Helloooow!
Bonjour tout le monde! (oui, je me répète, et alors?!). Comme lors du premier chapitre, je tiens à rappeler que cette fiction a été (et est) écrite à quatre mains, donc par moi et petite00. Il est donc normal qu'elle vous réponde au même titre que moi puisque cette histoire nous appartient à toutes les deux. En revanche, l'univers de TMR appartient à James Dashner.
Un immense merci à gymp (réponse à la suite), Naws-you, BlueGuns, sarah0406, Tsuishin et Le Saut de l'Ange pour leurs reviews! Elles nous ont drôlement encouragées, merci encore! :D
Gymp: ahah, le côté "bête sauvage" de Newt oui, je vois très bien ce dont tu veux parler! (ne t'inquiète pas pour le hurlement à l'écrit, on l'imagine très bien X)) Thomas, rattraper sa première impression? Il va tenter le coup en effet, mais ça ne sera pas de tout repos, c'est certain! Merci encore pour ta review et peut-être rendez-vous à la fin de ce deuxième chapitre! ;)
Message de petite00: Hello! Je suis toujours aussi heureuse d'écrire cette fic' avec WP (et nous connaissant le rythme de parution est franchement extraordinaire) et je voulais remercier les lecteurs qui nous ont laissé une petite review !
Le chapitre deux est un tas de bêtises comme le premier... espérons que ça ne dégoûte pas les quelques lecteurs!
Sur ce bonne lecture,
Petite00
Six jours, dix heures, vingt-trois minutes et quatre secondes.
Exactement.
Minho reposa sa montre sur sa table de chevet avec un soupir satisfait. Il était content. Heureux. Cela faisait à l'instant même six jours, dix heures, vingt-trois minutes et quatre secondes qu'avait eu lieu « l'incident ». Enfin, maintenant, plutôt vingt ou trente secondes mais le reste du calcul était bon.
Six jours, dix heures, vingt-trois minutes et quatre secondes que Thomas avait dû finir de nettoyer l'appartement à toute vitesse, bientôt rejoint par un Newt de mauvaise humeur (on l'avait réveillé avant l'heure), une Brenda hystérique et…
… et bien, disons que le crâne de Minho n'avait pas beaucoup apprécié le coup de batte de baseball que lui avait envoyé Brenda alors qu'il faisait une démonstration de son trop-plein d'amour à Newt.
Cette fille avait complètement flashé sur Newt. Même après s'être faite virée de l'appartement par la suite, elle était revenue quasiment toutes les heures frotter à la porte (frotter à la porte, oui, pas frapper) comme un chiot abandonné par ses maîtres (ce qui n'était pas loin d'être le cas, visiblement). Newt n'en pouvait plus.
Minho, quant à lui, s'était plutôt bien remis du coup de Brenda. Et il l'avait bien pris, tout simplement parce que quelques jours plus tard, en allant remplir leurs réserves au supermarché du coin, il avait croisé Sonya, la fille qui avait « tenu compagnie » à Thomas cette fameuse nuit. Avec Brenda bien sûr, mais tous les mots commençant par la lettre « B » avaient été bannis à tout jamais de leur petite communauté par Newt qui allait péter un compteur si la situation continuait comme ça.
Et donc, Minho avait croisé Sonya au supermarché. Lors de leur petite fiesta, il lui avait préféré Brenda mais au supermarché, baignée par la lumière des néons (pas très romantique mais c'était un supermarché quoi !), elle était vraiment jolie. Et lorsqu'elle avait aperçu l'énorme (euphémisme !) bosse qui ornait le front de l'asiatique béat devant tant d'innocente beauté, elle s'était aussitôt inquiétée comme s'il avait été son prince charmant et qu'elle était la princesse qui devait le soigner. Ou l'inverse.
Enfin bref, Minho avait fait croire qu'il s'était durement battu avec Brenda pour récupérer Newt. Un petit, minuscule mensonge sans conséquence.
Résultat : Minho pensait mettre un terme à sa carrière de célibataire endurci d'ici Noël, voire avant s'il arrivait à ce que Brenda le tape encore.
Il en avait presque envie, maintenant.
- MINHO ! TU COMPTES ROUPILLER TOUTE LA JOURNEE OU TU BOUGES TES FESSES MAINTENANT ET TU M'ACCOMPAGNES AU SUPERMARCHE MINABLE D'EN BAS ?!
Merde ! Si ça se trouve il allait croiser Sonya dans la foulée !
Minho se releva d'un coup et enfila la première paire de chaussures qu'il dénicha, traînant par terre pour l'une, sous le lit pour l'autre : des tongs.
