Titre : La vengeance de Sebastian Michaelis

Disclaimer : Kuroshitsuji est la propriété de Toboso Yana et Square Enix

Pairing : Sebastian x Ciel et un peu de Sebastian x Grell

Rating : M

Merci à tous pour vos reviews, vraiment ça me fait très plaisir. J'espère que la suite vous plaira...Quand j'ai écris ça j'étais malade donc j'espère que c'est pas trop bâclé ni bourré de fautes d'orthographes...

Réponses aux reviews anonymes :

xran : eeuuuh non absolument pas, je me suis juste inspirée de l'épisode en question où Ciel fait cette promesse à Grell. Tu me fais peur là !

gynny : merci beaucoup ^^ Voilà la suite !

Le jour même, Ciel décida que Meirin s'occuperait de l'habiller le matin. Il était absolument hors de question que le démon repose un pied dans sa chambre. La domestique fut très étonné de ce changement. Sebastian était la perle des majordomes et elle même était bien maladroite. Elle eu d'ailleurs beaucoup de mal à habiller le jeune comte. N'y voyant rien, elle mit 5 bonnes minutes avant d'arriver à nouer le cache œil de Ciel. Mais il valait mieux ça que d'apparaitre nu devant Sebastian. Meirin ne remarqua pas la tâche humide sur la chemise de nuit et ne posa pas de question quand le jeune maître lui ordonna de la mettre à laver.

Ciel avait pris son petit déjeuner dans sa chambre puis il avait demandé à Tanaka-san de remplacer Sebastian dans le programme de la journée. Le vieil homme ne posa pas de questions quant à ce changement, le jeune maître devait avoir ses raisons. Le comte sentait qu'éviter Sebastian à longueur de temps allait être difficile, ça ne durerait surement pas éternellement mais Ciel avait besoin de temps. Tanaka-san n'était pas aussi efficace que le démon mais il était aussi dévoué, si ce n'est plus.

La matinée sembla durer une éternité. Que faisait Sebastian en ce moment ? C'était la question que Ciel se posait à longueur de temps.

-le repas est servi, Bocchan. Annonça le vieux majordome

Le jeune garçon soupira, il repoussa la pile de lettres envoyées par divers collaborateurs et se leva pour se rendre dans la salle à manger. Il n'avait pas vraiment faim, trop contrarié par les événements de la matinée. Ses sourcils étaient rarement restés froncés de manière continue aussi longtemps.

C'est donc avec mauvaise humeur qu'il s'installa à sa table. Devant lui les couverts en argent étaient parfaitement alignés, le dessous d'assiette en porcelaine au centre, le verre en cristal face à lui. Ciel était certain que c'était Sebastian qui avait dressé la table. Cette pensée le troubla pour une raison inconnue ce qui ne fit qu'augmenter le froncement de sourcils.

-Tanaka-san, mon assiette, ordonna-t-il pour mettre fin à son trouble

Le vieux majordome n'eut pas le temps de répondre car les portes s'ouvrirent sur celui que Ciel avait évité toute la matinée. Sebastian, égal à lui même (parfait donc...), portait élégamment le repas du maître des lieux.

-ris de veau avec sa sauce à la truffe et son riz blanc de Chine, annonça le majordome

Il posa l'assiette devant Ciel qui la regarda comme si ce n'était qu'un tas de boue. Devant l'air si peu convaincu de son bocchan, Sebastian tenu bon d'ajouter que ce riz était un cadeau de Lau. L'attitude du garçon ne changea pas d'un pouce. Lorsque le démon était entré, il avait eu un frisson très désagréable et la peur de croiser son regard, comme la nuit dernière, lui faisait garder les yeux sur son plat.

-quelque chose ne va pas, Bocchan ?

Ciel entendit dans la voix de son serviteur qu'il souriait. Il le provoquait. C'était inadmissible. Les poings serrés, les mâchoires crispées, les sourcils plus froncés que jamais, il s'apprêtait à sortir une réplique cinglante mais les portes de la salle à manger s'ouvrirent violemment, claquant contre le mur.

