Parce que ça me déchirait le cœur que l'histoire se termine ainsi et aussi, parce que quelqu'un m'a gentiment fait remarquer que ce pourrait également être la fin de la série. Je ne pouvais pas supporter l'idée, j'avais besoin de la modifier pour me laisser un brin d'espoir et le goût de continuer à suivre cette série qui m'a subjugué. Mais aussi, parce que j'ai eu envie de me faire plaisir. Je suis toute seule, perdue dans les grands froids, et je m'ennuie horriblement de ma vie d'avant. De mes amis peut-être plus qu'autre chose. De l'attraction d'une ville et des activités qu'elle propose. Et aussi, parce que j'avais envie de m'offrir cette histoire pour mon anniversaire. Elle ne vous plaira peut-être pas, mais je n'ai pas écrit pour les lecteurs qui demandaient une suite. J'ai écris pour moi, simplement pour moi, et je me suis mise d'accord pour partager cette suite avec vous. Libre à vous de la lire ou non, elle est totalement indépendante de la première partie dont la fin me semblait crédible et « insérable » dans la série. Enfin, bonne lecture à ceux qui poursuivront, je ne tiens pas rancœur aux autres.
Pairing : Damon/Elena/Stefan
Disclaimer : Rien ne m'appartient, tout est à J.K. Rowling
Rating : M
Note aux lecteurs anonymes
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Flot d'amour, un seul cœur (Deuxième partie)
Il l'avait sentit bouger contre lui et, sans ouvrir les yeux, l'avait libéré de son étreinte. Il avait sentit le matelas bouger, puis le drap se relever, laissant l'air froid le gagner. Il l'avait entendu marcher et quitter la chambre. Maintenant, il entendait ses sanglots et hésitait à aller la consoler. Une fois encore.
Elle n'était pas totalement heureuse avec lui et il en avait conscience. Il se doutait aussi pourquoi, se rappelant sa déclaration de quelques mois plus tôt. Il n'était pas aveugle, non plus, il voyait bien les fréquents coups d'œil qu'elle lançait vers ce qui avait été la chambre de Damon. Il n'était également pas stupide et savait qu'elle avait subtilisé l'un des chandails de son frère, chandail qu'elle gardait caché sous son oreiller.
Il savait donc que malgré tous les « je t'aime » qu'elle lui susurrait jour après jour, elle n'était pas entièrement heureuse avec lui et que Damon lui manquait. Le problème, c'est qu'il était amoureux d'elle et qu'il refusait de la laisser partir dans les bras d'un autre. Surtout ceux de Damon. Il connaissait son frère et, s'il était loyal en amour, il pouvait aussi lui faire du mal. Alors non, il ne la laisserait pas aller se détruire entre les bras d'un psychopathe.
Il dut attendre une quinzaine de minutes avant que cessent les sanglots et qu'Elena revienne dans la chambre. Il entendit le claquement que fit la porte lorsqu'elle la referma. Le plancher usé craqua sous ses poids. Le matelas se creusa lorsqu'elle s'y assit et la lumière se fit lorsqu'elle s'y étendit. Elle se laissa rouler sur le côté, faisant face à son copain. Il la regardait, relevé sur un coude. Elle s'obligea à sourire, mais elle savait qu'elle devait avoir les yeux rouges et le visage bouffit.
-Je t'ai réveillé? Excuse-moi, j'ai été à la salle de bain.
Son regard la transperça, comme s'il cherchait à la sonder. D'un coup, elle se sentit mal à l'aise. Elle se tortilla entre les draps. Elle se rapprocha de lui et enfouie son visage contre son torse. Elle eut à peine le temps de sentir la chaleur qu'il dégageait qu'il l'écarta. Elle lui offrit un visage remplit d'incompréhension auquel il répondit par son traditionnel plissement de front.
-Je croyais que l'honnêteté et la confiance étaient choses importantes pour toi.
Sa voix était différente de d'habitude. Pas froide, pas emplie de reproches non plus. Mais elle n'y entendait pas l'amour et la douceur qui lui était familière. Elle était juste cassée.
-Stefan?