Tant pis, il ferait vacancier en vadrouille. Ça faisait plus cool genre « je porte des tongs parce que je ne suis pas frileux, je suis un mec super tu sais ». Il fit un rapide passage dans la salle de bain pour fouiner dans les placards, dénicha le maquillage que Thomas cachait (bizarrement – en plus ce crétin pensait qu'il s'agissait d'une bonne cachette ! C't'e blague !) dans un des tiroirs et orna sa bosse d'une bonne dose de poudre rouge dans le but de lui donner un aspect plus tragique.
C'était bien gentil une batte de baseball, mais ça ne durait pas sur le long terme, tiens !
- J'arrive !
Thomas était devant la porte d'entrée, un sac de course titanesque à la main. Il pensait acheter tout le magasin ou quoi ?!
- Tu t'es pas pressé. Enfin bon, pas grave, grouille et c'est tout. On va au…
- Supermarché, j'ai entendu. Et il n'est pas si minable que ça, si tu veux savoir.
Thomas fronça les sourcils.
- Tu développes une soudaine affection pour un lieu autre que ton lit ? Oulah, toi, tu as rencontré quelqu'un… J'espère qu'elle est jolie, au moins.
Minho fit mine de n'avoir rien entendu et surtout rien vu, comme l'immense sourire de Newt qui regardait fixement la télé sans la voir, plus loin. Si Thomas avait vite pigé, Newt le savait depuis bien longtemps déjà. Ils n'étaient pas meilleurs amis pour rien.
Son sourire disparut aussi vite qu'il était apparu.
Thomas soupira puis jeta un coup d'œil par le judas de la porte.
Ils faisaient à chaque fois qu'ils voulaient sortir, maintenant. L'ennemie était à leur porte, bien décidée à forcer le passage pour aller faire on-ne-sait-quoi-de-dégoûtant avec Newt. Un Newt pas consentant, bien entendu.
- Bon, on y va, soupira Thomas à l'intention du blond amorphe sur le canapé en sortant. On prend les clefs pour ren…
- Je ne préfère pas, le coupa Newt sans lui adresser un seul regard.
- C'est vrai, acquiesça Minho, imagine que Brenda escalade la façade pour aller faire on-ne-sait-quoi-de-dégoûtant avec Newt… Il serait enfermé à l'intérieur sans issue de secours. Newt est assez grand pour vérifier que c'est bien nous qui sonnons à la porte pour rentrer. N'est-ce pas Newt ?
- Yep.
Thomas pinça les lèvres mais ne protesta pas.
Ce fut seulement dans la rue qu'il se tourna vers Minho d'un air coupable et torturé (le parfait mélange des emmerdes selon Minho).
- Minho, tu penses que ton pote est encore fâché contre moi pour l'autre soir ?
L'asiatique lui offrit un sourire désarmant (il en avait en stock pour Sonya derrière).
- Honnêtement ? Non, il n'est pas fâché contre toi.
Les épaules de Thomas se détendirent.
-… il est pire.
Silence.
Si Minho n'avait pas été Minho il aurait sûrement tenté de réconforter Thomas en lui disant que ça passerait et que Newt n'était pas rancunier.
En effet à cet instant il était difficile de résister à la moue de chiot-battu-abandonné-sur-l'autoroute-des-vacances-sans-eau-par-une-chaleur-quarante-degrés qu'affichait Thomas.
Mais Minho était Minho, Newt était rancunier et le père Noël n'existait pas (il faudrait d'ailleurs songer à l'annoncer à Thomas).
Alors Minho se contenta de ricaner.
-Tu sais mon pote t'es plutôt mal parti avec lui. T'as même de la chance que mon lit soit entre les vôtres sinon je suis pas sûr que tu te réveillerais le matin, ou du moins pas entier...
A ces mots Thomas afficha un pauvre sourire déprimé.
-...Surtout que pour lui tu es entièrement responsable de ce qui s'est passé le jour de son arrivée, sachant que tu étais censé venir le chercher à la gare avec moi pour le rencontrer...
Thomas sembla pris d'un profond désespoir et Minho décida d'enfoncer le clou encore un peu, en bon sadique d'ami qu'il était.
-... Enfin, peu importe, après tout ce n'est pas comme si tu risquais de vivre plusieurs années en colocation avec un mec qui te déteste.
Le brun baissa la tête, abattu.
Minho se demanda s'il n'y était pas allé un peu fort, après tout il savait bien lui, que Newt pardonnerai à Thomas... A un moment ou un autre.
Néanmoins commençant à éprouver une pointe de culpabilité, l'asiatique décida de dérider un peu son colocataire.
-Par contre si tu lui fais un Brownie, il risque de te pardonner beaucoup plus facilement...
Thomas releva la tête d'un coup affichant un grand sourire, et Minho su qu'il avait accompli sa bonne action du jour.
-Super! Merci Minho tu me sauves la vie, tu ne peux pas savoir à quel point je me sentais mal. Bon allons faire les courses, je ne crois pas qu'il y ait assez de pommes pour faire un brownie.
