Pilou: Re-bonjour ! Voilà le chapitre deux de ma-- (regarde Severus nager la brasse en plein ciel à la suite d'un malencontrueux wingardium leviosa lancé par Sirius qui se marre)

Remus (main en visière): Ah... on dirait bien qu'il va falloir que tu trouves quelqu'un d'autre pour faire le disclaimer...

Pilou: (regard d'auteur de fanfic battu): Diiiiis... Remuuuuus... tu veux bien le faire, toi ?

Remus: (gêné) Mais j'ai jamais fait ça de ma vie, moi !

Sirius (qui est revenu voir ce qui se passait entre-temps): Bah ! Tu te débrouilleras comme un chef ! (désigne Severus qui continue à jouer les poissons volants) De toute façon, tu ne peux pas faire pire que lui, si ?

Remus: Bon... alors je me lance: Les personnages d'Harry Potter n'appartiennent pas à Pilou, elle ne fait qu'enquiquiner Severus pour le plus grand plaisir de Sirius et de James... et parfois aussi du mien, je dois bien l'avouer... (désigne Sirius, James, le pseudo-poisson volant nommé Severus et lui-même) Nous sommes la propriété de J.K Rowling...

Sirius: ...mais ça n'empêche pas qu'on a des centaines de fans qui aimeraient bien nous avoir rien qu'à elles...

Remus: Bon, suffit ! Chapitre deux, maintenant !


Chapitre 2 : Vengeance et fanfreluches.

Le remède que lui avait administré l'infirmière ne passait décidément pas. Grelottant entre les draps d'un lit de l'infirmerie, Severus tentait tant bien que mal de réfréner son envie de claquer des dents. Il jeta un coup d'œil à son profil dans la glace et réprima un haut-le-cœur. Qui était cet individu au teint bleuâtre, aux traits maladifs ? Pas étonnant que les autres passent leur temps à se moquer de moi, pensa-t'il, abattu. Il osa à peine jeter un coup d'œil au sommet de son crâne que deux petites oreilles, semblables à celles d'un chat, continuaient d'orner(1). Mme Tue-Mouche lui avait expliqué que le sort était bien ficelé, et qu'il lui faudrait du temps pour disparaître de lui-même. Et qu'il était condamné à se promener sous l'œil moqueur de ses camarades avec des oreilles roses pour le restant de la semaine(2). Les joues rouges de colère, le jeune garçon chassa cette idée de la main. Ils allaient voir, tous autant qu'ils étaient ! Il leur ferait payer au centuple !

Ragaillardi par cette idée, il fit voler les draps et entreprit de remettre sa robe de sorcier. Voyons voir… le mieux était de commencer par faire disparaître ces appendices qui le ridiculisaient, songea t'il. Ce serait au moins leur prouver qu'il était capable de leur damer le pion ! Il avisa l'horloge de la grande tour par la fenêtre. Minuit et demie. L'heure parfaite pour se rendre en toute discrétion à la bibliothèque, quand on savait y faire. Il ouvrit les portes sans faire de bruit et se coula doucement hors de la salle de soins.

oooooooooooo

- Non mais c'est pas vrai !

Sirius rattrapa en courant ses deux compères, essoufflé d'avoir couru. La matinée était déjà bien avancée, et le nombre de filles qui le suivaient partout où il allait grandissait d'heure en heure. Il redressa une mèche brune sous les yeux de deux fillettes qui allaient dans le sens opposé et manquèrent de percuter le mur parce qu'elles le dévoraient des yeux.

- Par la barbe de Merlin, que de ravages aujourd'hui, persifla James, railleur. Attention mesdemoiselles, le fauve est lâché !

Sirius prit une mine féroce et mima un hurlement à la lune avant de frotter affectueusement la tête de Remus.

- En parlant de fauve, comment te sens-tu depuis hier ? Mieux ?, demanda t'il.

