NdA: Bonjour à tous! Tout d'abord, excusez nous pour cet affreux retard après le simple post d'une introduction d'assez médiocre qualité. Ensuite, voici le premier chapitre, cette fois on va réellement entrer dans l'histoire, ce sera donc probablement beaucoup plus intéressant (on l'espère en tout cas! ). Il se peut que tout ce qu'on raconte dans ce premier chapitre ne soit pas très clair, n'hésitez pas à laisser une review ! D'ailleurs, n'hésitez pas à en laisser dans n'importe quel cas.
Disclaimer:Katekyo Hitman Reborn ne nous appartient pas.
Pairing: Comment dire... Surprise ? :D
Genre: général/ aventure
Tsuna et ses gardiens avaient décidé que, pour une fois, ils seraient en avance. Ils avaient deux raison de le faire: la première : ils en avaient marre d'arriver sur les lieux après la varia; la seconde: ils étaient bien curieux de connaître la mystérieuse identité du gardien qui devrait combattre cette fois ci. L'élite d'assassins se posant la même question, la chose n'en était que plus intrigante.
Mais ils se rendirent bientôt compte que leur prétendue avance avait été inutile. Déjà parce que la varia était déjà présente, ensuite parce que cinq minutes avant le début de la bataille, aucun des deux gardien n'avait encore franchi la porte.
-Reborn, tu es sur qu'ils vont venir?! demanda Tsuna, inquiet.
-Ce sont des gardiens de la lune dont nous parlons, je ne sais rien sur eux. A part que les deux pressentis pour le rôle ont étrangement disparus, avec l'anneau.
-HEIN ?! Mais... Mais si tu ne sais pas qui c'est, ça veut dire que tu ne l'as pas prévenu, et si tu ne l'as pas prévenu, il ne viendra pas! Et si il ne vient pas... La Varia va gagner une bataille sans effort...
-Ne parles pas trop vite, Tsunaze. Le gardien de la lune est... Particulier. Il sait tout. Peu importe qui doit venir ce soir, il viendra. Sauf si il n'en a pas envie, mais d'après ce que j'ai compris... Tu n'as pas de soucis à te faire, Tsuna.
Gokudera regarda l'horloge, il ne restait plus que vingt secondes, soit Reborn disait faux, soit les gardiens était tellement ponctuels qu'ils n'aiment pas venir avant l'heure.
Quinze secondes. Les Cervellos ne disaient rien.
Onze secondes, une jeune fille entra, comme si de rien n'était. Un mitraillette à la main, un sourire sur les lèvres. Elle ne devait pas avoir beaucoup plus de quinze ans. Elle avait un visage enfantin, mais des petits yeux gris perçant donnaient une certaine maturité. L'ensemble de sa frimousse était gracieusement entourée d'une lourde crinière rouge et bouclée médiocrement attachée avec un ruban noir.
Lussuria la regardait attentivement, il avait comme l'impression de l'avoir déjà vue, mais impossible de se souvenir où.
L'arrivante ignora tout le petit monde qui l'entourait, concentrée. Elle mit un genou à terre, pointa la mitraillette qu'elle tenait sur une cible invisible. En la voyant comme ça Gokudera se dit que la pauvrette ne tiendrais pas longtemps contre une arme du même type, portant seulement un T-shirt large et un court short. Si une balle l'atteignait, elle ne pourrait rien espérer pour sa vie. Il se surprit à désirer qu'elle ne soit pas dans leur camp.
Il ne restait plus que trois secondes. Deux. Une...
Elle tira. Les balles disparurent dans l'ombre de la pièce, comme aspirée par l'obscurité. Elle tourna lentement. Ces tirs se dirigeant petit a petit vers une zone de lumière. Et les spectateurs virent, ahuris, une forme se dégager lentement de l'obscurité. Ne semblant pas le moins du monde inquiétée par une mort qui pouvait arriver à tous moment.
-Tu as agit stupidement, tu n'as plus de munition, maintenant. Fit-elle remarquer d'une voix neutre.
Dans la pièce, tous la dévisagèrent. Elle non plus ne semblait pas être à l'abri d'un balle, mais elle semblait plus apte au combat. Ne serait-ce que parce que son œil unique, l'autre caché par une mèche blonde, ne montrait aucune pitié. Elle était grande et fine, mais musclé, juste assez pour ne pas altérer à la beauté de son corps.
-Oh, c'est juste toi. Rajouta -t-elle en voyant la petite fille qui lui faisait face, ennuyée.
