L'histoire va peu à peu diverger de l'histoire originale, vu que la présence de C.C. et surtout ces actions, risque de chambouler les événements.
Pensée du personnage
Flashback
Chapitre II
Redécouverte du Monde
C.C. rêvassait sur le pont arrière. Une année s'était écoulée depuis qu'elle s'était réveillée. Elle avait troqué sa camisole blanche contre une veste noire sans manche par-dessus une chemise bleue très ouverte, un pantalon noir et des bottes de cuir montant jusqu'à mi-mollet. Ça n'avait pas été facile au début, car voilà longtemps qu'elle avait oublié ce que l'on ressentait en naviguant sur un voilier. Elle se souvenait vaguement d'un voyage sur ce genre de bateau qu'elle avait pris dans l'espoir d'échapper à l'inquisition. Elle commençait à s'y sentir chez elle.
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La fête donnée après qu'elle ait rejoint l'équipage était incroyable. Roger était capable d'avaler d'incroyables quantités de nourriture et son bras droit, Rayleigh, lui, pouvait ingurgiter des dizaines de chopes de bière sans tourner de l'œil. Crocus ne cessait de réprimander le capitaine, quant au fait qu'il buvait et mangeait trop. L'équipage était également une vraie bande de gais lurons. Ils avaient d'abord été un peu entreprenant avec elle car il ne fallait pas oublier qu'elle était la seule femme du navire, mais Roger les avait rapidement rappelés à l'ordre, affirmant qu'elle était déjà prise par quelqu'un. Les hommes râlèrent, affirmant que le capitaine prenait toujours les meilleures choses pour lui. Roger rougit et hurla qu'il ne parlait pas de lui mais d'une personne qui ne se trouvait pas sur le bateau.
- Alors, Chitsu, où est il ton petit copain ? demanda l'un des pirates.
- Je ne sais pas, c'est pour ça que j'ai rejoint cet équipage. Afin de pouvoir le retrouver plus facilement.
- Pourquoi a-t-il disparu ? Il s'est enfui ?
C.C. lui jeta un regard froid qui lui fit regretter sa question pour le moins idiote. Elle finit par se détourner, à son plus grand soulagement, et soupira :
- Bien sûr que non. C'est un peu compliqué et je n'ai pas envie d'en parler. Tout ce que je peux dire, c'est qu'on nous a forcé à nous séparer.
- Voilà qui est dit, fit Roger en posant sa main sur l'épaule de C.C. Elle ne veut pas en dire plus et son choix doit être respecté. Donc à partir de maintenant, plus de questions sur ce son passé, sauf si elle accepte d'en parler. C'est clair ?
Tout le monde hocha la tête et la fête reprit peu à peu, malgré l'atmosphère un peu morose que l'alcool ne mit pas longtemps à réchauffer. C.C. sentit la boisson lui monter à la tête et elle s'éclipsa discrètement. Elle allait au gaillard avant, pour pouvoir respirer l'air frais marin, lorsqu'elle sentit quelqu'un arriver derrière. Il s'agissait de Shanks.
- Heu… Excuse moi de te déranger… commença-t-il, un peu gêné.
- Tu ne me dérange pas, le coupa C.C. d'un air neutre. Tu peux venir, un peu de compagnie ne me fera pas de mal.
Le roux s'approcha timidement de la jeune femme et prit appui sur le bord du pont, à côté d'elle. Un peu trop même du point de vue de l'immortelle mais elle ne s'éloigna pas, et regarda le gamin avec une certaine curiosité.
- Dis moi, petit, comment t'es tu retrouvé sur ce bateau pirate ? demanda-t-elle.
- Je ne suis pas petit ! s'indigna Shanks. Tu dois avoir à peine quelques années de plus que moi, non ?
-Si tu considères plusieurs millénaires comme étant "quelques années de plus", dit elle avec un petit sourire.
L'enfant la regarda comme si elle était folle.
- Quoi ? Tu veux me faire croire que tu es vieille de plusieurs siècles ? Tu me prends pour un idiot ou quoi ?
- Ton capitaine m'a crue, ce qui fait que tu le considères comme étant un idiot ?
- Heu…non, bien sûr, murmura le roux.
- Et puis, reprit C.C., tu m'as bien vue tomber la tête la première sur le pont depuis la vigie, non ? Comment pourrais-je être en vie si je n'étais pas immortelle ?
- Hé bien… Je dois avouer que ça tient la route. Désolé, s'excusa Shanks, penaud.
- Ce n'est pas grave. Alors ? Comment es-tu arrivé sur ce bateau de pirate ?
- Roger allait de village en village pour recruter son équipage. Je rêve d'être pirate depuis que j'ai appris qui ils sont, alors quand il est venu trouver des compagnons, je me suis précipité sur l'occasion, raconta Shanks, son regard tourné vers les étoiles.
- Tu veux dire que tu rêvais d'être un pillard et un meurtrier depuis que tu connais les pirates ? demanda C.C., perplexe.
- Les pirates ne sont pas comme ça… du moins pas nous, répondit-il.
- Vraiment ? Alors, ce que sont les pirates à tes yeux ?
- Des explorateurs, des aventuriers, des amoureux de l'océan, des personnes d'honneur animées par un but précis et prêtes à tout pour l'atteindre.
- Ça fait beaucoup de choses. Des personnes d'honneurs dis-tu, mais prêtes à tout pour atteindre leurs buts ? C'est un peu contradictoire, tu ne crois pas ?
- Quand je disais "prêt à tout", je voulais dire être prêt à passer par toutes les épreuves et toutes les situations, même les plus dures et les plus insolites.
- Je vois, fit C.C., avec un petit sourire.
-Et toi, Chitsu, comment es tu arrivé sur Raftel ? Le capitaine n'a rien voulu me dire.
- Je te le raconterais peut-être un jour, lui répondit simplement la jeune femme.
Sur ces mots, elle s'en retourna vers la fête, rafraîchie par la brise marine.
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Elle fut tirée de ses pensées par les geignements du gamin au nez de clown, Baggy.
- Aaaaah, j'en ai marre ! Pourquoi on continue de traîner en mer ? On pourrait pas aller quelque part pour profiter de tous les trésors que l'on a récupérés ? J'en ai maaaaaarre.
- Arrête un peu de geindre, Baggy, souffla Shanks. Le capitaine donne les ordres et on obéit. Et puis je te rappelle qu'on vient de reprendre la mer depuis une semaine seulement.
- Tu parles, on est resté deux misérables jours sur une île toute aussi misérable.
- Cesse de te plaindre et nettoie le pont, Baggy ! lui cria Rayleigh depuis le pont supérieur.
