Concrètement, je devais publier ça samedi. Mais... JUSTE WHOA. JE M'ATTENDAIS PAS A UN TEL SUCCÈS D:

Donc je publie en avance. Parce que je vous aime et j'aime la vie et le ciel est bleu et les oiseaux chantent


Le peuple avait voté. Ou plutôt, les nations avaient voté. Et Arthur n'avait rien vu venir du tout.

Lorsque tout a commencé, il était tranquillement chez lui, enfermé à double-tour dans son bureau avec une pile énormissime de paperasse qui l'attendait. Quand soudain, il avait reçu un SMS d'un numéro inconnu, stipulant qu'il avait été choisi pour affronter Francis en rap au prochain sommet.

Il avait d'abord lâché un soupir, puis ignoré le texto. Amérique et Russie s'étaient déjà bien donnés en spectacle la dernière fois, il ne voyait pas l'intérêt de continuer sur cette voie. Surtout pour affronter cette stupide grenouille qui ne devait attendre que ça.

Et d'un autre côté… Il mourait d'envie de ridiculiser Francis. Il n'était peut être pas la capitale incontestée du rap mais il savait se débrouiller. Et il était pratiquement sûr que son voisin d'Outre-manche avait autant envie que lui d'en découdre. Et qu'il serait probablement très déçu si le britannique déclinait l'invitation, l'occasion de se battre contre lui à nouveau. D'une autre façon que d'habitude, certes, mais elle était tout aussi plaisante.

Alors il avait savamment préparé son texte, y passant jour et nuit. Tout les prétextes étaient bons quand il s'agissait de prendre du temps pour préparer la défaite de son rival éternel. Et le jour de la réunion, internationale, il était prêt.

Frais, en pleine forme et sapé comme jaja, il avait traversé la salle de réunion et s'était assis à sa place. Mécontent de constater que Francis était absent, pour l'instant. Alfred était là en revanche, l'air insurgé devant le tableau du résultat de sa battle contre Ivan. Il avait perdu. A 49 % de votes contre 51 %. Un seul point avait été décisif. Résultat : Tout l'argent que les supporters d'Alfred avaient parié sur lui était parti dans les poches des nations d'Europe de l'Est qui avaient misé sur Ivan et leur PIB avait augmenté d'un cran. Et on avait félicité les actions de l'Union Européenne pour ça. Tss…

Francis arriva enfin, au bout de dix trop longues et pénibles minutes. Arthur s'ennuyait décidément beaucoup trop sans lui. Au moment ou le français débarqua comme en 44 dans la salle et sauta à pieds joints sur la table, s'attirant un regard courroucé de Ludwig, la musique démarra toute seule. Francis ouvrit le bal, les yeux plantés dans ceux d'Arthur et un sourire arrogant aux lèvres.

« Oh mais que vois-je, le pire de tous les tsundere réunis

Ce ne sont pas tes punchlines qui me tueront mais bien ta gastronomie

Entre tes scones qui crament et ton Empire dans les flammes

Pas étonnant que même un con comme Alfred te dépasse sur la scène internationale

Et résultat de ton éducation, tu comprend même pas ta propre langue quand il la parle

Mais d'ailleurs il n'est même plus avec toi

En fait toutes tes colonies se sont barrées, elles en avaient marre de toi

Sur l'Empire ou le soleil ne se couche jamais plane un enfer éternel

Parce qu'au fond, t'en es là parce que personne ne t'aime »

Il y eut des applaudissements, comme d'habitude. Sauf pour Alfred qui avait un hamburger encombrant l'une de ses mains et dut applaudir en tapant sur la table avec l'autre, avec un grand sourire aux lèvres. Visiblement, il ne se rendait pas compte qu'il venait de se faire indirectement insulter… Arthur soupira et se leva à son tour, tellement vivement qu'il renversa son thé sur ses notes. Mais il s'en contrecarrait.

« T'es en manque je crois, tu parles de mon Empire dans les flammes ?

Tu veux rencontrer des filles chaudes dans ta région, appelle donc Jeanne

Puisque tu n'es bon qu'à ça, sale pervers et voyeur

Dans toutes les fanfics t'es représenté comme un forceur

Alors pas étonnant que certains te traitent de violeur

Et tu dis que personne ne m'aime mais Canada n'est jamais revenu vivre avec toi

Le seul qui a accepté de t'épouser c'est Allemagne

Un an après t'avoir humilié pendant la Seconde Guerre mondiale

Puis dois-je te rappeler la guerre d'Algérie, qu'en cinq ans il s'est débarrassé de toi

Et même les migrants veulent partir de chez toi »

Allemagne roula des yeux, pas très content d'être impliqué dans ce conflit. Francis ne se démonta pas, même si la claque mentale avait dû faire très mal. Arthur ne mâchait pas ses mots, décidément…

Le français descendit de la table d'un pas gracieux et languissant, accaparant toute l'attention du britannique. Il se rapprocha de lui jusqu'à se pencher au-dessus de son visage, et Arthur sentit l'index de son rival se poser sous son menton pour relever sa tête. Il sentit son souffle sur son visage tellement ils étaient proches, et se sentit rougir. Et Francis reprit, le regardant dans les yeux d'un air charmeur.

