Princesse médiévale

Auteur : junon2/ennostiel/cagallifangirl

Paring: Asuran Zala et Cagalli Yulla Attha

Genre : romance

Rating : T

Disclaimer : Tous les personnages et les lieux appartiennent au créateur de Gundam seed (désolée, j'ignore son nom) ou à la firme qui produit l'animé, Sunrise je pense, sauf l'intrigue qui elle est à moi.

Résumé : Histoire médiévale (Moyen Age). Que peut-il bien se passer entre un jeune roi qui a tout ce qu'il veut et une jeune femme qui lui est « vendue » pour protéger son peuple ? L'amour est-il possible dans ces conditions ?

Avertissement : je cherche -'' Si ce n'est qu'au début je vais mentionner la condition des femmes battues… un tout petit peu.

Note de l'auteur : L'histoire se passe au Moyen Age (période que je connais bien et que j'adore ). Kira n'est pas le frère de Cagalli. Yuna est bien son fiancé, mais disons qu'il a un comportement très méchant avec Cagalli. Lacus est la cousine d'Asuran et la future épouse de Kira. C'est tout !

Merci à Stellar d'avoir corrigé

POV Cagalli

Chapitre 2 : Décisions

« Je commence à paniquer légèrement, mon corps tremble et ma gorge devient sèche. Dans quelques minutes, je serais face à Yuna et à mon père. Je me doute qu'ils savent que j'ai découché cette nuit, vu que je n'étais pas là au matin pour aider à préparer le repas. Intuitivement, je me recule sur la selle. Je sens la pression de ses bras se faire plus forte autour de ma taille. Il dépose un baiser sur ma tempe.

« Tout va bien… » Murmure-t-il à mon oreille.

J'inspire et expire pour calmer ma tension et je ferme les yeux un peu, savourant la chaleur que dégage son corps contre le mien. Je rouvre les yeux quand je sens le cheval s'arrêter. Mon regard rencontre directement celui de Yuna puis celui de mon père et enfin celui des autres membres du conseil du village. Ma respiration se bloque quand je constate leur colère en me fixant.

« Cagalli, mais où étais-tu passé ? » Demande mon père alors qu'Asuran,… hum pardon … le Roi descend de son cheval. Je tourne mon regard vers mon père et entrouvre la bouche mais Yuna est plus rapide que moi.

« J'espère que tu as une explication valable pour ton absence… » Susurre-t-il. Je sens dans sa voix sa colère. Et je baise la tête, n'osant pas regarder les autres hommes et encore moins mon Protecteur. Je sais que je dois m'expliquer mais j'ignore comment expliquer la situation. Je sens les mains du Roi se poser sur ma taille et me soulever pour me déposer par terre. Je croise son regard quelques instants et me sens un peu rassurée par sa présence.

« Tu nous fais attendre Cagalli… peux tu répondre quand on te pose une question ! » la voix de Yuna cache de plus en plus mal sa colère. Je déglutis et cherche un mensonge réaliste, pour limiter sa colère et les conséquences de cette dernière. Les autres hommes du village murmurent entre eux, ainsi que les villageois assemblés autour de nous.

« Avec moi » La voix est froide et tranchante. Je relève la tête vers lui et je constate que son regard est dur et froid, je ne l'avais jamais vu avec cette expression avant. J'imagine facilement que ce regard-là doit pétrifier les gens qui le contrarient. Le silence retombe instantanément sur l'assemblée, plus personne ne parle et tout le monde nous fixe. Je me sens rougir et je baisse la tête. Je sais ce qu'ils pensent tous de moi, ils me considèrent comme une fille facile. Je lance un regard à mon père et constate qu'il est choqué plus qu'en colère.

« Quoi ?!? » demande Yuna la voix interloqué et l'air surpris.

«Et bien, ça commence bien ces pourparlers ! » Déclare le guerrier blond qui nous accompagne « Ils sont sourds ou ils ne parlent pas notre langue ? »

« Dearka, tais-toi ! » Répond le guerrier appelé Yzak. Je relève la tête vers mon Sauveur et le fixe un peu. Et maintenant ?