L'enfant se remit à laver le sol avec énergie, ne voulant pas énervé le vice-capitaine. Shanks, quant à lui, ne s'était même pas arrêter pour entendre Baggy râler. C.C. appréciait le petit roux : il était vif et gentil, même plutôt mignon. Pas autant que Lelouch, mais il n'avait rien à envier au gamin bruyant qui lui servait de compagnon. Ce dernier était aussi bête que méchant, aussi laid qu'un poux et courageux qu'un… Elle ne trouvait pas de comparaison possible. Ce n'était pas par hasard que Roger avait offert son chapeau de paille à Shank, il était clair que ce gamin aurait un grand avenir, et surtout vu l'admiration qu'il avait pour son capitaine. Elle avait sa petite idée sur ce qu'il allait faire quand il serait grand. Sentant poindre l'ennui, l'immortelle se leva avec la ferme intention de faire râler une fois de plus le mousse le plus ridicule de toute l'histoire de la piraterie. Elle s'était fabriquée un petit lance-pierre (l'arme qu'utilise toujours Ussop) et s'amusait à viser le nez de Baggy, disant que lorsque ce serait mûr, il finirait bien par tomber si on tirait dedans. Elle visa une première fois et fit mouche. L'enfant sauta partout en couinant, se tenant le nez. Il chercha des yeux le tireur autour de lui mais C.C. s'était déjà baissée pour se cacher. Il se remit à travailler en bougonnant, et la jeune femme se releva doucement pour tirer de nouveau, afin de cette fois l'atteindre dans les fesses. Le gamin craqua pour de bon et se mit à courir dans tout le bateau pour trouver le coupable. Le voyant faire, la jeune fille se dit qu'il était temps de prendre la poudre d'escampette, sans quoi elle l'aurait sur le dos pour la semaine à venir. Lorsqu'il s'approcha un peu trop de sa position, elle utilisa le pouvoir du fruit du démon qu'elle avait trouvé le mois précédent sur une île de Grand Line où ils avaient séjourné une bonne semaine, afin de lui laisser le temps à de fouiller un peu partout pour essayer de trouver Lelouch. Il n'était hélas pas sur cette île, comme sur le 6 autres sur lesquelles ils avaient accostées. Il s'agissait du fruit Kaze-Kaze, le fruit du Vent, un type logia. Il lui permettait de se fondre dans l'atmosphère et d'acquérir ainsi un camouflage très proche de celui d'un caméléon, sans pour autant être invisible. Il lui donnait bien sur la capacité d'être immatérielle, comme presque tous les logia. Mais le meilleur était sa capacité à "sentir" tous ce qui était en contact avec l'atmosphère. Elle pouvait ressentir tous les membres d'équipage, où qu'ils se trouvent sur le bateau et pouvait même les écouter. Elle s'amusait d'ailleurs à apprendre des choses embarrassantes sur eux, histoire de pouvoir faire circuler des ragots pour tuer le temps.
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Un mois auparavant, aux côtes d'une île forestière, l'Oro Jackson accosta. Chitsu regarda l'île depuis le pont, se demanda si contrairement aux cinq précédentes, celle-ci serait la bonne. Les pirates étaient déjà en train de mettre une chaloupe à l'eau. Roger, Shanks et quelques autres embarquèrent. Rayleigh restait pour garder le commandement, et Baggy parce qu'il avait la peur, bien qu'il affirmât le contraire. C.C. se dépêcha de sauter dans la chaloupe à son tour, ce qui faillit la faire chavirer et qui fit râler le capitaine, alors que le roux riait.
- Fais un peu attention : on est passés à deux doigts de la trempette !
- Désolée, dit-elle avec un ton qui montrait qu'elle se sentait tout sauf fautive.
Ils ramèrent un bon moment avant d'accoster sur une plage. Shanks sauta sur la terre ferme en premier, tout content d'avoir une nouvelle île à découvrir, Roger sur les talons, qui semblait aussi enthousiaste que lui, quoique plus calme. Les hommes d'équipage qui les avaient accompagnés soulevèrent la barque et n'étaient pas content de voir le mousse partir sans les aider.
- Héé, Shanks, viens nous aider ! cria l'un d'eux.
M ais le roux était déjà loin dans la forêt, avec son capitaine qui lui demandait de faire attention. Les marins grognèrent dans leurs barbes. C.C. eut un peu pitié,et les aida.
- Merci, Chitsu, tu as de la force pour une fille, dit l'un des marins en souriant.
- C'est censé être un compliment ? demanda-t-elle en fronçant des sourcils.
- Oui, c'était un compliment. Le prend pas mal.
C.C. partit de son côté une fois la barque posée plus loin sur la plage. L'un des marins l'interpella en la voyant s'éloigner.
-Attend, c'est pas par là que le capitaine est allé !
- Je sais, mais j'ai envie d'aller par là, cria-t-elle sans même se retourner.
- Quelle gamine cette fille, soupirèrent-ils.
Une fois enfoncée à l'intérieur de la forêt, Chitsu entama ses recherches.
Cela faisait presque un an qu'elle voyageait dans ce monde et pas la moindre trace de Lelouch. Elle espérait qu'il ait également été libéré. Elle pourrait ainsi espérer entendre parler de lui, même s'il était doué pour cacher son identité et se faire discret. C'en était presque désespérant. Elle regrettait amèrement d'avoir essayé de le libérer sur un coup de tête, elle aurait mieux fait d'attendre. Elle aurait pu ensuite négocier avec Suzaku pour qu'il le libère discrètement et ils auraient pu vivre tous les deux, pour toujours, où du moins jusqu'à ce qu'ils en aient assez.
Lorsqu'elle revint à la réalité, elle se rendit conmpte qu'elle avait marché longtemps, mécaniquement, et qu'elle avait perdu son chemin. La forêt était dense et peu de lumière lui parvenait. Elle avait pour seule arme une épée courte et un pistolet. Elle garda son calme et marcha en ligne droite, dans l'espoir de sortir de la forêt, mais elle se retrouva soudainement dans le noir… et en chute libre. Un trou se trouvait sur le chemin et elle ne l'avait pas vu, trop occupée à regarder par dessus son épaule. La chute dura deux seconde. Elle tomba au sol dans un bruit glauque. Elle se trouvait dans une gigantesque salle souterraine, qui devait faire des milliers de mètres carrée car elle n'en voyait pas le bout. Quelque soit le côté où elle regardait, des dizaines de rangées de colonne la parsemaient. Elle ne sentait plus son corps, ses jambes étaient brisées,et elle commençait à perdre connaissance.
Bon, il semblerait que je vais devoir me reposer une heure ou deux, pensa t-elle en sombrant.
Trois heures plus tard, elle se réveilla. Elle se redressa soudainement, aspirant une énorme goulée d'air, comme si elle n'avait pas respiré depuis des siècles. Chaque fibre de son corps la faisait souffrir, sans parler de ses poumons qui brûlait ou de son cœur qui était lancinant à chaque battement. Il était toujours dur pour son corps de redémarrer après des heures d'arrêt, car après tout, il n'est pas conçu pour s'arrêter pendant des heures. Il est même conçu pour ne s'arrêter qu'une seule fois.
Cette douleur atroce, à chaque résurrection, j'ai l'impression qu'elle empire à chaque fois.
Toujours au milieu d'une grande salle souterraine, elle se releva et inspecta son corps. Tous ses os étaient en parfaits état et en place.
- Bien, voyons maintenant où je suis encore tombée, se dit-elle tout haut, en marchant dans une direction au hasard. Elle marcha pendant une demi-heure, sans en voir le bout. Elle se força à rester calme et continua de marcher, toujours tout droit. Au bout d'une heure, elle arriva à un mur, qu'elle longea en le suivant vers la gauche. Deux heures passèrent encore, avant qu'elle ne trouve une porte. Celle-ci menait à un long corridor. C.C. s'y engageait lorsqu'elle entendit un déclic et vit avec surprise que son pied droit appuyait sur une dalle qui s'était enfoncée de quelques centimètres. Elle se mit à plat ventre par instinct, en priant que le piège n'était pas la classique grosse pierre qui roule. Elle sentit quelque chose la frôler de près, et la coupa de la clavicule à l'épaule gauche. Elle releva la tête et s'aperçut que le couloir était truffé de lames pendulaires. Celles-ci étaient gigantesque et C.C. savait que son corps se ferait déchiqueter si elle se faisait toucher, ce qui lui demanderait cette fois plusieurs jours pour revenir à la vie. Elle prit donc le soin de s'adapter à leur rythme. Apparemment, chaque lame était synchronisée par rapport aux autres et il ne semblait pas y avoir de décalage. Après avoir pris une grande inspiration, elle fonça. Elle réussit à éviter presque toutes les lames, mais elle trébucha avant de passer la dernière. Elle survécu en sautant, mais la lame pendulaire lui prit le bras droit. Ce dernier tomba à côté d'elle alors qu'une douleur atroce la traversait. Elle se reteint de crier.
Allons, ce n'est pas grand chose, par rapport aux tortures de l'Eglise. Reprends toi !
