Bonjour à tous ! Je met en ligne le deuxième chapitre de ma fanfiction Victime du destin ! Je suis vraiment désolée du temps que j'ai mis pour l'écrire, mais ayant mon oral de TPE et mon bac blanc à réviser, je n'ai pas bien eu le temps d'écrire ... J'espère de tout coeur que cela vous plaira, et n'hésitez SURTOUT PAS à poster des reviews pr me donner vos avis (constructifs), car cela me motive vraiment à continuer d'écrire ... Eiweane : Merci pour ta review, je n'ai pas pu y répondre tout de suite, vu que c'est une review "anonyme" ^^.

Bisous à tous et bonne lecture ! :)

Elle avait repris conscience au bout d'une semaine. Les Mangemorts qui l'avaient soignée ni connaissait rien, mais alors strictement rien en médecine. Ils s'étaient contentés de lancer des sorts au petit bonheur la chance sur sa blessure, ce qui l'avait plus infectée qu'autre chose. Malgré les nombreux soins, Hermione était en train de mourir.

Et un jour, elle avait ouvert les yeux. Pendant quelques secondes, elle n'avait pas compris pas ce qui se passait. Elle n'était pas morte ? Il faut dire qu'elle ne se souvenait pas de grand-chose, à part de quelques images d'hommes et de femmes qui se penchait sur elle. Puis, tout lui était revenu en mémoire : les Mangemorts qui l'avaient capturée, sa nuit dans la prison, Voldemort, et l'épée qu'il lui avait enfoncée dans le ventre. A ce souvenir, elle avait touchée en vitesse l'endroit de sa blessure, non sans une certaine appréhension. A sa grande surprise, elle n'avait rien. Sa peau était normale, aucune trace de cicatrice quelconque.

Cela faisait maintenant 2 semaines qu'elle était ici, s'y elle en croyait le calendrier magique qui changeait automatiquement la date avec une petite musique joyeuse (et qui faisait aussi horloge, et station météo). Elle s'était réveillée dans une pièce spacieuse, éclairée. Elle aurait pu apprécier la beauté et la finesse de la décoration si elle n'était pas prisonnière : des murs rose pâle, un parquet beige, un grand lit à baldaquin, un bureau en chêne, et une petite pièce attenante, avec une douche et un toilette. Exactement ses goûts. Assez sobre mais élégant. Elle avait trouvé dans un des tiroirs du bureau, un calepin poussiéreux et des stylos. Alors, tous les jours, elle décrivait ce qu'elle ressentait, pour y voir un peu plus clair. Elle racontait aussi ses longues journées sauf … qu'il n'y avait rien à raconter. En effet, elle n'était pas sortie une seule fois de sa « chambre ». Les jours se suivaient et se ressemblaient : quand elle se réveillait, son petit déjeuner était dans la pièce. Il était assez copieux d'ailleurs. A midi, pareil. Sauf qu'un Mangemort transplanait et repartait aussi vite. Dans un premier temps, elle avait tenté de leur parler, pour connaître la vérité : Pourquoi était-elle en vie ? Elle était sûre d'être passée très très près de la mort, et soudain, elle s'était réveillée, avec sa blessure complètement guérie. Un miracle ? Elle ne croyais pas trop aux anges descendus du ciel. Mais que lui voulait donc Voldemort ? Oui, parce que, pour la garder dans une jolie chambre, avec repas compris, il devait y avoir une bonne explication. Malheureusement, elle n'apprit rien auprès des Mangemorts, qui se contentait de l'ignorer superbement. Elle fut donc lassée d'essayer tous les jours, sans succès, d'attirer leur attention, et se contenta de rester calme, se rendant bien compte de la chance qu'elle avait d'être toujours en vie.

« C'est un véritable cauchemar. Quand est- ce que cela va se terminer ? Déjà deux semaines que je suis ici. Enfermée. Prisonnière. L'écriture est le seul moyen que j'ai trouvé pour brider ma peur, y voir un peu plus clair. »

En ce dimanche de début de mars, Hermione finissait d'écrire dans son journal. Elle n'en pouvait plus .. Toute cette solitude commençait à lui peser. Ces amis lui manquaient tellement .. Ron et sa bonne humeur, Harry et ses problèmes, Ginny et sa vision de la vie tellement .. originale. Et surtout, elle s'ennuyait à mourir ici ! Toute la journée, elle se penchait vers la fenêtre et observait les petites fleurs que le vent courbait, le soleil qui illuminait la pièce, déjà si présent en cette fin d'hiver. Qu'est ce qu'elle n'aurait pas donné pour avoir un bon gros livre ! Elle se déplaça machinalement vers la porte qu'elle essaya d'ouvrir pour la 150ème fois. Toujours, elle était fermée. Bon, c'est vrai qu'en même temps, ils n'allaient pas la laisser gambader dans le manoir.