Minho eut un temps d'arrêt... Ce tocard plaisantait pas vrai?!
Il fixa Thomas trois secondes.
Une… Thomas souriait toujours de son air bête, comme si tous les problèmes du monde venaient de trouver une solution.
Deux… Toujours l'air bête.
Trois… Idem.
Aïe. Il ne plaisantait pas alors.
Ce fou allait vraiment essayer de cuisinier un brownie à la pomme. Vraiment. Le pauvre ne connaissait pas Newt, sinon cette idée se serait envolée de son crâne en moins de temps qu'il ne lui en fallait pour choper une fille.
C'est dire.
S'il ne le prévenait pas, la chute allait être rude.
- Thomas, si je pouvais te donner un petit conseil… s'insinua-t-il en courant après son coloc' qui marchait d'un air assuré, tel Napoléon avant Waterloo. Il faut que je te précise qu…
Thomas s'arrêta brusquement.
- Minho. Minho.
Le concerné acquiesça, tout en se faisant la remarque que sa mère avait bien choisit son prénom puisque tout le monde semblait avoir une folle envie de le répéter plusieurs fois ces temps-ci. Ou alors c'était sa personne qui les subjuguait autant.
Ouais, c'était sûrement ça. Il avait, quelque part, toujours été attirant.
- T'en as déjà fait assez pour moi, je vais me débrouiller, continua Thomas sans voir le moins du monde que Minho s'auto-congratulait intérieurement. Ne t'inquiète pas, je vais gérer sur ce coup là !
- Mais je ne t'ai pas mis au courant d'un certain point…
- T'inquiète.
Ah bah oui, il s'inquiétait drôlement. Le fait que tout le monde soit hypnotisé par sa personne était une chose, mais il aurait tout le temps d'y repenser dans la soirée, quand Thomas tenterait de cuisiner un brownie à la pomme alors que Newt tournerait dans l'appartement comme un lion en cage.
Il en avait l'allure, d'ailleurs.
Mais bref. Minho avait d'autres préoccupations.
Il scanna d'abord le visage de son ami, pour se rendre compte qu'il était tout à fait sérieux et pensait s'en sortir en cuisinant une sorte de brownie mutant pour un type qui avait déjà été assez effrayé comme ça avec « Brenda la mutante blonde » (normalement, il avait même interdiction de penser son nom).
Mais il y avait encore autre chose de très important à dire…
- T'es sûr ?
- Certain. Je te l'ai déjà dit, merci pour ton aide mais je vais assurer maintenant.
Bon. Si Thomas insistait pour s'enfoncer dans la mouise tout seul, il n'allait pas jouer les gentils fermiers solidaires et sortir sa pelle pour l'aider. Au contraire, il récolterait ce qui restait de Thomas par la suite, quand Newt l'aurait-décapité-mis-en-pièce-égorgé-étranglé-écartelé-et-tout-un-tas-de-trucs-horribles.
- A ta guise alors. Supermarché ?
Thomas sourit d'un air perfide. Mais très perfide.
- Supermarché. Elle s'appelle comment ?
- Qui s'appelle comment ? grogna l'asiatique en faisant mine de ne pas comprendre.
- Fais pas l'innocent, mon vieux. Même Newt a remarqué.
Minho leva les yeux au ciel. Depuis le temps qu'il connaissait Newt (et vice-versa), le « même » dans la phrase de Thomas était carrément superflu.
- Ce pauvre Newt n'a jamais eu de véritables relations avec qui que ce soit dans ce (très) bas monde, sauf avec moi et sa mère. Il n'y connaît rien du tout alors il ferait mieux de se la fermer !
- Il ne m'a rien dit. Il refuse de me regarder, alors ouvrir la bouche...
- Ah, oui, il est assez inexpérimenté de ce côté-là.
Il y eut quelques secondes de silence. Puis Thomas éclata de rire.
- Minho, tu n'es qu'un tocard de première ! C'est pas censé être ton meilleur pote ?!
- Si. Et je suis son meilleur pote. J'énonce juste une vérité plus vieille que le monde encore.
- Sérieux ?! Newt n'a jamais… enfin, je veux dire, il n'a jamais eu de petites amie ?!
Minho prit un air faussement effrayé en levant les bras au ciel.
- Mon Dieu non ! Imagine, elle pourrait l'attaquer dans son sommeil ! Parfois, j'me demande même si…
- Si quoi ?
- Non rien. Laisse tomber. Bref, puisque tu montres tant d'adversité envers ma personne pour me faire arracher le secret pour lequel je me rends au supermarché, je veux bien te l'avouer mais ça me déchire vraiment le cœur (pas tant que ça en fait mais ça sonnait bien) : je suis quasiment sûre que Sonya m'aime beaucoup, si tu vois ce que je veux dire. Et elle vient souvent ici pour ses courses.
