la figure pour que cela lui fasse encore plus mal. Lorsqu'ils arrivèrent à leur étage, chacun prit une direction différente. Ce que Lisbon souhaitait le plus en ce moment-même était de s'arracher à la présence de Patrick Jane, c'est donc pour cela qu'elle prit la direction de son bureau. Elle s'installa sur son siège d'une manière assez brutale, cognant son poignet plâtré contre la table ce qui lui arracha un cri. Elle songea qu'à ce rythme-là, elle ne l'enlèverai jamais. Une tonne de paperasse se tenait pile devant son nez, ce qui lui arracha une autre grimace. Elle venait d'embrasser Patrick Jane et songer à autre chose qu'à ses lèvres n'allait pas être une partie de plaisir. Comment pouvait-on haïr et désirer une même personne à la fois ? C'était une énigme à laquelle elle ne voulait pas connaitre la réponse. Elle s'empara du premier dossier et envoya Jane au diable.

« L'assistante de l'hôtel… innocente. »

Lisbon releva la tête si vite qu'elle se rendit soudain compte qu'elle n'aurait pas dû le faire car elle aurait pu reconnaitre ce timbre de voix entre mille. La tête de Jane venait d'apparaître juste à côté de la porte de son bureau. Elle jeta un bref coup d'œil à son horloge et constata qu'elle n'avait travaillé qu'une demi-heure. Il l'avait embrassé et il osait s'adresser à elle comme si rien ne s'était passé. Comment faisait-il ? Il fallait à tout prix qu'il lui donne son secret. Elle se contenta de le regarder simplement, attendant qu'il continue à lui raconter ce qu'il savait.

« Mais révélatrice. Nous devons retourner à Carson Springs. »

Oh non. Reprendre la route avec Jane. Se retrouver seule avec lui encore une fois. Soit elle prenait le taureau par les cornes et elle lui collait son poing, soit elle lui demandait des explications, soit elle le suppliait de ne plus l'embrasser –ou elle le suppliait du contraire- ou alors elle lui avouait tout. Mais vraiment tout. Après tout, elle n'en était plus à sa première corrida. Elle le regarda avec de grands yeux avant de lui répondre par un simple « Okay. » qui fit apparaître une moue septique sur le visage de Patrick Jane. Durant un assez long trajet, ni lui ni elle ne pipèrent mot. Jane la connaissait à la perfection et il savait que si jamais il osait faire le moindre commentaire à sa partenaire, cela se retournerait tout particulièrement contre lui. Ils rentrèrent ensuite dans un bâtiment pour expliquer à une femme leur plan, ou du moins celui de Jane, pour retrouver le kidnappeur de Cathlyn Barlow. Il suffisait de faire croire aux deux principaux suspects que Cathlyn avait été retrouvé pour voir qui viendrait la chercher. Celui qui ne se présenterait pas, serait alors le kidnappeur voir le meurtrier car il saurait déjà où se trouve l'enfant. Ils décidèrent après cela de retourner à la voiture de Lisbon pour attendre. Ce fut un moment crucial pour Lisbon qui jugea ce moment opportun pour parler à Jane à propos de ce qu'il c'était passé. Elle entreprit d'ouvrir la bouche alors que Jane en faisait de même.

« Écoutez… »

« Vous savez, j'ai beaucoup réfléchis… »

Ils se regardèrent assez gênés durant un bref instant avant que Lisbon ne décide à lui répondre que ce fut aussi le cas pour elle. Le cœur de la jeune femme battait à tout rompre dans sa poitrine. Elle ne savait plus vraiment ce qu'elle devait lui dire ce qui la choqua particulièrement car elle avait toujours eut une très bonne répartie et savait principalement toujours quoi dire. Jane reprit alors la parole.

« Vous en premier. »

C'était plutôt plus par curiosité que par pure courtoisie. Lisbon déposa alors son regard partout ailleurs sauf sur son consultant. Elle ne pouvait plus faire marche arrière désormais.

« Je ne peux pas travailler comme ça… »

Mais Jane la coupa court.

« Non, pardon, incorrect. Moi en premier. Sean avait raison. J'ai été réservé et manipulateur et… »

Lisbon inspira un grand coup et tourna sa tête vers lui. Elle s'attendait à tout moment à … À quoi s'attendait-elle exactement ? À une déclaration d'amour ? Non absolument pas. Le jour où Patrick Jane avouerait ses sentiments –s'il en avait- elle deviendrait le garde du corps du président des États-Unis. Cependant, elle retint sa respiration, ne pouvant plus s'empêcher de le quitter des yeux.