Elle se laissa tomber sur son lit en soupirant. Le calendrier chanta de sa petite voix aiguë :

- Il est 19H !

Ah, un Mangemort ne va pas tarder à transplaner, se dit-elle.

Quelques secondes plus tard, le craquement se fit entendre. Hermione observa attentivement le nouveau venu. Bizarre, elle ne l'avait jamais vu. Grand, cheveux d'un noir de jais, il devait avoir environ le même âge qu'elle. Dire qu'il allait passer toute sa vie à servir Voldemort ! Habituellement, c'était toujours les mêmes hommes qui lui apportait son repas. Celui ci semblait un peu perdu, jetant des coups d'œil dans toute la pièce, quand il aperçut Hermione. Il la détailla des pieds à la tête et posa le plateau repas. Il s'apprêtait à repartir quand la jeune sorcière décida de tenter sa chance d'en savoir plus, sachant que cela ne se reproduirait pas de sitôt.

- C'est à quoi ? Dit-elle en montrant le bol de soupe sur le plateau.

Le Mangemort se figea.

- Pardon ?

- Le truc que tu viens de m'apporter, ya quoi dedans ?

- Aucune idée. C'est pas moi qui cuisines.

-Ah.

Le jeune sorcier l'observa, méfiant.

-Pourquoi t'es prisonnière ?

Hermione ne s'attendait pas à cette question. Il sortait d'où lui ? Il ne savait pas que c'était la meilleure amie d'Harry Potter et que, même pour cela, elle aurait déjà dû être morte à l'heure qu'il était ? Elle était célèbre quand même !

-Je suis Hermione Granger.

-Heeeeu .. Non, je ne t'ai pas demandé ton prénom mais pourquoi tu es enfermée ici. Pour-quoi toi être en-fer-mée i-ci, Répéta t-il comme s'il s'adressait à un enfant de 2 ans.

-Merci, je ne suis pas débile, répondit la savante sorcière, excédée. Je t'ai dis que j'étais Hermione Granger .. Tu sais la meilleure amie d' Harry Potter.

-Aaaaah. C'est toi. Je ne devrais pas avoir le droit de te parler normalement. Les ordres ont été très clairs.

-Alors pourquoi tu le fais ? Demanda Hermione, suspicieuse.

-Je sais pas. Je suis un peu perdu. Je suis arrivé il y a une semaine et je débute.

-Tu débutes ? On dirait que tu parles d'une carrière, d'un métier ! Ricana t-elle.

-Je n'ai pas trop le choix.

-On a toujours le choix, répliqua Hermione. D'ailleurs, pourquoi personne a le droit de me parler ? C'est une loi universelle ici ou bien elle est valable uniquement pour moi ?

-J'en ai aucune idée. Mais j'ai cru savoir que tu étais très importante pour le Seigneur des Ténèbres, d'où tes bonnes conditions de vie, lança t-il en jetant un regard circulaire à travers la pièce. Bon allez, c'est pas tout, mais faut que j'y aille. A plus !

-Attends, cria Hermione. C'est injuste, tu connais mon prénom mais je ne connais pas le tien ..

A sa grande surprise, le jeune homme lui dit :

-Esteban.

Et il transplana.

Hermione retint un fou rire nerveux. Elle avait rêvé où il lui avait dit « à plus ! » et son prénom ? Comme s'ils étaient dans un contexte propice à se revoir et à se parler ! Esteban n'avait pas trop l'air de se rendre compte où il avait mis les pieds. Il lui avait parlé sans aucune peur des sanctions. Il allait vite déchanter .. Hermione espérait tout de même qu'il ne se fasse pas punir tout de suite, et surtout, qu'il allait revenir la voir : elle aurait au moins une sorte d'allié dans ce maudit château.

Elle se remémora ses paroles : oui, il avait bien affirmé qu'elle allait être utile pour le Seigneur des Ténèbres .. Cette ordure voulait sûrement la garder pour attirer Harry en lui faisant du chantage. Le pire, c'est qu'elle était sûre qu'Harry céderait. Non, non, non, ne pas y penser. Elle s'installa sur son lit avec le plateau repas et dîna.