Elle prit son bras tranché, et le colla à la partie qui lui reste. Elle le garda un moment comme ça, puis activa son Code. Ce dernier se mit à briller de mille feux et son bras se recolla parfaitement. Une fois l'opération terminée, elle se sentit complètement vidée.
Ouf, la guérison instantanée est toujours aussi épuisante...
C.C. avait découvert qu'elle pouvait activer son Code d'immortalité pour guérir immédiatement ses blessures ainsi que les amputations tant qu'elle avait encore les morceaux coupés sous la main. Elle ne préférait pas imaginer une vie éternelle sans bras ou sans jambes. Une fois de nouveau en un seul morceau, elle continua son chemin. Le corridor déboucha sur une salle circulaire avec un coffre en son centre, sur un piédestal.
Eh bien, il semblerait que ce soit moi qui ai trouvé le trésor de l'île, alors que ce n'est pas vraiment ce que je cherchais. J'imagine la tête de ce cher Roger quand il le saura, se dit-elle, amusée par la situation ironique.
Elle s'approcha et enleva le verrou du coffre, mais elle ne s'aperçut que trop tard que le couvercle du coffre était relié à une corde qui se brisa quand elle le souleva. Des lames jaillirent de chaque côté du piédestal, et l'un d'eux l'empala en la frappant au cœur. Elle sentit ses jambes lâcher sous son propre poids et ne tint debout que grâce à la lame qui la transperçait. Elle commençait lentement à sombrer à nouveau dans une mort temporaire.
Bon sang, je vais mourir une seconde fois la même journée… Et le pire, c'est que je ne sais même pas combien de temps je vais mettre pour récupéré, je n'ai…Jamais été tuée…De cette manière…
Ses yeux dorées étaient devenus vitreux. Elle resta ainsi, à moitié debout, maintenue par la lame, le regard tourné vers la lumière qui perçait le plafond par un puits de lumière, éclairant ainsi le coffre et son cadavre.
Elle se réveilla et vit qu'elle était à bord de l'Oro Jackson, à l'infirmerie évidemment.
- Tu de retour parmi nous, Chitsu ? lui demanda Roger, qui était assis à côté d'elle, avec à ses côtés Shanks.
-O u...Oui, comment m'avez vous retrouvée ?
- Par hasard, on a trouvé des ruines au milieu de la forêt, qui nous on conduit là où tu trouvais On a bien failli y rester plusieurs fois avec tous ces pièges, lui répondit Shanks, l'air réjouie de la savoir vivante.
- On a eu un sacré choc en te voyant ainsi. Le gamin était à deux doigts de nous faire un arrêt cardiaque, lui dit Roger en riant.
- Oui, bon, pas la peine d'en parler... marmonna Shanks, le visage écarlate.
-Merci de m'avoir sauvée, dit C.C. avec un petit sourire de remerciement. Je ne sais pas si je m'en serais sortie si vous n'étiez pas venus.
- Tu n'as pas à nous remercier, tu fais parti de l'équipage. On ne serait pas partis tant que nous n'aurions pas su ce qui t'était arrivé, répondit Roger avec un visage sérieux.
- Il faut que j'y retourne, je n'ai pas terminé d'explorer cette île, dit l'immortelle en s'asseyant, prête à se lever
- Le problème… C'est qu'on est déjà repartis, fit remarquer Shanks, un peu gêné.
-Quoi ! Vous savez pourtant qu'il me faut explorer chaque île de font en comble avant de partir, non ? C'était la condition pour que je vous rejoigne.
- Je sais mais… la marine nous est tombée dessus, et on a du fuir, plaida Roger, d'autant plus que notre vieil ami Garp était de la partie. On a été à deux doigts de se faire capturer mais on s'en est tirés. Comme d'habitude, termina-t-il en riant.
- Mais…Ça fait combien de temps depuis que vous m'avez trouvé ?
- Environ trois jours.
- Trois jours, j'ai mis autant de temps pour revenir à la vie ? C'est la première fois que je mets aussi longtemps, s'étonna C.C.
- Peut-être parce que la lame était empoisonnée par un poison des plus violents. Un égratignure aurai suffit à tuer un homme normal. Toi, tu as reçu la lame en plein cœur, heureusement que tu es immortelle, fit Crocus, assit plus loin, à son labo.
- D'ailleurs, on a le coffre. Vu que tu l'as trouvé, c'est à toi de l'ouvrir, annonça Roger.
- Tu dis ça parce que tu as peur d'un éventuel piège ? demanda C.C avec un regard.
- Bien sûr que non… Bien qu'on n'est jamais prudent, ajouta-t-il en murmurant.
C.C avait entendu mais se tu.
- Alors, où est-il ce fameux coffre ?
- Dans mes quartiers. On va le sortir, pour que tout le monde puisse admirer son contenu.
Dix minutes plus tard, tout l'équipage était derrière l'immortelle, qui s'apprêtait à ouvrir le coffre. Une fois ce dernier ouvert, elle resta perplexe.
- Alors ? demanda Shanks. Qu'y a t-il dedans ?
- Un…Fruit ?
Les pirates se rapprochèrent, et virent en effet que le coffre ne contenait qu'un fruit, mais pas n'importe lequel car les pirates furent ébahis.
- C'est…Un fruit du Démon ! crièrent ils presque en chœur.
- Un fruit du Démon ? Le truc qui donne d'étranges pouvoirs ? demanda C.C. se rappelant de sa conversation avec Roger la dessus.
- En effet, mais impossible de savoir les effets sans l'avoir mangé, expliqua Roger. Comme tu as trouvé le coffre, le fruit t'appartient. Tu peux le manger, ou le vendre, si tu veux. Mais je te conseil de le manger car on peut s'estimer béni lorsqu'on en trouve un.
-Mh, c'est vrai que c'est tentant, dit C.C. en le faisant tourner dans ses mains pour le regarder sous toutes ses coutures. Allez, dit elle avec un petit sourire, je tente le diable, j'espère que ça a bon goût.
Elle l'avala, en faisant un drôle de mine, ce qui provoqua l'hilarité parmi les hommes d'équipage, y comprit le capitaine. Lorsqu'elle l'eut avalé, elle se mit la main devant la bouche, comme pour s'empêcher de vomir.
-Beurk ! C'est vraiment mauvais, dit elle en faisant sa moue habituelle, vexée que les pirates se moquent d'elle.
- Allez, Chitsu, sois pas vexée, dit Roger en voulant lui donner une tape dans le dos.
Étrangement, sa main passa à travers le corps de l'immortelle qui s'évapora comme de la fumée.
- Aaaaah, c'est quoi ça ! sursauta Roger.
- Ça va pas de crier comme ça ? lança C.C. énervée, qui se rendit alors compte que son torse avait disparu.
- Mais… Que m'arrive t-il ?
- Ça alors, tu as mangé un fruit Logia, l'un des type de fruit le plus puissant. Tu as de la chance, lui expliqua Rayleigh, admiratif.
-Pourquoi ? C'est quoi les capacités des Logias ?
- Cela dépend de son élément mais dans presque tous les cas les Logia sont invulnérables à toutes attaques physiques, sauf si l'attaque est enveloppé de Haki.
- Je vois, dit simplement C.C. Au moins maintenant, je serais un peu plus utile au combat.
- T'inquiète pas pour ça, lui dit Roger, ta présence nous suffit. Allez, s'exclama-t-il en direction de l'équipage, faisons une grande fête pour célébrer les nouveaux pouvoirs de notre Chitsu adorée !
-OUAIIIIIIIIIIS ! crièrent les pirates, heureux.
-Incorrigibles, se dit C.C. avec un petit sourire
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Au moment où Baggy passa devant elle, elle lui fit un croche pied et il s'étala sur toute sa longueur, face contre terre. C.C. ne put s'empêcher d'émettre un petit rire, ce qui révéla à Baggy sa position.
-JE TE TIENS ! cria t-il en se jetant sur elle.