- C'est pour ça que tu t'es badigeonné avec mon maquillage dans la salle de bain ?! Tu… (Thomas pouffa comme une gamine)… tu joues au héros ?!
Putain. Ce type était perspicace, en plus.
- Non, c'était juste pour faire ressortir la pâleur de mon front sculptural, grogna Minho en réponse. A ton avis, tocard ?!
Cette fois, Thomas explosa de rire.
Et Minho se sentit bête.
- Sonya, c'est pas la fille qui a – disons – dormi avec moi la nuit avant que Newt arrive ?
Minho hocha la tête à contrecœur.
- Et bah mon vieux… Bonne chance. C'est un bon coup, mais un foutu caractère et elle…
- Thomas, on entre et tu la fermes. J'veux pas de détails dégeus sur ma future conquête.
A peine les portes automatiques franchies que Minho cherchait avidement sa (probable) petite amie en devenir.
Et le pire, songea Thomas, c'est qu'elle est là.
Il donna un coup de coude à Minho pour lui désigner le rayon des produits ménagers.
- Propose lui un partenariat… rigola-t-il. Dis-lui que tu veux bien devenir Mr Propre et faire le ménage chez elle toutes les semaines avec des gants en latex roses hyper sexys et en échange, elle devient ta petite amie.
Minho lui lança un regard furieux.
- Espèce. De. Dégeulasse.
L'entreprise de séduction commença aussitôt, quand Minho fit mine de croiser Sonya absolument par hasard. C'était trop bon pour Thomas, la tête affreusement pas crédible de son coloc' et l'air gêné de Sonya, coincée dans le rayon des produits ménagers à côté d'un détergent pour toilette sans tartres et tout le bordel.
L'expression de Minho était un petit plaisir que Thomas savoura de loin en choisissant du lait pour Newt, qui leur avait bien précisé une bonne douzaine de fois qu'ils avaient besoin de lait dans leur cuisine, mais que ce ne serait pas lui qui le boirait parce qu'il ne buvait exclusivement que du café. Bizarre, mais Thomas était prêt à tout pour se racheter.
Après le lait, le brun ne put s'empêcher de venir faire aussi un petit coucou à Sonya, juste pour embêter Minho. Lorsqu'elle le vit, elle rougit comme une tomate bien mûre toute droit sortie d'un potager arrosé de soleil et les lèvres de Thomas remontèrent lentement en un grand sourire carnassier.
Thomas : + 100 000. Minho : 10.
- Salut Sonya ! Comment ça va depuis la dernière fois ?
Minho n'apprécia pas qu'on lui marche sur ses plates-bandes.
- Ah, Thomas m'a accompagné. Il est sympa, hein ? Tellement sympa qu'il va faire le reste des courses le temps que je te raconte cette super anecdote sur Brenda et sa batte de baseball. Tiens, dit-il en s'adressant à Thomas, la liste des courses. On disait quoi déjà ?
Sonya se mordit la lèvre d'un air absolument divin. Minho lui offrit son sourire-Colgate-qui-brille-plus-que-dans-la-pub et elle sembla se reprendre.
- La super anecdote sur Brenda et le baseball, je crois.
- Sa batte, c'est vrai, la corrigea Minho en donnant un coup de coude à Thomas qui n'avait toujours pas dégagé.
Sauf que Minho n'avait pas prévu un truc.
Thomas n'était pas réputé pour son passé d'équilibriste dans le cirque du Soleil, bien au contraire. Et en plus il avait un quart des courses à faire dans les bras.
Donc il pesait encore plus lourd.
Donc il n'eut aucun mal à trébucher en arrière, puis à essayer de se rattraper à Minho qui essaya de se rattraper à une étagère.
Mais Sonya voulut les aider. Et c'est là que tout tourna à la catastrophe nucléaire-de-la-mort-qui-tue.
Parce que tous les produits ménagers leur tombèrent sur la tête à tous les trois.
Sans compter que certains eurent la bonne idée de s'ouvrir sous le choc.
Tout le rayon s'écroula dans un bruit de fin du Monde ponctué des hurlements de souffrance de "Minho espèce d'abruti!" et de sanglots déchi...
Plus exactement le rayon s'écroula dans un bruit de ferraille abominable ponctué de "Minho espèce d'abruti!" tout court.
Lorsque le nuage de fumée plus ou moins colorée (provenant des produits ménagers) retomba, il régnait un silence de mort dans la supérette.
Les vendeurs approchèrent de la scène, affichant un air suspicieux à souhait.
Au milieu des boites plus ou moins atteintes et ouvertes se situaient Thomas – qui avait eu la malchance de se trouver en-dessous du stock de papier toilette avant la chute de l'étagère et qui ressemblait désormais à une momie rose tendre –, et Minho qui pourrait bientôt se vanter devant sa belle puisqu'il avait tout simplement reçu l'étagère sur le front. Une nouvelle bosse, rétablissant la symétrie du visage de "Minho le magnifique premier du nom" faisait d'ailleurs déjà son apparition.
