Chapitre 2 - L'écorché
Eddard
Ned s'était assoupi durant le voyage, attaché à son cheval qui était mené par un soldat Lannister il n'avait aucun mal à se laisser aller. Mais des cris retentirent, des bruits de lames, de fer s'entrechoquant. Il ouvrit alors les yeux, des hommes attaquaient le convoi, il ne pouvait rien faire, il avait les mains liées, ainsi que les jambes. Il aperçut au loin une bannière flotter, l'écorché, Bolton. Que fait-il ici ? Vient-il pour moi ? Pour m'aider ? Mais il va commencer une guerre… Ned vit alors un soldat Lannister passer à côté de lui, il lui demanda alors de le libérer, mais il n'eut pas la réponse escomptée : « Non, toi traitre tu vas t'échappe si je te libère !
-Mais je vais me faire tuer ! Vous en êtes conscient ? Vous êtes en train de vous faire écraser ! Vous avez besoin d'un… » Mais Ned n'eut pas le temps de finir sa phrase, un soldat de Bolton planta son épée dans la gorge du pauvre soldat Lannister qui n'eut pas le temps de se défendre. Après s'être débarrassé du Lannister, il se tourna vers Ned et sourit d'un sourire narquois et de satisfaction. Je ne peux même pas me défendre, c'est ainsi que je vais mourir ? Mais il ne lui planta pas l'épée dans le corps, il le tira du cheval, le jeta à terre et lui assena un coup sur la tête. Ned perdit alors connaissance, la vision d'horreur et de sang se brouilla pour laisser place à de l'obscurité.
Ned se réveilla tant bien que mal, il avait la tête qui tournait. Il pouvait même sentir du sang séché sur sa peau là où le soldat Bolton l'avait frappé. Il percevait à peine la lumière du jour, mais il pouvait sentir le fer qui prenait ses mains en tenaille. Ses jambes n'étaient plus attachées. Il était perdu, il se savait pas où i l'était. Bolton m'a-t-il sauvé ? Ou les Lannister ont réussi à s'en sortir ? Suis-je toujours prisonnier du roi ? Ned était abattu, il ne savait pas depuis combien de temps il était là mais tout ce qu'il savait c'est qu'il était toujours prisonnier, mais par qui ? Soudain un rai de lumière émana de l'extérieur et un homme en armure entra. Ned était ébloui par la lumière et avait du mal à distinguer le visage de l'homme. Celui-ci ouvrit alors la cellule de Ned et le prit par le bras, il lui dit alors « surtout pas de mouvements brusques, n'essaies pas de t'échapper. Une centaine d'hommes vont alors te poursuivre, te traquer. » La voix était roque, grave mais surtout effrayante. L'homme leva alors Ned et le mena vers l'extérieur. Ned put alors voir où il était, il était dans un camp militaire. Des tentes étaient éparpillées à perte de vue, des bannières étaient éparpillées partout, des hommes vêtus d'armure affutaient leurs armes. La guerre, elle est là, mais quels camps s'affrontent ? Ned et l'inconnu qui le guidait entrèrent alors dans une immense tente. Il poussa Ned à terre, en face d'un trône occupé par Roose Bolton, un banneret des Stark je suis sauvé. Lorsque Ned croisa le regarde de Roose, il ressentit un frisson. En effet le regard de Roose était médisant et amer.
« Lord Eddard Stark ! Gouverneur du nord, enfin ce qu'il en reste. Vous êtes ici ! A ma merci, j'ai rêvé de ce jour toute ma vie !
-Excusez-moi Lord Bolton, mais vous êtes un de mes bannerets, vous devez suivre mes ordres, dit Ned en se relevant.
-Oh non, nous sommes en guerre désormais, et qu'importent les règles. Je veux le Nord ! Et c'est vous qui le possédez actuellement je dois alors vous éliminer.
-C'est pour ça que vous avez attaqué le convoi… Pour moi… Vous rendez-vous compte que vous venez de déclarer la guerre au Lannister ?