Hélas pour lui, C.C. se transforma en courant d'air et il passa au travers, soit part dessus bord, et termina sa chute dans l'océan. Il se débattit dans l'eau en battant des bras en criant des propos incohérents qui n'avaient pas l'air amicaux.
J'y vais ?J'y vais pas ? J'y vais ? J'y vais pas ? J'y vais ? J'y vais pas ? J'y vais ? J'y vais pas ? J'y vais ? J'y vais pas ? J'y vais ?
Finalement, elle sauta à l'eau pour aller le chercher, nagea sans difficulté, et le récupéra alors qu'il coulait comme une pierre.
On pourrait alors se demander, à juste titre, comment était-il possible que C.C. puisse nager malgré le fait qu'elle ait mangé un fruit du Démon ? En réalité, elle ne le savait pas elle-même. Après l'ingestion du fruit, ce dernier imprimait dans l'esprit du mangeur le fait qu'il ne pouvait pas nager. La malédiction des eaux étaient purement psychologique. Le simple fait d'aller dans l'eau sans couler devenait alors inconcevable dans l'esprit du possesseur et, par conséquent, il devenait incapable de nager. Cependant C.C. possèdait un pouvoir que presque personne n'avait, le Code du Geass, et grâce à ce dernier, protégeant son porteur de toute manipulation mentale, même de celle d'un fruit du Démon, cela n'avait pas de conséquence sur elle.
Une fois Baggy attrapé, elle remonta à la surface. Heureusement, Shanks l'avait vu sauter à l'eau et avait hurlé d'arrêter le bateau. C.C. put donc ramener le clown à bord sans trop de difficultés.
- Merci d'être allée le chercher, la remercia-t-il après avoir réanimé Baggy. Je m'ennuierais vraiment sans lui.
- Moi aussi. Il n'y a qu'avec lui que je peux m'amuser, vu que ça ne fait rien sur les autres, répondit l'immortelle en haussant des épaules tout en s'éloignant.
- En… Enfoirée, j'aurais…ta peau un jour, hoqueta Baggy entre deux crachement d'eau.
- Tu peux toujours essayer. Si tu penses pouvoir tuer une immortelle, ne te gêne pas, dit-elle avec un air de défi.
Plusieurs jours s'étaient écoulés. Après le petit incident avec Baggy, Roger l'avait réprimandée pour avoir fait tomber, bien qu'indirectement, Baggy à l'eau. C.C. fit la même moue que d'habitude, ce qui énerva un peu le capitaine.
- C'est très énervant, tu sais Chitsu, tu pourrais être plus respectueuse envers Baggy.
- Quand il sera capable de vivre une heure sans se plaindre, je reconsidérerais la question.
- Très drôle. Tu ne pense pas que tu en fais trop ? Tu ne peux pas passer une journée sans embêter quelqu'un. La dernière fois, c'était Aldo, le cuisinier. Tu t'es amusée à intervertir toutes ses épices. Résultat, le repas était immangeable et il a déprimé durant trois jours.
- Ça lui apprendra à ne pas vouloir me faire une pizza, murmura C.C..
- J'ai entendu, dit Roger. Bref, j'aimerais que tu arrêtes. Être sur Grand Line apporte déjà son lot de stress, alors pas besoin d'en rajouter. Alors s'il te plaît, arrête d'embêter tout les monde, d'accord ?
C.C. poussa un très long soupir puis opina du chef.
- Je ferais de mon mieux, mais je ne promets rien.
- Bon, je vais devoir me contenter de ça, soupira à son tour Roger, qui s'assit lourdement sur sa chaise. Je t'ai également appelée pour autre chose.
- Laquelle ?
- D'abord, assis-toi. Ça risque de prendre un moment.
C.C. s'exécuta. Une fois assise, Roger commença à lui parler de ce qui allait arriver.
- Je suppose que Crocus t'a sûrement mise au courant de ma maladie, commença le capitaine.
- Oui, d'après lui, il vous reste deux ans à vivre, tout au plus. J'en suis désolée, répondit gravement C.C.
-Tu n'as pas à l'être, cela fait parti du cercle de la vie. Je voulais surtout te parler de ma décision de dissoudre l'équipage.
C.C. crut qu'elle avait mal entendu mais l'air sérieux du capitaine lui fit comprendre que ses oreilles fonctionnaient à merveille.
- Comment ça ? Pourquoi faire une chose pareille ?
- Je refuse de mourir ainsi, je dois faire plusieurs choses avant de passer de l'autre côté. Et malheureusement, elle implique la dissolution de l'équipage. De toute façon, même si j'attendais patiemment mon heure ici, l'équipage se dissoudrait à ma mort, continua Roger.
- Pas forcément, Rayleigh pourrait prendre ta place, non ?
- Non, il refusera. J'ai déjà eu du mal à le pousser à accepter de devenir mon second malgré les responsabilités que cela implique, il ne voudra jamais devenir capitaine. Trop indépendant pour ça.
- Vous en êtes vraiment sûr ?
- Certain car je lui en ai parlé avant toi et il m'a clairement fait comprendre qu'il refusait de me succéder. Je n'ai donc pas d'autre choix que de dissoudre l'équipage.
C.C. resta muette, le cœur serré par la peur. Dire qu'elle avait réussi à se trouver une place, presque un foyer et qu'elle allait à nouveau être seule.
- Hé, Chitsu, tu vas bien ? Tu es devenue pâle comme un linge tout à coup.
- Ce n'est rien…réussit-elle à articuler. Et donc, pour revenir à tes "projets", tu vas dissoudre ton équipage, et ensuite ?
- Ensuite, je retournerais voir la femme que j'aime durant quelques temps, avant ma destination finale.
- Qui est ?
- Le billot.
- Quoi ! Tu comptes te rendre à la Marine ?
C.C. détestait la Marine au plus au point. Certes, elle protégeait les citoyens des mauvais pirates et faisait respecter la loi, mais elle faisait surtout régner sa propre justice et celle du gouvernement mondial, à savoir : "Ce qui ne m'obéit pas doit être détruit". Elle avait vu ces maudits "Dragon Célestes", des êtres immondes faire régner la terreur sur les gens normaux. Même les classes supérieures courbaient l'échine fasse à eux. Ces monstres utilisaient leur immunité pour tuer à la vue de tous d'innocentes personnes sous le simple prétexte que leur tête ne leur revenaient pas. La Marine était à leur pied, en une sorte d'armée privée. Alors elle tenait la Marine très basse dans son estime.
- Pourquoi te rendre ? Qu'est-ce que ça va t'apporter ?
- Ça, tu le sauras le moment venu car je vais faire une annonce qui va ébranler pas mal de monde. Je peux te l'assurer.
- Très bien, c'est comme tu veux, soupira C.C. en se levant. Préviens-moi quand tu auras l'intention de partir.
- Merci de m'avoir écouté, Chitsu. Si je n'étais pas déjà en couple, je t'aurais sûrement demandé de sortir avec moi, fit Roger avec un sourire sincère.
- Merci, mais je ne sors pas avec les mômes, répondit l'immortelle avec un ton faussement condescendant.
- Très drôle.
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Six mois plus tard, C.C., assise dans un bar, lisait le journal. Elle était présente lorsque son ancien capitaine avait été exécuté. Elle avait entendu et comprit l'annonce que Roger voulait faire. Elle avait eu l'effet escompté : la recrudescence soudaine de piraterie, appelée par les média "d'Âge d'or de la piraterie" était la preuve que son plan avait fonctionné.
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Elle s'était infiltrée à Logue Town et avait vu son capitaine marcher depuis l'un des toits qui bordait l'avenue sur laquelle il avançait. Les menottes aux mains, il marchait avec dignité, avec majesté, ne semblant nullement craindre la mort. Tout le monde était muet et il n'y avait pas un bruit hormis le cliquetis des chaînes qui l'entravaient. Lentement, il gravit l'escalier de l'estrade où se trouvait le billot. Une fois arrivé en haut, il s'assit. Les bourreaux s'apprêtaient a faire leurs offices, lorsqu'un homme dans la foule l'appela.