-SEEEEE-BAAAA-SUUUUUU-CHAAAAAAAAAAANNNN !

Grell Suttcliff, les bras tendus vers le majordome, se retrouva bien vite étalé par terre, le pied du dit majordome écrasant sa joue. Il ne comprendrait jamais comment il arrivait si vite à le mettre au tapis.

-encore vous ? Fit Ciel, visiblement très en colère.

-guand on aibe on gompte bas (1), répondit difficilement le shinigami toujours au sol.

-vous n'avez plus rien à faire ici, allez vous en, vous me coupez l'appétit.

Sebastian libéra Grell qui se massa la joue en espérant que son visage ne soit pas trop abimé. Puis son regard passa de Ciel à Sebastian, de Sebastian à Ciel...il y avait quelque chose de bizarre ici.

-tu n'ordonnes pas à Sebas'chan de me chasser d'ici ?

Le comte foudroya l'autre du regard.

-oh ? Tu as l'air irrité, Petit.

PETIT ? Si ce hurlement fut interne, l'expression du visage du jeune garçon semblait traduire assez fidèlement son état de pensée.

-aaah ! J'ai dis petit comme j'aurais pu dire mignon, essaya de se rattraper Grell visiblement impressionné par l'aura meurtrière qui entourait Ciel.

Sauf que « mignon » n'était pas acceptable non plus. Pire encore, Sebastian ne pu retenir un petit rire.

-ça suffit ! Cria le comte en se levant brusquement, renversant le verre en cristal qui resta intact par chance. Comment osez vous vous moquez de moi tous les deux ? Vous êtes chez moi ici, je ne permettrais pas d'être ridiculisé par deux imbéciles. Retournez à vos activités scabreuses.

Tout en disant cela, Ciel avait foudroyé Sebastian d'un regard mauvais, osant finalement le regarder dans les yeux. Le majordome et le shinigami tournèrent la tête l'un vers l'autre, surpris. Cette complicité agaçait encore plus le jeune garçon.

-de quoi parlez vous, Bocchan ?

-ah toi ne fait pas l'innocent ! Tu sais très bien de quoi je parle !

La patience de Ciel Phantomhive avait des limites et il était clair qu'elles étaient largement dépassé.

Une nouvelle fois, Sebastian eu une expression d'incompréhension alors que Grell souriait de toutes ses dents pointues.

-Sebas'chan, je crois qu'il parle de ça.

Le visage du démon s'éclaira soudain.

-oh, de ça. Voyons Bocchan, seriez vous envieux ?

Le sang de Ciel ne fit qu'un tour et en une fraction de seconde, le majordome reçu les ris de veau, la sauce à la truffe et le riz blanc de Chine en plein visage. Il n'avait pas vu cette attaque venir, lui pourtant si expérimenté. L'assiette retomba sur le carrelage et se brisa en mille morceaux. Sebastian était un majordome mais aussi et surtout un démon, il avait une sorte de fierté et là en l'occurrence sa fierté en avait pris un coup. Tout dégoulinant de truffes, il n'avait plus du tout envie de rire.

Le comte lui était rouge de honte et de colère, comment Sebastian osait-il l'humilier de la sorte ?

Grell Suttcliff s'était caché derrière une colonne, seul un œil apeuré dépassait de derrière le marbre.

-ce n'est peut être pas la peine de se mettre dans un état pareil pour ça, non ? Dit il incertain.

-vous ! Taisez vous ! Vous n'êtes qu'un parasite ! Je ne comprends même pas comment vous osez réapparaitre devant moi après ce que vous avez fait !

Le majordome se nettoya du mieux qu'il le pu, effaré de voir son habit tout taché. Mais tout à son office, il réfléchissait. Il sentait qu'ils étaient en train de vivre un quiproquo et qu'il fallait vite démêler sa situation.

-Bocchan, je crains qu'il y ait un malentendu. Que nous reprochez vous exactement ?

