Chapitre 2: Quand les apparences tombent.

Le sang gouttait le long de la table, l'infirmière avait les mains recouvertes de ce liquide poisseux. Merope Gaunt était morte, son corps décharné renvoyait une vision morbide de la mort qui l'avait fauché.

Du coin de l'oeil, la directrice regardait William qui lavait l'enfant dans une bassine en chantonnant une petite berçeuse. Son visage n'exprimait rien, à part la totale indifférence face au drame récent, qui laissa la directrice perplexe d'une telle atitude. Elle rapporta son regard sur Emy quittant la pièce. La jeune fille était bouleversée, cela se lisait sur les traits de son visage. C'était surment la première fois, qu'elle était confrontée à la mort.

Mme Cole s'obligea à bouger, à avancer un pied après l'autre. Le plus dur pour elle, fut de se détourner de Merope.

La vieille femme devait appeler la police. Absente de toute émotion, elle se dirigea lentement vers son bureau. Une fois rentré dans la pièce, elle saisit le combinet et de l'autre composa le numéro de la police. Au bout de quelques secondes, un grincheux décrocha.

-Le comissariat de Londres Ouest, que puis-je pour vous ?

-Bonsoir, murmurra la directrice, je... je vous appelle car... car euh...

-Oui ? Parlez clairement que je vous comprenne !

Mme Cole prit une grande bouffée d'oxygène.

-Alors ?

-Morte... je veux dire que... que la jeune fille est morte... et... et...

La vieille femme sentie que ses nerfs lâchaient prises, qu'elle perdait son sang froid, puis elle éclata en sanglot.

-Madame, où habitez-vous ? Qui est mort ? Exprimez-vous !

-Elle est mor... morte en cou... couche, 12 rue Little Birds à Londres. C'est l'orphe... orphelinat The White Fawn.

-Bien Madame, votre déposition a été pris en compte. Une équipe arrive, ne vous inquiètez pas ! déclara-t-il ton plus professionnel.

-Oui, oui, je... je vous attends !

Le silence se fit, et la vieille femme raccrocha. Sans surprise, elle s'éffondra. La mort de la jeune fille avait ravivé des souvenirs, qu'elle avait enfoui au plus profond d'elle-même avec tant de force. Force qui avait été construite en 20 ans et détruite en une soirée. La mort de sa propre fille ainsi que l'enfant qu'elle portait. À aucun moment, elle avait imaginé prendre sa fille si brusquement. Elle se souvenait de son visage radieux à la seule pensée de devenir maman. Cependant, le destin en avait décidé autrement: elle était morte en couche. Rien ne préconisait un tel sort. Après ce malheur, les souvenirs de la directrice étaient flous, embrouillés comme s'ils avaient été noyé par la douleur et le chagrin.

Au bout d'un moment, des bruits de pas se firent entendre dans les couloirs menant au bureau de la directrice. Un homme ouvrit la porte brusquement, sans se donner la peine de frapper avant. D'un pas assuré, il s'installa sur un siège en face de Mme Cole

-Madame je suis l'inspecteur Popper

Sans surprise, la vieille femme resta muette.

-Nous avons amené le corps de Merope Gaunt à la morgue jusqu'à qu'un membre de sa famille identifie son corps. Nous avons lancé des recherches mais rien de fructueux pour le moment.

Il laissa un blanc avant de continuer.

-C'est pourquoi, je me demandais si la jeune fille avait fait mentionné d'une personne de son entourage ? Un mari, des parents, des frères et soeurs...?

-Elle... elle a parlé d'un Tom Jedusor qui je crois, est le père de l'enfant ?

-L'enfant porte exactement le même nom que son père ? C'est... original ! railla la voix de l'inspecteur

-Il y a aussi Elvis, le père de la jeune fille

-Son nom doit être Gaunt alors !

L'inspecteur gribouilla les notes données par la directrice sur un petit calepin.

