Titre : Les belles choses
Autatrice : lasurvolte (de pseudo) ou mari (mais vous pouvez m'appelez aussi Plectrude si ça vous dit ^^)
Disclaimer : Les 100 appartiennent à leurs créateurs. Fic basée sur la série (oubliez le livre, oubliez-le)
Pairing : Murphamy (et Jonty dans le fond)
Prompt : Tu m'aimeras que tu le veuilles ou non
Murphy rongeait son frein. Se faire tabasser, pendre, bannir, torturer c'était une chose, devenir une arme biologique, pourquoi pas, par contre supporter le regard de Bellamy pleins de dégoûts et de rancunes, c'était autre chose. Et c'était absolument insupportable.
Pourquoi les belles choses arrivaient toujours aux abrutis comme Jasper ? Ce type était stupide, lâche, il se vantait de trucs qu'il n'avait pas réellement réalisé, il se pisserait dessus le jour où on le pendrait, lui. Mais non, c'était lui qui avait la gloire et la grande tente, lui encore qui avait réussit à gagner l'amour de Monty et les voilà qui s'embrassaient en cachette comme si PERSONNE ne les voyait.
Pourquoi les belles choses arrivaient toujours aux pétasses comme Clarke ? A toujours avoir le beau rôle, le respect des adolescents qui l'écoutaient comme si elle était une foutue déesse. Et puis Finn qui la regardait en foutant de la bave partout, écoeurant.
Pourquoi ce n'était jamais lui ? Pourquoi il ne pouvait pas avoir ce qu'il voulait ? La gloire peut-être, la tranquillité surtout. Bellamy évidemment.
Ca le tuait d'être amoureux de ce type, et ça le tuait de savoir que ce n'était pas réciproque. Alors Murphy rongeait son frein, ses ongles également, et il tabassait des types en cachette.
- Et si tu parles, la prochaine fois je frapperai plus fort.
Et ces types avaient peur et fermaient leur gueule. Mais cela ne soulageait pas Murphy, et Bellamy était toujours là avec ses regards de haine qui disaient « je te ferai jamais confiance, je t'aimerai jamais. »
Jamais c'était beaucoup trop. Trop grand, trop long, trop moche. Jamais ça ne plaisait pas à Murphy, ça faisait mal, comme la pendaison et les coups. Puis ce fut plus fort que lui, ça le grattait à l'intérieur, et son corps finit par réagir tout seul, dans une rage incontrôlable il avait attrapé le col de Bellamy, et tant pis s'il se faisait cogner.
- Tu m'aimeras d'accord ? Tu m'aimeras que tu le veuilles ou non ?
Murphy avait crié. Ou il n'avait pas crié. Il n'était pas sûr, les mots l'avaient écorché comme quand on hurle et pourtant il se sentait étrangement calme et apaisé maintenant. Bellamy ne l'avait pas cogné, il l'avait repoussé, mais sans le frapper.
Et ensuite ses yeux ne disaient plus jamais.
Ils disaient non.
Ils disaient tu rêves.
Ils disaient qu'est ce que tu crois ? Qu'est ce que tu veux ? Qu'est ce que t'attends ? Je ne te comprends pas.
Ils disaient je voudrais en savoir plus.
Et Bellamy se mit à lui parler avec sa bouche, à lui donner des ordres, à lui demander des trucs.
Mais ses yeux avaient encore des choses à dire à Murphy.
Des peut-être, des et si.
Et si.
Murphy espérait. Qu'il ait les belles choses pour une fois, ces belles choses qui réchauffent et font moins mal même quand on a mal. Ces belles choses qui aident à continuer, qui rendent le monde moins effrayant, moins dur et plus supportable.
Et si, et si, et si.
Ce n'était plus jamais jamais.
Bellamy était arrivé dans sa tente, parce qu'il voulait que Murphy l'accompagne. Des terriens aperçus pas loin du camp, il fallait vérifier, s'en débarrasser. Murphy prit son arme – il avait fini par avoir le droit d'en porter une – et suivit Bellamy.
Hors du camp, pas de terriens.
Même pas une trace.
Juste les yeux de Bellamy qui le regardaient avec des pourquoi pas, des oui oui oui. Un Bellamy qui l'attrapa par le col.
- D'accord Murphy, je t'aime, alors maintenant assume.
Et Murphy qui sourit. Pas un sourire de petit con, pas un truc réservé pour la Clarke afin qu'elle lui fasse confiance. Non un sourire de celui qui pour une fois a le droit aux belles choses lui aussi, un sourire qui fait du bien quand on a moins mal.
- Comme si je n'attendais pas que ça !
Le baiser fut mieux que parfait. Le baiser fut comme une réconciliation de Murphy avec lui-même, avec la vie, avec le monde, la terre.
C'était Bellamy tout entier contre ses lèvres.
Pas une belle chose, non.
La meilleure.
Fin.
L'autatrice : un petit truc comme ça en passant.