Les caissiers regardaient ce spectacle apocalyptique d'un air hébété, se demandant comment un rayonnage qui avait été changé la semaine passée pouvait bien céder sans la moindre explication (pas qu'un rayonnage se justifie souvent, mais bon...).
Un cri déchirant se fit entendre, provenant à coup sûr de la belle jeune femme aux cheveux multicolores se trouvant à environ un mètre de la momie et du cornue.
Stan, le vendeur qui était à la caisse ce jour-là pensa d'ailleurs qu'il avait rarement vu une coloration aussi étrange, ridicule et peu seyante.
La jeune femme se mit à psalmodier, comme ensorcelée:
-Mes cheveux, mes beaux cheveux, me superbes cheveux, mes cheveux, mes beaux...
Thomas, qui se battait à ce moment-là en duel avec un rouleau de papier toilette (et qui perdait d'ailleurs lamentablement) se fit la réflexion que les cheveux de Sonya n'avaient plus rien de "superbe" et que Minho n'était pas près de voir son ex-blonde sans ses vêtements...
Enfin surtout, qu'il ne serait pas prêt à la voir sans ses vêtements si les cheveux de sa future gardaient cette teinte… originale.
Stan s'approcha des trois tarés (pardon, clients) qui avaient envahi le rayon des produits ménagers d'un pas qu'il voulait assuré, même si en son for intérieur il se demandait fortement ce qui s'était passé pour qu'un tel désastre se déclenche.
Un zombie lui barra le passage.
- Putain Thomas, fais gaffe ! L'espèce de membre recouvert de papier toilette qui te sert de bras vient de me mettre un coup dans le dos !
Stan sursauta à cette invective puis loucha sur le zombi de plus près.
A bien regarder – et si on omettait le magnifique œil au beurre noir qui se dessinait autour de sa paupière (ainsi que l'énorme bosse qui lui poussait sur le crâne à côté d'une plus ancienne) – le zombi ressemblait presque à un être humain normal et bien vivant. C'était très étonnant.
Stan toucha ce qui ressemblait à la peau du zombie…
…et se prit la plus belle baffe de toute sa carrière (la dernière en date étant la fois où une petite vieille avait tenté de l'assommer avec son cabas en le traitant de « voyou pervers »).
Il gémit.
- Non mais ça va pas la tête ?! Vous êtes dans un supermarché, pas un club de boxe ! s'envenima-t-il.
- Vous alliez me toucher, espèce de pervers !
- Je ne suis pas un p…
- MES CHEVEUUUUUX !
- Minho, qu'est-ce que tu fous, c'est qui l'autre type que j… OH, PARDON !
Cette fois, Stan s'effondra pour de bon.
Il faut dire qu'un coup dans la nuque, à l'endroit même qu'utilise les professionnels en arts martiaux pour mettre leur victime à terre, ça ne fait pas que du bien.
Minho contempla quelques secondes la silhouette du vendeur inanimé au sol, avant de se reprendre.
- Thomas, t'as agressé quelq…
- Mes cheveux, le coupa la voix sanglotante de Sonya dans son dos.
Aussitôt, le sang du chevalier Minho ne fit qu'un tour. Minho le magnifique premier du nom ne laisserait pas une gente demoiselle en détresse (surtout pas si elle peut devenir votre petite amie potentielle, voyons !).
- Est-ce que ça va ? demanda-t-il d'une voix qui se voulait inquiète, mais que Thomas trouva surfaite.
D'autres vendeurs s'étaient approchés, et un vigile musclé comme Terminator au meilleur de sa forme prenait dangereusement la direction de leur rayon. Thomas termina rapidement d'ôter les bandelettes qui l'enserraient, saisit son sac de course et fit comme si de rien n'était, posant une main sur l'épaule de Minho qui essayait de réconforter une Sonya sanglotante.
- Ecoute mon pote, dit-il en se préparant à déguerpir vite fait, je finis les courses et je vais tout expliquer au gérant. Pendant ce temps-là tu t'occupes de ta petite co… de ton amie, OK ?
Minho le fusilla du regard.
- Tu me paieras ça, Tommy.
Thomas leva les yeux au ciel.
- J'arrange le coup et tu me dis ça. Aucune considération, vraiment. Réveille juste le vendeur, histoire que Terminator n'hurle pas à l'agression…
- Donc, si je comprends bien, commença Newt d'une voix imperturbable, vous vous battiez pour une fille...
- Mais non Newt c'est pas... commença un Minho suicidaire.
- Silence. Et donc, en vous battant pour cette fille vous avez renversé tout un rayon…
- Newt je t'assure...
Un simple regard fit taire Thomas qui décida que le silence, c'était top.
- Que vous devez désormais rembourser...