-OH ! Oui j'en suis conscient, mais j'ai des appuis. Vous voyez, maintenant… vous ne valez plus grand-chose pour tout vous dire…. Un frère de la garde de nuit, ce nom vous sied bien je trouve.
-Où voulez-vous en venir ?
-Et bien tout votre héritage repose sur les frêles épaules de votre jeune fils, comment se nomme-t-il déjà ? Jon ? Ah non lui c'est le bâtard.
-Robb, vous le savez… vous étiez là lors de sa naissance.
-Robb voilà ! Et bien Stannis Baratheon pense qu'il n'a pas assez d'expérience ni de capacités pour défendre le Nord… Du coup je lui ai proposé ma personne pour prendre cette place, nous n'avons alors qu'une chose à faire, prendre Winterfell.
-Pourquoi m'avoir fait prisonnier alors ? Si je ne vaux plus rien.
-Bonne question ! Votre fils va à tout prix vouloir reprendre son cher père… il va alors sortir les meilleurs hommes de Winterfell pour venir attaquer mes hommes ici ! Mais… Une partie de mon armée ira à Winterfell, dépourvue de ses soldats, afin de prendre la place ! Et puis boom ! Au revoir les Stark ! Même si Robb revient ! Nous serrons derrière les murs, bien protégés, et eux ? À découvert !
-Et si Robb arrive à réunir tous bannerets ? Et si les Lannister décident de s'allier aux Stark ?
-Ahah ! Vous me faites rire ? Votre frêle fils ? Diriger convenablement une armée ? SOTISE ! Et de plus, les Stark et les Lannister ? Combattre ensemble ? Qu'elle bonne blague ?
Tyrion
« Lord Stark est aux mains des Bolton, il serait préférable de s'allier aux mains des Stark, père n'ayant aucune confiance en Tywin. Voilà c'est tout ce que Jaime a écrit dans ce second message.
-NOUS NE POUVONS PAS NOUS UNIR AUX STARK ! cria Cersei.
-Il n'est pas nécessaire de crier ! Ce sont les volontés de père et de Jaime. Il est d'ailleurs à Winterfell pour négocier avec Robb Stark, afin plutôt Lady Stark à mon avis, reprit Tyrion.
-Ce n'est pas l'initiative de Jaime j'en suis sûre, c'est encore une idée de père. S'unir avec des TRAITRES ? JAMAIS !
-Pourquoi cris tu tout le temps ? Ne vois-tu pas que c'est la meilleure solution ? Jaime avait dit dans son premier message qu'il n'y avait pas que les soldats de Bolton dans cette mêlée, des bannerets des Stark le suivait, pas tous, mais une bonne moitié à mon avis. Ils sont une menace pour notre royaume ! Et puis en aidant les Stark nous auront le Nord à notre merci ! Robb Stark sera plus facilement malléable que Roose Bolton, crois-moi par expérience.
-J'ai autant d'expérience que toi en manœuvre miliaire ! Ne me prends pas une idiote, je sais comment tout cela marche…. J'ai connu des batailles aussi...
-Tu les as connus derrière des murs de châteaux !
- TAIS-TOI ! JE N'AVAIS PAS LE CHOIX ! CROIS TU QUE CELA ME PLAISAIT ? NON !
-Je n'y peux rien ! C'est la faute de père. Tu es née femme alors tu as reçu l'éducation d'une femme.
-Alors j'ai préféré naitre homme, pour au moins tenir une épée, un arc, comme toi et Jaime avait appris. » Tyrion put percevoir des larmes de les yeux de Cersei, il n'osa pas lui répondre, ça l'aurait encore plus fait souffrir et Cersei aurait encore une fois criée, ce que Tyrion ne voulait certainement, surtout après les litres de vin qu'il avait bu la veille. Il savait bien que ce sujet était sensible pour sa sœur, et il ne voulait surement pas remettre ça sur le tapis. Un silence pesant se fit alors dans la salle. Tous deux n'osèrent parler. Une servante frappa alors à la porte, sauvé se dit Tyrion. « Excusez-moi ma reine mais voici Sansa Stark et sa sœur, comme vous me l'avez demandé.