-Arrête de me mentir, Elena. Je sais que tu es triste et que bien des nuits tu te lèves pour pleurer. Je connais tes regards et je sais aussi que tu ressens un vide juste là.
Sa main s'était approché de sa poitrine et avait trouvé son cœur. Elle avait eu un mouvement de recule, surprise, mais posa une main sur la sienne pour éviter qu'il la retire. Il pouvait sentir les battements affolés de son cœur et les entendre raisonner dans ses oreilles. Sa peur était la sienne, sa douleur le submergeait un peu plus à chaque fois qu'il prononçait un mot. Il s'obligea à en prononcer d'autres, il s'était déjà engagé trop loin sur ce chemin pour reculer.
-J'ai vécu ce vide moi aussi, Elena. Après Katherine. J'ai mis des décennies à m'en remettre. Tu ne veux pas passer ta vie entière à souffrir d'une erreur de jeunesse.
Ses yeux étaient grands ouverts, elle n'arrivait plus à battre des paupières. Ses mots l'ensorcelaient. Le temps s'était arrêté autour d'elle comme si en quelques mots bien placés son corps entier était devenu de marbre. Il avait touché juste et c'est ce qui l'effrayait. Elle ne sentait même pas ses doigts qui caressaient sa poitrine, là où se tenait son cœur, lequel se fracassait en elle dans des battements sourds qui lui donnait envie de perdre la tête.
Et soudain, le temps se remit en route et la tempête éclata. Se fut d'Abord sa mâchoire qui se mit à trembler, puis sa gorge qui s'obstrua l'empêchant de respirer. Ses yeux s'embuèrent, le flot de larmes n'allait pas tarder à suivre. De nouveau, elle voulut cacher son visage contre le torse de Stefan, dans cette contrée si rassurante qui lui donnait l'impression d'être protégée contre les pires malheurs. Cette fois encore, il la repoussa, saisissant entre son pouce et son index son menton tremblotant. Il entendait ses dents claquer ensemble, les siennes se serrèrent. Il maudissait Damon : il n'était même pas là et il lui faisait mal. Il l'obligea à le regarder, mais elle ne le voyait pas, elle ne voyait que le reflet de ses larmes.
-Parle-moi, Elena. Je veux être là pour toi et t'aider à taire ta souffrance. Mais il faut que tu me parles, Elena, il faut que tu arrêtes de tout garder en toi et que tu me fasses confiance.
Elle hocha la tête pour acquiescer, mais elle n'en fut point capable. Elle se perdit en gémissements et en sanglots bruyants. Son corps d'abord secoué par des tremblements, fut très vite prit de convulsions. Il sut alors qu'il n'obtiendrait rien d'elle tant qu'elle ne se serait pas calmée. Dans un soupir résigné, il l'attira contre lui, embrassant et caressant ses cheveux. Il ne se sentait pas le cœur à lui susurrer des mots doux et réconfortants à l'oreille.
Le soleil se levait lorsqu'il réussit à l'apaiser, épuisée par sa nuit, elle s'était endormie. Il l'était lui aussi, mais les dernières heures lui avait donné de quoi réfléchir. Sa décision était prise. Prenant garde à ne pas la réveiller, il la détacha de lui et se leva. Après avoir enfilé un pantalon, il quitta la chambre son téléphone à la main. Il allait certainement regretter le geste qu'il s'apprêtait à commettre, mais le sourire sincère d'Elena lui manquait affreusement…
Elle était assise à la table de la cuisine, tentant d'Avaler le bol de céréale que Stefan lui avait mis sous le nez. Sa bouche était pâteuse, et ses tripes étaient bizarrement tordues lui donnant envie de recracher tout ce qu'elle réussissait à avaler. Stefan était assis devant elle les mains jointes en prière. Il ne cessait de jeter des coups d'œil à a vieille horloge. Il la rendait nerveuse.
-Bon sang, Stefan! Qu'est-ce que tu as? Tu me rends dingue à regarder l'horloge comme ça!
Il ne lui répondit pas. À la place, elle entendit la porte principale du manoir s'ouvrir et se refermer. Elle n'entendit aucun pas, seulement une voix à son oreille alors que des mains se frayaient un chemin pour trouver leur place sur ses hanches.