« J'aurais dit que ton regard m'ensorcelle mais tu es si nul en magie

Que quand tu jette un sort, même Harry Potter se sent trahi par son propre pays »

Puis il s'écarta brutalement d'Arthur qui en resta bouche bée, et poursuivit.

« Tu t'assois tranquillement, pensant garder ta suprématie

Mais y a un autre truc ou t'as échoué, c'est le Brexit

T'es qu'un schizophrène qui conteste son propre résultat

Écosse et Pays de Galle sont pas d'accord, ils en veulent pas

Mais au fond c'est pas grave, l'UE et la PAC en pouvaient plus de toi

Tout le monde quitte le navire, cher pirate, devant ta politique barbare

Avec un peu de chance ton économie va s'effondrer et tout le monde s'en foutra »

Il entendit vaguement Allistor et Cymru siffler en guise de soutien et leur jeta un regard noir, auquel ils répondirent par un doigt d'honneur. Furieux, il essaya de prier intérieurement pour que les rougeurs sur ses joues s'estompent et répondit à Francis, tentant de garder tout son self-control britannique.

« J'vois du bleu, du rouge mais où est ton drapeau blanc ?

Il a dû fuir en me voyant, comme c'est accablant

Rappelle-toi qui t'a sauvé après la Seconde Guerre mondiale

A défaut de me lécher les couilles tu pourrais au moins être plus cordial

Dommage que tu penses qu'avec ton appareil génital

Ah mais c'est vrai, j'oubliais que tu n'as plus de tête

En 1789, elle est tombée dans une assiette

Pour une République qui est tombée aux oubliettes »

Là. Il y était enfin. Ce moment qu'il attendait depuis le début. Il avait touché la sensibilité de Francis. Il le voyait devant la noirceur et la colère qui s'emparait de ses orbes bleues. Il s'approcha de lui, frissonnant d'avance. Ils allaient enfin en venir aux mains et combattre, à mains nues, comme au bon vieux temps.

Mais, alors qu'il était prêt à en découdre, une poêle vola à travers la pièce. Ils se baissèrent juste à temps pour l'éviter, alors que Hongrie s'incrustait entre eux, l'air passablement énervée.

« Maintenant ça suffit ou je vous assomme avec ma poêle

J'vais vous apprendre a faire des rimes, et après vous mettrez les voiles

Alors déjà, pourquoi passer autant de siècles à s'acharner

J'ai jamais vu autant de scènes yaoi entre deux hommes sensés se détester

Arthur, arrête de te la jouer alors que tout le monde te catégorise uke

Et Francis baise-le, fais-le au moins pour ceux qui shippent le FrUk

Si vous saviez quel nombre de fanfictions tordues vous avez fait créer

Rien qu'à voir celles de Kurea-chan*, vous en seriez effrayés

Vous foutez la honte à votre population en vous comportant comme des enfants

Donc arrêtez de mettre l'Europe à feu et à sang

C'est les nez que vous devez faire saigner, pas les gens »

Après cette tirade, Japon était déjà prêt avec son appareil photo, un mouchoir en dessous du nez au cas-ou les deux rivaux se mettraient à exaucer les souhaits du Temple Yaoiste. Dont lui-même et Hongrie faisaient partie. Où, en gros, ils essayaient de caser tout le monde ensemble.

Francis et Arthur échangèrent un regard effaré. Puis ils haussèrent les épaules et s'embrassèrent fougueusement devant tout le monde.

Parce que, de toute façon, cette fiction n'a aucun sens.

Et n'oublions pas Ludwig, le mot de fin lui revient. Il fixait la scène avec afflixion. Il est extrêmement patient mais un jour, il craquera. Et croyez-moi, ce sera terrible.


* : Attention, je n'insulte pas Kurea-Chan. Ses fictions telles que L'homme et la bête sont un peu étranges, puis y en a très belles et excellemment bien écrites comme Deux Coeurs Brisés. Je fais un peu de pub parce que je l'admire de ouf ;w; Je propose une pétition pour qu'elle soit présidente de la FFF (Fédération des Fanfictions FrUk).

Bref ! Pour la suite, je propose un Espagne vs Pays Bas (je vous assure que ça peut être très violent) ou un Autriche vs Suisse. Ou bien proposez. On m'a déjà demandé un clash Spamano, aussi. Je prévois de le faire mais pour l'instant je sais pas trop comment le tourner :c