Il faut absolument que je vous remercie pour vos merveilleux reviews, ils m'ont fait très plaisir et m'ont donné chaud au cœur, j'y réponds à la fin ! J'ai remarqué que vous êtes très impatients par rapport au Newt/OC, alors j'espère ne pas vous décevoir, mais aussi que vous avez directement accrocher à Katherine, ce qui me fait très plaisir (après tout, c'est mon enfant). J'ai peur que ce chapitre soit trop court ou qu'il n'y ai pas assez de contenu, en plus je me suis mis la pression quand j'ai vu que ça vous plaît pour le moment. En moins d'une semaine vous avez deux chapitres, ne prenez pas trop l'habitude car je ne pourrais pas toujours le faire (pendant les cours, j'ai nettement moins de temps)
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Ils nous ont laissés pendant des heures dans ce foutu trou. Enfin, dans ma tête ça a duré des heures, mais en réalité je crois que je n'y ai passé qu'une petite heure. J'ai bien eu le temps de paniquer et de me repasser dans ma tête tout les scénarios catastrophes possibles. C'était le désordre dans ma tête. Je veux dire, comment auriez-vous réagi ? Tout était inconnu. J'étais moi-même une inconnue. Et c'est bien connu, la faiblesse de l'humain, c'est qu'il veut absolument avoir le contrôle. Je peux vous dire que je n'étais maître de rien du tout. Seulement de mes mouvements, et encore j'étais trop angoissée pour réussir à ne bouger ne serait-ce qu'un seul doigt sans qu'il se mette à trembler. Ou peut-être était-se dû au fait que j'ai pris un sacré coup sur le crâne et qu'il m'ont laissée comme ça. On repassera pour l'hospitalité.
Je n'ai plus rien dit à Thomas. Il était tout aussi paniqué que moi, et nous n'aurions sûrement pas réussi à tenir une conversation correctement. J'ai aperçu quelques regards indiscrets et curieux, et personne n'a eu la merveilleuse idée de venir nous expliquer quoi que ce soit. Jusqu'à maintenant. C'est le garçon de tout à l'heure, qui avait Thomas, qui s'est enfin décidé à venir nous voir. Il s'est accroupi et nous observe tour à tour, sans un mot. Je me retiens de lancer une remarque, l'impatience m'a envahie mais je vais essayer de me tenir à carreau quelques minutes. Mes efforts portent leur fruit car il se décide finalement à nous parler. Je sursaute en entendant sa voix, encore plus grave qu'elle ne l'était tout à l'heure. Il me fait peur. Juste un peu.
- Je vois bien que vous êtes effrayés, détendez-vous on dirait qu'on va vous envoyer à l'abattoir, dit-il.
C'est exactement ce que je ressens.
- Sachez tout d'abord que nous sommes tous passer par là. Vous êtes arrivé par ce qu'on appelle la Boîte. Elle nous apporte quelqu'un tous les mois, et chaque semaine des provisions. Personne ne se souvient de sa vie d'avant, vous êtes comme nous, nous ne sommes pas vos ennemis vous savez.
J'ai remarqué qu'il a essayé d'adoucir sa voix (c'est un échec). A ces mots, je me suis détendue et mes tremblements ont cessé. Ça me rassure un peu de savoir qu'on est tous pareil, que je ne suis pas tombée entre de mauvaise mains. Bien sûr, tout cela me semble incroyable et étrange, mais mieux vaut être en groupe que seul.
- Ici, c'est le Bloc. Demain, je le vous ferais visiter et je vous parlerais des formations et matons. Avant que vous le demandiez : nous ne savons pas ce qu'on fait là, ni à cause de qui. On appelle ceux qui nous ont envoyé ici les Créateurs. Vous en savez autant que moi, finit-il.
Je fronce les sourcils. Ces Créateurs s'amusent-ils avec nous ? Sont-ils en train de nous observer ? Je me mets à imaginer toute une assemblée réunie autour d'un écran, se divertissant tout simplement. Non, impossible. Ce serait absurde.
- Tu as parlé de règles tout à l'heure, il y en a beaucoup ? demande Thomas.
Je n'y repensais plus, mais c'est vrai qu'il a parlé d'un règlement plus tôt. Ça tient la route, parce que sans ces règles (certes, assez embêtantes), les choses partiraient sûrement n'importe comment. Mais ce n'est pas ce qui m'inquiète le plus, je suis très préoccupée par autre chose.
- Je suis vraiment la seule fille ici ? Vous aviez tous l'air très étonnés en nous voyant arriver, pourtant vous avez l'habitude, non ?