Un malentendu ? Quel malentendu ? Sebastian et l'autre taré avaient fait des choses complètement indécentes, il n'y avait pas de malentendu, il les avait vu. Bien sûr, Ciel modéra ses propos.

-je vous reproche d'avoir eu un comportement déplacé dans l'enceinte de mon domaine. Le « contrat » que j'avais passé avec Grell Suttcliff incluait un baiser mais surement pas ce que vous avez fait hier soir dans la bibliothèque.

Sebastian et le shinigami restèrent sans voix. On entendait les mouches voler. Ciel mit ça sur le compte de la gène.

-dans la bibliothèque ? Bocchan, je suis navré mais je pense qu'il s'agit d'une erreur. Grell Suttcliff et moi sommes restés dans les cuisines où je l'y ai autorisé à finir votre crème glacée préférée. Je pensais que vous étiez en colère à cause de cela.

Le jeune garçon ne comprenait plus rien. Quelle crème glacée ? Mais de quoi il parlait bon sang ? Faisait-il exprès de ne pas comprendre ? Il les avait vu de ses propres yeux, nu l'un contre l'autre à se murmurer des insanités. Rien qu'à cette pensée, il rougit. Il s'en souvenait parfaitement, Sebastian ne lui ferait pas croire le contraire.

-je vous ai vu ! Ne me raconte pas n'importe quoi !

-êtes vous sûr que vous n'avez pas rêvé ? Demanda Sebastian avec un micro sourire

-Aaaah ! Sebas'chan et moi faisant des chôôôôôses ! Quel merveilleux rêve !

L'air béat de Grell laissa rapidement place à une grimace de douleur alors que le démon écrasait son pied.

-quoi qu'il en soit Bocchan, je vous assure que je n'ai rien fait avec cet individu qui puisse ressembler de près ou de loin à une activité sexuelle.

-je confirme aussi. Des promesses, des promesses mais rien en retour ! Pourquoi croyez vous que je ne suis toujours pas parti ? Pleurnicha Grell.

Ciel ne comprenait plus rien. Toute cette histoire lui avait permis d'atteindre en un temps record un degrés d'énervement relativement élevé.

-vous, disparaissez. Ordonna-t-il au shinigami qui ne se le fit pas dire deux fois. Sebastian, je ne suis pas fou, je vous ai vu faire...ce genre de choses. Dis moi la vérité, c'est un ordre.

-je me dois d'insister, Bocchan. Je n'ai rien fais de tel avec Grell Suttcliff. Je suppose que vous avez dû rêver.

Un silence lourd tomba. Comment avait-il pu imaginer une chose pareil ? Ça n'était pas possible. Il s'en souvenait si clairement. Et de toute façon, pourquoi irait-il rêver d'une chose aussi perverse ? Ça n'était pas logique. Il fallait l'avouer, Ciel ne connaissait rien aux choses de la vie et encore moins aux choses de la vie entre hommes. Comment aurait-il pu rêver de choses qu'il ne connaissait pas ? Comment pouvait-il savoir que certaines zones étaient plus érogènes que d'autres ? Les tétons par exemple, il avait vu Sebastian s'attarder longuement à cet endroit c'est donc que forcément...mais à quoi pensait-il bon sang ?

-Bocchan, puis-je me permettre de vous poser une question indiscrète ?

Ciel ne répondit pas, rouge jusqu'aux oreilles, il n'aurait pas du y repenser. Sebastian prit ce silence pour un oui, qui ne dit mot consent n'est-ce pas ?

-ce matin vous m'avez chassé de votre chambre à cause de votre condition physique particulière, n'est-ce pas ?

Le comte devint encore plus rouge qu'il ne l'était déjà. Le majordome se retenait difficilement de sourire, son Bocchan était tellement mignon.

-je...je...tu...ne parles pas de ça !

-allons Bocchan, il ne faut pas avoir honte, fit Sebastian d'une voix trop doucereuse pour être innocente. C'est tout à fait naturel pour un garçon de votre âge d'avoir ce genre de réactions. J'imagine que votre rêve érotique est à l'origine de...

-ne dis plus un mot ! Le coupa Ciel. Je t'interdis de me reparler de ça !