L'anglais fut alors coupé par une plainte d'agonie, émanant de celui qu'il avait, un jour, appelé son meilleur ami. Cette fois ci ce fut Thomas qui se chargea de faire taire l'asiatique, lui écrasant le pied consciencieusement.
- Et pire que tout vous êtes désormais interdits d'entrée ce qui veux dire que je devrai faire toutes les courses. C'est bien ça?
- Eh bien techniquement c'est à peu près...
- Vous vous foutez de ma gueule.
Un silence plana.
Thomas se demanda si le fait de devoir faire les courses toutes les semaines était la seule chose qu'avait retenu Newt, sachant qu'ils lui avaient également annoncé devoir se rendre à l'hôpital pour être contrôlés ayant été en contact avec un bon nombre de produits potentiellement dangereux. Du détergent pour WC par exemple.
- Et vous comptez faire quoi pour vous faire pardonner ?!
Minho pensa alors que Thomas finirait par faire une crise de nerfs s'il continuait à multiplier les boulettes avec Newt.
M'enfin bon, c'était pas comme si l'un des deux couraient un risque mortel non plus. Newt ferait peut-être une crise cardiaque à force de déprimer à chaque fois que quelque chose n'allait pas, et Thomas se sentirait coupable au point de tenter le suicide mais à part ça, tout allait bien.
Dans tous les scénarios, il était en vie, lui.
- Bon, moi je propose qu'on fasse la cuisine, s'affirma Minho en rivant ses yeux dans ceux de son meilleur ami (qui se demandait à l'instant comment et pourquoi ce genre de chose avait jamais pu arriver).
Newt fronça les sourcils à tel point que ses pupilles disparurent presque. A cette vue, Thomas ne put empêcher le bas de son visage de se creuser d'un pâle sourire.
- Ça te fait rire, toi ? s'insurgea Newt en lui lançant un regard noir. Je te signale que c'est à cause de toi que la situation est aussi pourrie. T'as ramené deux filles la veille de mon arrivée et vous vous êtes bien amusés, ça, j'm'en tape. Mais Minho, ce séducteur de base, a flashé sur la blonde et voilà où on en est maintenant. Vous devez aller à l'hôpital le plus vite possible, bon sang !
Il se releva du pouf sur lequel il était installé, pressa trois doigts contre ses yeux et resta quelques instants silencieux, comme plongé dans une profonde réflexion. Minho ne fit pas un bruit, se demandant comment allait Sonya, et Thomas fixa ses pieds tout du long comme s'il venait soudain de se rendre compte à quel point il avait des converses exceptionnels.
Puis Newt soupira.
Aussitôt, ce fut le garde à vous des troupes.
- Bon, pour la cuisine et juste pour ce soir, je suis pas contre. En revanche, si on doit aller aux urgences, c'est immédiatement. Je crois que vous vous rendez pas compte de ce qui a pu vous tomber sur les cheveux. Vous pourriez devenir chauves !
A ces mots, Minho hurla.
- QUOI ?! s'enquit Newt qui pensa aussitôt que Minho ressentait les premiers effets dus aux produits.
- T'étais pas sérieux quand tu as dis qu'on pourrait devenir chauves ?!
Newt, rassuré, haussa les épaules en levant les yeux au ciel.
- J'y connais rien moi… Mais ça peut faire partie des effets secondaires.
Minho se tâta les cheveux puis relâcha la pression. Tout allait bien, la peau ne se dtachait pas encore de son crâne.
Mais alors…
- ET SONYA ?! ELLE A RECU TOUT LES PRODUITS MENAGERS SUR LES CHEVEUX !
- Elle est mal, confirma Thomas.
- NON ?!
- Je le sens pas bien non plus, acquiesça Newt.
Minho perdit toute couleur.
- Oh mon Dieu je crois que je suis en train de tomber amoureux. Je m'inquiète plus pour ses cheveux que pour mes amis ou moi-même. C'est un signe, non ?
Newt grogna :
- Tu vois des signes partout quand il s'agit de filles. « Oh mon Dieu, singea-t-il, je ne peux pas m'empêcher de regarder tel point de beauté sur son visage, ça veut dire que je suis amoureux ? C'est un signe ! Oh mon Dieu, je trouve que ses chaussures à talons sont jolies alors que je déteste les chaussures à talons habituellement. C'est un si…
- Non mais là, c'est différent, le coupa Minho, agacé. Je ressens quelque chose du plus profond de moi-même. C'est affreusement troublant.
Thomas ouvrait de grands yeux. Lui qui n'avait jamais éprouvé de sentiment amoureux de sa vie se demandait ce que ça faisait exactement, quelle émotion ça déclenchait. Son truc, c'était les coups d'un soir, et il ne se gênait pas pour l'annoncer directement aux filles ciblées qui, une fois remise de leur surprise, adoraient sa franchise.