-Alors ma belle, il parait que je t'ai manqué?
Stefan la vit pâlir, il n'y avait plus aucune trace de rouge sur ses joues. À croire qu'elle avait entendu une voix revenue d'entre les morts. Mais c'était ce qu'il était pour elle, non? Un mort. Il lui avait fait la promesse qu'ils ne se reverraient plus avant qu'elle oublie son nom et il surgissait de nulle part. Quand le plus jeune des Salvatore vit sa lèvre inférieure commencer à trembler, il eut peur qu'elle sombre dans une nouvelle crise. Il ne voulait pas revivre l'enfer de la nuit dernière. Ses yeux supplièrent Damon qui ne le regardait même pas. Il avait pensé faire le bon choix et savait pourtant qu'il aurait à le regretter. Était-ce déjà le cas ?
-J'ai rompu ma promesse, mais tu t'en prendras à Stefan pour ça. QU'est-ce qui se passe, Elena, tu ne me sautes pas dans les bras? Tu ne m'embrasses pas? Hum… Honte à toi, tu insultes ma divine présence!
Néanmoins, il glissa son nez dans ses cheveux, frôla sa tempe et termina sa course en posant ses lèvres sur sa joue. Une joue si froide que s'il n'avait pas entendu battre son cœur, il aurait cru qu'elle appartenait à un vampire. Que c'était la raison pour laquelle il était ici.
Il croisa le regard inquiet de son petit frère, et s'écarta de cette femme dont il s'était malgré lui éprit. Lentement, il tourna vers lui la chaise sur laquelle elle se tenait.
-Oh!
Il sursauta en découvrant un visage ravagé par la peur et les larmes.
-Eh! Souffla-t-il en glissant une main dans ses cheveux. Eh! Ne pleure pas, j'ai horreur des larmes.
Dans un geste maladroit, il la prit dans ses bras. Par-dessus sa tête, sur laquelle il avait posé son menton, il vit son frère détourner le regard et quitter la pièce. Damon ne se sentait pas mal, pas plus qu'il éprouvait de remords à serrer contre lui la copine de son frère. C'était lui qui l'avait appelé, le suppliant de revenir sous prétexte qu'Elena supportait mal son absence. Il comprenait la douleur qui devait l'habiter, lui-même l'avait éprouvé, mais il devrait supporter la souffrance qu'engendraient ses actes comme lui l'avait fait.
-Pourquoi tu es là, Damon? Tu veux me rappeler que je suis tombée amoureuse de toi et ensuite m'abandonner à nouveau à Stefan? C'est ça ton truc, enh? Tu te plais à me faire souffrir? Je te déteste, Damon! Il n'y a rien de bon en toi, je me suis trompée…
Elle se débattit pour sortir de son étreinte, mais il la resserra, la gardant prisonnière. Il plaça son visage à la hauteur du sien et l'obligea à le regarder dans les yeux.
-Je suis parti parce que tu ne voulais ni de moi ni de Stefan et que tu te faisais du mal à nous rejeter. Je suis revenu parce que visiblement tu te fais plus de mal en étant loin de moi. Alors non, je ne t'abandonnerai pas encore, tu as besoin de quelqu'un pour te surveiller et mon idiot de frère ne suffit apparemment pas à la tâche.
Elle voulut protester, mais il fut plus rapide.
-Je t'aime, Elena.
Dans l'ombre du couloir qui menait à la cuisine, Stefan Salvatore regardait son frère embrasser la femme qu'il aimait. Il entendit son rire et avala de travers. S'il avait pu, son cœur aurait certainement raté quelques battements. Il n'était pas celui qui suffirait à son bonheur, Damon, aussi psychopathe puisse-t-il être, l'était. Cette conclusion se perdit dans sa tête alors qu'il se détournait d'une scène qu'il aurait préféré ne jamais avoir eu à faire naître…
Si vous faites partie de ceux qui ne pourrait supporter une fin où Damon abandonne définitivement Elena aux bras de Stefan, levez la main! (et comme je ne peux pas vous voir, reviewez pour me le signaler!)
