*entrent discrètement* Heu.. Salut à tous! Désolées pour cette super longue attente!
Nous sommes finalement de retour avec un nouveau chapitre!
Merci à tous pour vos reviews! Cela nous fait hyper plaisir :)
Oui... Dans le dernier chapitre, Bella s'était fourrée dans une situation plus que délicate! Malheureusement, vous n'apprendrez ce qu'elle est devenue qu'au prochain chapitre car aujourd'hui c'est à Edward qu'on s'intéresse ;) On aime bien vous maltraiter comme ça (héhé). Il y aura tout au long de l'histoire une alternance de point de vue entre Edward et Bella. Habituez-vous tout de suite ;)
Sinon, pour répondre à certains, nous n'avons pas de rythme de publication particulier, mais nous nous engageons à poster plus souvent ! (Nous avons une vie chargée et nous ne vivons pas sur le même continent, donc c'est parfois difficile de s'arranger pour un meeting ;))
Merci encore et bonne lecture !
Muesmo xo.
Chapitre 2 - Tensions
Edward
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En sortant du bureau de Carlisle Cullen, je fus pris d'une soudaine envie de tout casser.
Mon corps tout entier était empreint d'une rage difficile à contrôler et je sentais mes muscles se tendre au moindre effort, parcourus par des vagues d'adrénaline.
Je fis pourtant preuve d'un grand flegme et me contentai de refermer la porte doucement d'une main tout en me pinçant l'arête du nez de l'autre.
Merde quoi… Il peut pas régler ses affaires tout seul comme un grand ?
En plus d'être le patriarche de la famille Cullen, l'une des plus puissantes et des plus secrètement craintes de la ville, Carlisle Cullen s'avérait être aussi mon père.
...Du moins, nous étions liés par des liens biologiques, mais c'était là à peu près tout ce que nous partagions.
On racontait qu'il avait rencontré ma mère, Élizabeth Masen, lorsqu'il était jeune et seulement le fils du chef Cullen de l'époque, un homme terrible qui justifiait ses crimes par sa foi en Dieu.
Il en était immédiatement tombé amoureux, charmé autant par sa beauté envoûtante que par sa grande intelligence, mais un destin tragique avait fait en sorte qu'Élizabeth lui soit enlevée, ne laissant derrière elle que le nourrisson que j'étais alors.
Les raisons de sa mort me restaient encore aujourd'hui vagues. Certains disaient qu'elle avait été tuée par une famille ennemie en guise d'avertissement, d'autres évoquaient des fins bien plus sombres encore, mais à chaque fois que j'avais questionné Carlisle à ce sujet, il mettait abruptement fin à la conversation en me répétant avec froideur qu'elle s'était suicidée lâchement peu avant qu'ils ne partent en voyage de noces, sans raison apparente.
Il ne supportait évidemment pas que je continue à remuer le passé en quête de réponses car même après plus de vingt ans, la trahison de ma mère par son présumé suicide lui restait en travers de la gorge.
J'avais fini par abandonner, conscient que si un jour j'obtenais des réponses, elles ne viendraient sans doute pas de lui .
Peu de temps après ce tragique évènement, il avait rencontré Esmée, celle qui allait devenir sa femme après seulement quelques mois de relation. Elle dirigeait aujourd'hui d'une main de fer tous les affaires que Carlisle ne jugeait pas de son ressort, c'est-à-dire, la comptabilité, les "imprévus" et toutes les choses de ce genre.
N'étant qu'un constant rappel de la femme qu'il avait aimé, autant par le physique que par la personnalité (du moins c'est ce qu'on m'avait souvent affirmé), Carlisle me traitait depuis toujours avec froideur et distance.
Ne supportant que très difficilement ma présence au fur et à me sure que je grandissais, il m'avait ainsi réduit au simple statut de soldat quelques années plus tôt, m'envoyant désormais à l'autre bout du pays pour récupérer quelques bouchées de pain s'il le fallait.
Je n'étais qu'un pion de plus dans son échiquier géant et il disposait de moi comme il le désirait, sans que je ne daigne broncher. J'avais beau lui en vouloir, jamais je ne lui aurais tenu tête ou tourné le dos car malgré tout, il restait mon père.