-Roger ! Où as tu caché ton trésor ? Sur Grand Line ? Tu as réussi à trouvé le One Piece Roger ?
Cela le fit rire, et son rire résonna sur toute la place.
-Mon trésor ? Si vous le voulez il est à vous, je l'ai laissé quelques part ! Partez en mer et retrouvez le !
-Silence, crièrent les bourreaux en le transperçant de leur lame.
Même dans la mort, son sourire fière restait figé sur ses lèvres. La foule hurla mais impossible de dire pourquoi, si ils étaient heureux de sa mort ou parce qu'ils savaient que le One Piece existait. C.C. ne pu s'empêcher de verser quelques larmes. Son libérateur, celui qui lui avait offert un nouveau foyer, qui l'avait arraché à sa solitude, était parti pour un endroit inconnu, endroit qui lui serait à jamais inconnu. Après avoir observée une minute de silence, elle se leva et s'envola du toit, en direction de Grand Line. Elle devait retourner la bas afin de terminer ce qu'elle avait commencé.
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C'est étrange, cette manière de tout sacrifier pour atteindre son objectif me rappelle quelqu'un, pensa t-elle, mélancolique. C'est peut être ça qui me plaisait en lui, il lui ressemblait beaucoup.
Ses pensées dérivèrent à nouveau vers Lelouch. Après l'exécution de Roger, elle avait continué de chercher son compagnon à travers tout Grand Line mais. Sans succès pour l'instant. Comme elle s'en doutait, Shanks était parti de son côté afin de fonder son propre équipage. Baggy en avait d'ailleurs fait de même mais elle avait le sentiment que cela serait plus dur pour lui, malgré le fait qu'il possédât un fruit du Démon. Ce qui l'inquiétait, c'était que la Marine traquait tous les membres d'équipage connus de Roger, et durant l'année où elle avait faite partie de l'équipage de celui-ci, elle s'était faite plus ou moins repérée par la Marine durant les combats, en particulier après avoir mangé son fruit du démon, et sa tête était mise a prix pour 180.000.000 de berrys. Elle devait donc faire face régulièrement à des chasseurs de primes ainsi que par la Marine, elle avait d'ailleurs faillit se faire capturer par Garp. Ce dernier l'avait bombardée avec ses boulets lancés à mains nues qu'il avait au préalable chargés de Haki, sans quoi, il n'aurait rien fait à C.C. Elle avait été touchée par l'un d'eux et était tomber dans la mer. Garp avait cru qu'elle s'était noyée et était parti. Cependant, elle s'était caché le long de la coque du bateau et y était restée accrochée jusqu'à la nuit. Une fois le soleil couché, elle s'était infiltré sous forme d'un filet d'air dans la cabine du Vice Amiral, avait pris un pinceau et de l'encre de chine qui se trouvait sur le bureau, et s'était amusée à dessiner sur le visage de Garp. Ce dernier avait le sommeil si profond qu'il ne s'était rendu compte de rien. Contente de son œuvre, elle ne s'était pas arrêtée au visage, et avait taguer littéralement l'ensemble de la cabine, n'épargnant si le plafond et ni le sol. Voulant guetter la réaction du vieil homme, elle s'était camouflée et était restée dans un petit coin de la cabine où elle avait attendu deux bonnes heures. Le spectacle avait commencé lorsque Garp s'était réveillé, quand il avait vu sa cabine. Il s'était rallongé une minute avant de rouvrir les yeux. Constatant qu'il voyait toujours sa cabine de la même façon, il s'était tapé la tête contre la cloison, si fort qu'elle était passée au travers, se retrouvant donc bloquée. Il avait appelé ses hommes à l'aide et ces derniers avaient mis un quart d'heure avant de le dégager. Ils avaient pu admirer au passage la nouvelle décoration de la cabine de Vice Amiral. Ce dernier avait hurlé de colère, reconnaissant le nom laissé sur le mur, car C.C. avait tenu à signer son méfait. Elle n'avait pas été déçue et était repartie tranquillement en s'envolant, toujours camouflée.
Elle préféra néanmoins quitter le Nouveau Monde et alla dans la première moitié de Grand Line, où il est beaucoup moins difficile de combattre. Le fruit du Vent lui permettait de voler, aussi elle n'avait pas besoin de navire pour aller d'île en île. Passer Red Line n'était qu'un détail pour elle, mais elle gardait toujours avec elle un petit bateau gonflable qu'elle utilisait pour se reposer. Elle resta dans cette partie de Grand Line pendant environ 10 ans faisant 6 des 7 parcours possibles. Elle y vécut des aventures incroyables et serait morte plus d'une fois si cela ne lui avait été impossible. Elle avait fait beaucoup de rencontres intéressantes, dont une à conséquences.
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Au cœur une grande ville de Grand Line portant le nom de Mana, sur une île automnale, une petite fille brune bouscula légèrement l'immortelle avant de partir en courant. C.C. s'apercevant que son argent avait disparu de sa poche, utilisa le pouvoir du Vent, elle retrouva rapidement la trace de la petite. Elle la rattrapa et la coinça dans un cul de sac. Lorsque C.C. commença à s'approcher, la jeune fille qui se cachait au fond d'une impasse. Effrayée, l'enfant utilisa ses pouvoirs contre l'immortelle. Hélas, même en faisant pousser ses bras pour tenter de retenir la jeune femme, cette dernière n'avait rien à craindre grâce à son pouvoir de Logia. Elle arriva à quelques mètres de la petite fille. Celle-ci, terrifiée, essaya de grimper le mur derrière elle, mais ne réussit qu'à se blesser le bout des doigts et à se retourner les ongles. C.C. ouvrit les paumes en direction de l'enfant, en signe d'apaisement
- Du calme, ma petite, je ne te veux aucun mal, fit-elle avec un ton calme et doux.
C.C. savait comment s'y prendre avec les enfants, encore plus les orphelins, car elle ne comptait plus le nombre d'enfants des rues qu'elle avait recueillis et aidés, comme Mao, bien que l'aide qu'elle lui a donné ait finalement causé sa perte. Elle savait ce que ça faisait d'être abandonnée, seule et essayant de survivre quelques soit les moyens. Elle avait elle-même dû parfois servir de maîtres qui la frappaient et la laissait à moitié morte de faim lorsqu'elle faisait quelque chose de travers. Elle avait même dû enterrer des cadavres, lorsqu'elle avait été vendue à un tueur. Elle avait cru de nombreuse fois qu'il la tuerait un jour sous le coup de la colère, mais il s'était fait arrêter avant, et elle avait pu fuir pour éviter de connaître le même sort. Tous ces souvenirs lui firent mal au cœur, et elle se concentra afin de les mettre de côté.
Voyant que la petite se plaquait contre le mur, elle se montra encore plus douce, et se rapprocha tout doucement, ne cessant pas de lui dire des paroles rassurantes. Petit à petit, la petite fille se calma et C.C. se mit à genou à terre devant elle. Elle lui prit les mains dans les siennes pour les réchauffer. La petite était transie de froid, vêtue de haillons. L'immortelle sécha ses larmes avec un mouchoir, puis la prit contre elle. Elle utilisa le pouvoir du vent pour emmener la petite fille avec elle par la voie des airs. Elle la porta jusqu'à sa chambre d'hôtel. Les jours passèrent, la jeune femme s'occupa de l'enfant avec beaucoup d'attention. Cela était peut être un peu ridicule, mais cette petite fille avait réveillé si l'on peut dire, son instinct maternel. Après lui avoir fait prendre un bain et nettoyer toute la crasse qui lui collait à la peau, C.C. alla lui acheter des vêtements décents. Durant la semaine où elle s'occupa d'elle, la jeune femme chercha à en apprendre plus sur l'enfant qu'elle avait trouvé. Cette dernière resta muette au début. Après de nombreuses heures de persuasion, elle réussit à la faire parler. Sa voix tremblait beaucoup.