Il me dévisage quelque secondes. Je me demande ce qu'il voit. A quoi est-ce que je ressemble ? Je sais que j'ai de longs cheveux bruns, je les vois m'arriver à la poitrine. Je me remémore le moment où je me suis littéralement étalée par terre, ce qui explique pourquoi mes vêtements et ma chevelure sont déjà sales.
- Avant de vous répondre, j'aimerais savoir si vous vous rappelez de quoi que ce soit.
Il se met alors au chantage maintenant. Je m'efforce une deuxième fois à me plonger dans mes souvenirs, mais je me percute à une sorte de mur invisible. Pitié, donnez-moi un marteau. Je ne supporte pas cette sensation de n'avoir vécu qu'une petite heure. Je suis perdue, et très perturbée. J'ai eu envie de pleurer, mais les paroles du garçon (dont je ne connais toujours pas le prénom, d'ailleurs) m'ont redonné espoir. Un peu, juste ce qu'il faut pour que je ne cède pas à la panique.
- Je suis Thomas. C'est tout, répond mon compagnon de cellule.
- Euh... Je m'appelle Katherine.
Ça me ferait bizarre d'employer le verbe « être » alors que je ne sais pas vraiment qui je suis. Je me découvre en même temps que les autres me découvriront.
- Bien, moi c'est Alby. Vous avez été très rapide à vous souvenir de votre prénom, d'habitude on peux prendre deux à trois jours pour s'en souvenir. Pour répondre à vos questions, nous avons trois règles.
J'arque un sourcil, un peu surprise qu'il n'y en ai que trois. Je suppose que c'est suffisant pour une cinquantaine de personnes.
- Premièrement, personne ne glande ici. Pas de flemmards, on va vous assigner une formation et même si vous avez fini votre boulot, il y a toujours autre chose à faire.
Je sens une pointe de déception me parcourir. Peut-être que j'étais pantouflarde avant.
- Deuxièmement, on ne frappe pas d'autre blocards. Ici, tout est une question de confiance. Et toi, Katherine, t'as essayer de frapper Minho.
Je hausse les épaules. C'était pour me défendre. Si quelqu'un essaye de me tuer, je dois me laisser faire ? Hors de question.
- Et enfin, ne jamais franchir ces murs. C'est le plus important. Et c'est ce que vous avez essayer de faire.
Je tente d'apercevoir l'ouverture vers laquelle je me dirigeais plus tôt. Bon sang, qu'est ce qu'il y a là-bas ? Il doit bien y avoir une sortie, non ?
- Et pour répondre à l'autre question, tu es la première fille ici. En plus, nous n'avons jamais vu deux personnes arriver en même temps, alors ça fait beaucoup de changements.
Je comprends mieux leur inquiétude. Quand notre routine change (et là, on parle d'un quotidien très étrange), on a un peu peur des conséquences. Il nous observe tour à tour, puis hoche la tête avant de défaire les cordes qui maintenaient les portes. Et quand je le vois nous laisser sortir aussi facilement, je me rends compte que la vraie prison ici ce n'est pas le machin gnouf, mais le Bloc.
Je me lève subitement, sans oublier de me cogner au plafond au passage, pour ne pas changer les bonnes habitudes que j'ai pris jusqu'à maintenant. Je grimace et je sors enfin, accompagnée de mon compagnon de cellule.
- Bougez pas les tocards, je vais aller chercher Chuck, parce que j'ai pas que ça à faire moi.
Je me retiens de lui lancer une remarque cinglante et nous nous retrouvons seuls devant le gnouf. Je profite de ce moment pour observer un peu mieux ce qui nous entoure. Mon regard se porte tout de suite sur un énorme arbre qui domine le Bloc. A coté de celui-ci, des plantations et derrière tout ça, une forêt. Je frissonne en observant ces arbres, je sens une atmosphère bizarre là dedans. Il y a une sorte de ferme, dans un autre coin du Bloc, où se dirigent quelques garçons que je ne parviens pas à distinguer. J'aperçois encore d'autres bâtiments, des cabanes. L'une d'entre elles est entourée d'animaux, me rappelant le cochon enfermé dans une cage lorsque j'étais dans la Boîte. Les seules personnes encore en action sont réunies autour des plants de tomate. Un petit garçon grassouillet et aux joues rosies court vers nous, ses cheveux bouclés volant au gré du vent (et je me maudis pour avoir penser à une telle phrase aussi cliché). Il met ses mains sur ses genoux pour reprendre son souffle et nous dévisage quelques instants. Il est encore essoufflé lorsqu'il prend la parole.
- Je dois vous amener aux douches, puis je vous donnerais vos sacs de couchage. Ensuite on ira manger. Puis euh... Moi c'est Chuck.