Le sujet de ma rencontre avec Carlisle avait été, comme presque toujours, l'argent.
Pour me donner des ordres concernant ma prochaine "mission", il m'avait convoqué dans son gigantesque manoir perdu au milieu des bois.
Ma tâche consistait à rendre une petite visite de courtoisie à des clients de longue date pour faire pression et récolter l'argent que nous avions si aimablement avancé, quatre ans plus tôt. Le paiement était largement dû et comme Carlisle me le disait souvent, il ne faisait confiance qu'à moi quand il s'agissait de mener les troupes pour s'occuper de clients aussi malhonnêtes que les Volturis.
Tu parles... Tout ce que t'espères c'est que je revienne avec le pactole sans que ça fasse d'histoires… ou bien que je crève pendant une négociation qui aurait mal tourné.
Peu importe le nombre d'années qui s'étaient écoulées depuis mon affectation au simple poste de larbin, je ressortais inévitablement hors de moi à la fin de chacune de nos entrevues. Je ne supportais plus sa distance et sa manière de parler qui me semblait si impersonnelle. C'était à croire que je n'étais pas son fils.
Tu ne l'es pas… Pas vraiment… Me chuchota une voix dans ma tête.
Je soufflais avec lassitude. C'était en partie vrai.
Jasper, son autre fils, mon demi-frère –bien que je ne pense pas que le mot demi-frère soit réellement le plus approprié pour décrire notre relation ; j'aurais plutôt dit le persécuteur avec lequel je partageais la moitié de mes gènes– réussissait à avoir tout l'attention de mon père. C'était le fils prodigue, le préféré, le portrait craché de Carlisle qui réussissait tout ce qu'il entreprenait.
Chaque fois que Jasper se trouvait dans la pièce, il semblait que je disparaissais. Et c'était là une sensation pire que meurtrissante : J'assistai, sans pouvoir y échapper, à un torrent de marques d'affection venant de Carlisle, l'homme ordinairement de marbre, tout en sachant que jamais je n'en obtiendrai un jour le dixième.
Je n'étais qu'un vulgaire spectateur, quelqu'un à part qui n'obtenait de ses embrassades que le regard satisfait du fils aimé qui jubilait de me voir me consumer un petit peu plus.
J'ignorais cependant d'où lui venaient ce mépris, cet acharnement qui étaient, selon moi, injustifiés puisqu'il ne connaissait de moi que mon prénom –et vice-versa.
Nous n'avions pas grandi ensemble, Esmée ayant veillé à ce qu'il y ait le moins de contacts possibles entre nous, sans doute de peur que je ne contamine son rejeton de mon statut d'illégitime. Nous n'avions pas la même mère, la même éducation… le même statut. Tout dans la vie nous avait écartés.
Et pourtant, comme s'il s'agissait d'une vieille coutume, Jasper ne ratait pas une seule occasion de me tourmenter, même après tant d'années : Je ne devais pas oublier qui j'étais et quelle était ma place ici. J'étais transfusé contre mon gré pour que jamais la pensée que je ne faisais pas partie pleinement de ce monde ne quitte mon esprit.
.:.
Lorsque je pénétrai dans l'immense immeuble des Volturis, la première chose que je notai fut l'apparente richesse à laquelle on ne s'habituait pas.
Tout respirait le luxe –non pas d'une façon raffinée et désirable, non, mais plutôt de façon ostentatoire comme si on voulait absolument convaincre les arrivants qu'ils baignaient dans une mare d'argent.
Je ne pus empêcher une grimace de dédain de déformer mes traits déjà tendus. Sans un mot et sans un regard pour l'équipe qui me suivait silencieusement, nous nous dirigeâmes vers les ascenseurs.
Encore une fois, ce fut l'extravagance qui nous accueillit. Une lourde odeur de parfum doucereuse traînait paresseusement dans l'espace aussi restreint que tape-à-l'oeil.
Je me surpris à prier pour que le voyage se termine le plus rapidement possible car un léger mal naquit dans ma poitrine, retournant mon coeur tandis que les étages se succédaient.
Finalement, les portes s'ouvrirent au vingt-cinquième étage avec un délicat chuintement. Nous sortîmes sans hésitation puis nous dirigeâmes comme un seul homme vers la dernière porte du couloir sur la droite.
