Merci à tous pour vos reviews! Je vois que cette fic plait, donc voici la suite. Certains seront peut-être déçus que Drago réussisse son coup, mais c'est pour le bien de l'histoire. Niveau humour, on se rattrape au prochain chapitre.
Bisous et on se retrouve en bas!
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Les bâtiments de la Malefoy Inc. trônaient par-dessus le Chemin de Traverse, hautains et fiers comme leur propriétaire, en une tour immense et ronde. Cependant, Hermione ne fit pas attention du tout en pénétrant au pas de course dans l'entrée à son entourage luxueux. Elle marcha vers la secrétaire, une jolie brune en tailleur, qui recula d'un pas devant la fureur qui émanait de la jeune femme.
-Je veux voir le PDG, tout de suite, siffla Hermione.
Ses cheveux craquelaient de magie contenue sur sa tête. Si la secrétaire avait été embauchée pour ses connaissances plutôt que pour son physique, elle aurait sans doute comparée la célèbre née-moldue à Médusa.
-Vous ne pouvez pas voir Monsieur Malefoy, trancha-t-elle sèchement. Il n'est pas disponible.
Hermione plissa des yeux, enragée, et la secrétaire déglutit.
-Ecoutez-moi bien, siffla-t-elle. Je suis la nouvelle conseillère économique de votre PDG. Alors je vous conseille de vous bouger les fesses si vous voulez garder votre travail.
La secrétaire plissa les lèvres, aussi furieuse que Hermione à présent, et s'empara du téléphone à ondes électromagiques derrière elle.
-Blaise, chou, roucoula-t-elle. Il y a une sorte de furie atroce ici. Elle dit être Hermione Granger. Mais vu son look, je ne crois pas. Une héroïne de guerre prendrait mieux soin d'elle-même que cela...comment, chéri ? Oui...buisson sur la tête, oui...c'est cela...c'est qui Médusa ?...oui...d'accord. Tu passes à l'appartement ce soir ? Oh, dommage. Bisous mon cœur.
Hermione en avait les yeux qui sortaient de leurs orbites. Comment cela, mal vêtue ? Elle portait un tailleur et un pantalon cigarette noirs, avec des chaussures plates. Certes, ses cheveux étaient à peine coiffés et formaient une masse impressionnante qui aurait pu prendre un Filet du Diable en otage, et elle n'était pas maquillée. Et peut-être que ses habits étaient légèrement vieux et passés de la mode de la saison, et alors ? Elle n'en demeurait pas moins elle-même. Face à elle, la secrétaire était d'une élégance inégalable.
-Blaise Zabini, le numéro 1, va venir vous chercher pour vous amener voir Monsieur Malefoy, déclara la brune avec mépris avant de sortir une lime à ongles de son sac à main Louis Vuitton et d'attaquer ses ongles parfaitement manucurés.
-Merci, dit sèchement Hermione.
Cinq minutes plus tard, l'ascenseur du bout de l'entrée s'arrêta et un jeune métis, incroyablement beau et vêtu d'un costard Armani, en descendit. Son visage se fendit d'un sourire en voyant Hermione et il s'en approcha. La secrétaire l'interrompit dans sa démarche décidée.
-Blaise, chouchou...
-Pas maintenant, Rosa, répliqua-t-il. Mademoiselle Granger ! Je suis ravi de vous voir.
-Pas moi, je vous l'assure, grinça-t-elle. Zabini, je veux voir Malefoy. Tout de suite.
Blaise la saisit par le bras et l'entraîna vers l'ascenseur.
-Cela va de soi. Je suis ravi que vous acceptiez de travailler pour nous, Hermione. Permettez que je vous appelle Hermione ?
-Certainement pas, non.
-D'accord, Hermione.
-Et à aucun moment je n'ai précisé accepter cet emploi. Si je suis là, c'est pour obtenir un démenti public et accessoirement, pour enfoncer la tête de Malefoy dans un mur.
Blaise haussa les épaules et appuya sur le bouton du soixantième et dernier étage.
-Et pour répondre à votre question, Zabini, je ne pense pas que vous deviez amener Rosa avec vous aux Caraïbes.
-Ah. Excellent choix, Hermione. Et je t'en prie, appelle-moi Blaise. Après tout, toi, Malefoy et moi allons nous voir tous les jours désormais.
-Pourquoi ? Vous aménagez dans mon immeuble ?
-Ah, ah. Je suis mort de rire, Hermione. Sincèrement. Tu as un sens de l'humour désopilant. Je sens que nous allons bien nous entendre.
Il lui fit un clin d'œil. Hermione soupira.
L'ascenseur s'arrêta, mais Hermione ne laissa pas le temps à Zabini de dire quoi que ce soit.
