The Master of the Game

Merci pour vos reviews, ça m'a fait très plaisir ! Désolé, la partie ne commencera qu'au prochain chapitre, il fallait placer l'ambiance avant de commencer vraiment…En tout cas, elle devrait bientôt arriver !

«Et voilà une brochette d'abrutis, une !» pensa Sherlock, amer.

Il s'était mis à côté de John, pensant réussir à échapper aux deux idiots de service, mais bien mal lui a pris. Car Lestrade s'était évidemment placé à son petit ami. A sa suite s'étaient précipités Molly, Anderson et Donovan, qui seraient perdus sans leur chef adoré. Il avait donc un couple follement amoureux qui s'échangeait on ne sait quelle connerie romantique à sa gauche, et deux des pires agents que Scotland Yard eu jamais porté pratiquement en face de lui, qui le fixait comme s'il allait brusquement sortir un revolver et tous les abattre.

Ce qui allait sûrement finir par arriver. Sherlock n'a jamais eu beaucoup de patience.

Il se maudissait de cette répartition ô combien déplaisante quand Mycroft Holmes entra dans la pièce.

« Ah, Mycroft ! » S'exclama John. « Nous vous attendions…Ah, vous êtes venu accompagné ? »

Ce fut la démarche féline caractéristique qu'entendit Sherlock qui le fit paniquer et lever ses yeux, non pas pour saluer son frère mais pour dévisager en silence la bombe nucléaire qui venait d'entrer à la suite du rouquin.

La magnifique, la sublime, la dangereuse, Irène Adler, vêtue d'une robe rouge sang et plus attirante que jamais.

Elle lança un sourire à toute l'assemblée (sourire qui fit vraiment beaucoup d'effet à Anderson, qui faillit s'évanouir sur Donovan) et se présenta le plus naturellement du monde, comme si le fait qu'elle était sensée être morte et enterrée n'était qu'un détail inintéressant de sa vie.

Heureusement, les policiers n'étant absolument pas au courant du fait, l'accueillirent le plus chaleureusement possible, John restant simplement à distance et Molly essayant d'oublier qu'elle avait retrouvé le corps d'Irène avec son visage écrasé. Après tout, avec la chirurgie actuelle, on pouvait faire des miracles, non ?

Seul Sherlock était bouche bée. Il ne s'attendait pas à la voir ici et maintenant. Il lui avait suffit qu'il échange un regard avec elle pour qu'il recommence à se sentir mal à l'aise. Oui, mal à l'aise, car elle lui avait toujours fait de l'effet. Non, Sherlock n'étais pas amoureux ou attiré. Simplement, il hésitait entre la respecter ou avoir peur d'elle. Parce qu'elle avait toujours réussi à le battre sur un terrain inconnu ou presque à Sherlock : celui du jeu malsain version sexuel. Genre attrape moi si tu peux avec ta cravache. Sauf que Sherlock ne voulait pas jouer. Il était en pleine drague avec Jim et qu'Irène s'interfère entre les deux était la dernière chose qu'il souhaitait voir arriver. C'était déjà assez compliqué comme ça.

« Tu n'as trouvé qu'elle pour t'accompagner ? » chuchota Sherlock à Mycroft.

« Je pensais bien faire. Nous ne sommes pas en très bon termes, mais j'ai trouvé qu'il te fallait d'urgence une petite amie. Tu verrais ta tête quand tu surprends John et Greg ensemble… »

« Je n'ai pas besoin de toi pour ça ! C'est un club ? Toi et John vous vous relayez pour me chercher quelqu'un ou quoi ? »

Mycroft s'assit face à son frère, et d'un ton condescendant répliqua :

« Sherlock. En tant qu'ainé, je fais tout pour que tu ais une vie heureuse. »

« Qu'est-ce qu'il faut pas entendre… »

« Je t'assure que je ne cherche qu'à t'aider… »

« Mais je vais TRES BIEN ! » Eclata tout à coup Sherlock, frappant la table de son poing. « Je ne me suis jamais senti AUSSI BIEN de ma vie ! Alors vous allez tous ME FOUTRE LA PAIX, C'EST CLAIR ? »

Silence à la table. Irène eu un sourire narquois.

« Contente que vous soyez aussi enthousiaste, Sherlock. Vraiment, c'est très bien. »

« Ho, vous, fermez-là. »

Choque sur le visage d'Adler. Sherlock croisa les bras et colla son dos contre sa chaise. C'était décidé pour Adler : elle était ennuyeuse. Elle était beaucoup trop arrogante pour ce qu'elle pouvait se permettre. Qu'elle aille jouer de ses menottes et de ses fouets avec Lestrade, avec la famille d'Angleterre ou avec Mycroft, il ne répondait plus à ses avances. Et il finirait par retrouver le revolver que John lui avait confisqué. Il nettoierait toute l'imbécilité de la pièce à fond et partirait avec Jim quelque part en Russie.