Alors qu'elle s'apprêtait à aller se coucher (à 20H, vu qu'elle n'avait plus rien à faire), elle entendit la porte s'ouvrir. Elle sauta sur ses pieds, n'ayant plus du tout envie de somnoler.

Elle vit un Mangemort qu'elle connaissait entrer. C'était Igor. Sa y est … Je vais mourir, c'est l'heure, pensa Hermione.

Igor s'approcha d'elle :

- Salut ma belle. Je t'apporte un peu de compagnie.

Hermione fronça les sourcils. De la compagnie ? Sa bouche se tordit en un rictus d'horreur quand elle vit arriver le nouveau venu. Drago Malefoy.

- C'est une blague ?

Drago s'avança. Il avait gardé la même tête : cheveux blonds, petit menton arrogant, mais il avait grandi et s'était étoffé au niveau des épaules. Il paraissait fatigué et nerveux.

- Vous vous connaissez ? Fit Igor avec un sourire sadique.

- Ben tu sais bien, elle était à Poudlard, répliqua Drago, en levant les yeux au ciel.

- Ça n'en sera que plus intéressant .. ricana le Mangemort.

Drago prit un air menaçant :

-Toi ! S'exclama t-il d'une voix forte en montrant Igor du doigt. Tu n'as pas intérêt à te foutre de moi ou tu vas voir … Mon père va ..

-Je te rappelle que c'est à cause de ton père que tu es là, répliqua calmement le vieillard.

-Cela n'aurait pas un rapport avec moi par hasard ? Ne put s'empêcher de dire Hermione avec un grand sourire.

Drago se retourna vivement.

-Toi la sang de Bourbe, tu la fermes ! J'ai toujours pas compris pourquoi ils te gardait en vie … Mon père a juste commis une minuscule erreur, et je ne suis que là pour l'aider à la réparer.

-En faisant quoi ?

-J'en sais rien, mais sa te regarde pas !

Igor s'approcha lentement et se positionna entre eux :

-Si, sa la concerne plus que quiconque. Tu vas t'occuper d'elle.

Les deux jeunes sorciers blêmirent en même temps.

Drago fut le premier à réagir :

-Attends une seconde. J'ai pas trop compris là.. Je vais m'occuper d'elle ?

-Oui, je vais tout t'expliquer en détail, répondit Igor en prenant un air supérieur qui ne lui allait pas du tout. Ton père a fait une grosse erreur en ramenant la Sang de Bourbe au lieu d'Harry Potter. A l'heure qu'il est, il doit être en train de moisir dans les cachots les plus moisis entre deux Endoloris. Tu es sa descendance, donc tu subis les conséquences aussi. Pour une raison inconnue, notre Grand Seigneur des Ténèbres veut garder cette garce en vie, et il faut qu'elle soit nourrie, qu'elle dorme correctement. Il va aussi falloir qu'elle sorte de cette pièce, bref, qu'elle ai une vie normale. Enfin, on se comprend.

Hermione ouvrit de grands yeux, elle ne comprenait vraiment plus rien cette fois. Pourquoi ils ne la relâchaient pas ? Comme ça, elle aurait une vie encore plus normale ! Et qu'est-ce que mijotait Voldemort qui nécessitait de la garder en vie et en bonne santé ? Mais surtout, que venait faire Drago là dedans ? Celui-ci n'avait pas l'air de mieux comprendre qu'elle et le fit savoir :

-Oui super, mais je n'ai toujours pas compris en quoi cela me concernait.

Igor reprit ses explications :

-C'est toi qui va « l'aider » à avoir ce mode de vie normal. Elle sera toujours prisonnière mais elle aura plus d'autonomie. Tu vas la surveiller, tous les jours, toutes les nuits. Mais attention Sang de Bourbe. Si tu tentes ne serait-ce qu'un geste pour t'enfuir, tu le payeras très très cher.

L'expression « être blanc comme un cachet d'aspirine » semblait être inventée pour Drago. Il ne savait que dire, tant sa stupéfaction était grande. Hermione non plus n'était pas très heureuse. Mais au moins allait-elle pouvoir sortir de cette maudite chambre et s'aérer un peu l'esprit … accompagnée de Drago. Tant pis, elle tenterait de mettre au point un plan d'évasion même avec cette fouine sur le dos. En attendant, la fouine semblait sur le point d'exploser. Son visage était passé du blanc le plus fantomatique au rouge le plus volcanique.