-Où est son bureau ?
-Deux minutes, papillon. Attends dans la salle d'attente. Je vais le prévenir.
Blaise abandonna la jeune femme dans la salle d'attente et se glissa dans l'immense bureau de Drago Malefoy qui se tenait assis derrière le bureau gigantesque, pieds dessus, et feuilletait un magasine pour adultes. Il jeta un regard ennuyé à Blaise.
-T'as vu, la rousse en page 67 ? Pas mal du tout. Il paraît que c'est l'actrice porno Vivi Vixen. Il va falloir que tu t'arranges avec son manager pour m'obtenir son numéro, Blaisounet, remarqua le patron.
Blaise roula des yeux.
-Tu m'as demandé ça le mois dernier, Drago. Je te l'ai obtenu d'ailleurs. Tu as été à un rendez-vous avec elle et c'est là où tu as découvert qu'elle était un homme avant de se lancer dans le business.
Drago frissonna et reposa le magasine.
-Beurk. Sérieusement ?
-Tu couches avec tellement de femmes que tu ne sais pas lesquelles y sont passées ou pas, remarqua le métis en s'appuyant contre la porte.
-Tu peux parler, toi.
-Oui, mais moi, contrairement à toi, je ne suis pas fiancé, rappela Blaise.
-Je compte bien y remédier bientôt, rétorqua Drago en se levant.
-Oui. À ce propos, Rosa vient de m'appeler pour me dire que...
-Stop, Blaise. Trop d'informations. Je ne veux pas savoir dans quelle position elle veut que tu la prennes ce soir.
-...imbécile. Quand elle ne retouche pas son maquillage, ne couche pas avec moi, ou ne se répand pas en potins avec les autres secrétaires de la compagnie, elle travaille, tu sais. Donc, Rosa m'a indiqué que Granger est enfin arrivée.
Les yeux de Drago s'écarquillèrent imperceptiblement et un rictus vint se plaquer sur ses lèvres.
-Vraiment ?
-Non, je déconnes. Je voulais te faire marcher. Parce que mon but principal dans la vie est de t'emmerder. Bien entendu elle est là.
-Parfait. Maintenant, il ne manque plus qu'à la convaincre.
-J'ai fait ma part, Drakichou. À toi de t'en débrouiller.
Drago eut l'air profondément blessé.
-Tu vas me laisser seul face à l'espèce de harpie à cheveux de sabre ? Tu es vraiment un faux pote, Blaise.
-C'est ton idée. C'est toi qui veux l'employer et plus si affinités.
-Ta, ta, ta. N'essaie pas de jouer au plus malin. Tu sais bien que je suis perdu sans toi, Blaisichou. Je me sens comme un aveugle atteint de cécité dans une pièce sombre. Reste avec moi ou je te vire.
-Tu peux pas me virer, Drago. J'ai des actions dans ta société. Alors, ça va être comme les autres fois. Tu vas m'envoyer une lettre de licenciement. Je vais modifier le nom dessus et l'envoyer au nouveau comptable que je déteste. Deux, trois, six lettres plus tard, je partirai faire la fête à Vegas quelques jours pour te faire plaisir, et une semaine plus tard, tu te traîneras à mes pieds complètement ivre en me suppliant de revenir.
Drago roula des yeux.
-Reste, ou je vire ton cousin.
-Quel cousin, demanda Blaise innocemment.
-Arrête ça, Blaisounet. Tu es un vrai proxénète. Je sais très bien que tu n'arrêtes pas de faire rentrer tous ceux que tu croises dans la société comme des clandestins chinois dans la cale d'un navire de fret.
-Ne me le reproche pas, supplia le métis. Il m'a promis de me présenter son ex en échange. Si tu voyais la poitrine qu'elle a, toi aussi tu ferais rentrer ton cousin, et même tout son voisinage dans la boîte. Je ne reste pas là. Hermione est complètement folle. Je la fais entrer.
Et sur ce, Blaise disparut. Drago se rassit.
Hermione tourbillonna dans la pièce un instant plus tard, un filet d'injures à peine compréhensibles tombant de ses jolies lèvres, et Drago se sentit immédiatement plus sympathique envers les victimes des ouragans. Il se promit d'envoyer un don aux victimes de Haïti dès que possible.
La jeune femme finit par s'arrêter face à son bureau, le visage rouge de colère. Elle cessa de respirer en voyant le très détendu et très amusé patron de la Malefoy Inc.
Quand, par la barbe de Merlin, Malefoy était-il devenu aussi beau ?
Elle comprit soudainement toutes celles qui se jetaient dans ses bras. Même si Drago Malefoy avait été totalement dépourvu quand la bise fut venue, il aurait pu aisément prendre pour maîtresse n'importe quelle femme.