-Bonsoir, déjà. Je croyais que tu étais plus polie que moi. Sattina di Mezzallini, l'enfant prodige. Dit la rouquine, d'une voix fluette.
-Eh bien, Bonsoir, Lisa di Shivafiore, ou devrais-je t'appeler Mona. Dit l'autre d'une voix morne.
- Sûrement oui, répondit la plus jeune, un sourire aux lèvres, avant de faire un pas sur la gauche, évitant en même temps une balle que personne n'avait vu venir. Tu ne veux pas poser tes armes? un combat à mains nues serait plus équitable...
La fille de l'ombre la scruta de son unique œil, noir de jais, pendant quelques secondes, et décida que ce devait être une mauvaise blague. Elle voulait tuer la gamine sur le champs. Elle tira trois coups. Mona esquiva le premier, le second troua son T-shirt, et le troisième lui effleura la hanche. Elle saignait abondamment, mais la blessure en soi était insignifiante. L'adolescente ne semblait pas avoir mal. Elle concentra toute son attention sur son adversaire. Elle prit un pas d'élan, posa ses deux mains sur le sol, et mit toute son énergie dans son pied, qui valsa par dessus elle et tomba violemment sur sa rivale. Comme si elle s'y attendait, cette dernière l'attrapa et la projeta brutalement contre le mur.
A ce moment, dans l'assemblée, tout le monde espéra que la dénommée Sattina était dans son camp. Personne ne savait qui encourager, remarqua Yamamoto, qui en demanda immédiatement la raison à l'arcobaleno du soleil.
"-Nous n'avons de nouvelles ni de l'une, ni de l'autre depuis huit ans. Et si de le nom Sattina di Mezzalini m'est parvenu de temps à autres comme celui porté par une tueuse sans pitié, il s'avère que la dernière fois que j'ai entendu parler de Mona, il s'agissait de sa prétendue mort... Apparemment fausse. Je pencherais pour Sattina en tant que membre de la varia, mais les gardiens de la lune sont des gens si imprévisibles..."
Son regard s'assombrit tandis que ses pensées se tournaient vers tous les représentants de la lune qu'il connaissait. Des gens soient fourbes et malhonnêtes, soit droit et bon, mais souvent ils cachaient juste leur jeu à la perfection. Ils n'avaient pas de personnalité qui pouvait les définir, ils n'avaient qu'une seule chose en commun: une curiosité insatiable. Les gardiens de la lune étaient une abomination pour ceux qui avaient affaire à eux.
L'arcobaleno retourna son attention sur le combat.
Du sang coulait de la bouche de Mona. Rouge comme ses cheveux. Couleur de la passion. Elle se mit lentement dans une position assise, s'appuyant sur ses bras meurtris. Elle entendit les propos de Reborn. Elle sourit à nouveau.
"- Des tueurs sans pitié, c'est ce qu'ils étaient tous. Déclara-t-elle avec amertume
L'attention des Vongolas redoubla d'intensité. Tandis que la varia avait l'air de trouver terriblement stupide l'absence de combat. On était là pour ça, tout de même.
"- Tu te rappelles, Satti, reprit la cadette, on nous donnait des lapins, d'adorables et innocents lapins, on jouait avec quelques minutes, et ensuite, on nous ordonnait de les tuer. Ils obéissaient tous sagement, toi aussi.
-Sauf toi. Tu détestait obéir. Donc tu redonnais la liberté à l'animal, et tu crachais à la gueule de nos professeurs.
"Ce n'est pas digne d'une mafieuse, et encore moins d'une jeune fille!" Mona se rappelait encore de tous les sermons qu'on lui faisait, pourtant, elle n'avait que quatre ans.
"- A l'époque je me disais que la petite fille rebelle que tu étais deviendrait une grande tueuse, et provoquerait la crainte. Mais tu n'en as rien fais, tu es toujours une petite fille. Tu es tombée amoureuse, tu as une phobie incontrôlable, et tu n'as aucun puissance de combat. Tu es faible, et je vais gagner."
Et elle courut jusqu'à la misérable. Celle ci ne devait pas se rendre compte de ce qui lui arrivait, comme si elle n'était plus vraiment, là, elle regardait son torse lascivement, passant doucement ses doigts dessus. Dénombrant les côtes cassées lors du combat.
Quand Satti arriva à sa hauteur, elle trouva un canif pointé sur son oeil visible, sorti trop vite. Comment diable à moitié morte avait elle pu être si rapide?!