Igor semblait s'amuser de cet arc en ciel qui défilait sur le visage de Drago.

-Bon, et bien Drago, je vois que cela te conviens parfaitement. Des camarades te feront passer tes affaires et nous agrandiront magiquement la chambre.

-Sa suffit ! Hurla Drago. Je ne veux pas être la nounou de cette Sang de Bourbe !

-Tu n'a pas trop le choix .. Soit tu réussis cette insignifiante tâche que le Seigneur des Ténèbres te confie, soit c'est ta mort dans d'affreuses souffrances, ainsi que celle de toute ta famille. Tu vas donc bien gentiment accepter, puisque tu ne peux pas faire autrement, et surveiller la gentille Sang Impure pour qu'elle ne fasse pas de bêtises, sinon, vous en payerez tous les deux le prix fort. Des questions ?

-Oui, répliqua Hermione. Pourquoi le Seigneur des Ténèbres veut que j'ai une vie normale ?

-Ecoute ma petite. Quand on a un laps de temps supplémentaire de vie comme ça, surtout avec de bonnes conditions, on se la ferme. Et puis, j'en sais rien, le Seigneur n'a rien dit. Mais bon, même si je l'aurais su, je t'aurais rien raconté. Sur ces belles paroles, je vous laisse. Ah, la chambre a été agrandie.

Une nouvelle porte était apparue dans la pièce avec un ploc retentissant, suivi d'un bruit étouffé. Drago se précipita vers la nouvelle chambre et cria un juron à Igor qui ricana et transplana. Le bruit qu'avait entendu Hermione n'était autre que les affaires de Drago qui avaient été balancées pas très délicatement dans la chambre par deux Mangemorts.

Drago s'installa avec moult insultes, grognements, protestations .. et ainsi de suite et ils allèrent se coucher.

Et c'est ainsi que commença véritablement l'enfer.

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Le lendemain matin, quand Hermione se réveilla, elle se sentit étrangement mal. Elle ouvrit lentement les yeux car une vive lumière l'éblouissait. Elle fut tout à fait réveillée quand elle découvrit qu'elle n'était pas dans son lit à baldaquin habituel. En fait, elle était … par terre. A même le sol. Avec une fenêtre en face d'elle, grande ouverte, ce qui faisait qu'un vent froid s'était infiltré dans la pièce et que le soleil l'aveuglait à moitié. Elle grelottait, et, à peine voulut-elle se redresser qu'elle le regretta aussitôt. Elle sentit une vive douleur aux bras et aux jambes. Des courbatures. Elle se releva tant bien que mal et tituba pour fermer la fenêtre. Elle se mit à éternuer sans pouvoir s'arrêter. Elle avait pris froid en plus. Génial. Elle comprit qu'elle avait dormi toute la nuit dans cette pièce étrangement vide, sur le sol, avec la fenêtre grande ouverte, alors qu'il devait faire un 5° tout mouillé de chaud. Et d'ailleurs, c'était quoi cette pièce ? On l'avait transféré durant la nuit ? Elle se serait réveillée quand même … A moins que … Oui, on avait du l'ensorceler. Mais qui avait bien pu .. ? A peine se fut-elle posé cette question (rhétorique) qu'elle ouvrit la porte de la pièce et qu'elle vit ce qui avait été sa chambre durant (?) . Oui, c'est bien ce qu'il lui avait semblé, elle avait en fait passé la nuit dans la chambre que devait avoir Drago ! Elle se dirigea à toute vitesse vers le lit à baldaquin, SON lit et aperçut les cheveux blonds du Serpentard, si caractéristiques. Alors qu'elle voulait tirer violemment les couvertures et hurler de toute la force de ses poumons pour réveiller agréablement le sorcier, elle se prit quelque chose en pleine figure, ce qui fit un gros BOUM et elle s'étala de tout son long. Elle tenta de reprendre ses esprits et ouvrit les yeux pour savoir ce qui l'avait percuté. Sauf, qu'il n'y avait rien ! Le silence assourdissant de la pièce fut rompu par un rire retentissant. Drago sortit sa tête du lit et observait Hermione tout en rigolant.

-Ahahahahah, le coup du mur sa marche à chaque fois ! Alala, si tu aurais vu ta tête ! J'aurais du prendre une vidéo tellement que c'était mythique … Ce petit air surpris … Ahahah !