« Je vais vous dire les sept noms de la liste mais vous devez me promettre que vous ne les direz à aucune autre âme vivante. Personne. »

« Bien. Mais comment vais-je pouvoir les mettre sous surveillance et enquêter sur eux, si je ne peux raconter à personne du CBI qui ils sont ? »

« Vous ne pouvez pas. »

« Mais je n'ai pas… »

« Personne. Spécialement à ceux du CBI. »

« Pourquoi ? »

« Parce qu'un des noms de cette liste est Gale Bertram. »

Lisbon tomba des nues. Son patron comme potentiel personnage susceptible d'être Red John ? Non impossible. Et pourtant…depuis qu'elle travaillait avec Jane elle devait admettre que rien n'était impossible. Elle soupira. Jane avait raison, comment allait-elle le regarder en face sans s'imaginer le pire à propos de Red John ?

« Oh mon Dieu. Comment vais-je pouvoir le regarder en face ? »

Jane roula des yeux. Lisbon était décidément trop prévisible. Il savait aussi parfaitement ce qu'elle voulait lui dire depuis le début. Il avait juste repoussé le moment où ils devraient aborder le sujet.

« Écoutez Lisbon, à propos de ce qu'à dis Barlow à propos de vos sentiments… Vous n'avez pas démentis ses dires, j'en conclus qu'ils sont vrais… ? »

C'était bien tout Jane. C'était juste un truc pour voir si Lisbon allait se défiler ou si au contraire elle allait se braquer ou tout lui révéler. Elle ne pouvait plus se cacher maintenant. À quoi bon ?

« Comme si vous n'étiez pas déjà au courant… »

Lisbon s'était remise à regarder partout où elle pouvait. Partout où Jane et sa chevelure blonde n'était pas. Ses mains crispées sur le volant démontraient sa nervosité. Et évidemment, il était très facile pour Jane de décrypter tous ces codes. Il ne la quittait pas des yeux. Bien sûr qu'il le savait. Depuis longtemps même. Il avait eu les premiers soupçons, le jour où quelqu'un l'avait noyé dans un lac et ou Lisbon s'était mise à prier, sa croix entre ses mains, pour qu'il ne meurt pas. Puis ses soupçons s'étaient confirmés avec le temps, suite à son aventure avec Lorelei Martins et la réaction de Lisbon à ce sujet-là. Il préféra ignorer complétement sa réplique.

« Et je sais aussi pertinemment que c'est quelque chose qui pourrait devenir très perturbant dans notre collaboration. Et je ne veux pas vous perdre Lisbon. »

Il se sentait quelque peu égoïste. Il aurait du tout lui dire à son tour mais il ne s'en sentait pas vraiment capable. Lui avouer que lui aussi il… ? Sûrement pas. Il ne souhaitait pas la mettre mal à l'aise. Au contraire. Elle le fuyait déjà du regard et il se refusait à s'avouer quoique ce soit à lui-même.

« Je ne sais pas quoi vous répondre Jane. C'est vous qui m'aviez embrassé tout à l'heure. »

Elle s'était résolue à le regarder. Elle ne pouvait plus le fuir encore longtemps. Elle n'en avait pas vraiment envie et elle ne pourrait pas le fuir éternellement non plus. C'était déjà bien trop tard. Elle le vit hocher des épaules.

« Certes. Et ça n'a fait que confirmer ce que je soupçonnais déjà. »

Évidemment. Lisbon soupira. Cette conversation ne menait nulle part. Elle haïssait Sean Barlow et elle haïssait encore plus Jane. Comment pouvait-il rester de marbre face à cette conversation ? Il continua alors d'une voix peu assurée.

« Et je le regrette si cela vous peut vous aider. »

« M'aidez en quoi exactement ? »

Jane s'avoua vaincu. Il n'en avait pas la moindre idée. Il avait adoré embrasser Lisbon. Toucher son visage, sentir le contact de ses lèvres contre les siennes. Il avait très envie de recommencer mais il ne devait pas. Ne pouvait pas. Il haïssait les contradictions et il en représentait une à lui tout seul. Il la sentait si déboussolée que cela lui faisait mal au cœur.