Satti chercha du comment avait fait l'autre pour s'en sortir. Les yeux fixés sur le canif, elle réfléchissait. Et puis un détail la surprit. Mona tenait son arme de la main gauche. Dans ses souvenirs la gamine n'était pas gauchère, elle était même fort malhabile de ses deux mains. Ça lui revint en mémoire.
Elle lui déchira le T-shirt, découvrant son soutiens gorge couleur métal sur sa peau pale, mais ce n'est pas ça qui retint son attention.
"je vois..."
Une trace se dessinait clairement sur la peau de la rousse : une cicatrice circulaire sur son épaule.
"- Qu... Qu'est-ce que c'est?! demanda Tsuna sans réel destinataire.
-le souvenir d'une balle, répondit Colonello, connaisseur.
"- C'était le bon vieux temps, n'est ce pas? Dit La rousse a l'adresse de sa rivale.
-Tiens, t'es maso en plus d'être nympho? s'étonna Satti -ce devait être de l'ironie, mais son regard froid n'en laissait rien paraître-.
-Je voulais juste insérer une petite séquence émotion, tu sais? S'indigna la dite nymphomane.
-Satti sais tout, dit Satti comme si c'était l'évidence même.
Les spectateurs n'arrivaient plus à suivre l'échange.
"-Je crois comprendre, déclara le Hitman. Le septième du nom n'avait personne qui avait les qualitées requises pour être le gardien de la lune pour la génération à venir. Alors il avait créé une sorte d'école, conçue pour préparer des enfants au rôle de gardien de la lune. Ils prenaient toutes sortes de gamins abandonnés, orphelins, dont les parents ne voulaient plus, ou encore des fils et filles de mafieux qui espéraient que leur gosse deviendrait un des gardiens et leur obtiendrait une place de choix auprès du parrain Vongola... Je ne sais pas quel genre de cours, ou d'entraînement on leur faisait subir, mais toujours est-il que peu en ressortaient vivants. En fait, ils n'étaient que deux. Et parmi ces deux élus, un était choisis par le parrain et le CEDEF pour devenir le gardien de la lune. L'autre était libre. Lorsque vint l'heure de choisir un gardien pour la dixième génération, les deux vainqueurs n'étaient autre que Sattina di Mezzalini, enfant prodige meilleur élément dans toutes les matières enseignées, et Lisa di Shivafiore, gamine impertinente et arrogante, qui avait survécu de manière improbable. Sattina allait forcément être choisie, alors Mona décida de fuir avec l'anneau. Sattina la trouva lorsqu'elle allait fuir. Elle tira dans son épaule, trop tard. L'autre avait disparue, une épaule en moins, mais avec l'anneau. Quelques temps plus tard, elle est déclarée pour morte, et Sattina se retrouve prisée par les plus grandes entreprises criminelles, après ça, on entends plus parler d'elles... Jusqu'à aujourd'hui.
Les deux filles, qui avaient écouté attentivement, se regardèrent un moment, puis éclatèrent de rire. Le rire de Mina était doux et chatoyant. Celui de Satti faisait peur.
-En fait, tu passes pour la méchante, dans la version officielle... Déclara l'aînée.
-Et toi pour une fille parfaite et studieuse! Ils ont de l'humour, les archivistes de cette histoire !
Mona se tourna vers les spectateurs, interdits. "Dans la version officieuse, nous ne sommes que deux gamines de respectivement sept et dix ans, et nous nous demandons ce que nous allons bien pouvoir recevoir d'intéressant, à cette si importante cérémonie dont on se fiche éperdument. On est juste allées chercher nos cadeaux, curieuses. J'ai trouver un anneau, je suis montée sur la fenêtre, je voulais l'admirer à la lumière de la lune. Satti à trouver un gun, elle, et voulait le tester, et me montrer qu'elle était capable de tirer en plein centre du bijou, je me suis tournée au mauvais moment, je suis passée par la fenêtre, une épaule en moins, l'anneau toujours dans la main.
-Et aujourd'hui, on regrette tous que je vise si bien et que je n'ai pas atteint ton...
Elle ne termina pas sa phrase, Mona venait de lui foutre une droite. Elle était tellement choquée qu'elle ne réagit pas quand elle sentit les coups qui suivirent, un dans l'estomac, l'autre derrière les genoux. Elle tomba à la renverse, sa cadette s'assit à califourchon par dessus elle, les mains sur son cou, tentant de l'étouffer avec les forces qui lui restaient.