« Tiens ? On dirait que j'arrive au mauvais moment, n'est-ce pas Sebastian ? »

« Mmmm. »

Quand on parle du loup…La voix chantante de Jim le calma aussitôt. Le cœur qui battait la chamade, les yeux dilatés, le cerveau en ébullition, voilà l'état dans lequel se retrouva Sherlock en moins d'un quart de seconde. Et son talent pour la déduction l'informa que Jim en était de même. Les deux se dévoraient du regard, Sebastian serra la main de John, Donovan et Anderson étaient largués, et tous les autres étaient figés d'horreur.

« Qu'est-ce que… » Commença Irène.

« Comment… » Renchérit Greg.

« Que… » Balbutiait Molly.

« Alors, tu m'engueules parce qu'Adler est avec moi, et toi tu invites JAMES MORIARTY ! » Tonna Mycroft.

« Je ne vois pas où est le problème » rétorqua Sherlock.

Sebastian décida de prendre immédiatement les choses en main.

« On ne vient pas pour menacer qui que ce soit, mais…aussi bizarre que cela puisse paraitre, Jim avait envie de se détendre un peu et…on est là pour en quelque sorte s'amuser avec vous. »

Deuxième vague de silence assourdissant.

« C'est une blague ? »

« Ils sont tarés ! »

« Je vais tous vous coffrer ! »

« Sachant que le premier qui s'en ira de cette pièce sans mon autorisation se verra tuer de façon lente et douloureuse » précisa Jim avec nonchalance.

Ce qui eu pour effet de doucher les policiers présents.

Mycroft se racla la gorge pour prendre la parole.

« Je pense que la meilleure solution est de finir ce jeu et ainsi il n'y aura pas de morts, n'est-ce pas ? »

« Peut-être… » Répondit Jim.

« Il veut dire oui » coupa Sebastian.

« Mais c'est vraiment n'importe quoi ! » Se révolta Donovan. « Et dire qu'on est là à cause de vous ! Vous vous y attendiez à ça ? » Cracha-t-elle à Lestrade.

« Mais non, je n'avais aucune idée du… »

« Vous devriez prendre les choses avec plus de tranquillité, c'est ainsi que font les vraies femmes » conseilla Irène.

« Alors vous, si vous croyez que je vais écouter une sadomasochiste en chaleur, vous avez rêvé ! » Répliqua Donovan.

Sherlock ne pu s'empêcher de sourire : pour une fois que Donovan ne l'engueulait pas !

« Je crois que mademoiselle Adler a raison, » intervint Molly. « Nous sommes là, et nous ne pouvons pas sortir, alors autant en terminer le plus vite possible, non ? »

« Bravo Molly ! » Applaudit John. « Enfin quelqu'un de sérieux ici ! »

« Elle est sortit avec moi, » fit remarquer Jim.

« Alors, vous, Moriarty, vous pouvez la ferm… »

« Alors, les enfants, tout va bien ? »

10 paires d'yeux se braquèrent sur madame Hudson.

« Très bien. » Dit John.

« Appelez la police ! » Lança Lestrade.

« Mais vous êtes de la police, non ? » demanda la vieille dame, un peu perdue.

« Oui, mais je veux dire… »

« De toute façon, le Maitre est déjà là. » Répliqua Madame Hudson.

« Le Maitre ? » Demandèrent en même temps John, Irène, Mycroft, Sherlock et Jim.

« Je ne jouerait pas avec vous,» expliqua Madame Hudson « j'ai donc demandé à un ami de très longue date de vous rejoindre pour être le maitre du jeu. Je vous présente Steven. »

Des pas lourds s'entendirent du rez-de-chaussée. La tension grimpa en flèche. Tous, autant les génies que l'équipe de Scotland Yard, autant John que Sebastian, se demandaient qui était ce mystérieux maitre. Puis la porte grinça et un homme brun au sourire bienveillant pénétra dans le salon.

« La cinquantaine, » devina Sherlock en une seconde trois quart. « Ecossais, deux enfants, conjointe qui travaille dans le même milieu que vous, le cinéma. Vous êtes producteur ? »

« Scénariste plutôt » intervint Mycroft.

« On se connait, non ? » demanda Jim. « Vous m'avez demandé de tuer un type, une fois. »

« Si, je me souviens, même que vous avez fait souffrir beaucoup de vos fans » ajouta Sebastian.

L'inconnu ne sembla pas se formaliser du fait que sa vie privé se fasse déballer devant tout un groupe. Il observa chaque personne présente, s'attardant sur Anderson, fronçant les sourcils, puis reprenant son inspection, fit un signe de tête à chaque femme présente, puis finit déclarer, d'un ton doux et très sûr de lui :

« Je me présente. Steven. Je suis votre maitre du jeu durant toute la partie. Je vous propose à tous de vous asseoir et de vous préparer. Nous allons commencer la séance, et vous feriez mieux de vous concentrer dessus. En cas contraire, vous n'en ressortirez peut-être pas vivants. »

« J'adore ce type » lança Jim avec un grand sourire.

Tous les autres levèrent les yeux au ciel.

J'ai failli (au grand failli) foutre le Maitre de Doctor Who comme MJ. Puis je me suis dit que se serait trop compliqué. Alors, à très bientôt !