Mais ni Minho ni Newt ne fonctionnait de la sorte.
- Et qu'est-ce que tu ressens, l'amoureux ? demanda Newt sarcastiquement, presque moqueur.
Thomas lui adressa un regard mauvais. On ne se moquait pas des gens amoureux (oui il avait un petit côté fleur bleue, tout au fond, mais il le dissimulait bien).
- Ça fait comme des picotements, expliqua Minho, l'air très sérieux (Thomas buvait sa parole alors que Newt ricanait). Des picotements tout droit venus… Oh mon Dieu, ils viennent de mes orteils ! Je ressens des picotements dans les orteils !
Le rire de Newt s'éleva clairement dans l'appartement.
- T'as des fourmis dans les pieds, tout bêtement. Regarde comment t'es assis aussi…
Minho se remit normalement en grimaçant, pas convaincu. Il s'agissait de fourmis très fortes.
Thomas fit une moue déçu. Que du flan. Les révélations dégoulinantes d'amour seraient pour un autre moment, et avec quelqu'un d'autre.
- Sur ces révélations inattendues de Minho, s'exclama Newt, on va aux Urgences. Pas de protestations ! Allez !
Quinze minutes plus tard ils étaient tous les trois dans le métro (eh oui, le trajet est beaucoup moins long sans une valise de 37 kilos à traîner sur les pavés) et Newt fusillait du regard les deux crétins congénitaux qui lui servaient de colocataires.
Enfin, il tentait de les fusiller du lien regard par-dessus les épaules des autres passagers. Car évidemment les dits crétins congénitaux avaient eu besoin de se rendre aux urgences à dix-huit heures quinze, comme par hasard. Et tout parisien digne de ce nom sait qu'à dix-huit heures quinze, le métro ressemble à celui de New-York en plein "rush".
Le pire pour Newt, remarqua Minho, c'était qu'étant donné que lui et Thomas étaient couverts de matières plus que suspectes (et potentiellement dangereuses) les gens tentaient de leur faire de l'espace (ou plutôt ils évitaient de les toucher) et se serraient encore plus... écrasant au passage le pauvre Newt qui se retrouvait coincé entre un homme bedonnant en bleu de travail et un géant aux allures de videur de boîte de nuit.
Autant dire qu'il n'avait pas intérêt à protester.
Le blond se contentait donc de les assassiner mentalement, le meurtre de ses colocataires ressemblant assez au plus gros fantasme qu'il ait jamais eu, ce qui était tout de même assez significatif pour un jeune homme de dix-neuf ans.
L'asiatique eu un ricanement, pas compatissant pour deux sous envers son meilleur ami, qui lui offrait actuellement une imitation de sardine en boîte sans doute jamais égalée.
Quand ils descendirent enfin de la rame (Newt avait d'ailleurs éprouvé quelques difficultés à s'extraire de son "emplacement"), ils durent encore affronter la foule qui se pressait sur le quai ce qui déplu plus que fortement à l'anglais qui avait la malchance d'avoir un côté agoraphobe.
Cette fois-ci Minho eu pitié de son ami (ou plutôt peur de mourir de honte si celui-ci piquait une crise de panique dans une des stations les plus fréquentées de Paris) et lui ouvrit la voie.
Il se nota d'ailleurs mentalement de ne pas laver ses habits, pour pouvoir les ressortir la prochaine fois qu'il prendrait le métro.
L'air frais fit un bien fou à Newt. Il en profita d'ailleurs pour grogner sans interruption sur les deux crétins qu'il devait se trimballer à sa suite et qu'ils ne lui avaient apporté que des ennuis ces derniers jours. Lui qui voulait se concentrer sur ses études cette année, ça commençait bien. Il ne pourrait même pas se concentrer sur sa rentrée, si ça continuait.
Parce que Newt avait toujours besoin d'analyser la situation sous tous les angles lorsqu'il entrait pour la première fois dans un nouvel établissement, lorsqu'il franchissait une nouvelle étape de sa vie. Ses parents avaient eu du mal à digérer les semaines de vacances qui avaient précédé son entrée au collège, tellement il avait révisé les bases acquises au primaire. Quant au lycée, ça avait été une catastrophe. C'était depuis ce temps-là que Minho le surnommait « le stressé » ou « le maniaque ». Bon, il en allait peut-être aussi du fait que sa chambre et tous les endroits où il vivait se devaient d'être nickel chrome, mais ça, Newt trouvait ça élémentaire.
Thomas et Minho un peu moins, à ce qu'il avait pu en constater.
Et maintenant ils s'acheminaient en pleine soirée vers les urgences, juste parce qu'il avait faire l'erreur de les laisser partir en course seuls. C'était à se demander comment ils avaient fait pour survivre deux mois tous les deux, sans personne pour les surveiller.