- Je… m'appelle Robin…Nico Robin.
- Nico Robin, joli nom que tu as là, la complimenta C.C.
- Et vous madame ? C'est vraiment C.C. votre nom ?
- Oui, mais tu peux m'appeler Chitsu, comme tout le monde.
- Vous allez me livrer à la Marine ? demanda Robin, toujours apeurée par la jeune femme.
- Bien sûr que non ! Jamais je ne livrerai une enfant au gouvernement, et même si j'en avais envie, si je t'amenais à eux, ils m'arrêteraient également. Tu vois, on est dans la même galère toutes les deux, dit-elle avec un faible sourire en lui montrant son propre avis de recherche, promettant une récompense qui était plus de double de celle promise pour Robin.
-…180.000.000 de berrys ! Mais qu'avez-vous fait pour avoir une telle prime sur votre tête ? lui demanda Robin, les yeux comme des soucoupes.
- Tu peux me tutoyer. Et pour te répondre, j'ai été pirate pendant un temps, aux côtés de Roger. Du coup, la Marine veut me mettre la main dessus.
- Gold Roger ? Le Seigneur des pirates ?
- En effet, mais je n'ai été avec lui qu'a la fin, après qu'il soit devenu le Seigneur des pirates. Je n'ai fait parti de son équipage que durant environ un an, après quoi, il a été capturé, comme tu le sais.
La petite hocha la tête. Elle semblait plus détendue, sachant que celle qui l'avait recueillie ne chercherait pas à la vendre à la Marine, comme l'avaient fait tant de personnes. C.C. lui demanda de lui raconter son histoire et Robin accepta. Elle raconta sa triste vie sur l'île d'Ohara, abandonné à l'âge de 2 ans, elle resta seul, repoussé par les autres à cause de son pouvoir, seul les historiens de l'île l'acceptait. Puis tout avait disparu, le gouvernement avait enclencher la destruction de l'île, aucun habitant en dehors d'elle ne survécu, elle errait seul depuis, se faisant souvent attaqué par des chasseurs de prime, ou piéger par des personnes mielleuses. Son récit dura longtemps, et une fois terminée l'immortelle avait un arrière goût amère dans la bouche. L'enfance de cette petite lui rappelait sensiblement la sienne, elle avait également été abandonné, du moins elle le supposait, elle n'avait jamais connu ses parents et avait toujours été esclave.
Si jeune et déjà passée par tant d'épreuves, pensa C.C.
Le jeune femme proposa de partager sa chambre avec la petite fille, et celle-ci accepta. Hélas, elle aurait due être plus prudente, car lorsqu'elle se réveilla, le lendemain matin, la petite fille avait disparue, de même que tout l'argent qu'elle gardait. L'immortelle utilisa son pouvoir pour pouvoir la repérer dans la ville, mais elle ne sentit pas sa présence. Elle avait sûrement déjà quitté l'île.
- Ça m'apprendra à être trop gentille, se dit tout haut C.C.
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Elle allait partir pour un 7ème voyage lorsqu'elle apprit qu'un pirate nommé Shanks le Roux faisait des "ravages" à East Blue. Dix ans de solitude la poussèrent à aller dans cet océan pour le revoir. Après une semaine de vol, elle arriva à Logue Town et se rendit à la taverne dont lui avait un jour parlé Roger. Cette dernière était bondée mais elle parvint à se trouver une place au comptoir. C'est là qu'elle aperçut son portrait, épinglé sur un mur. Cela l'inquiéta un peu. Les marines basés dans cette ville ne pourraient pas la capturer, mais si le QG venait à apprendre qu'elle était à East blue, ils enverront sûrement un Amiral remplir cette mission, et, dans ce cas, elle n'était pas certaine de s'en sortir. Lorsque le barman, un homme entrant dans le troisième âge, vint vers elle, il ne la reconnut pas tout de suite et lui demanda ce qu'elle voulait boire. Elle commanda la boisson la moins forte qu'il avait, et les hommes autour d'elle rire à gorge déployée. L'un d'eux eut le malheur de lui mettre la main aux fesses. C.C. avait senti grâce à son pouvoir qui était le coupable et s'adressa à lui.
- Hé bien, ça te gêne pas de toucher ainsi les femmes sans leur demander la permission ?
Le type s'esclaffa.
- Quoi, ma jolie ? Si t'en veux plus, viens avec moi. Je peux te faire des trucs que t'aurais jamais osé faire, dit il en faisant des mouvements de hanches plus qu'explicites en direction de l'immortelle.
C.C. décida qu'il était temps de montrer à ces hommes en rut que l'on ne pouvait disposer d'elle de cette manière. Elle utilisa ses pouvoirs pour bloquer l'oxygène dans les poumons de l'homme qui l'avait énervé. Ce dernier commença à s'étouffer et roula par terre en essayant de hurler. C.C. ne le tua pas évidemment, et relâcha sa pression sur ses poumons pour l'empêcher de s'asphyxier. Il reprit difficilement son souffle et s'enfuit à toute jambes une fois qu'il eut réussi à se relever. La jeune femme regarda autour d'elle et vit que les autres hommes s'étaient retournés et faisaient semblant de rien voir, afin éviter les ennuis. Elle se retourna vers le barman, qui la regardait avec crainte, et lui fit un sourire rassurant pour le détendre.
- Ne vous en faites pas, je ne vais pas vous manger, dit-elle calmement en sirotant sa boisson, . J'aimerais savoir si vous aviez entendu parler d'un pirate appelé Shanks le Roux qui devrait traîner dans les parages.
- Oui, il paraît qu'il est au village de Fushia, qui se trouve dans le fin fond d'East blue. Tenez, c'est ici, dit il en lui montrant une carte.
L'île qu'il indiquait devrait se trouver à 2 semaines de route. Une bonne trotte en bateau mais à vol d'oiseau, elle y serait en trois jours.
- Merci pour l'info, fit elle en lui donnant généreux pourboire en plus de l'argent pour la boisson avant de se lever et de partir. Adieu.
Une fois qu'elle fut sortit du bar, le barman et les clients purent respirer. Ils avaient rarement eu aussi peur. Le patron se retourna pour prendre un verre, quand il vit l'avis de recherche.
Une femme terrifiante, elle vaut bien les 180.000.000 de berrys. Je me demande comme tu as pu gérer des personnes comme elle, Roger, se demanda le barman.
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Après trois jours de voyage dans le ciel, C.C. arriva au village de Fushia. Elle entra dans un restaurant, apparemment le seul de ce village, pour manger un morceau et en profita pour se renseigner sur la présence du pirate qu'elle recherchait.
- Bonjour, entrez je vous en prie, lui dit la tenancière, une jeune fille aux cheveux vert foncé, qui ne devait même pas avoir 20 ans.
C.C. la salua avec un sourire polie et s'assit à l'une des tables.
- Qu'est ce qui vous ferait plaisir ? demanda la jeune fille.
- Une pizza, s'il vous plaît.
- Une pizza ? répéta la tenancière en penchant la tête sur le côté.
Zut, j'avais oublié que ce n'est pas un plat très connu, pesta C.C.
- Oubliez ça, je prendrais plutôt…une spécialité locale. Je vous fais confiance pour le choix.
- Très bien, je vais vous faire ça, fit la jeune fille avec un franc sourire.
Cinq minutes plus tard, un gamin braillard entra en trombe dans le restaurant et sauta sur l'une des chaises du comptoir.
- Salut Makino, dit il presque en criant, j'ai une de ces faims moi ! J'aimerais un plat avec beaucoup de viande. En fait avec que de la viande !
- Ok Luffy, je rajoute ça à ton ardoise comme d'habitude ? Demanda-t-elle, amusée.
- Ouiiiii, répondit-il, tout sourire.