Il n'avait plus ce visage pointu et un peu sournois de sa jeunesse. Au contraire, avec le temps, son visage s'était rempli, lui donnant un air carré et aristocratique, comme ces mannequins mâles et virils qui inondaient le marché du luxe. Sa chevelure blonde était artistiquement décoiffée, et ses yeux gris clairs pétillaient d'amusement. Un rictus recourbait ses belles lèvres un peu fines, sous un nez droit et parfaitement dessiné. Il devait être grand, et sa musculature bien discernable malgré la finesse de son corps tendait le tissu de son costume gris Armani. Elle déglutit.
-Vu ta présence ici, répliqua-t-il d'une voix traînante, j'estime que tu as, effectivement, embrassé le derrière d'un babouin ?
-La ferme, Malefoy, siffla-t-elle. À quoi, puis-je savoir, correspond tout ceci ?
-Ceci quoi ? Et, je te félicite de ton intégration à la Malefoy Inc.
-Ne fais pas l'innocent, Malefoy !
-Tu as déjà entendu parler de Médusa, Granger ? Tes cheveux me fascinent. Tu les a ensorcelés pour tenter de m'étrangler ou...
-La ferme, je t'ai dit ! Je veux bien croire à une erreur de la part de tes services de croire à mon emploi, mais ceci va trop loin ! La une du jour, la falsification d'une lettre de démission...à quoi tu joues ?
Drago soupira et se redressa.
-Granger, susurra-t-il d'une voix séduisante qui fit picoter sa chair. Malefoy Inc. ne travaille qu'avec le meilleur. Et, profite car je ne te ferai pas un compliment de nouveau après celui-ci, tu es ce meilleur que nous recherchons.
-A aucun moment je n'ai accepté de travailler chez toi, Malefoy ! Je te déteste, c'est réciproque, et enfin je te déteste !
-Peut-être, Granger chérie, mais en attendant, le Ministre de la Magie en personne m'a assuré que ton bureau au Ministère sera vide d'ici demain matin. Tu embaucheras lundi.
Elle devint si rouge qu'il recula avec méfiance.
-Je t'en supplie, Granger, n'explose pas. Je viens de faire refaire la peinture des murs. Ce serait embêtant.
-Je préférerais sauter du haut d'un pont que de travailler pour toi, Malefoy !
-Non, s'il te plaît Granger. Embrasser les fesses d'un singe, on s'en remet. Par contre, le saut sans élastique est franchement déconseillé. Et puis, regarde les choses en face. Tu seras célèbre...
-...je le suis déjà.
-Oui. C'est aussi une des raisons pour lesquelles je t'emploie. Tu seras riche. Je te paierai mille Gallions par mois...
Elle s'étouffa sur sa salive. C'était quoi, cette somme énorme ?
-Je te demande pardon ?
-Mille Gallions. Ce n'est pas assez ? Mille deux cent alors...
-Non, mais...
-Tu seras adulée. Accueillie dans les endroits les plus luxueux. Tout ce que je te demande, c'est de travailler du lundi au vendredi ici. Et en plus tu ne me verras pas tant que ça. Ce sera essentiellement entre toi et Zabini. Granger, soupira-t-il enfin. Je t'en prie. Je n'ai pas l'intention de te faire la vie dure. Tout ce que je t'offre c'est du travail. En attendant, tu n'en as plus. Ton métier n'est pas très recherché. Combien de temps avant que tu retrouves du boulot ?
Elle soupira, vaincue.
-Tu es un affreux salaud, Malefoy, et en temps et en heure, je te le ferai payer, murmura-t-elle.
-Donc tu acceptes ?
-Ai-je d'autre choix ?
-Félicitations et bienvenue chez la Malefoy Inc., Granger. Je t'attends lundi matin, sept heures.
Il tendit la main et elle le foudroya du regard avant de faire demi-tour et de sortir en claquant la porte. Drago se passa une main dans les cheveux. Le plus dur était passé.
Les Malefoy gagnaient toujours.
La porte s'entrouvrit et Blaise passa sa tête.
-Alors ? Elle est passée en furie, je n'ai rien pu en tirer.
-Alors, Granger attaquera son travail lundi matin, répliqua-t-il.
Les deux amis s'échangèrent un sourire complice, puis Drago retourna à son bureau.
-Au fait, Blaise, t'es viré.
-D'accord, Drago. À lundi matin alors ?
Et Blaise s'échappa en ricanant.
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Alors? Qu'en pensez-vous? Au prochain chapitre, un échange de courriers persos, des cris inquiétants, des métaphores intéressantes, et des libidos en overdrive.
La bise!
DIL.