Un Protego, pensa Hermione, j'aurais du y penser. Cela avait l'air de l'amuser à un point ! Drago n'arrivait plus à respirer et il pleurait de rire. Pitoyable.

-Sale fouine, tu vas me le payer ! Dit-elle en sortant de la chambre et en s'enfermant dans la salle de bain.

Elle resta près de 3 heures dans l'eau, à essayer de se détendre. En se regardant dans le miroir, elle s'aperçut que la collision avec ce satané mur invisible lui avait laissé une grosse bosse bien voyante sur le front. Drago n'avait pas fini de rigoler, pensa t-elle. Quand elle sortit, la pendule chanta : il était midi. Elle entra prudemment dans sa chambre. Personne. Elle s'avança encore plus prudemment vers son lit à baldaquin. Le sort avait été levé et elle put s'asseoir sans problème pour manger le contenu de son plateau repas. Soudain, la porte de la (supposée) chambre de Drago s'ouvrit et il sortit, goguenard.

-Alors tu t'en est remis ? Jolie la bosse !

Hermione préféra l'ignorer, sinon elle allait lui balancer son plateau dessus. Elle continua de manger le plus fièrement possible ses haricots.

Drago continua :

-Et au fait, bien dormi ?

Cette fois ci, Hermione ne put se retenir :

-Comment ta fait ?

-Pour quoi ?

-Pour me déplacer cette nuit sans que je m'en rende compte, et aussi pour le Protego.

Drago éclata de rire :

-Sang de Bourbe, ta perdu des neurones quand tu t'es jeté contre le mur ou quoi ? J'ai utilisé la magie, comment tu veux que je fasse ?

-Parce que tu as le droit à la magie ?

Le sorcier sortit sa baguette de sa poche:

-Bien sûr qu'est ce que tu crois ? Je ne suis pas prisonnier, j'ai juste une petite mission à remplir. D'ailleurs, je peux te faire ce que je veux ! Mobilicorpus !

Hermione se sentit soulevée dans les airs. Drago fit un geste avec sa baguette et Hermione se retrouva la tête en bas.

-Arrêêêêêêête ! Hurla-t-elle.

Le Serpentard la secoua dans tous les sens et Hermione sentit qu'elle n'allait pas garder son déjeuner dans son estomac longtemps. Puis, il la fit redescendre à toute vitesse et l'immobilisa à 2 centimètres du sol, avant de cesser son sort brutalement. Hermione fit une sorte de roulade pas très gracieuse avant de retomber sur les fesses. Elle se redressa aussitôt, folle de rage :

-Espèce de .. !

-Tss tss tss, ricana Drago. Tu t'approches pas sinon, hop, un petit tour dans les airs. Je veux qu'on mette les choses au point : JE suis le maître ici. JE fais ce que JE veux. Et toi, tu fais ce que J'ai décidé compris ? Cet après-midi, je vais te faire visiter le manoir. Je suis obligé. Je n'ai absolument aucune idée de pourquoi Voldemort veut que tu vives mais je vais tout faire pour que ce soit dans un enfer. Je vais te faire payer toutes ces années où tu m'as humilié devant les autres, petite Sang de Bourbe. Mais attention, ne tentes rien, ou je serais obligé de te faire mal, très mal. Alors ne me donne pas une bonne raison pour le faire.

Il répéta :

- Est-ce que c'est compris ?

Hermione serra les dents et prononça un « oui » étouffé.

- Bien.

Drago allait partir mais il revint sur ses pas :

-Ah. J'allais oublier. A partir de maintenant, tu dormiras dans cette minuscule pièce qui m'étais réservée. Tu peux emmener tes affaires avec toi bien sûr.

Il étouffa un rire.

-Je suis bête, tu n'en as pas.

-Très drôle. Et je vais pas dormir par terre quand même ?

-Bien sûr que si. Tu finiras par t'y habituer tu verras, termina t-il avec un clin d'oeil.