C.C. observa le gamin avec attention. Outre son caractère bruyant, il dégageait une "aura" particulier qui ne lui était pas inconnu. Elle n'avait ressenti ça que deux fois, la première avec Lelouch, la deuxième avec Roger. Ce gamin était spécial…
- Manger ! Manger ! Manger ! Manger ! Manger ! Manger ! Manger ! Manger ! Manger ! Manger ! Manger ! criait le gamin en tapant la table avec ses couverts.
…Ou peut-être pas finalement, pensa l'immortelle, un peu désabusée.
Moins d'une dizaine de minutes plus tard, alors qu'elle mangeait une salade de fruits de mer, une bande de pirate entra dans le restaurant. Elle fut surprise de voir Makino, la tenancière, saluer gaiement les pirates, qui lui dirent bonjour poliment. Elle allait se remettre à manger quand il entendit une voix connue.
- Alors, Luffy, toujours déterminé à devenir pirate ?
Elle se retourna interloquée.
- Évidemment, j'arriverai à te convaincre de me prendre dans ton équipage ! répondit le gamin avec l'air le plus sérieux du monde. Tu verras, Shanks, à la fin tu me supplieras de partir avec toi.
- Ben voyons, dit le Roux en éclatant de rire, suivi par ses hommes, comme si tu allais y arriv…Trébuchant sur une chaise qui avait glissée toute seule sur plusieurs mètres, Shanks s'étala de tout son long, pour le plus grand plaisir de Luffy.
- Hahahahahaha ! T'arrives à peine que t'es déjà bourré, ria Luffy.
- Aie, mais comment cette chaise a pu arriver jusque là ? bougonna le Roux en se relevant.
- Sûrement un courant d'air.
Shanks sursauta en entendant cette voix. Il ne l'avait pas entendu depuis l'exécution de leur capitaine à Logue Town. Se retournant doucement, il vit la première femme qu'il avait connue, telle qu'elle était il y a plus de dix ans : elle n'avait pas vieillie d'un poil.
- Chitsu ! s'écria-t-il en se jetant sur elle.
Malheureusement pour lui, elle esquiva avec facilité, et le pauvre capitaine se retrouva les jambes en l'air, la tête la première dans un tonneau.
- Je sais que ça fait longtemps qu'on ne s'est plus vu, mais contiens-toi un peu, s'amusa-t-elle en faisant tomber le tonneau pour lui permettre de sortir.
-C'est super de te revoir. Ça faisait longtemps, au moins dix ans, non ? demanda Shanks en sautant sur ses pieds.
- A peu près.
Les hommes d'équipage la regardaient d'un air méfiant mais ils se détendirent quand ils virent leur capitaine prendre dans ses bras la jeune femme, qui ne put s'empêcher de sourire, contente de revoir le gamin qui n'en était plus vraiment un.
- Alors, tu l'as trouvé, ton chéri ?
C.C. retrouva son visage impassible et Shanks comprit qu'il aurait mieux fait de se taire.
- Pardon, dit-il piteusement.
- Ce n'est pas grave. Non, j'ai fouillé presque toute la première partie de Grand Line, mais je n'ai rien trouvé.
- Je vois... Et si tu te joignais à nous ? Comme ça on sera à nouveau ensemble, proposa t-il avec un grand sourire.
- Hé moi alors ? gueula le gamin, crachant en même temps plein de miettes de nourriture et en arrosant les pirates qui protestèrent.
- Toi, je t'ai déjà dit non, lui dit Shanks avec un grand sourire et en lui donnant une pichenette sur le front. On n'a pas besoin d'un nain de jardin comme mascotte. La belle Chitsu fera parfaitement l'affaire.
Une veine assez tendue apparut sur le front de l'immortelle, qui lui enfonça un cuillère dans les fesses. Le pauvre roux fit un bond de deux mètres, pour atterrir lamentablement au sol en se tenant le postérieur.
- Aaaah non Chitsu ! Tu avais promis de ne plus utiliser ce coup bas ! pleura Shanks.
- Ça t'apprendra à me considérer comme mascotte, persifla C.C.
- Et en quoi t'es meilleure qu'moi ? lui demanda Luffy avec hargne.
- Moi au moins, je sais parler correctement.
- Je parle farpaitement. Beaucoup meilleur qu'toi d'abord ! cria Luffy en tapant du pied.
- Qu'il est lourd, soupira C.C. en retournant à sa table pour terminer son plat de crustacés, ignorant les hurlements du gosse, qui lui rappelait ceux de Baggy.
Quoique, non en fait, je crois que même Baggy n'était pas aussi énervant, pensa l'immortelle.
- Alors, que penses-tu de ma proposition ? lui redemanda Shanks, en s'asseyant devant elle.
C.C. réfléchit un instant mais refusa. Shanks parut si dépité qu'elle se sentit obligée de le consoler.
- Ne le prends pas personnellement, mais disons que pour l'instant je préfère être seule.
J'arrive pas à croire que j'ai dit ça !
- Très bien comme tu veux. Dans ce cas, fêtons dignement nos retrouvailles afin de profiter du moment ensemble, dit il en retrouvant son sourire et en lui tendant un grand verre de rhum.
Elle accepta volontiers le verre et tendit la main pour le prendre. Soudains la porte fut ouverte avec fracas, la surprenant tellement qu'elle lâcha le verre, qui se fracassa par terre. Dans l'encadrement se trouvait un homme avec une coupe bizarre, pour ne pas dire autre chose, des cicatrices sur le front et un bouc. Il pénétra dans la pièce, suivi d'une trentaine de hommes encapuchonnés.
- Hé bien, c'est rempli de marins d'eau douce ici ! dit bruyamment le type.
Il se dirigea vers le comptoir.
- Hé, gamine, sers-nous ton meilleur alcool !
- Je suis désolée, répondit Makino, un peu intimidée, je n'ai plus d'alcool. Ces messieurs ont terminé toutes mes réserves.
Le type fit une tête à la fois étonnée et énervé, et semblait à deux doigts d'exploser. C.C. vit Shanks se lever et aller tendre sa bouteille au type.
- Je suis désolé, on s'était pas rendu compte qu'on buvait autant. Tu peux prendre cette bouteille, je ne l'ai pas encore ouverte.
Le type prit la bouteille et soudainement, la fracassa sur la tête de Shanks. C.C. allait agir quand elle se rendit compte que Shanks la regardait d'un regard qui voulait tout dire. Lentement, la jeune femme se rassit, et elle s'aperçut que les hommes du Roux ne bougeaient pas non plus.
- Je suis le chef des brigands des montagnes et j'ai une prime de 8.000.000 de berrys sur ma tête : je suis une star, tu piges ? Et ce n'est certainement pas une misérable bouteille qui me rassasiera, déclara fièrement l'homme en montrant un avis de recherche sur laquelle était inscrit la récompense promise et son nom, que l'immortelle ne prit même pas la peine de lire.
Ce type l'insupportait et, puisque sa tête était également mise à prix, elle décida de lui faire un peu peur.
- Tu ne vaux que ça ? s'étonna-t-elle faussement en se levant et en marchant vers lui.
Shanks lui jeta un regard noir mais elle n'en tient pas compte.
- Qu'est-ce que t'as, gamine ? Tu me cherches ? demanda t-il en faisait une grimace qui se voulait menaçante.
- Tu devrais jeter un œil là-dessus, susurra t-elle en lui tendant un avis plié en deux.
Le type le déplia. Ses yeux parurent sortir de leurs orbites et sa mâchoire s'abaissa, dans un état de total ahurissement. Il commença à trembler de tous ses membres, sans pouvoir détacher ses yeux de l'avis.
- Bon, si tu as terminé, je te conseille de filer et en vitesse, lui murmura C.C. avec un sourire effrayant.
Vingt secondes plus tard, les brigands avaient quitté le village. C.C. alla se rasseoir pour la énième fois afin de pouvoir terminer son plat. Tous les pirates la regardaient avec un certain étonnement mêlé de respect. Shanks termina d'essuyer la bière qui traînait par terre, puis alla prendre place à son tour en face d'elle.