« J'ai dit », reprend-il calmement mais toujours de manière froide et en fixant mon fiancé droit dans les yeux, « avec moi. Elle a passé la nuit au campement, parce que j'ai jugé que ce serait plus sure pour elle que de revenir seule en pleine nuit au village. » La fin de la phrase est destinée à mon père je suppose.

Le silence se prolonge et enfin mon père prend la parole d'une voix calme: « Je vous remercie de vous être occupé d'elle Mon Seigneur. Cagalli, tu devrais rentrer maintenant. » J'acquiesce de la tête et me dirige vers notre demeure. J'y entre et tombe sur Mirrilia, mon amie. Elle semble soulagée et m'offre un beau sourire. Elle est la première a semblée heureuse et soulagée de me revoir en vie et sans aucune blessure.

« Cagalli, tu es en vie ! » me lance-t-elle tout en m'enlaçant. Je lui rends son étreinte gentiment. Depuis la mort de Tollé, son fiancé, Milli comme je l'appelle, s'est renfermée sur elle et en générale elle ne parle vraiment qu'à moi. Nous nous disons tout, et partageons nos peines et douleurs.

« Oui, je ne risquais rien tu sais. Je vais te raconter ! » Nous nous installons près du feu et je commence à lui raconter.»


« La fête bas déjà son plein dans la salle principale, mais je reste en cuisine avec ma tante et la mère de Milli. Je me sens bien ici, loin des autres, des hommes. Ici, je suis en sécurité, personne ne me fera du mal. Une main se pose sur mon épaule et je me retourne.

« Va dans la salle ma Puce, tu es une fille à marier aussi… même si tu as un fiancé » me dit doucement ma tante avec un léger sourire. Je soupire et secoue la tête.

« Je suis bien ici avec toi. Je ne risque rien. Yuna n'appréciera pas que j'y sois je crois… » Je réponds en regardant mes pieds. Elle enlève sa main de mon épaule.

« Cagalli, va dans la salle. Yuna a dit que toutes les filles non mariées y seraient ! Ta place est là bas… » Déclare-t-elle en me poussant vers le rideau qui sépare la salle de la réserve. J'empoigne une cruche de vin au passage, quitte à devoir y être autant travailler comme ça au moins Yuna ne me reprochera pas ma fainéantise. J'imagine qu'à la fin de la soirée, il me donnera la « punition » que les discussions avec le conseil du Roi ne lui ont pas laissé le temps de m'administrer.

Je dois reconnaitre que ma première réaction est de le chercher… j'ai passé ma journée à penser à lui, à me le remémorer. Je ne me suis jamais sentie comme ça, aussi attirée par un homme, aussi troublée et surtout aussi malade de l'absence de quelqu'un. Je le repère au centre de la salle, avec tous les regards féminins posés sur lui. Personne ne connaît encore son choix, pas même le conseil. Ses magnifiques yeux émeraude rencontrent les miens et restent plongés dans mon regard. Je sens mes joues rougir alors qu'un sourire apparaît sur ses fines lèvres. Je devine qu'il m'est destiné.

« Va porter du vin à la table du Roi et de Yuna, Cagalli » me suggère mon oncle Kisaka avec un léger sourire.

Je fais oui de la tête et me dirige avec ma cruche vers eux. Je remarque Yuna et Meer, ils s'embrassent à pleine bouche déjà bien éméchés par l'alcool. Le regard d'Asuran ne me quitte pas alors que je m'approche. Je sens mon cœur battre de plus en plus vite. Il est à table avec ses guerriers, mon père, Yuna, Meer et surtout les membres du conseil et quelques épouses ou femmes célibataires.

J'arrive à leur hauteur et le regard de Yuna me fait comprendre que si je n'ai pas une bonne raison d'être là, j'ai intérêt à partir. Mon père me sourit faiblement, plus le temps passe et plus sa maladie le rend faible. Les autres ne font pas attention à moi alors que je remplis les coupes, trop absorbés par leur conversation. Yuna acquiesce alors que je dépose ma cruche la table et fais un demi tour pour m'éloigner. Il ne m'a pas adressé un seul commentaire ou sourire comme si je n'existais pas. Je sens mon cœur se serrer et j'ai mal de cette indifférence. Soudain une main saisit délicatement mon poignet. Je tourne la tête et rencontre un regard intense.

