Je vous remet déjà le second chapitre, j'en ai déjà écrit deux ou trois autres mais étant donné que j'aime faire ma sadique, je vous les posterais à deux ou trois jours d'intervalles :)

Enjoy!

PS: Pour ceux qui auraient lu ce premier chapitre avant le 22 janvier 2009, j'ai réédité ce chapitre ainsi que le précédent. Cela est dû au fait qu'un lecteur m'a fait remarqué que certaines de mes phrases avaient été malencontreusement été supprimée.


- On est où? demanda une petite voix endormie.

Sirius tourna la tête vers son filleul.

- On est en Amérique, Harry.

- Namérique ? C'est quoi ça ?

- Amérique. C'est un pays. Notre nouveau pays.

Après être allé récupérer Harry chez les Dursley, Sirius avait transplané au quatre coin du monde de façon à ce qu'on ne le retrouve pas à l'aide de sa trace magique. Il s'était procuré une nouvelle baguette magique en France et avait pu vider le nouveau compte en banque qu'il s'était aménager peu de temps après sa fuite, avant que les aurors ne se mettent à sa recherche.

Il avait longtemps chercher une solution afin de soigner les blessures d'Harry sans se faire repérer. En effet, il ne pouvait raisonnablement pas se rendre chez un médicomage alors qu'il était mondialement rechercher. De plus, user de la métamorphose sur Harry lui était impossible tant que le petit était dans cet état. La médecine moldue n'était pas non plus une solution, non seulement parce que la guérison d'Harry prendrait bien trop de temps, mais également parce que les 'médaquin' l'accuseraient probablement d'avoir battu son filleul. Il se retrouvait donc coincer et le pire était que les blessures du petit commençaient à s'infecter.

Répugnant à se rendre dans des endroits peu recommandables, il n'eut pourtant pas la choix et c'est ainsi qu'il se retrouva dans la boutique d'un étrange sorcier Bulgare. Celui-ci usaient de moyens peu conventionnels afin de guérir toutes sortes de maladies. Il lui avait été recommandé par le gérant de l'hôtel dans lequel ils logeaient temporairement. Il était difficile de déterminer l'âge exacte du Bulgare, mais Sirius calcula qu'il devait avoir entre trente et quarante ans. Il boitillait légèrement, mais c'était la seule chose notable dans son apparence. Il avait tout d'un homme normal. Pour soigner Harry il se contenta d'appliquer une drôle de pâte sur chacune de ses blessures. Son odeur avait quelque chose d'indéfinissable, on aurait dit un mélange entre de la menthe, du citron et de l'orange. Le tout étant pour le moins étonnant. Une fois qu'elles furent toutes enduites, les blessures s'effacèrent les unes après les autres en émettant une lueur orangée. Étrangement, une fois que toutes les traces de coups eurent disparues du petit corps d'Harry, le sorcier refusa de se faire payer, avançant que l'enfant le rembourserait amplement dans le futur.

Après cette étrange rencontre, Sirius et Harry se rendirentà Sofia afin de prendre l'avion en direction de New-York. Pour cela, il avait magiquement créé de faux papiers moldus et avait modifié leurs noms. Harry serait désormais James Heaton, en l'honneur de celui qui lui avait donné la vie et Sirius, qui se présenta comme étant son père, se nommerait Charlie Heaton. Pour plus de précautions, Sirius modifia également quelque peu l'apparence de Harry. S'il préservait la couleur de ses yeux ainsi que l'aspect de ses cheveux, la forme de son visage, qui pour l'instant gardait ses traits enfantins, hériterait à l'avenir des traits aristocratiques de son parrain. En grandissant son visage deviendrait plus fin et plus marqué que celui de son père. Il modifia également sa carrure et le petit prit quelques centimètres et s'épaissit un peu. Ces changements n'étaient pas fortement visible pour l'instant, mais Sirius savait que ce serait flagrant une fois qu'il grandirait. Sirius modifia également sa propre apparence et remplaça avec difficulté sa belle chevelure par l'indomptable crinière des Potter.

Une fois qu'ils eurent atterrit, ils quittèrent l'aéroport et prirent un taxi jusqu'à Manatthan. Ils s'installèrent dans un duplex que Sirius avait acheté dans l'Upper East Side, aux abords de Central Park. Durant les jours qui suivirent, Sirius entreprit d'aller déposer son argent dans une banque moldue puis fit appel à un décorateur afin d'aménager correctement son appartement et alla inscrire Harry à la maternelle. Il s'occupa également de toutes les affaires dont-ils auraient besoin au quotidien tel que les vêtements, les jouets,…

Un jour, alors que Sirius donnait son bain au petit, il remarqua qu'une sorte de tatouage lui enserrait l'avant bras droit, chose qu'il n'avait jamais remarqué auparavant. Le dessin était indescriptible, il était d'un beau brun sombre et les lignes qui le composaient s'entrelaçaient, entourant la moitié de son avant bras jusqu'au poignet. Il essaya de le faire disparaître à l'aide de de la magie mais celui-ci semblait être indélébile. Alors il tenta de déterminer ce qui l'avait provoqué mais tout ce qu'il pu savoir était que ce tatouage était d'origine magique. Inquiet, il décida de faire des recherches mais dû s'avouer vaincu au bout de quelques mois. Ce tatouage était un véritable mystère.