Je remarquai avec étonnement pendant notre avancée que la plupart des bureaux que nous dépassions étaient vides. Cela m'étonnât puisque j'étais certain que les Volturis employaient plus de quatre cents salariés juste dans ce bâtiment.
Du moins, c'est ce que Carlisle m'avait dit.
Où sont-ils donc passés?
Rattrapé par ma légère nervosité alors que nous atteignions le bout du couloir, je cessai de m'en préoccuper et me concentrai sur la porte qui me faisait face. Sans même cogner, j'entrai, insouciant de savoir si je dérangerais un quelconque meeting ou si l'endroit était vide.
La pièce était immense : Il y trônait en plein milieu un massif bureau taillé dans ce qui semblait être du noyer noir et l'odeur doucereuse qui m'avait tant levé le coeur dans l'ascenseur quelques instants plus tôt y était plus forte que jamais.
Assis à l'instar d'un grand empereur –la tête bien haute, le dos bien droit et les bras confortablement calés sur leur accoudoir– Aro Volturi leva les yeux lentement de ses papiers et nous regarda avancer jusqu'à son bureau avec une mine surprise qui fut rapidement remplacée par un regard impassible.
Il me détailla de haut en bas sans daigner lancer un regard au groupe d'hommes qui me précédait.
« Edward… Cullen, je présume ? »
Les dents serrées, je ne pris pas la peine de répondre : Je voulais régler ça le plus rapidement possible et je considérais ces présentations aussi ridicules qu'inutiles.
« Hé bien, hé bien ! Heureusement que nous avions prévu votre arrivée... » Aro s'enfonça dans son fauteuil rouge sang, entrecroisant avec lenteur ses maigres doigts blancs. « J'imagine que vous avez pu constater par vous-même que tous les locaux étaient dépourvus d'âme qui vive… » Un sourire paresseux étira ses lèvres, dévoilant une rangée de dents aiguisées. « ...J'ai préféré prendre cette précaution, car on ne sait jamais à quoi s'attendre, quand on a de la visite… »
Ne me laissant pas démonter par son petit numéro d'intimidation, je réduisis l'espace qui nous séparait et pris la parole d'une voix forte.
« Le délai est plus qu'écoulé, Aro. Il est temps de t'acquitter de tes obligations envers la famille Cullen. »
Mes mots se perdirent un par un dans la pièce bien trop grande et il sembla que l'atmosphère s'alourdit davantage.
« Je connais mes obligations et ce n'est sûrement pas un bâtard en ton genre qui va me les apprendre. »
La voix d'Aro Volturi avait claqué, toute trace de politesse ayant déserté ses paroles. Il était sur la défensive et ne paraissait pas du tout prêt à nous rembourser.
Habitué à ce genre de piques, je ne pris pas la peine de relever et continuai mon discours habituel.
« Ça fait quatre ans. Carlisle a déjà été suffisamment clément en t'accordant une année supplémentaire, mais il m'a envoyé ici aujourd'hui et je compte bien repartir avec ce qui nous appartient. »
Il soupira et se pencha sur le téléphone juste à côté de lui, composant un numéro rapidement.
« Montez. » Dit-il simplement avant de raccrocher.
Je continuai à l'observer, méfiant, alors qu'il gardait le silence, me défiant visiblement du regard. Peut-être pensait-il que je n'étais pas de taille pour m'occuper du travail ingrat dont Carlisle m'avait chargé. Ou peut-être qu'il n'aimait pas être contrarié, tout simplement.
Dans un silence relativement pesant, nous attendîmes avec méfiance que les personnes demandées fassent leur entrée. Finalement, ces dernières apparurent et je pus me détendre légèrement en constatant qu'il ne s'agissait que de Marcus et Caïus, les seconds d'Aro.
Discrets, je ne les remarquai seulement parce qu'un courant d'air m'effleura à leur arrivée. Ils étaient entrés par une porte légèrement en retrait que je n'avais jusqu'alors pas remarquée. Ils hochèrent la tête en direction d'Aro et vinrent directement se placer derrière lui, nous jaugeant tous un à un par la même occasion.