-Nous déclarerons dés demain la naissance du petit auprès de la mairie. En attendant, vous pouvez garder l'enfant. Cependant, vous serez surment convoquée au tribunal, c'est surtout pour règler tout ce qui est administratif, et rendre les choses officielles aux yeux de la loi. Bien évidemment, toute cette procédure s'annule si un parent de l'entourage récueille l'enfant, déclara l'inspecteur évasivement avant de tourner les talons et s'en aller, sans même dire au revoir.

La porte s'était refermée et le silence revint mais ne persista pas. Légèrement, trois petits coups se résonnèrent dans la pièce.

-Entrez ! Dit la directrice

La porte s'ouvrit lentement laissant découvrir William et le nourrisson. Le jeune homme fit un grand sourire à la directrice.

-L'inspecteur m'a posé des questions sur sa mère. Pas agréable cet homme ! S'exclama William avant de s'éffondrer sur le siège où avait été assis l'inspecteur.

-Comment va l'enfant ? Interrogea la directrice

-Bien, très bien ! Dans mes bras, il ne craint rien, souffla tendrement le jeune blond.

Mme Cole ne fit aucun commentaire sur le compotement de William qui pour elle, était déplacé.

-Madame, je me demandais si cela ne vous dérangeait pas si l'enfant dormait dans ma chambre ?

-Quoi ? Hors de question, c'est contraire au réglèment ! s'exclama la vieille femme

-Mais...

-Il dormira dans le dortoir commun comme tous les autres enfants, coupa la directrice

-Mais, il est tout petit, il a besoin de réconfort !

-Je sais William mais un traitement de faveur le désservira auprès de ses camarades

-Mais, juste le temps qu'il grandisse un peu ! supplia le jeune homme

-Je vous comprends pas William, confessa-t-elle

-Je veux juste qu'il se sente bien ici, avoua-t-il

-Dans ce cas, adoptez-le, railla la directrice

-Je pourrais si j'étais mieux paier ! Retorqua froidement William

Les deux individus se confrontèrent du regard. La vieille femme n'aime pas le regard que lui lançait William et pour la première fois, elle aperçut cette lueur de folie au fond de ses yeux. Mme Cole avait déjà reçu des plaintes de ses employés, décrivant William comme un personnage tordu et extrêmement lunatique. Cependant d'un geste de la main, elles les avaient toutes rejetté. Aujourd'hui, elle comprenait son erreur. Toujours voir au-delà des apparences !

-Bon, faisons un compromis ! Je prendrai soin de l'enfant jusqu'à ces 18 mois ! Adbiqua la directrice

Cependant, William resta camper sur ses positions et fronça les sourcils

-Ce n'est pas ce que j'ai demandé. De plus, vous abusez de votre pouvoir pour me priver de l'enfant. Ce n'est pas par hasard que sa claudo de mère est morte, c'est un signe de Dieu ! Répondit froidement le jeune blond.

La directrice l'examina attentivement d'un oeil perçant.

-William, comprenez-vous la gravité de vos paroles ? Maintenant, vous allez me donner l'enfant et je vous mets en mise à pied pendant une semaine, histoire que vous réfléchissez un peu afin de vous mettre un peu de plomb dans la cervelle, car je suis désolé de vous l'annoncez mais vous en manquez drolement !

Joignant ses gestes à ses paroles, elle se leva et prit l'enfant des bras de William. Ce dernier se leva brusquement à son tour et fit un pas vers la directrice. Il lui souffla à son oreille

-Faites attention à vous Mme Cole, susurra-t-il au creux de son oreille avant de disparaître, le sourire du diable plaqué sur son visage.

Tout d'abord un grand MERCI d'avoir fait l'effort de me lire. Je publie maintenant un seconde chapitre, qui j'espère vous plaira. Je m'enforce vraiment de faire de mon mieux pour que vous trouvez ma lecture intéressante. J'essayerais toujours de publier sous moins de 15 jours.

Vicky: Je suis contente que ça te plaise, vraiment. Gros bisous.

Stormtrooper2: Oui, effectivement William a l'air sympa... Attention aux apparences ^^. Bisous

J'espère que vous a plu !

Très très gros bisous !

** Marie **