Remus soupira, sachant pertinemment où Sirius voulait en venir.

- Ça va…je crois que j'étais juste un peu fatigué.

- La prochaine pleine lune est pour bientôt, murmura James pour lui-même. Tu tiendras le coup ?

Les voyant inquiets tous les deux, le jeune loup-garou se sentit obligé de les rassurer.

- Dites, vous avez tendance à m'enterrer un peu trop tôt ! Je ne suis pas une frêle jeune demoiselle, moi !

James pouffa:

- Je te vois bien porter jupettes et dentelles pourtant…(3)

Il s'attira une bourrade affectueuse de Remus, tandis que Sirius, les yeux dans le vague, semblait manifestement penser à autre chose. Il fallut toute leur énergie conjuguée pour le faire atterrir de nouveau sur terre.

- Tu penses encore à ce fichu bal ?, demanda James, l'air moqueur.

- Mmmm… j'évaluais mes chances…, répondit Sirius, pensif.

Remus le regarda, un sourire aux lèvres:

- Avec qui cette fois ci ? Arrabelle ? Miranda ? Juliette ?

- En fait, non. Sirius prit un air sérieux. Je me demandais si tu accepterais de porter une robe de soirée et d'être ma cavalière, répondit-il de but en blanc(4).

Remus sentit le rouge lui monter aux joues et se détourna après avoir frappé Sirius sur le bras.

- Si tu es vraiment en manque de compagnie, je peux demander à Trelawney de t'accompagner, proposa-t'il.

Sirius eut une grimace éloquente, celle qui signifiait 'un autre jour peut-être'. Puis il disparut dans la foule en apercevant une figure familière arriver vers eux l'air furieux.

- SIRIUS BLACK ! N'ESSAIE MÊME PAS DE T'ENFUIR !

La douce voix de Lily Evans résonna aux oreilles des garçons, provoquant différentes réactions: alors que Remus se bouchait les oreilles pour éviter que ses tympans n'éclatent, que Sirius se dépêchait de mettre de la distance entre eux, James, lui, se redressait au garde à vous et passait une main dans ses cheveux, histoire de les ébouriffer d'avantage.

- Sa...Sa...Salut Evans, finit-il par lâcher timidement.

La colère de Lily qui venait de laisser échapper sa proie se retourna contre lui.

- SALUT ? C'EST TOUT CE QUE TU TROUVES A DIRE !!!

- Beuh ?

James tenta tant bien que mal de voir où Lily voulait en venir, sans pour autant y arriver. Il n'eut cependant pas besoin de réfléchir longtemps à ce qu'il avait pu faire de mal, puisque la jeune fille lui tendit un objet—ou plutôt le lui colla dans le visage. Examinant la chose en question, il reconnut le zieuteur qu'il avait inventé avec Sirius. Et installé dans les toilettes des filles deux semaines auparavant. Sirius et lui s'étaient d'ailleurs longuement disputés au sujet de l'endroit le plus approprié où le placer. James soutenait que la chambre de la préfète était un endroit stratégique pour surveiller ses allées et venues, mais le jeune garçon aux cheveux noirs avait refusé, arguant que la chambre de Pamela Walter et Samuela Rodgeford, deux charmantes demoiselles à l'aspect plus qu'avenant, lui paraissait une meilleure option. Après maintes palabres, les deux jeunes gens avaient opté pour les toilettes parce qu'elles leur permettaient d'espionner à la fois la préfète et les autres jeunes filles et…

- TU PEUX M'EXPLIQUER ?

- Hein ?

James releva la tête pour reprendre contact avec la réalité. Et loucher sur le zieuteur(5) qui se tenait à quelques centimètres de son nez.