-Ça y est! s'exclama soudainement Lussuria, provocant un sursaut général. Je me rappelle ! C'est la fille de l'autre nuit, n'est-ce pas, Bel ?
-C'est possible, ushishishi, répondit le prince, surprit mais néanmoins content d'avoir mis cette jolie créature dans son lit, légèrement déçu de ne pas en avoir le souvenir.
-En parlant de ça... Mona chercha dans les lambeaux de son vêtement, pour en sortir un diadème identique à celui du prince. Je te rend ça !
Et elle lui envoya, il remplaça alors le toc qu'il portait ces derniers jour contre la précieuse couronne.
-Quand le prince dort il à plus de mal à ne pas se faire voler ses affaires, tenta de se justifier l'adolescent.
-Donc elle est à la varia, en conclut Yamamoto.
-Sûrement pas! dit Satti, renversant Mona pour inverser les rôles. Cette fouineuse aura profité d'une partie de jambe en l'air pour s'informer sur la varia.
Les susnommés s'étonnèrent, la plupart n'avaient même pas remarquer l'intrusion de la jeune fille, et elle n'était pas restée assez longtemps pour pouvoir déniché quelque information que ce soit. Sa venue au manoir avait elle eu un réel intérêt?
-Effectivement, j'ai appris plein de choses plus ou moins intéressantes... Et tu me connais sûrement assez pour savoir que ce que je trouve intéressant, et tout à la fois inutile pour la plupart des gens, mais aussi très gênant pour le ou les concernés.-ajouta-t-elle à l'intention de la blonde- Ce qui est gênant est une faiblesse.
-C'est pour ça aussi, que je suis forte. Avoir vécu comme un robot à du bon, finalement. Surtout face à toi. je savais que tu étais encore en vie, fillette, comme je savais que je me retrouverais face à toi. Souviens toi, je sais tout. Sauf peut-être en quoi consiste la bataille.
Elle s'était tournée vers les cervellos.
Mona se releva et pris soin d'enlever la poussières qui aurait pu tomber sur ses vêtements lorsqu'elle s'était enfoncée dans le mur.
-C'est totalement inutile. Il n'y en a pas. L'anneau de la lune n'a pas été séparé en deux, lui. Et j'en suis l'unique utilisatrice. On sait toutes les deux pourquoi...
-C'était bien la peine que je me déplace...
Les cervellos déclarèrent sur le champs la victoire de Mona. Et en profitèrent pour expliquer le rôle du gardien de la lune: "la lune est la douce lumière argentée qui veille sur les ténèbres, et éclaire lorsque tout parait au plus sombre. La gardien de la lune ne combat pas. Il observe et apprends, puis informe sa famille des dangers qui la guettent."
Ce fut le moment que choisis Ryohei pour poser une question d'une intelligence extrême:
"- Mais... Si il y a des gardiens de la lune, il y a aussi un bébé, n'est-ce pas?
-pas tout à fait, répondit Reborn.
-C'est à dire? demanda Gokudera, curieux.
-Eh bien, ce n'est pas un arcobaleno, mais un gattobaluna, expliqua colonello.
Mammon s'approcha d'eux, avec une voix irritée, il demanda:
-l'imbécile se prend toujours pour un chat?
-Il n'a pas tant changé. Il en profite pour se faire câliner, il dit que c'est plus simple sous la forme d'un enfant.
-Je ne comprend pas à l'extrême!
-Eh bien... Arcobaleno veut dire arc-en-ciel, mais la couleur de la lune ne fait que refléter la lumière d'autrui, et n'est pas une couleur de l'arc en ciel, donc le possesseur de la tétine de la lune s'est donné le nom de "gattobaluna" ressemblant à arcobaleno, comportant les mots "chat" et "lune".
-Sapristi, s'exclama Lévi, ce bébé est étrange.
-NE DIS PAS CA! Crièrent d'une même voix mammon, colonello et reborn.
- pourquoi? demanda Yamamoto intrigué.
-Parce que quand tu dis shapristi... Commença la jeune rouquine en chantonnant.
-Le chat parait, continua un sourire dans sa masse de cheveux.
C'est tout pour ce chapitre !
A suivre:
Du suspens : "qu'est-ce que c'est que cette couleur ?!"
De l'action: "La blonde rageait"
de l'émotion: "Terrifiant."
Et encore pleins d'autre choses !
Bref, à une prochaine fois ! :D
Des jeux de mots bidons : "le chat souris."