« Reste s'il te plait… » Murmure-t-il en me regardant droit dans mes yeux. Je sens mes joues brulées et lance un regard aux autres. Seuls les plus vieux ont tourné le regard vers moi et mon père me fait signe de la tête de m'asseoir. Yuna, lui, est trop occupé à dévoré la gorge de sa maitresse.

Je m'assois à ses côtés, intimidée, et je regarde la table fixement n'osant pas relever la tête et croiser son regard. Il me sert une coupe de vin et passe discrètement un bras autour de ma taille. Il penche la tête vers moi et embrasse ma tempe avant de murmurer à mon oreille : « tu es magnifique ». Je sens mes joues bruler un peu plus. C'est vrai que j'ai pris mon temps pour m'habiller, mon père en est resté étonné. Je voulais être « belle » pour lui, j'ignore pourquoi. J'ai pris un long bain et ai mis un temps énorme à trouver la robe que je porterais et comment j'attacherais mes cheveux. C'était bien la première fois que mon apparence physique comptait.

Je relève un peu la tête et croise le regard de mon père. Je lis dans son regard de la surprise mais aussi de la fierté. Pour la première fois depuis la mort de maman je crois qu'il est heureux… pour moi. Bizarrement, j'ai l'impression qu'il est fier que le Roi s'intéresse à moi, comme si il pouvait encore choisir de m'accorder à lui plutôt qu'à Yuna. Je lui rends son doux sourire.

Je sens la pression de la main d'Asuran augmenter légèrement et je tourne mon regard vers lui, intriguée. Il me sourit avant de reporter son attention sur la discussion. Mes yeux font lentement le tour de la table, je croise le regard étonné de Meer et celui de Yuna. Je le vois lui murmurer quelque chose. Je soupire doucement. Je sais ce qui va suivre. Tout le monde sait ici qu'il a la promesse de m'avoir pour épouse, et tout le monde sait qu'il a une maitresse. Ils ne s'en sont jamais cachés et s'affichent à la limite de l'indécence dans toutes les fêtes. Je sais que ma présence ici est peut-être tolérée mais sera punie. Ils vont m'humilier, me rappeler que je ne suis rien d'autre que la promesse de régner sur le village. Et je sais que les autres, hormis les membres de ma famille, vont eux aussi se moquer de moi. Je sais bien que pour eux je mérite le traitement et l'humiliation de voir mon fiancé avec une autre. Ce que j'ignore c'est pourquoi.

Yuna se penche et embrasse langoureusement Meer sur les lèvres. Je peux entendre les murmures des autres, approuvant le fait que Meer est une fille bien et qu'elle est mieux que moi, que c'est elle qu'il devrait épouser. Seul mon père lance un regard désapprobateur au couple, mais il n'ose rien dire. En relevant la tête je constate le regard choqué des invités. Je sens la pression de la main de mon Protecteur se faire plus forte sur ma fine taille. Il se penche vers moi.

« Ils sont toujours comme ça ? » me demande-t-il à voix base, alors que Yuna et Meer prolonge leur baiser qui devient vraiment indécent face à un public.

« Ce n'est que le début… ils feront pire après… » Je réponds sans le regarder et je sais que si je veux éviter l'humiliation je dois retourner en cuisine. Je sens mon cœur se serrer, je n'aurais peut-être plus l'occasion de le voir avant son départ. Je tourne la tête vers lui et le vois parler avec le doyen du village, grand père de Milli, encore une des rares personnes à être gentille avec moi. J'ignore ce qu'ils se racontent ils parlent trop bas et lancent de temps à autres des regards vers le couple. J'attends qu'il ait fini et qu'il rapporte son attention vers les autres pour murmurer alors que sa main a quitté ma taille un « je dois retourner en cuisine… » Je croise le regard triste et affligé de mon père et le regard approbateur des autres.