Hermione se mordit la lèvre pour se retenir de l'insulter. Du calme, du calme, se dit-elle. Elle se força à respirer calmement puis elle se dirigea vers la pièce qui allait maintenant être sa chambre. Quand elle ouvrit la porte, qu'elle ne fut pas sa surprise de voir son ancien bureau, son lit aussi, ainsi qu'une armoire. Hermione l'ouvrit vivement et elle découvrit des tas et des tas de vêtements … Des robes, des jeans, des tuniques ainsi que des paires de chaussures. Bon, c'était pas trop trop son style, elle qui préférait plutôt les choses simples mais elle ferait avec. Elle fouilla dans les affaires et essaya une chemise rose pâle avec un jean et des ballerines. Elle s'observa dans le miroir qui était lui aussi apparut contre le mur. Elle était plutôt fine, assez grande pour 17 ans. Elle s'approcha de plus près de la glace et inspecta son visage : elle avait déjà au naturel une peau assez blanche, qui le restait toujours, malgré les nombreuses heures passées au soleil. Mais alors là .. Elle était carrément fantomatique ! Prendre l'air ne lui ferait aucun mal .. Elle continua son inspection : toujours cette magnifique bosse sur le front, quelques boutons sur le nez, mais rien de grave. Elle détacha ensuite ses cheveux. Cette tignasse lui avait toujours posé problème, d'autant plus qu'elle avait été le sujet de moquerie préféré des Serpentards durant tout Poudlard, et surtout de Drago. En repensant à lui, une vague de colère la submergea. Cette petite fouine ne perdait rien pour attendre, elle n'allait pas se laisser faire. De toute façon, elle n'avait plus rien à perdre.

Elle décida de se changer un peu les idées avant de devoir passer un après-midi entier avec son ennemi. La jeune sorcière jouait à la mannequin en se sélectionnant des tenues. Elle ne vit pas le temps passer, ni la porte s'ouvrir, alors qu'elle était en train d'essayer les talons les plus hauts qu'elle avait jamais vus.

-Alors on fait la Barbie, Granger ?

Hermione fit un bond de trois mètres de haut quand elle entendit la voix de Drago, reconnaissable entre milles. Elle trébucha et se rattrapa de justesse, avant de lancer un regard furieux au Serpentard.

-Mais Barbie est blonde non ? Et elle est plutôt jolie, ce qui n'est pas ton cas. Arrête donc de te rendre ridicule comme sa, sa me fait de la peine pour toi.

-Toi, c'est vrai qu'avec tes cheveux blonds, tu ferais une jolie Barbie, répondit Hermione du tac au tac.

-Oooooouh, la Sang de Bourbe se rebelle ! Allez, enlève moi ces horreurs, on y va. D'ailleurs, comment sa se fais que tu ais des meubles, ainsi que des vêtements et des chaussures ?

-Aucune idée.

-Ah. Je vais vite enlever toutes ces choses inutiles alors, dit-il avec un sourire.

Il brandit sa baguette. Hermione l'arrêta :

-Je te conseille de pas trop y toucher. Si sa sa trouve, c'est Tu-Sais-Qui qui les a placés, tu sais, pour que j'ai « une vie normale » et je doute qu'il soit ravi que tu les enlèves.

Drago semblait hésiter quelques instants puis il reprit :

-Ok, j'éclaircirais cela plus tard.

Le jeune homme commença à sortir de la pièce, et, voyant qu'Hermione ne se bougeait pas le moins du monde, ajouta :

-Bon, dépêches-toi, on va pas y passer 3 ans !

Hermione, enfila une paire de baskets qui avait l'air à peu près confortables et le suivit. Il ouvrit la porte de ce qui avait été sa prison depuis plus de 2 semaines en posant sa baguette dessus. Ils se retrouvèrent dans un hall immense, peut être à la mode autrefois, mais pouvant être qualifié de « ringard » aujourd'hui. C'était trop chargé. Des tapisseries, des bougies, des tapis … Hermione ne reconnut pas le hall qu'elle avait vu à son arrivée. La voix de Drago interrompit ses pensées.

-Alors, tu aimes ?

Hermione ouvrit grand les yeux : le Serpentard s'intéressait à ce qu'elle aimait maintenant ? Elle répondit le plus simplement et le plus franchement possible :

-Non.

-Bah, sa m'aurait étonné. Tu n'as aucun goût. En même temps, tu es une Sang de Bourbe, il ne faut pas trop s'attendre à mieux … Enfin bref. Bon alors, là, c'est le hall d'entrée. Je suppose que tu te demandes par où tu es arrivée la première fois, sachant que ce hall ne ressemble pas du tout à celui que tu as vu.

Hermione ne répondit rien.

-Et bien, c'est le même. Le Seigneur des Ténèbres change la couleur des objets et la décoration en permanence. Quand tu es arrivée, tout était noir, cela voulait dire qu'il était de bonne humeur. En même temps, il croyait avoir capturé Potter et non toi, mais c'est une autre histoire .. Aujourd'hui, il avait juste besoin de changer un peu le décor. Donc ne t'étonnes pas si demain, le hall est entièrement différent.