La tension dans la pièce devenait de plus en plus insoutenable au fur et à mesure que les secondes s'écoulaient et pourtant personne ne parlait. Il n'y avait que des échanges muets entre les deux partis.
Je n'osais imaginer ce qui allait se passer par la suite, n'ayant pas prévu autant de réticence de la part des Volturis.
J'en étais à considérer mes options lorsque la porte par laquelle nous étions entrés seulement quelques minutes plus tôt s'ouvrit à nouveau pour laisser entrer avec vacarme une demi-douzaine d'hommes qui semblait appartenir à la garde de la compagnie.
Les membres de mon équipe, sentant le danger imminent, déposèrent leur main sur l'arme attachée à leur ceinture, prêts à dégainer à tout instant tandis que je me maudissais mentalement d'avoir été si inattentif.
Le groupe des Volturis, composé majoritairement de brutes épaisses, entreprit pendant ce temps de nous piéger dans la pièce en se dépliant en demi-cercle.
Tout cela en une fraction de seconde.
La situation s'envenimait à une vitesse folle : Je devais rapidement trouver un moyen de désamorcer cette bombe qui menacer d'exploser à chaque instant.
« Il est temps de t'acquitter de tes dettes, Aro. Je ne partirai pas d'ici sans ce qui nous est dû. » Répétai-je avec insistance, ne me laissant pas désarçonner par leurs manières.
« Carlisle Cullen n'a pas besoin de notre argent, il baigne déjà dedans » Répliqua Caius d'une voix acerbe. « Je suis certain qu'il peut continuer de vivre aisément avec tout ce qu'il possède. Ce qu'il nous a donné il y a quatre ans ne représente absolument rien pour lui. »
« J'ai bien peur que cela ne fonctionne pas comme ainsi, Caius. Si je dois la prendre de force de vos cadavres, je le ferai sans hésitation. » Répondis-je d'une voix menaçante.
Je vis Caius et Marcus échanger un regard tandis qu'Aro se contentait de m'observer.
« Les menaces sont vaines, mon cher. » Soupira Marcus d'une voix étrangement rauque. « Je suis certain que nous pouvons trouver un terrain d'entente. N'est-ce pas, Aro ? » Demanda-t-il, en posant la main sur l'épaule de son frère.
Aro tremblota et une grimace mécontente déforma son visage à l'aspect farineux. Il ne semblait pas du tout être d'accord avec son frère cadet sur l'idée d'un quelconque compromis.
Il recula alors brusquement, percutant par la même occasion Marcus, toujours posté derrière lui. Esquissant ensuite un geste vers un des tiroirs de son bureau, comme s'il cherchait à se saisir de quelque chose, il fut celui qui relâcha la grenade depuis bien trop longtemps dégoupillée.
Ne suivant que son instinct, un de mes hommes le visa de son arme et fit feu.
La balle, parfaitement cadrée malgré l'état de stress dans lequel était le tireur, aurait probablement perforé la cervelle d'Aro Volturi si seulement le garde qui avait choisi de sacrifier sa vie pour prolonger celle de son maître était resté à sa place.
L'ambiance changea soudainement. Toujours tendue et hostile, elle se chargea en plus d'électricité. Alors que j'observais la scène, immobile, mes oreilles se mirent à siffler.
Je pouvais voir les membres mon équipe se mouvoir autour de moi, leur arme pointée directement sur les torses des hommes Volturis et leur bouche grande ouverte, comme pour crier quelque chose.
Je n'entendais rien, sinon que ce sifflement incessant.
Contraints et moins rapides, les membres de la garde des Volturis avaient déposé leurs armes par terre alors que Marcus, Caius et Aro observaient ce qui se passait autour d'eux, à mon instar, sans bouger. Je rencontrai le regard d'Aro et ne put retenir un frisson.
Je n'y discernais que du néant.
Soudain, ce fut comme si le son de la vie m'était revenu par magie. Les cris de mes hommes résonnèrent à travers moi.
Je vis enfin ce qui les mettait tant sur les nerfs. Un garde était couché sur le dos, une tache de sang s'étalant sur le devant de son uniforme. Je fus surpris à quel vitesse la tache s'agrandit pour imbiber complètement sa chemise.