Je me lève mais cette fois le Roi ne se fait pas discret, il m'attrape par la taille et m'attire à lui de manière assez visible à tous. Je retombe assisse sur lui, les joues en feu et intimidée. Seigneur, mais pourquoi a-t-il fait ça ? Je lance un regard aux autres membres autour de la table, seuls ses amis ne tiquent pas à ce geste, les autres continuent de parler mais lancent un regard surpris vers nous. Je constate que mon fiancé nous observe et fronce les sourcils.

« Reste avec moi… » Sa respiration taquine ma nuque et me fais frissonner. Je sens mes joues rougir encore plus et mon cœur s'accélérer. Je me sens mal comme ça, il me traite comme une fille facile et je n'apprécie pas. Je sais que la pression est trop forte pour lutter, mais ma fierté prend soudainement le dessus. Je ne suis pas Meer ! Et je n'ai pas l'intention de l'être, ni de me laisser humiliée sans rien dire. Je ne veux pas subir ça encore une fois, je préfère partir.

« Lâchez-moi ! », j'ai parlé à voix basse pour que seul lui m'entende mais de manière froide, même si ma voix tremble un peu, « Je ne suis pas comme elle… » J'enrage intérieurement. Je le croyais différent mais il est comme les autres hommes.

« Je sais … », murmure-t-il à mon oreille, d'une voix extrêmement douce malgré mon ton agressif, « je veux juste être avec toi… Tu m'as manqué toute la journée. » Je reste sans voix et tourne la tête vers lui, les yeux surpris et les joues rosées.

Je sens le regard de Yuna sur moi alors qu'il reprend les lèvres sensuelles, d'après lui, de Meer. Je tourne la tête vers eux alors qu'il déclare qu'elle a des lèvres envoutantes. Asuran leur lance un regard surpris. Je détourne les yeux et rapporte mon attention sur le Roi.

« Pitié, si je ne pars pas ce sera pire. Je vous en prie… » Je plaide pour pouvoir m'éloigner et éviter une situation gênante.

« L'aimes-tu cet imbécile ? » me demande-t-il toujours à voix base en me fixant droit dans les yeux.

« Ce n'est pas la question … c'est mon fiancé, on me l'a imposé ! Je lui dois le respect … et je … » Je continue sans vraiment savoir comment répondre sans répondre à sa question. Il pose un doigt sur mes lèvres et me force à faire silence avec un doux sourire.

« Donc, la réponse est non… J'en suis heureux. Je t'ai promis de te protéger et je tiens ma promesse, reste juste avec moi. Je ne te demande sincèrement que ça, laisse moi profiter de ta douce et apaisante présence ; laisse moi te rendre heureuse » me demande-t-il doucement, alors qu'il me force avec tendresse à relever la tête et à le regarder dans les yeux. Je ne sais pas quoi répondre alors je lui souris. Comment peut-on être aussi tendre avec une femme ? Je n'ai jamais vu un homme aussi doux et attentionné pour une femme, pas même mon père malgré son amour pour ma mère.

Il m'attire à lui un peu plus et pose délicatement ses lèvres sur les miennes. Je reste étonnée qu'il ose ce geste en public. Je me laisse aller au doux sentiment qui m'envahit et je ferme les yeux, répondant timidement et maladroitement à son baiser. Il met fin au baiser et je rouvre difficilement les yeux revenant à la réalité, et je sens les yeux de tout le monde poser sur nous. Ma gêne augmente rapidement et je détourne les yeux. Je ne relève la tête que quand j'entends Meer rire et murmurer quelque chose sur moi. Elle sous entend que je suis une fille facile. Bien sur un simple baiser est forcément mal vu ici, surtout entre personnes non mariées ou non promises. Il empire mon humiliation sans le vouloir.