Minho lui cachait des choses impardonnables, c'était sûr. Peut-être qu'ils avaient mangé MacDo tous les soirs pour s'en sortir…
A cette idée, Newt sentit sa gorge se serrer de dégoût. Ce n'était pas de sa faute, mais il ne supportait pas les fast-foods, au contraire de Minho qui ne rêvait que de ça. En matière de nourriture, ses références restaient toutes les grandes enseignes de restauration rapide.
De quoi donner des nausées.
- Bon, juste une petite question, l'interrompit soudain la voix de son (ex) meilleur ami, qu'est-ce qu'on leur raconte aux urgentistes ? Je veux dire, on va pas leur déballer toute la version bizarre du supermarché ?
Newt haussa les sourcils.
- Parce que tu crois qu'on va inventer quoi ? Si, vous allez vous en tenir à « la version bizarre du supermarché », comme tu dis. Tant pis pour vous.
Thomas semblait bouder mais n'ajouta rien, par peur d'aggraver encore son cas sans doute, et Minho croisa les bras sur sa poitrine dans une attitude purement Minhoesque (et infantile) : t'es-méchant-donc-je-t'aime-plus.
Newt leva les yeux au ciel.
Ils virent passer bon nombre d'infirmières qui intéressèrent grandement Minho, jusqu'à ce que celui-ci révèle que pas du tout, il aimerait Sonya jusqu'à la mort et quoi que cela puisse lui en coûter. Sauf si elle n'avait plus un poil sur le caillou, devina Newt.
Une gentille dame vint d'ailleurs leur demander ce qui les amenait. Lorsque Newt eut introduit la situation (la gentille dame en question lui jetait des regards appréciateurs par-dessus ses lunettes. Cela lui aurait peut-être plus si elle avait eu moins de cinquante ans et s'il avait été intéressé), on les conduisit à la salle d'attente où une toute nouvelle gentille dame (qui n'accorda pas un regard à Newt, à son grand soulagement) demanda à Minho et Thomas de situer la douleur qu'ils ressentaient sur une échelle de zéro à dix.
Newt ricana. Ces idiots n'avaient pas l'impression d'avoir reçu des produits particulièrement nocifs sur la tête, c'était bien le problème.
… Enfin, Newt ricana jusqu'à ce que Minho s'écrie, avec un sourire goguenard :
- Neuf ! Je ne me sens pas bien du tout…
Le blond lui jeta un regard éberlué.
La mâchoire de Thomas vint se perdre quelque part vers ses genoux.
- Euh, bah… moi, quelque part vers quatre…
Minho – qui avait déjà effectué plusieurs passages aux urgences dans sa jeunesse mouvementée (Newt pouvait en attester, à ça oui !) – les avait prévenus dès le début que lorsque la fatidique question de l'échelle de douleur était posée, il fallait toujours répondre bien au-dessus de ce qu'on ressentait réellement, pour éviter d'attendre deux jours avant qu'on ne daigne s'intéresser à leur personne.
Mais Thomas ne savait pas mentir. Enfin, il ne savait pas mentir quand il était déstabilisé parce que Minho venait de sortir une des plus grosses bobards de tout le temps – neuf ?! –, mais aussi parce que Newt fixait avec insistance sa nuque dans l'attente de sa réponse, et qu'il n'avait pas envie d'empirer encore leur relation.
Mais « quatre », apparemment, ça n'était pas un bon chiffre.
- Tu vas passer dans un ou deux siècles, ne t'inquiète pas, se moqua l'asiatique en s'enfonçant dans le siège en plastique (pas confortables) des urgences avec un soupir satisfait. Ah, qu'est-ce que je souffre moi… C'est atroce…
Newt grommela quelque chose qui ressemblait à une insulte que seul Thomas entendit.
- Pourquoi tu as dit neuf ? l'interrogea Thomas, les yeux ronds.
A ce moment-là, une voix claire et jeune de femme retentit dans la salle d'attente bondée.
- Mr Minho !
Minho eut un sourire triomphant.
- A ton avis, crétin ? Déjà je vais me retrouver en compagnie de plusieurs infirmières magnifiques qui combleront toutes mes attentes, mais en plus vous allez vous retrouver tous les deux en face à face, comme deux parfaits imbéciles… et toute cette tension entre vous sera enfin évacuée. Pas trop tôt !
On le rappela et il fit mine de se lever difficilement de son siège avant de se traîner pitoyablement vers la sortie. Sur son chemin, un blessé qui attendait depuis plus longtemps qu'eux râla mais Minho ne lui accorda même pas un regard.
Newt et Thomas se retrouvèrent tous les deux la bouche ouverte, comme deux abrutis (merci Minho).
Ils se jetèrent simultanément un regard.
Puis s'écartèrent aussitôt d'un siège plus loin l'un de l'autre.
Ça commençait bien.
Une petite review pour dire aux auteurs ce que vous avez pensé de ce deuxième chapitre...? :D