Nous acquiesçons tandis que nous suivons silencieusement Chuck. Il nous mène jusqu'à une cabane et nous incite tout les deux à entrer. Nous sommes dans un couloir étroit au fond duquel une porte est gravée du mot « Douches ». Il sort deux serviettes d'un panier et nous les donne, avant d'ouvrir la porte.
- C'est bon vous pouvez y aller.
J'observe à travers l'ouverture plusieurs douches, séparées par... du tissu. Je suppose qu'ils font avec les moyens du bord. Quand ils sont arrivés ici, il n'y a avait sûrement que le strict minimum. Nous nous regardons avec Thomas sans cacher notre gêne, puis je me mets à dévisager Chuck Il ne semble pas comprendre le problème. Je sais qu'ils n'ont pas l'habitude d'avoir une fille avec eux, mais ils devraient avoir en tête quelques principes.
- Vas-y, j'attendrais devant la porte, dit finalement mon compagnon de cellule.
Devrais-je garder ce surnom ? Je me trouve drôle. Je lui souris et le remercie avant de pénétrer dans la salle, sans oublier de verrouiller la porte. Ils ont eu la merveilleuse idée de faire un trou dans le mur et le bois de la porte afin d'y glisser une corde que l'on peut nouer, mais je décide de mettre une chaise pour être sûr que c'est infranchissable. Je découvre alors que je suis sûrement quelqu'un de très prudent. J'entends Chuck finalement s'écrier « Plonk ! Désolé, j'ai pas vraiment réfléchi ». Plonk, tocard, maton, qu'est ce que c'est que ce jargon...
Je cherche un miroir et j'en aperçois un placé dans un coin. Je redoute le moment où je vais me découvrir. Mais je ne peux passer une seconde plus sans savoir qui je suis. Je m'avance vers celui-ci et mon cœur palpite tandis que mon reflet apparaît. Mon visage est fin et parsemé de tâches de rousseurs. Mon teint est pâle, mais tout le monde semble bronzé ici, le soleil doit bien taper. J'ai un nez retroussé et mes yeux sont verts. Ils semblent pétiller, s'imprimant de mon image pour que je n'oublie plus. Mes longs cheveux brun sont ondulés. Un filet de sang à sécher sur mon visage, j'ai hâte de nettoyer ça. Je ne sais pas si je suis jolie. Qu'est ce que c'est, être beau ? Je suis petite mais pas trop maigrichonne, ni vraiment musclé (mais je suppose qu'avec le travail qu'on va me donner, je vais transformer toute cette graisse). Je hausse les épaules. Je suppose que les gens peuvent me trouver belle comme je peux être moche pour d'autres. A vrai dire, je m'en fiche. Je ne crois pas que l'apparence soit quelque chose dont on peu se préoccuper ici. Mais je me sens mieux maintenant que je sais à quoi je ressemble.
Je me déshabille et entre dans une douche. Je soupire tandis que l'eau entre en contact avec ma peau. La température est un peu froide, je mets mes bras autour de moi par réflexe puis je laisse mon corps s'y adapter. Je me passe le savon sur le corps sans oublier de me laver avec soin les cheveux. Je me sens propre, j'apprécie cette sensation de bien être. Je me sèche et enfile de nouveaux vêtements. Les Créateurs avaient mis une tenue de rechange adapté à moi. Je porte un simple short et un t-shirt. J'essore du mieux que je peux mes cheveux pour éviter qu'ils mouillent trop mes habits (je ne sais pas pourquoi, mais ça m'énerve, j'en découvre toujours plus sur moi).
Je sors du bâtiment et je me retrouve seule au milieu du Bloc. C'est un peu effrayant, mais ça me permet de me relâcher. J'inspire et j'expire tranquillement. Le ciel a des teintes orangées, la nuit va bientôt tomber. Chuck m'a donné mon sac de couchage, que j'ai décidé d'installer au pied du grand arbre. Sans que je m'y attende, un bruit assourdissant retentit. Je sursaute et je cherche la source de se vacarme. Mes yeux se posent sur l'énorme ouverture vers laquelle j'ai couru plus tôt et qui est en train de se refermer. Le sol semble trembler et un air glacial me frôle la nuque. Je ne sais pas si c'est seulement parce que ce son (ressemblant incroyablement au rugissement de je ne sais quel animal effrayant) me fout vraiment la trouille ou si ce qu'il y a derrière ces murs cache un mystère effroyable. Je frissonne tandis que les sorte de portes sont enfin fermées. Je reste quelques minutes figée, mes tremblements ont repris. Je panique un peu, je dois avouer que j'ai peur. Je ferme les yeux, tentant de me calmer. Garder les pieds sur terre, ne pas déraper.