« J'ai un présent pour toi. » déclare-t-il subitement à voix haute, de manière à être entendu de tous. Il attire ainsi les regards surpris de l'assemblée et je relève la tête étonnée. Il glisse autour de mon cou une chaine en or. Le métal froid touchant ma peau me fait frissonner. Je prends le pendentif en main et observe sa forme, une rose faite de pierres précieuses. Je reste admirative, c'est bien la première fois qu'on m'offre un bijou…

« Merci, … c'est magnifique » j'ai murmuré et je lui souris doucement. Il me rend mon sourire et dépose un baiser sur ma joue rouge.

« Je suis heureux que ça te plaise. » Murmure-t-il contre ma peau, avant de caresser doucement ma joue.

« Elle ne peut pas l'accepter ! » la voix de Yuna est tranchante. Je tourne un regard triste vers mon fiancé, enfin pas encore tout à fait. J'aimerais pouvoir dire quelque chose, le supplier de pouvoir garder le bijou mais je sais très bien que ça ne sert à rien. Jamais il n'acceptera. Je retourne mes yeux tristes vers Asuran, il fixe Yuna d'un regard froid et dur. Il me semble qu'il n'ait pas apprécié la remarque de ce dernier.

« Pourquoi pas ? » demande Dearka étonné, prenant part pour la première fois depuis mon arrivée à la conversation.

« Parce qu'elle est ma fiancée, et qu'elle ne peut accepter aucun présent d'un autre homme que moi » répond froidement Yuna toujours en me fixant du regard. Je soupire de tristesse et cherche après le fermoir pour l'enlever de mon cou et le rendre.

« Ce n'est pas ta fiancé ! » la voix d'Asuran a imposé un silence dans la salle. Tout le monde se retourne vers lui.

« Pourquoi ? » demande Yuna choqué de son intervention et sa remarque.

« Premièrement parce qu'elle n'a pas l'âge d'être fiancée. » commence-t-il en lançant un regard interrogatif à mon père. Je vois ce dernier hocher de la tête, comme si il savait ce que le Roi désirait dire et comme si ils étaient d'accord. Je remarque aussi que ses amis ne semblent pas étonnés de son intervention.

« Deuxièmement, » commence-t-il d'une voix calme mais froide, « parce qu'elle est ma future épouse. » Le choc est total pour l'assemblée et le silence s'installe. Je reste sans voix lançant un regard à mon père qui me sourit et me fait un signe affirmatif de la tête. Je comprends le sens de leur échanges muets depuis le début, ils se sont déjà mis d'accord. Je ramène mes yeux sur Asuran. Il me sourit tendrement et caresse ma joue. Yuna reste sans voix et ramène son regard vers mon père et le doyen du village.

« Elle était déjà promise …. » fais remarquer quelqu'un.

« Bien sur, mais Yuna a promis n'importe qu'elle fille à marier même si elle est déjà promise… » Répond calmement le grand père de Milli, « il a choisi Cagalli, nous ne pouvons donc pas la lui refuser sans briser notre promesse. »

Yuna me lance un regard noir avant de prendre la parole : « Nous en reparlerons demain … lors du conseil. »

Asuran sourit amusé de leur réaction, et me fais me lever. Il se met aussi debout et me prend la main pour m'attirer vers l'âtre au centre de la salle.

« Si ça peut vous faire plaisir. Mais je n'ai pas l'attention de changer d'avis. Maintenant excusez-nous, mais j'ai l'intention de manger quelque chose. » Répond-il sur un ton amusé. Il ne doit pas se voir refuser grand chose et je suppose que si on lui refuse ce qu'il veut, il ne voudra pas de traité entre son pays et nous. Il a bloqué intelligemment le conseil pour imposer ses désirs.

Je me retrouve à ses côtés, seuls dans un coin un peu sombre. Il me tend une assiette que je prends même si je n'ai pas faim. J'aimerais parler mais je ne trouve pas les mots. J'inspire et dépose le plat sur la table voisine et me tourne vers lui.

« Je … » je commence mais il m'interrompt.

« Pardonne-moi… » Murmure-t-il en me regardant droit dans les yeux.

