- Est-elle en vie ?
- Oui, je sens un pouls, et j'entends sa respiration
Dean ferme les yeux une seconde et respire. Il les rouvre et se met à courir : - Restez avec elle ! Je le chope.
Fin décroche sa radio pour appeler une ambulance.
Dean rattrape le fuyard, il l'accule dans un cul de sac. L'homme le menace avec son flingue, mais Dean, lui aussi pistolet en main avance toujours, sans un mot, le regard noir.
- N'avancez pas ! Je vais tirer…. Vous avez vu, je peux le faire… comme sur la flicquette…
Le gars est paniqué à mort. Dean continue d'avancer au même pas.
- Tu n'aurais pas dû faire ça ! Maintenant j'ai très envie de te buter. Et tous les droits pour le faire
- Non…non… arrêtez
Le mec lâche son arme. Dean sourit méchamment. Fin arrive. Dean se retourne et lui dit : - Embarquez-moi ça !
Fin s'approche et menotte leur suspect, et lui récite ses droits.
D ========================================================================== O
Derrière la vitre noire de la salle d'interrogatoire, Cragen observe. Olivia arrive, le bras en bandoulière.
- Ça va aller ce bras ?
- Oui, c'est juste l'épaule qui a pris. Trois semaines de bureau. Il a avoué ?
- Porter est dessus
Dans la pièce adjacente, Dean est assis face à l'homme, visiblement agité.
- Espèce de pourri, vous allez le payer cher, vous savez ! Si vous me laissez pas sortir tout de suite, j'irais trouver votre famille… votre jolie petite femme… vos gosses. Si vous voyez ce que je veux dire !
Dean reste impassible à le regarder sans montrer une émotion.
Cragen remarque : - Ça fait plus d'une heure. Je sais pas comment il fait pour rester si calme !
Olivia réplique : - Oh ça ? C'est sa marque de fabrique
Dean se décide à parler :
- Vous cherchez à m'effrayer ? Je vais vous montrer la bonne méthode pour effrayer quelqu'un
Il se lève, prend sa chaise qu'il installe contre un mur. Il pose dessus la canette de coca du suspect. Il se rend de l'autre côté de la salle, le plus loin possible de la chaise. De là, il lance avec violence un simple crayon, qui vient se planter dans la canette. Puis il se rapproche du suspect, s'assoit sur le coin de la table, tout près de lui. Il sort son arme qu'il tient dans sa paume. Il passe un doigt de son autre main dessus.
- Vous imaginez ce que je peux faire si je me sers de ça ?
Le suspect vire au blanc instantanément.
- Alors je repose ma question. Cherchez-vous à m'effrayez ou me menacer ?
- Non… non, pas du tout !
- Bien je préfère cela. On est toujours plus à l'aise pour discuter sans menaces dans l'air
- Je dirais tout ce que vous voulez !
- Mais je ne veux que la vérité ! Racontez-moi ce que vous avez fait. En détail.
Cragen soupire : - Il a frôlé le vice de procédure, là !
"==========================================================================="
Quand Dean ressort, il lui lance : - Ça a été chaud mais je suis impressionné Agent Porter. Si vous cherchez d'autres horizons, j'ai une place de disponible
Dean lui sourit : - Ça ne me déplairait pas. - A ce moment, il voit passer Olivia dans le fond du couloir - Mais ça ne va pas être possible Capitaine. Merci de l'offre
Il retourne au bureau où se trouve Olivia.
- Ça va mieux ? - demande-t-il.
- Ouais. Pas grâce à toi. Comme c'est dommage !
- T'insinue quoi, là ?
- Pas moyen de te débarrasser de moi ! C'était pourtant bien tenté !
Il la regarde d'un air choqué, puis soupire :
- Pourquoi tout ce que je fais est toujours mal interprété ?
- Au contraire, c'est parfaitement clair
- Arrête des délires Olivia ! Tu sais bien que jamais je ne chercherais ta mort !
- Pourtant tu fais tout pour !
- Tu voudrais quoi ? Que je t'enferme dans une tour d'ivoire pour te sauvegarder de tout danger ? Je sais fort bien que tu ne pourrais pas le supporter. Alors je ne le fais pas, qu'importe ce que cela me coûte. Je respecte le flic que tu es Olivia, je respecte tes capacités, et par conséquent, je ne t'insulterai pas par du paternalisme mal placé !
Elle ne trouve rien à redire, parce qu'il a raison. Elle n'a jamais supporté qu'un homme la surprotège comme si elle n'était qu'une petite chose fragile, incapable de se défendre, de faire son boulot, comme si elle ne méritait pas d'être flic parce qu'elle est une femme.
Dean s'en va, énervé, mais surtout blessé et triste.
D ================================ O + D ================================= O
- Dean, c'est vrai que tu fais des efforts, et moi je suis imbuvable. Je m'excuse
- Ce n'est rien. C'est oublié
- Oh ?
- Je vois bien que tu es sur les nerfs en ce moment. Tu sais que si tu as besoin, tu peux toujours te confier, parler de ce qui te mine comme ça. Je ne veux que t'aider
- C'est gentil mais…
- Je sais. Je sais que tu n'aimes pas t'épancher, mais je te jure que là, tu en as besoin. Tu es à fleur de peau. J'aime pas te voir à cran comme ça
Elle mit une main devant sa face.
- C'est juste que… cette année a été plutôt dure
- Je m'en doute. Écoutes, si je passais chez toi ce soir, pour que tu puisses te déverser un peu sur mes larges épaules, hein ?
- Murff. Tu as certainement mieux à faire
- Au contraire, c'est la meilleure façon d'occuper mon temps. Si j'arrive à t'apporter, ne serait-ce qu'une minute de réconfort, ça en vaudra la peine. Alors c'est ok ? Je t'apporterai à manger, comme ça tu n'as rien à faire
- Dean… c'est… c'est vraiment gentil ! Après la façon dont je t'ai traité cette semaine..
- Chut ! J'ai dis que c'était oublié. J'arriverai vers 19h, ok ?
- D'acc. Oh, merci Dean
- À ce soir !
Eheheh, se pourrait-il que tout s'arrange? Ou est-ce le calme avant la tempête?