-Bien fait les entrer ! dit Cersei.
-Quoi ? Que veux-tu à ces pauvres filles ? Elles ne souffrent pas assez ? lui demanda Tyrion.
-Laisse-moi veux-tu ? »
Sansa entra en première, elle avait les cheveux attachés en une longue tresse qu'elle avait laissée prendre dans son dos. Elle portait aussi une robe toute de satin, grise, aux couleurs de sa maison. Arya, était vêtue d'un pantalon de lin avec une chemise blanche très ample qui retombait sur son pantalon, elle portait aussi une ceinture en cuivre à la taille. Elle avait les cheveux détachée, elle était en effet moins soignée que sa sœur, elle est comme le vilain petit canard, se dit Tyrion, comme moi. Les deux sœurs s'avancèrent vers Cersei, et Sansa fit une révérence parfaite. Arya ne fit rien, elle reçut alors un regard noir de Sansa que Tyrion perçut, ce qui le fit rire. Sansa prit alors la parole en premier : « Excusez-moi de vous demander ça mais… avez-vous des nouvelles de mon père ? Je n'ai pas reçu de nouvelles de ma mère.
-Il est otage de Lord Bolton, mais ne t'inquiètes pas, l'armée de ton frère et du miens vont le sortir de là, lui répondit Tyrion.
-Mer…Merci. » Sansa le regardait avec des grands yeux ronds, comme si elle venait de remarquer sa présence. Mais Tyrion remarqua qu'Arya le regardait avec un regard noir, Tyrion lui demanda alors : « Qu'as-tu petite ? Pourquoi es-tu si … si froide ?
-Vous êtes un menteur ! Vous n'allez pas sauver mon père ! Vous êtes tous des menteurs !
-Vois-tu, je n'oserai pas te mentir, tu peux vérifier par toi-même ! Mon frère vient de m'envoyer un message me disant qu'il est en négociation de paix avec ton frère pour sauver ton père.
-Mais…. Je n'ai pas confiance en vous ! Vous avez tuez mon ami, Mycah !
-Quoi ? » Tyrion regarda sa sœur avec interrogation, celle-ci lui rendit un regard coupable. Elle prit alors la parole face à cette jeune fille.
« Il t'attaquait comme l'a dit Joffrey, fin de l'histoire.
-Mais.
-FIN de l'histoire veux-tu ?
-Excusez-moi…. Mais vous avez tué Syrio aussi ! C'était mon ami lui aussi, mon maitre à danser !
-Ton maitre à danser, lança Cersei avec un léger rire.
-Danser avec une arme, combattre, utiliser une épée, être un chevalier !
-Une fille qui se bat ? Et ton père est au courant ?
-Oui, c'est lui qui a engagé Syrio. » Tyrion sentit que Cersei était ébranlé, cette petite l'affronte et en plus elle a ce dont Cersei rêvait étant petite. Tyrion repris alors la conversation à sa place.
« Si tu veux on peut te trouver un autre maitre à danser, comme tu dis, Bronn serait d'accord à mon avis.
-Il n'est pas la première épée de Braavos, répondit Arya avec affront.
-Non mais il est la seule épée que je peux te donner alors prends la !
-Je…. Merci… » Arya se retira alors, Tyrion vu qu'elle était troublée, elle avait certainement préparé tout un discours mais qui ne servait désormais plus à rien. Sansa sentit alors que son tour était venu et demanda à la reine : « Vais-je toujours épousé Joffrey ?
-Je crois que oui, de toute façon nous n'avons pas le choix, ce sont les directives de Tywin, dit-elle en regardant Tyrion.
-D'accord, merci… » Ces deux jeunes filles innocentes étaient désormais aux mains des Lannister, mais surtout aux mains de Cersei, ce qui ne rassurait pas Tyrion. Allait-elle les traiter comme elle le traite lui ? Il en avait bien l'impression.
Mais en garde entra en courant, ce qui fit se lever Cersei et Tyrion. Le garde cria alors à bout de souffre : « C'est…C'est Stannis Baratheon… Il… Il nous déclara la guerre. »