« Pourquoi ? Je n'ai rien à vous pardonné. » Je réponds étonnée et peu habituée à voir un homme s'excuser auprès d'une femme. Il me sourit et caresse ma joue avant de retirer sa main.

« Je ne voulais pas l'annoncer comme ça. Je voulais d'abord t'en parler et avoir ton accord d'être mon épouse avant de le rendre public auprès de tout le monde. Mais il m'a énervé à te traiter comme il le fait, à parler de toi comme d'un objet… Pardon ma Douce. » Déclare-t-il toujours en me fixant droit dans les yeux.

Je le regarde et je sens les larmes cascader sur mes joues blanches lentement. Je souris malgré tout et le regarde droit dans les yeux. Il est si tendre et si gentil avec moi. Je me sens bien près de lui, en sécurité et aimée comme je ne l'ai jamais été.

« Je ne voulais pas te faire pleurer… Si tu ne veux pas être mon épouse dis-le. Je ne veux pas t'obliger » Il essuie mes larmes et affiche un air attristé. Je souris et j'entrouvre la bouche mais aucun son ne sort. Je fais la seule chose qui me semble logique à ce moment précis : je m'approche et me blottis contre lui. Je sens ses bras entourés ma taille et me serrer contre lui. Je me détache un peu pour pouvoir le voir.

« Non, je suis heureuse ! Très heureuse… » Ma voix se bloque dans ma gorge. Je suis sur un nuage, je n'ai jamais été aussi heureuse. Il embrasse doucement mes lèvres. Quand il met fin au baiser, je reviens me blottir contre lui, en sécurité dans ses bras. C'est la première fois que je considère l'avenir avec joie et espoir et non pas comme une fatalité ! »


« Je fixe le plafond de ma chambre distraitement. Je sens une main se poser sur mon ventre. Je soupire perdue dans mes tendres pensées. Je me tourne délicatement et lentement sur le côté pour l'observer et je souris à la vision angélique qu'il offre comme ça les yeux fermés.

J'ai été surprise, même s'il est plutôt de coutume de laisser les hommes passer la nuit avec une fille, personne n'avait jamais désiré m'avoir. Les lois de l'hospitalité sont étranges… on accepte que des veuves ou des jeunes filles non mariées passent la nuit et satisfassent les désirs d'un invité. Mais on s'y fait. Seulement moi, c'est la première fois que ça m'arrive. D'habitude on évite de me choisir. Pour Asuran c'était une évidence et surtout comme il me l'a murmuré une chance de pouvoir passer une nuit avec moi. Contrairement à ce qu'avait laissé sous entendre les autres filles, il s'est comporté très courtoisement avec moi. Il n'a rien fait de plus que la nuit dernière, juste un baiser.

« Qu'admires-tu ? » susurre-t-il en entrouvrant les yeux et en me souriant.

« Euh, hum …. Vous… » Je murmure, gênée d'être prise sur le fait, et en détournant les yeux. Je sens ses doigts glisser sous mon menton et me forcer à ramener les yeux sur lui.

« Vous ?!? » questionne-t-il amusé.

« Euh, … comment voulez vous Mon Seigneur que je vous appelle d'autres ? » je questionne en fixant mon attention sur un point quelconque de la pièce.

« Mon Seigneur ?!? » répète-il sur un ton amusé.

« Je … je … … » je balbutie mais ne sais rien dire, je ferme les yeux au bord des larmes et j'essaie de ne rien laisser paraître. Mais qu'ai-je dit qu'il ne fallait pas ?

« Cagalli, ma Douce, regarde moi s'il te plait. » murmure-t-il doucement. Je relève la tête vers lui, les yeux humides.

« Tutoies-moi et appelle moi Asuran… Tu es ma future épouse pas une servante ou une habitante de mon pays. » Déclare-t-il avant de m'attirer à lui.

Je me blottis contre lui, cherchant sa chaleur et la sécurité qu'il m'offre. En me dégageant j'essuie mes larmes d'un revers de main et lui souris. Il approche sa tête de la mienne et embrasse mon front.

« Ça va mieux ma Belle ? » demande-t-il.