Que s'est-il passé ? Me demandai-je, pris au dépourvu. Ce n'était pas le plan. Ça ne devait être qu'une simple récolte d'argent, comme j'en avais fait des centaines auparavant.
Je fus pris d'une colère subite. Ce n'était pas le plan.
Un mort signifiait des complications avec les Volturis, voire la police si jamais cela était découvert.
Cela signifait des complications avec Carlisle.
« Assez ! » Criai-je, réduisant mes hommes au silence. J'avais besoin de tranquillité pour réfléchir clairement.
Ils se turent immédiatement, gardant néanmoins leur revolver en place par sécurité.
Je laissai traîner mon regard dans la pièce, cherchant la meilleure solution.
Mon regard effleura l'ensemble de l'assemblée réunie dans le bureau. Nous étions visiblement en nombre supérieur: Nous avions ainsi le contrôle de la situation.
Du moins, j'aimais le croire.
À nouveau, je baissai les yeux sur le cadavre. Face à la mare d'hémoglobine qui s'était formée sur la moquette blanche de la pièce, un mal de crâne commença à me tirailler.
Quelle merde !
Carlisle n'allait certainement pas apprécier. Un mort ne passait jamais inaperçu. Il allait falloir mettre en scène un accident… Surveiller la famille du défunt de près... Heureusement pour moi, personne ici n'avait intérêt à avertir la police. Par contre, s'il y avait eu des témoins, nous ne pouvions pas nécessairement compter sur leur silence.
Je me souvins alors des paroles qu'Aro avait prononcé suite à notre arrivée: « J'imagine que vous avez pu constater par vous-même que tous les locaux étaient dépourvus d'âme qui vive… »
Comment être certain que ce dernier avait dit vrai ? Est-ce que l'immeuble était bien vide comme il l'avait affirmé ? Il valait peut-être mieux s'en assurer personnellement, histoire de m'enlever pour de bon un poids des épaules.
Satisfait de ma décision, je me détendis légèrement.
« Restez ici. Je vais m'assurer qu'il n'y a pas de témoins. » Ordonnai-je d'une voix sèche. « Essayez de ne pas tuer tous leurs hommes pendant que je suis parti. »
Je sentis le regard des Volturis me suivre tandis que je quittais la pièce.
Je refis en sens contraire le chemin que nous avions emprunté plus tôt, vérifiant avec minutie chaque pièce devant laquelle je passais. J'avais presque fini tout l'étage quand mon regard fut attiré par un détail. C'était la porte des toilettes pour femmes. Contrairement aux autres, elle était légèrement ouverte.
C'est probablement quelqu'un qui est parti rapidement et qu'il l'a laissée entrebâillée dans sa précipitation…
Je regardai ma montre et fronçai les sourcils Cela faisait trop longtemps que nous étions parti. Carlisle allait commencer à se poser des questions. Je m'en allais rejoindre les autres quand je décidai à la dernière minute de rebrousser chemin et d'aller vérifier tout de même la salle de bain des femmes.
J'ouvris sans un bruit la porte et entendis immédiatement un bruissement: Quelqu'un avait sans doute oublié de fermer un robinet. Je m'approchai de quelques pas et m'arrêtai immédiatement.
Je n'étais pas seul dans la pièce.
Deux personnes étaient penchées sur l'un des lavabos. D'après ce que je pouvais voir, l'homme tenait la femme avec fermeté, l'empêchant de bouger. Je faillis lever les yeux d'exaspération. Ces deux-là n'avaient visiblement pas entendu ce qui s'était déroulé dans le bureau d'Aro.
Je m'apprêtai à sortir de la pièce aussi discrètement que j'étais entré lorsque la femme réussit à se dégager suffisamment pour être en mesure de relever la tête et de croiser mon regard du sien.
Ce que j'y lus fut de la pure terreur, non pas dirigée vers moi –ce qui aurait été parfaitement justifié– mais plutôt vers l'autre homme, qui, je le remarquai seulement maintenant, ne se contentait pas juste de la tenir comme on le ferait lors d'une étreinte passionnée. Il semblait plutôt lui bloquer le passage… la faire prisonnière.
Mais qu'est-ce que…
