Le moins qu'on puisse dire c'est qu'il ne s'attendait pas à ce qu'on viennent lui chercher des noisettes en plein cours de Sports devant tout ses camarades, alors qu'ils attendaient le professeur décidément en retard.
"Alors, gamin, comme sa ton frère est mort? Tu sais qui l'a tué?" s'écria Stanley.
Sam ne répondit pas à cette intercation malgré que tout les regards soient posés sur lui.
"Eh, tu vois pas que je te parle ?" reprit-il alors qu'il commençait à pousser Sam.
"Quoi? Maintenant que grand frère n'est pas là , on ne se la joue plus? Ouais? C'est bien fait pour cet attardé , il méritait bien son sort après ce qu'il a fait."
Évidemment , il était obligé d'évoquer l'instant où cet brute avait essayé d'envoyé Sam valser contre le mur et que son grand frère était intervenu à temps pour le menacer et l'interdire de ne plus s'approcher de lui. Maintenant qu'Eddie étais mort, cet brute pouvait à nouveau se permettre de le contrarier. Sam bouillonnait intérieurement et ne savait quoi faire. Devait-il réellement écouter cet abruti et lui répondre? Il crut pleurer au moment où il repensa à son frère à qui il lui avait fait promettre de ne plus se laisser faire par Stanley et usa d'un effort surhumain pour ne pas éclater en sanglots. La question était de savoir s'il était capable de lui tenir tête et vu la taille de son camarade il ne pouvait sans doute rien faire contre lui. Stanley le poussa à nouveau mais Sam ne ressentit pas le choc violent qu'il reçût en pleine tête. Ses pensées n'allaient que vers son frère.
"Tu... tu le paieras cher" murmura t'il à Stanley alors qu'il sentit ses jambes le lâcher.
"Ah ouais? Ba vas-y qu'est ce que t'attends? T'es un moins que rien!"
A cet instant Sam se releva et envoya un poing à la brute en plein visage. Peut être se la fermait il la prochaine fois? Il n'aurait pas dû repeter les mots que son père lui répétait sans arrêt "moins que rien". Ah elle était belle celle-là. Elle éveillait toute la rancœur que Sam avait pour son père, pour la mort qui avait emmené son frère, et pour cet brute qui osait lui chercher des noises alors qu'il était en plein deuil.
"La prochaine fois que tu t'approches de moi , je t'éclates tu m'as entendu?" s'écria Sam à sa plus grande surprise.
"Ah ouais?" réprima Stanley tout sourire, montrant le bout de salade qu'il avait laissé entre les dents comme s'il le montrait fièrement.
Il s'apprêta à lui assener un coup mais le plus jeune l'envoya de nouveau aussitôt à terre, calmant les ardeurs de la brute. Il posa son pied sur le torse de Stanley et lui répéta la question .
"C'est clair?"
"Ou...ou..oui...aïe..Lâche moi!"
Il retira son pied et ramassa son sac en sortant de la salle. A l'extérieur, l'air fit du bien à Sam qui crut revivre en expirant des bouffées d'oxygène. Son regard se posa sur les alentours et il s'installa pour calmer la douleur qui se faisait de nouveau ressentir en lui. Si seulement il pouvait pleurer! La douleur étais si forte qu'il se sentait vidé et désespéré. Une jeune fille s'approcha à ses côtés. Elle semblait avoir quatre ans de plus que lui. Dans les 12 ans, et était plus grande que lui en taille, elle lui demanda s'il allais bien et s'installa à ses côtés. Il hocha la tête, n'étant pas d'humeur à parler à qui que ce soit.
"Je m'appelle Alisa. J'ai t'ai vue avec Stanley tout à l'heure. C'est vraiment génial ce que tu as fais."
"Ah bon?" murmura t'il entre deux soupirs.
"Oui. Ce gosse est une vraie brute il a même importuné mon petit frère qui a six ans tu te rends comptes! Il méritais vraiment qu'on le calme un peu."
"Si tu le dis."
"Et toi, tu t'appelles comment?"
"Sam. Je m'appelle Sam."
"Oh ben Sam, ravie de t'avoir parlée. J'espère te revoir bientôt. Je dois te laisser, je file en cours. A plus tard!"
"A plus tard!" répondit il sans levé la tête.
Il n'avais vraiment pas besoin qu'on vienne à nouveau lui parler de cet incident. Il se sentit soudainement emporté par la fatigue et rentra directement chez lui.