« Oui, je suis désolée. Je sais que je suis stupide de toujours pleurer mais … » je m'arrête cherchant difficilement la fin de ma phrase avec ses lèvres qui descendent le long de mon cou, simples frôlements qui me font frissonner. Je sens ses mains sur ma taille. Je les sens bouger et commencer à me …. J'éclate de rire sous ses mains torturantes. Je suis chatouilleuse et je supporte mal ce genre de taquinerie sans éclater de rire. Je me débats alors qu'il continue à me chatouiller un peu partout avec un sourire légèrement taquin. On finit allonger sur le lit, lui au dessus de moi.

Je reprends mon souffle difficilement. Cela faisait longtemps que j'avais plus ris comme ça. Il s'appuie sur ses bras pour ne pas m'imposer son poids. Bizarrement, je ne panique pas malgré notre position, je me sens extrêmement bien là, comme jamais avant. Je lui souris un peu et il me rend un doux sourire avant de se laisser tomber à côté de moi.

« Demain je fixerais le jour de nos épousailles avec le conseil du village… » Murmure-t-il sur un ton très sérieux avant de s'assoir. Je l'imite et l'observe.

« Ah … » c'est tout ce que je trouve à répondre. Je sais très bien que mon avis ne comptera pas, d'ailleurs on ne me le demandera pas !

« Ainsi que les termes du traité unissant ton village à mon peuple… » Il fait un pause et me lance un regard.

« Je vois … ils ont prévu une chasse et encore une fête non ? » j'en ai vaguement entendu parler dans la journée.

« Hum oui, après demain la chasse… Cagalli est-ce que tu comprends ce que ça signifie ? » Demande-t-il sur un ton sérieux et en plongeant ses yeux dans les miens.

« Que dans quelques jours je serais votre ép… pardon… ton épouse. » je réponds en baisant les yeux un peu intimidée. Je sais très bien ce que signifie être une épouse. Ma tante m'a tout doucement préparé à mon rôle de femme et puis de mère ; elle m'a expliqué mes devoirs et obligations.

« Oui, mais cela veut dire que dans moins d'une semaine, tu quitteras ton village et tout ce que tu connais, famille et amis pour l'inconnu. Il y a peu de chance qu'un jour tu reviennes ici… » Déclare-t-il en essayant de croiser mon regard fuyant.

« Je sais … Ma tante me l'a dit… je serais prête et j'assumerais mon rôle. » je réponds d'une voix triste et à peine audible. Je sens les larmes couler sur mes joues, il ne peut les voir puisque j'ai la tête penchée et les cheveux dans les yeux. Il glisse une main sous mon menton et malgré ma résistance me fait relever la tête. Quand il croise mon regard noyé de larmes, je vois ses beaux yeux s'adoucir. Il essuie mes larmes tendrement.

« Je sais que ce ne sera pas facile ni évidant pour toi comme pour moi. », commence-t-il d'une voix calme, « On ne se connaît pas, tu ignores tout de moi comme je ne sais rien sur toi ; tu vas devoir t'habituer à une nouvelle vie, loin des tiens ; nous allons devoir apprendre à se connaître, s'apprécier et à peut-être s'aimer… parce que l'on sera uni à vie. Tu vas devoir apprendre à partager mon lit et ma vie… je sais que nous pouvons y arriver, mais il nous faudra du temps et de la patiente. Je te promets de tout faire pour te rendre heureuse, et pour te séduire. »

Je reste un peu sans voix, étonnées par sa gentillesse et son intérêt pour moi. Les larmes coulent de nouveau mais cette fois ce sont des larmes de bonheur. Je lui souris et rompt enfin le silence : « Merci, … j'essaierais, … non je serais une bonne épouse… je te le promets. »

Il essuie mes larmes doucement, et m'attire à lui pour me serrer contre sa poitrine. Je ferme les yeux et me blottis contre lui. Il caresse délicatement mon dos pour calmer mes pleurs et je me serre un peu plus contre lui. Sa chaleur me réconforte. Je suis sure que j'arriverais à transformer cet étrange sentiment en amour. Je me jure de tout faire pour être une bonne épouse pour lui.