Ils continuèrent la visite. Ainsi, Drago lui montra des dizaines et des dizaines de salles, de la plus extraordinaire - la bibliothèque, bien qu'elle ne contiennent quasiment que des livres de magie noire - aux pièces les plus inutiles, comme le garde-manger, en passant par les plus horribles (et il y en avait beaucoup) : les cachots. Ou plutôt les salles de torture. Un long couloir sombre, à peine éclairé par quelques torches sur les murs (non mais elle était où la magie là?). Mais le pire de tout, c'était les cris. Plutôt des hurlements pour ceux qui se faisaient torturer, ou des gémissements pour ceux qui n'avait même plus la force d'ouvrir les yeux. Hermione fit aussitôt demi-tour, sentant qu'elle n'avait ni la force, ni le courage d'aller plus loin. Drago la retint par le bras :

-Tu restes. Nous allons faire la visite jusqu'au bout.

-Pas question. C'est bon, j'ai compris, vous torturez des gens, et vous les enfermez. C'est cool, j'ai compris l'avertissement.

-Je suis vraiment désolé, dit Drago avec un air qui ne le montrait pas du tout. Je suis obligé de te faire visiter TOUT le manoir, y compris les prisons et les salles de torture. Ordre du Seigneur. Et nous ne voudrions pas contrarier le Seigneur n'est-ce pas ? Alors soit tu continues de ton plein gré, soit je te soumets à l'Impérium, et je te forces à torturer toi même les prisonniers.

Hermione acquiesça : elle n'avait pas trop le choix en même temps. Ils entrèrent dans le couloir. Il faisait une chaleur abominable.

-Pourquoi il fait si chaud ? Hurla t-elle.

-Attends un peu, tu vas vite le découvrir, répondis Drago en se frottant les mains d'un air satisfait.

Quand Drago était content, cela ne présageait vraiment rien de bon. Hermione se prépara pour le pire. Elle eut raison.

Les premières salles étaient destinées aux prisonniers qui ne restaient pas. Hermione reconnut la cellule où elle avait passé sa première nuit. Plus ils avançaient, plus les prisons étaient petites, et moins bien équipées. Dès qu'ils passaient devant une cellule, les prisonniers se jetaient contre les barreaux afin de les implorer de les délivrer. Hermione sentit son courage fondre quand elle vit un garçonnet âgé d'une dizaines d'années, la figure crasseuse, la regarder fixement :

-S'il vous plaît, aidez-moi ! Ma maman, je veux ma maman ! J'ai rien fait...

Hermione s'approcha de la prison du petit, lui toucha la main discrètement et lui dit tout bas :

-Ne t'inquiètes pas. Tout va bien se passer .. Un jour tu sortiras d'ici, je te le promets. Comment tu t'appelles ?

Le garçon ravala ses larmes qui coulaient de ses jolis yeux bleus :

-Ilann.

-Ilann. Je n'oublierais pas.

Une main sur son épaule la rappela à l'ordre :

-Ne refais plus jamais ça ! Interdiction de s'approcher des prisonniers !

Hermione ne répondit rien à Drago. Il fallait vraiment être un monstre pour enfermer des enfants.

Elle jeta un dernier coup d'œil à Ilann, qui lui rendit un regard rempli d'espoir qui lui brisa le cœur.