- Qu'est ce que tu lui as montré ?
- Mon avis de recherche. Il se vantait d'avoir une prime de 8 millions, alors je lui ai montré qu'il y avait beaucoup mieux juste à côté de lui.
- Tu ne devrais pas faire ce genre de chose. C'est un coup à se faire repérer par la Marine et avec une prime pareille, ainsi que tes antécédents auprès de Roger, ils enverront un amiral pour t'arrêter.
- T'inquiète pas pour moi, répondit-elle tout en mangeant. Il faudra bien plus que ça pour m'attraper, surtout que je peux être partout et nulle part à la fois, grâce à mon pouvoir.
- Tu ne devrais pas trop compter dessus pour les battre. Tous les vices-amiraux savent utiliser le haki, et je ne parle même pas des amiraux.
- Je sais tout ça, merci. Ce n'est pas un gamin qui va me donner des conseils, je connais très bien ce monde maintenant.
- Je voulais juste t'avertir, lui dit Shanks d'un ton sérieux.
Puis il retrouva son sourire.
- Allez les gars : buvons en l'honneur du courage de nos chers bandits des montagnes ! cria-t-il en levant sa chope sous l'hilarité de ses hommes.
Il se tourna vers Luffy, qu'il trouvait bien silencieux. Il alla le voir et constata qu'il était en train de manger quelque chose.
- Alors, tu te régales ?
- Bof, répondit le gamin en se tournant après avoir fini de mâcher, il était pas terrible ce drôle de fruit.
Drôle de fruit ? se répéta mentalement Shanks, alors qu'un nœud lui enserrait l'estomac.
-Ha ! Cap'taine, il a mangé le trésor qu'on a volé lors de notre dernière aventure ! s'exclama le gros pirate qui était l'un des bras droits du roux.
- Quoi ! Vite Luffy, crache le ! cria Shanks en le prenant par les pieds et en le secouant.
Mais, tout d'un coup, ses petites jambes s'allongèrent et l'enfant s'écrasa la tête sur le plancher.
- Trop tard, dit simplement C.C. qui regardait la scène avec amusement.
- Aaaaaaaah! Qu'est ce qui arrive à mon corps ? s'exclama Luffy, paniqué.
- Espèce d'abruti ! Tu viens d'avaler un fruit du Démon, l'un des plus grand trésors de ce monde ! Et ceux qui en ont mangé ne peuvent plus jamais nager !
-Quoiiiiiiiiiii ?
Décidément, ce gosse n'en rate pas une, pensa C.C. amusée.
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A deux kilomètres du village, les bandits reprenaient leurs souffles. Le chef avait encore à travers la gorge l'humiliation dont il avait été victime.
- Bordel ! Comment cette garce peut-elle avoir une telle prime sur sa tête ? Merde ! Merde ! Merde ! hurla-t-il, écumant de rage.
Il eut soudain une idée : il pouvait la capturer et la livrer à la Marine. Avec une telle somme, il n'aurait plus à travailler jusqu'à la fin de ses jours. Mais ce n'était pas sans risque. En effet, elle devait être dangereuse pour avoir une telle prime, il allait falloir la prendre en traître. Une idée germa soudain dans son esprit.
- Héhéhéhé. Je sais comment la forcer à se rendre.
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Quelques jours plus tard, C.C. se rendait à nouveau dans le restaurant de Makino. Sa salade lui plaisait, bien qu'elle soit prête à se damner pour une part de pizza. Lorsqu'elle entra, Makino se planta devant elle, complètement affolée.
- S'il te plaît, Chitsu ! Il faut que tu l'aides !
- Doucement. Je dois aider qui ? demanda l'immortelle en mettant ses mains devant elle en signe d'apaisement.
- Luffy s'est fait enlever ! Ce sont les bandits d'hier, ils l'ont emmené avec eux, et on dit qu'ils le tueraient si tu n'y allais pas.
Shanks n'est toujours pas rentré... On dirait que je vais devoir m'en occuper.
- D'accord, dit-elle, conciliante. Où sont-ils allés ?
- Ils sont à trois kilomètres au nord du village, le long de la falaise.
- Parfait, je serais vite revenue avec ce satané gamin.
Elle sortit en trombe du restaurant et s'envola en direction du Nord, se transformant en courant d'air afin de s'approcher discrètement. Après une demi minute de vol, elle aperçut la bande. Ils avaient suspendu le gosse au dessus le vide. Ce dernier ne faisait pas le moindre bruit. Vu les blessures et les contusions qu'il avait, ces brigands avaient dû le frapper jusqu'à ce qu'il tourne de l'œil.
Faire ça à un enfant, cette bande de raclures va le payer.
Elle apparut brusquement au milieu des brigands et ces derniers furent tellement surpris qu'ils tombèrent à la renverse.
- Me voici. alors, qu'est ce que vous me voulez ?
Le chef reprit peu à peu contenance.
- C'est simple : tu nous laisses te livrer à la Marine et le gosse vivra.
- Tiens, je croyais que vous étiez des brigands... Vous voilà devenus chasseurs de primes ? demanda t-elle avec un petit sourire.
- Tout ce qui peut nous rapporter nous intéresse, et ta tête va nous rendre très riche.
C.C. resta silencieuse. Dans l'immédiat, elle devait mettre Luffy en sécurité, mais, n'étant pas certaine de réussir à le récupérer avant qu'il ne se fracasse sur les rochers, elle préféra jouer le jeu pour l'instant.
- C'est d'accord, détachez Luffy et vous pourrez faire de moi ce que vous voudrez.
Tu me devras un gros service après ça, Shanks.
- Ce que l'on veut ?
- Je veux dire me livrer à la Marine, dit C.C. avec un regard noir.
- C'est moi qui fixe les conditions. Déjà, on va t'attacher, histoire que tu n'essaies pas de filer avec le gamin.
Après lui avoir attaché les mains à une chaîne fixée au sol, il rit à gorge déployée.
- Alors, tu fais moins la maligne maintenant ?
- Tu as ce que tu voulais. Maintenant, libère Luffy.
- Héhéhé, ok.
Il ordonna à deux de ses hommes de le remonter, puis le chef le prit sous le bras.
- Voilà, rassurée ? fit le Chef.
- Très, dit elle avec un sourire, en se libérant grâce à son pouvoir de Logia. Maintenant, je vais pouvoir me venger.
Elle invoqua une tornade qui envoya valdinguer les brigands un peu partout. Seul le chef fut épargner, car elle ne voulait pas prendre le risque de l'envoyer dans le vide.
- J'ai changé d'avis. Tu vas lâcher ce gosse, ramasser tes sous fifres et partir avant que je ne m'énerve, dit elle d'un ton glaciale.
- T…T'approche pas, cria t-il, en posant le canon de son pistolet sur la tempe de Luffy.
- Tire donc, ça ne lui fera rien, sourit-elle.
Le brigand jeta une grenade fumigène, et C.C. surprise, ne réagit pas tout de suite. L'instant suivant, elle dispersa la fumée mais l'homme avait disparu. Elle regarda tout autour d'elle sans le retrouver. Elle s'apprêtait à appeler les vents pour retrouver leurs traces quand elle entendit quelqu'un l'appeler. Elle vit Shanks et quelque uns des ses hommes derrière lui.
- Où est Luffy ? demanda t-il, affolée.
- Je ne sais pas. Ce maudit brigand m'a filé entre les doigts.
- Il est la bas, capitaine ! fit un homme aux cheveux longs noirs, une cigarette visée aux lèvres, portant un pistolet.
En effet, le fuyard et Luffy était sur une barque qui déjà s'éloignait du rivage. Ils virent avec effroi le bandit jeter Luffy à la mer.
- Emmène moi, C.C. je dois aller le chercher ! cria Shanks en lui prenant le bras.
- C'est parti.
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Voilà c'est tout, les événements sont en partie changés, mais la finalité reste la même.