Au fur et à mesure que le temps passait, James -que Charlie surnommait Jamie- s'épanouissait de plus en plus. Son parrain avait prit soin de lui, s'en était occupé patiemment et au bout de quelques temps toutes ses craintes avaient finies par s'estomper. Charlie s'aperçu bien vite que sous la carapace que Jamie s'était forgé chez les Dursley se cachait un petit garçon joyeux et pétillant de malice. Il était très éveillé pour son âge et tellement mignon qu'il était impossible de ne pas craquer face à ses grands yeux vert émeraude. Un jour, alors que Charlie se baladait dans Central Park avec Jamie sur les épaules, il remarqua que beaucoup de femmes se retournaient sur leur passage. Riant intérieurement, il s'amusa à leur faire des sourires charmeurs, les faisant rougir jusqu'à la pointe des cheveux. Il s'aperçu que son succès auprès de la gente féminine avait augmenté depuis qu'il avait Jamie.

Environ un an après s'être installé à Manhattan, Charlie décida de se trouver un emploi. Il n'en avait pas vraiment besoin, étant le dernier héritier des Black, l'une des plus anciennes et des plus riches familles sorcières du monde mais par souci de bien s'intégrer dans la communauté non-magique de cet état, il préféra toutefois chercher du travail.

Il en trouva un à deux pas de chez lui dans une agence de publicité apparemment assez réputée. Il avait passé l'entretient d'embauche assez facilement, bien sûr grâce à son cv -qu'il avait pris soin de créé magiquement- mais aussi grâce au charme qui se dégageait de lui et qui en avait toujours fait quelqu'un de naturellement attirant.

Son acharnement au travail bien fait et son enthousiasme lui valurent une promotion dès son deuxième mois de travail, Charlie Heaton devint en à peine plus d'un an l'un des plus gros promoteur publicitaire de New York.

Cependant, il se débrouillait toujours pour rentrer chez lui tous les soirs et pour avoir ses week-ends afin de s'occuper de son fils. Il avait d'ailleurs instauré une petite tradition le samedi matin, il s'agissait d'une petite balade à Central Park en compagnie de son filleul.

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Lorsque Jamie eut six ans, Charlie l'inscrit dans l'une des meilleures écoles publique de la région, répugnant à le mettre dans un établissement privé.

Le jour de la rentrée, Charlie ne pu s'empêcher d'être fier de celui qu'il considérait désormais comme son fils. Il était à croquer dans son petit uniforme. Une cravate bleu reposait sur sa chemise blanche déjà chiffonnée sur laquelle se dessinait fièrement le blason de l'école. Le tout était assorti d'un pantalon bleu marine et de chaussures noires.

Lorsqu'ils arrivèrent à l'école, ils s'arrêtèrent devant le grand bâtiment en briques rouges et observèrent les élèves se presser à l'intérieur. Charlie remarqua que son fils se mordillait la lèvre inférieure tout en se passant régulièrement la main dans les cheveux, signe de sa nervosité. Il regarda sa montre qui indiquait huit heures vingt-quatre. Son fils devrait rentré dans exactement six minutes. Il croisa le regard de Jamie et y perçu, derrière cette lueur malicieuse qui ne quittait jamais son regard, un mélange d'angoisse et d'excitation.

Il lui adressa un sourire complice qu'il lui rendit aussitôt.

- N'oublie pas de…

- Oui, je sais papa, je dois me tenir tranquille, être attentif en cours et obéir au professeur, dit l'enfant en levant les yeux au ciel.

Le sourire de Charlie s'élargit.

- Pas du tout, dit-il, sous le regard étonné de Jamie. J'allais juste te dire faire beaucoup de farce et de te faire pleins d'amis et surtout, surtout, d'embêter un maximum tes professeurs. En clair, soit le digne descendant des maraudeurs, termina-t-il avec un clin d'œil.

Il avait en effet parlé à Jamie de l'histoire des maraudeurs. Il lui avait aussi expliqué qu'ils étaient tous deux des sorciers, tous comme ses parents et il lui avait raconté tout ce qu'il connaissait du monde de la magie. L'enfant savait même la pratiquer, son père ayant installé sur la maison un sortilège pour que le ministère ne les détecte pas. Il s'était beaucoup entraîné avec la baguette de Charlie et connaissait déjà bon nombre de sortilège.

Jamie lui fit un énorme sourire, ses yeux plus pétillants que jamais.

- Bien mon commandant, il sera fait selon vos désir, dit-il en se mettant au garde à vous.

- Repos, soldat, dit son père en riant.

Ils se retournèrent de nouveau vers l'école et l'observèrent un moment. La cloche sonna, les faisant sursauter.

- Alors, prêt ? demandaCharlie, le regard toujours rivé sur le bâtiment.

- Paré, répondit Jamie dans un souffle.

- Courage bonhomme, dit son père en lui ébouriffant les cheveux, provoquant un grognement de la part de Jamie qui le fit pouffé.

- Arrête de m'appeler comme ça ! s'exclama-t-il, avant de partir en courant en direction de la grande porte d'entrée avant d'être en retard.

Charlie observa un long moment la porte par laquelle était passé son fils, se remémorant chacune des années qu'ils avaient passé ensemble. Cela faisait presque trois ans qu'ils s'étaient enfui tous les deux et depuis tout ce temps il n'avait reçu aucune nouvelle de l'Angleterre ou même du monde magique. Il se doutait qu'on était toujours à sa recherche mais étant lui-même un ancien auror il savait parfaitement qu'ils seraient incapable de le retrouver étant donner qu'il connaissait toutes les techniques employées lors de chasses à l'homme telles que celle-ci. Ce qui le peinait le plus c'était de ne pas savoir ce que devenait Remus et surtout de le laisser ainsi dans l'ignorance. Mais il savait également que prendre contact avec lui serait plus que suicidaire.


Voilà, encore une fois j'espère que vous l'aurez aimé, vous pourrez remarquer que j'ai modifié quelques incohérences et ajouté des passages ici et là.

Une petite review pour me dire ce que vous en pensez? :)