Elle continua néanmoins la visite, ne sachant pas à quoi s'attendre de pire après l'enfermement d'enfants. Elle se trompait. Plus ils avançaient, plus la chaleur devenait insupportable. Hermione suait à grosses gouttes et elle observa Drago à la dérobée qui lui, semblait frais comme un gardon. Sûrement un sort pour se protéger, pensa Hermione avec amertume. Ils arrivèrent dans les salles de torture. Une sorte de grosse cheminée était placée au centre. Les prisonniers étaient attachés au fond de la pièce, contre une barre métallique qui faisait le tour de la cellule ovale. Un Mangemort, qui faisait office de bourreau s'approcha de l'un d'eux, un homme chauve, dont la figure était parcourue d'horribles cicatrices, et qui tenait à peine sur ses jambes. Soudain, Le Mangemort le poussa brutalement dans la cheminée. Hermione hurla en même temps que l'homme. Drago lui plaqua vivement sa main sur sa bouche. Voyant qu'elle continuait de se débattre, il lui lança un sort d'immobilisation. Hermione fut contrainte de subir la vision horrible du prisonnier en train de brûler vif, tentant malgré tout d'échapper aux flammes avec de vaines contorsions. Une odeur de chair brûlée lui parvint aux narines. Le Mangemort fit un geste sec avec sa baguette et le feu de l'immense cheminée s'éteignit. Hermione distinguait le corps noirci de l'homme. La jeune sorcière revoyait en boucle les images de sa mort. Comment une telle cruauté était-elle possible ? Et soudain, un mouvement. Hermione avait dû rêver, ce n'était pas possible … Le Mangemort se raidit légèrement et brandit sa baguette. Hermione blanchit : elle voyait maintenant très bien l'homme qui bougeait faiblement. Elle ne comprenait rien, elle l'avait vu brûler devant elle... Hermione aurait bien voulu fermer les yeux mais elle ne pouvait pas, le sort de Drago était encore actif. Elle prit son mal en patience et vit peu à peu le cadavre calciné retrouver ses formes d'origine et sa peau redevenir blanche. L'homme se releva, hagard, entièrement nu et Hermione aperçut une longue cicatrice qui cinglait son dos. Le Mangemort fit apparaître une robe noire sur l'homme et s'empressa de l'immobiliser à l'aide d'un sort. Il le fit ensuite léviter et l'attacha à la barre, comme s'il ne s'était rien passé. Hermione sentit le sort d'immobilisation lancé par Drago s'annuler. Elle se retourna, et Drago lut l'incompréhension dans ses yeux.

-Pas un mot. On en parle dans la chambre.

Drago s'approcha d'elle et ils transplanèrent. A peine arrivés, la sorcière s'effondra sur son ancien lit. Elle leva la tête et vit que le Serpentard la regardait.

-Qu'est ce qui s'est passé ? Parvint-elle à articuler. Cet homme était mort et …

-Ah ça t'énerves quand tu ne comprends pas hein ? Répondis Drago.

-Et puis... et puis... qu'ont donc fait tous ces hommes, femmes et ces …. enfants, pour être traités de cette façon ?

Drago soupira, et pour la première fois, Hermione vit de la compassion dans ses yeux.

-Je n'en sais rien, ils devaient sûrement être au mauvais endroit au mauvais moment … Ou alors peut-être que ce sont des membres de la famille des Aurors …

-Mais pourquoi ?

-Réfléchis Granger. Le Seigneur veut affirmer sa puissance. Il capture les personnes qui lui semblent intéressantes, et fait du chantage en échange de leur libération.

-Et je suppose qu'il ne les libère pas, même s'il a obtenu tout ce qu'il voulait …

-Exactement. Il les tue.

-Je m'en doutais. Et l'homme brûlé ?

Cette fois, Drago ne dit rien. Hermione insista :

-Tu as dit que tu m'expliquerais …

-Je ne m'attendais pas à ça … Voldemort fait beaucoup d'erreurs …

Hermione se figea. Drago s'en aperçut :

-Qu'est-ce qu'il y a ? On dirait que tu t'attends à ce que le diable en personne débarque !

-Tu as prononcé le nom de …

-Voldemort ? En effet. Et tu t'attends à quoi ?

-La dernière fois, Harry a dit son nom et …

-Ses sbires sont arrivés ? Je sais. Sauf que nous sommes à l'intérieur du manoir. Il n'y a aucune surveillance.

-Aucune surveillance ? Mais …

-Mais qu'est-ce que tu crois Granger ? Que Voldemort s'amuse à surveiller ses Mangemorts à longueur de journée ? Franchement, qu'est-ce qu'on peut faire ? C'est quasiment impossible de s'échapper d'ici. Il y a des Mangemorts absolument partout. Et si l'un deux voulait s'enfuir ou trahir le Seigneur, la traque commence. Je ne donne pas cher de la peau du lâche qui a essayé de duper Voldemort. Et je peux te dire qu'il va finir ses jours dans les pires souffrances …

Hermione en profita pour reposer la question qui lui tenait à cœur :

-Et l'homme brûlé ? Il était mort, je .. je l'ai vu de mes propres yeux.

-Cette homme n'est pas.. ce n'est pas un être humain.

Le sang d' Hermione se figea.

-C'était quoi alors ?

Drago sembla réfléchir intensément. Hermione crut qu'il ne lui répondrait jamais mais il articula d'un air grave:

- Je ne sais pas comment ils ont fait, et surtout comment il l'ont trouvé, mais ils ont réussi à capturer un vampire.