- Oh, il s'agit d'un appareil…qui… comment dire…

Il s'interrompit, mal à l'aise. Comment avouer à Evans que le but premier de cet objet avait été de découvrir ce qu'elle aimait et ce qu'elle détestait ? James était sûr que s'il le lui disait de but en blanc, elle le poignarderait avec sa baguette, instaurant par-là même une nouvelle manière d'utiliser les baguettes magiques(6). Dieu merci, la jeune fille se contenta de hausser les épaules et d'ajouter:

- Garde ta réponse pour la directrice de Gryffondor. Mme McGonagall vous attend avec impatience dans son bureau ce soir.

Et faisant voler ses longues boucles rousses, elle le planta là pour aller rejoindre un groupe d'amies qui passait. James soupira. Un tête-à-tête avec la directrice, voilà qui était loin d'être réjouissant. Lâchant un second soupir, le jeune homme se hâta de rejoindre Sirius dans la salle de classe où il s'était réfugié pour lui faire part de la nouvelle(7).

oooooooooooo

Une goutte de jus de lisilis… trois de terrapine… Severus s'essuya le front, essayant de ne pas réfléchir au sort funeste qui l'attendait si jamais il se trompait dans sa préparation. Quoique, songea t'il, il lui semblait difficile de faire pire que ces deux oreilles roses qui s'obstinaient à se redresser sur sa tête lorsqu'il fronçait les sourcils. Il lissa machinalement le coin de la page qu'un élève peu consciencieux avait cornée et reprit son travail. Des baies noires d'enfer, du capucin séché… quelques minutes plus tard, il ajouta enfin l'ingrédient final: deux mesures de soufre de lune, qui, contrairement au soufre courant, n'est pas toxique, sauf s'il est ingéré sans avoir macéré auparavant deux cycles lunaires complets. Et Severus s'était assuré que ce dernier point avait bel et bien été respecté. Il n'était tout de même pas près à mourir pour prendre sa revanche sur cet imbécile de Potter et sa bande. Encore quelques minutes… il fallait que le mélange soit d'un bleu argenté… maintenant. Il avala le contenu de la fiole d'un trait, ayant foi en ses capacités de préparateur. Le résultat se fit sentir presque immédiatement et des crampes secouèrent son estomac tandis qu'une migraine martelait sa tête. Il se plia en deux, au bord de la nausée et laissa la vague de douleur le submerger, sombrant dans un univers obscur.


(1)Severus: (mains en porte-voix) POTTER J'AURAIS TA PEAU !

(2) Severus: (tout bonnement horrifié) Mais je peux pas me promener comme ça pendant toute la semaine ! (secoue l'auteur) Fais quelque chose ! Mais fais quelque chose !

pilou: Mais arrête ! J'arriverais jamais à écrire la suite sinon !

(3) Remus: (jette un coup d'œil à l'auteur qui prend des notes) James, arrête de dire des ânneries tout haut, elle va finir par les écrire !

(4) Remus: (secoue James comme un prunier) Tu vois ce que je t'avais dit à la note de bas de page précédente ? Tu vois ?
James: XX

(5) James: (soupir) Et le pire, c'est qu'on s'en est jamais servi parce qu'on avait complètement oublié son existence… quel gâchis…

(6) James: Lily, tu n'aurais tout de même pas osé ?
Lily: Va savoir …

(7) Sirius: En même temps il aurait pu se la garder, sa bonne nouvelle, hein...


Severus (horrifié): Et tu finis le chapitre comme ça ?

Pilou: Ben oui.

Severus: En me laissant mariner dans d'atroces souffrances ?

Pilou: Beuh... ?

Sirius: (sourire en coin) T'es si pressé que ça qu'elle écrive la suite ?

Severus: (recule prudemment) Maintenant que j'y pense... je n'ai pas si mal que ça... j'arriverai bien à tenir quelques mois... voire quelques années... inutile de se presser pour écrire la suite, hein... (disparaît en courant).

Sirius: (mains en porte-voix) T'inquiète, Sevvie ! On va l'aider pour que tu te rétablisses plus vite !

Remus: (soupire) Et bien, voilà qui promet...