Et après avoir quitté la table en prenant soin de faire racler bruyamment la chaise sur le carrelage, le jeune garçon sortit de la salle à manger. Le démon soupira. Il s'était laissé dire que l'entrée dans l'adolescence des humains n'étaient pas tout à fait facile à vivre.

Allongé sur le dos dans son lit, Ciel regardait le plafond. Il avait décrété que Meirin s'occuperait de l'habiller et de le baigner par mesures de précautions mais il avait réintégré Sebastian dans le programme de la journée.

Il essayait de ne pas repenser aux événements de la journée. Il n'arrivait toujours pas à se faire à l'idée que lui, Ciel Phantomhive, avait rêve de son majordome en train de...en train de...enfin vous avez compris (2). Et pour couronner le tout, il avait eu une...une...enfin je vais pas vous faire un dessin !(3) C'était inadmissible ! Comment avait-il pu ressentir le moindre désir juste en fantasmant...fantasmant ? Hum hum correction...Comment avait-il pu ressentir le moindre désir en imaginant de manière complètement involontaire Sebastian entièrement nu, allongé entre les jambes de Grell Suttcliff tel un félin s'apprêtant à dévorer une proie. Pourquoi cette vision l'avait troublé au point de le faire réagir physiquement ? Qui avait-il de désirable à la vue d'une langue léchant une peau frissonnante de plaisir ? Comment pouvait-on être excité après avoir croisé un regard de braise voilé par les prémices d'un orgasme...?

Ciel s'insulta mentalement d'idiot. Il avait laissé son esprit vagabonder trop loin et trop longtemps. Une nouvelle fois, il était...en érection. Bon sang, mais pourquoi s'obstinait-il à penser à cet épisode si perturbant ? Ne pouvait-il pas l'oublier une bonne fois pour toute ? Aussi il décida que cette fois son corps ne l'emporterait pas sur son cerveau. Il allait contrarier le plan de ses hormones par la force du mental. Il croisa les bras sur son torse et attendit. Non il ne ferait rien pour se débarrasser de cette manifestation physique, elle partirait seule une fois qu'elle aurait compris que l'intelligence l'emporte sur l'instinct le plus basic. Il ne ferait rien, rien du tout. Rien, rien, rien. Rien vous dis-je ! Non mais n'insistez pas, je sais que vous voulez qu'il se passe quelque chose mais non non non...

Oh et puis après tout, la première fois, ça avait fini par partir, pas vrai ? De toute évidence, le mental n'était pas suffisant, il fallait agir...intelligemment. Jugeant qu'il avait trouvé une réponse satisfaisante à ses réflexions, Ciel s'agita dans son lit et se mit sur le ventre comme la première fois. Il n'était pas question qu'il touche à ça avec ses mains mais la technique qu'il avait inconsciemment utilisé la première fois s'était révélé tout à fait efficace. Le comte cacha son visage dans son oreiller, comme si quelqu'un pouvait le voir, et commença à bouger, beaucoup plus franchement que la première fois. Il se frotta contre le matelas, serrant les draps entre ses doigts devant l'intensité des sensations. Les yeux fermés, son esprit retrouva sans mal les images de Sebastian nu, son regard, son sourire étrange, et ces visions le firent soupirer. Comme pris d'hallucinations, Ciel vit le matelas se changer en Sebastian, comme s'il se frottait contre lui.

-Sebastian ! Gémit-il aussi surpris par son hallucination que par son orgasme soudain.

Lui qui pensait qu'il ne pouvait pas tomber plus bas, Ciel venait d'arriver tout droit en enfer.

To be continued...

(1)« Quand on aime on compte pas »...je savais pas si c'était si évident que ça qu'il disait ça donc j'ai mis cette petite note au cas où...

(2)Si vous avez pas compris, je peux vous donner un cours...enfin pas ce genre de cours mais un cours oral...enfin non mais si mais bon VOUS AVEZ COMPRIS !

(3)En fait si, ça pourrait être marrant.

Captain Eo.