« Peu importe Jane. De toute façon… »

« Notre suspect est là. »

« Quoi ? »

Il ne lui répondit pas que déjà il sortait précipitamment de la voiture. Oh elle détestait quand il faisait cela et la laissait en plan, les mots en travers de la gorge. Elle allait vraiment finir par l'étriper. Jane était au courant de son secret et après ? Cela n'avait rien arrangé du tout, qu'il le sache ou non, elle était dans de beaux draps, même s'il prétendait faire comme-ci de rien n'était.


Go Slow - Haim.

Ils avaient réussi à achever l'enquête et à trouver la véritable coupable qui avait kidnapper Cathlyn Barlow, une fois de plus grâce à Jane. Celle-ci avait d'ailleurs décidé d'avouer qu'elle connaissait Red John et qu'elle avait un objet à lui remettre de sa part. Il s'agissait enfaite d'un CD sur lequel était présent une vidéo dans laquelle Lorelei Martins récitait une lettre à l'adresse de Patrick Jane, lettre écrite par Red John. Une fois encore, il avait un train de plus que lui. Il connaissait les sept noms que Jane avait écrits sur sa liste. Comment l'avait-il su… ? C'était une question qui n'aurait pas sa réponse de si tôt. Lisbon resta presque paralysée sur la chaise du bureau de Jane face à l'ordinateur portable. Elle avait remarqué que son lit n'était pas fait et elle se demanda si cela l'embêterait qu'elle s'y couche quelques instants. Elle venait à peine de découvrir les noms et elle les connaissait tous. Jamais elles ne les auraient soupçonnés. D'autant plus qu'à la fin de la lettre, Red John menaçait de recommencer à tuer avec une certaine fréquence jusqu'à ce qu'ils l'attrape ou jusqu'à ce qu'il attrape Jane car selon lui, il avait changé les règles du jeu. Bon Dieu, elle se demanda ce qu'ils allaient faire désormais. Jane se rapprocha d'elle, appuya sur un bouton de l'ordinateur portable qui trônait sur le modeste bureau et en sorti le CD, puis il le regarda quelques instants avant de complétement l'écraser dans sa main. Il le brisa avec une telle force et si inespérément que Lisbon sursauta, puis le tableau qui s'offrit à elle lui déchira le cœur. Jane s'était tourné vers la fenêtre et semblait perdu. Tourmenté par plus d'une question sans réponse. Comme d'habitude. Lisbon se leva alors doucement et se rapprocha de lui, avant de placer une main sur son bras.

« Jane, je suis désolé… »

Après tout, comment ne pas l'être ? Jane ferma les yeux et posa sa main contre celle de la jeune femme. Sa présence l'apaisait et il était heureux d'un certain côté qu'elle soit montée le voir. Ainsi il n'était pas vraiment seul. Elle le força alors à se tourner vers elle. Il ouvrit les yeux et sa détresse la frappa de plein fouet. Sa main était toujours emprisonnée dans celle de Jane mais elle n'y prêtait plus attention. Seul comptait cette détresse qui consumait peu à peu son consultant. Cet homme qui ne possédait rien, avait tout perdu et qui aujourd'hui encore se rendait compte qu'il ne savait rien. Ou s'il savait quelque chose, savait parfaitement le dissimuler. Elle voulait lui demander comment. Comment Red John avait-il su, avait-il pu ? Mais elle doutait très franchement que Jane ait connaissance des réponses à ses questions qui étaient plutôt rhétoriques.

« Nous y arriverons Jane, je vous le promets. Un jour, nous… »

« Un jour est un bien grand mot, Lisbon. »

« Mais c'est tout ce que nous avons pour le moment. »

Jane baissa les yeux vers Lisbon. Il se sentait mal, très mal. Mais elle était toujours là, elle, Teresa Lisbon. Son regard passa de ses yeux à son nez puis ses lèvres. Il y avait déjà gouté et malgré la situation, mourrait d'envie de recommencer. Il passa alors un bras derrière le dos de la jeune femme qui interpréta ce geste comme une tentative désespérée de la serrer dans ses bras. Mais c'était bien plus que ça. C'était l'union de deux corps solitaires qui recherchaient malgré eux des réponses. Elle s'agrippa alors à lui comme-ci sa vie en dépendait. Elle ne quittait pas ses yeux bleus. Elle ne quittait pas leur détresse. Elle s'humecta alors les lèvres pressentant ce qui pourrait arriver. Et justement, la tête de Jane descendait lentement vers la sienne…


2/6