Je rouvre les yeux et je sursaute alors qu'un garçon se tient devant moi, me dévisageant. J'étais tellement concentrée à me calmer que je ne l'ai pas entendu arriver. Il est plus grand que moi (évidemment...) et il est assez musclé. Ses cheveux blonds sont en bataille et ses yeux noisettes me transpercent.
- Eh la tocarde, tu viens manger ou pas ? demande-t-il.
Je fronce les sourcils.
- J'aime pas ce mot, « tocard ». Vous le sortez d'où sérieux ?
- Moi aussi, je suis très heureux de te rencontrer, rétorque-t-il en me lançant un sourire narquois.
Je grogne et je croise les bras contre ma poitrine avant de me diriger vers... je ne sais où. Il se met à marcher lui aussi, mais à reculons afin que nous puissions toujours nous regarder dans le blanc des yeux.
- Je suis Newt, dit-il en me tendant la main.
Mes yeux font de multiples aller-retours entre son visage et sa main, puis je finis par la serrer. C'est très étrange, parce que personne n'a fait ce geste jusqu'à maintenant. Enfin, je n'ai pas eu l'occasion de rencontrer grand monde après tout.
- Katherine, dis-je simplement.
Il hoche la tête puis ressort son sourire en coin. Ce petit air malicieux m'énerve.
- C'est de l'autre côté. On mange dans la ferme.
Je hausse les épaules, feignant l'indifférence.
- Je le savais, bafouillais-je.
Je tourne les talons afin de ne pas lui donner le plaisir de pouvoir se moquer ouvertement de moi. Je passe les mains dans mes poches et c'est là que je sens quelque chose, logé discrètement à l'intérieur. Je m'assure que Newt passe devant moi et qu'il ne cherche pas à s'assurer que je le suis avant de sortir le papier. Je m'arrête et je le déplie. Mes yeux se figent, mon âme tout entière est glacée par ces quelques mots.
« Pour gagner du temps, tuez la fille. »
Les Créateurs semblent vouloir se débarrasser de moi. C'est pour ça qu'ils nous ont envoyé tout les deux en même temps, je ne suis pas censée rester. Malheureusement pour eux, je vais m'accrocher aussi bien qu'une mauvaise herbe. Peut-être même mieux. On réfléchira aux conséquences plus tard, j'en ai marre de sentir mon cœur s'affoler et les angoisses me submerger. Ils ont eu le culot de me voler mes souvenirs, ils ne me prendront pas la vie.
Je décide de ne pas montrer le mot et je ne vais pas manger. Mon appétit a été coupé, je vais directement me coucher, en prenant soin de dissimuler le papier le mieux possible.
Dyana Poppins: Merci beaucoup, ça me fait très plaisir que tu me dises que c'est bien écrit, j'avais l'impression de l'avoir bâclé. Je suis aussi très contente que Katherine te plaise déjà (et ne t'inquiète pas pour la Mary-Sue, elle me fait faire des cauchemars aussi, et puis un personnage sans défaut ça me plaît pas). Je porte effectivement une attention particulière aux émotions, c'est important pour se plonger dans la peau du personnage. Bah en fait, moi j'aime bien Gally, alors j'essaye de faire en sorte que les lecteurs ne se mettent pas à le détester directement. Je pense que pour le début j'expose les bases donc là c'est vrai que ça ressemble au livre, mais j'espère réussir à m'en détacher... En espérant que la suite te plaît ! (par contre j'ai pas compris l'histoire du clavier allemand... t'es pas allemande, si ? question sûrement idiote)
LittlePoiZon: Ahah, je n'ai mis que 4 jours à poster la suite, j'espère que ça te plaît ! Je suis d'accord avec toi, le Newt/OC c'est la vie. Merci pour ce review, ça me fait vraiment plaisir.
PlumeDesGlaces: Hey Alice, merci d'avoir pris le temps de me donner ton avis :) Je suis contente que tu aimes Katherine et son humour, c'est quelque chose que je compte mettre en avant chez elle (bon pas trop non plus), et ce qui me fait surtout plaisir c'est que tu me dises que j'écris bien (tu touches mon coeur "d'écrivain" là). En espérant que ça te plaise ! :)
Marine02: C'est vrai qu'il n'y a pas beaucoup de Newt/OC, je trouve ça vraiment dommage. Et tu as très bien cerné Katherine, j'en suis contente ! Je veux éviter la romance trop rapide et niaise, alors c'est vrai que là il n'y a pas grand chose sur eux (mais c'est le début hehe). En espérant que le chapitre t'as plu !/p
Je remercie aussi BornToBeOriginal, Manon et Sakura pour leurs reviews qui font toujours plaisir.
Bon, je me suis répétée, mais voilà, j'espère que ça vous plaît, et rien qu'une petite phrase d'encouragement me fait toujours très plaisir.