« Dis, cette séparation serait-elle plus facile pour toi si une amie, une dame de compagnie t'accompagnait ? » demande-t-il. Je me redresse un peu et le fixe. Ma première pensée est Milli ! Elle se sent mal ici, surtout depuis la mort de Tollé et elle souhaite plus que tout éviter un mariage… peut-être accepterait-elle de m'accompagner si je lui demandais.

« Oui, surement… » Je réponds en hésitant, « je peux choisir, enfin demander à qui je veux ? »

« Bien sûre, tu peux demander à ton amie d'enfance. » déclare-t-il doucement, tout en enfouissant son nez dans mes cheveux. Je me blottis de nouveau contre lui et laisse échapper un soupir de bien être. Il caresse mon dos.

«J'adore ton odeur, tu me rappelles la nature, les prairies en été quand la nuit tombe. » Murmure-t-il contre ma tempe avant d'y déposer un léger baiser.

Je souris et me dégage de son étreinte pour l'observer. Il se couche et m'attire avec lui je me retrouve allongée à ses côtés. Il me sourit à nouveau avant de m'attirer et de glisser une de ses mains sur ma joue. Il plonge ses yeux émeraude dans les miens.

« Je peux t'embrasser ? » demande-t-il dans un murmure.

J'hoche affirmativement de la tête. Il approche sa figure de la mienne lentement et je ferme les yeux attendant le contact de ses lèvres sur les miennes. Ses lèvres chaudes se posent délicatement sur les miennes. Je savoure ce baiser. Il y met fin et embrasse mon front. Je remarque ses joues rosées et je sens les miennes bruler.

Il se recouche doucement et me sourit avant de fermer les yeux. Je me rapproche de lui et je sens ses bras se glisser autour ma taille pour m'attirer un peu plus contre lui. Je ferme les yeux et je pose ma tête son épaule. Je sais que cette nuit je ne ferais pas de cauchemars, car sa présence me rassure. À côté de lui, je me sens en sécurité. Ma seule peur est que Yuna trouve le moyen de le dissuader de m'épouser.

Je fronce les sourcils. Bien sûr s'il lui dit la raison pour la quelle il me traite comme une étrangère, une porte malheur pour ce village. Par ce qu'il doit exister une raison pour qu'ils me détestent tous autant, pour qu'ils soient si froids. J'ai déjà demandais à ma tante, mais elle ne m'a pas répondu. À son comportement j'ai compris qu'il y avait quelque chose de spéciale lié à moi, un secret assez noir pour qu'on refuse d'en parler et même de m'expliquer. Mais quoi ? Seul mon père pourrait me répondre …

Involontairement je frisonne. Je le sens s'éloigner et ramener la couverture sur nous, avant de me serrer contre lui. Je me mords la lèvre et souris à son action. Je viens me blottir un peu contre lui ; cherchant sa chaleur et sa protection.

« Quoiqu'ils disent demain, rien en me fera changer d'avis. Je t'épouserais Cagalli » dit-il contre mes cheveux.

« Merci … pour tout. » Je lui réponds à voix base et je me demande comment il a pu deviner mes pensées, mes doutes.

« Dors ma Douce, je vieille sur toi et tes rêves… » Murmure-t-il.

« Bonne nuit » je réponds et me relève pour embrasser sa joue. Il sourit et embrasse mon front. Je me recouche, blottie dans ses bras et je ferme les yeux peu à peu mes pensées négatives s'effacent et je sombre dans le sommeil… »


Fin du chapitre 2

Voilà fini.

Le mariage n'aura pas lieu dans le prochaine chapitre pas la peine de le demander je sais que la demande est rapide mais nous sommes au Moyen Age et là je suis très loin de la dure réalité de l'époque pour les femmes J'ai adoucit pour rendre romantique. Asuran et Cagalli ne sont pas encore amoureux, juste attirés l'un par l'autre. Effet du coup de foudre

Remarques, questions sont les bienvenues