Voilà un chapitre un peu plus long, j'espère qu'il vous plaira.à Galataney: j'ai essayé d'intégrer les pensées de d'autres personnages, mais pour te prévenir, c'est surtout mon OC et Thorïn qui sont majoritaires.
à Lumatie : j'espère que ce chapitre te conviendra mieux (question taille), et que mon OC ne va pas te décevoir.
Chapitre 2 : Rencontre (dé)plaisante
Thorïn comprit qu'il était accidentellement tombé sur la personne qui l'avait sauvé et était en train de l'aplatir de tout son poids. Situation embarrassante. Il se releva difficilement aidé de Dwalin et ses neveux. Gandalf examina son bras et conclut en souriant que tout irait pour le mieux … normalement. Thorïn le remercia, tout en ignorant la souffrance coriace qui le lançait sans arrêts. Le grand Nain pu enfin voir son sauveur, l'homme qui avait risqué sa vie pour lui. L'homme se releva d'un bond, frotta son gauche, il devait souffrir lui aussi, et finit par relever son capuchon noir. « Une femme », tel fut le murmure qui parcourut toute la Compagnie. Une femme m'a sauvé la vie … Je n'arrive pas à y croire … Attendez une femme ! Inimaginable, inconcevable, invraisemblable ! Seul Gandalf semblait totalement serein et confiant, comme à son habitude j'aurais dû m'en douter... La jeune femme, aux cheveux blonds mais néanmoins sales, semblait s'ennuyer ferme, elle regarda Gandalf avec soupir, qui en disait long sur ce qu'elle pensait, le prit à part et :
- « Dès qu'il y a du désordre, il faut toujours qu'il vienne de vous, mon bon Gandalf, lui reprocha-t-elle.
- Vous me connaissez trop bien Madame, je n'oublierai pas de faire remarquer que dès qu'il y a le chaos, vous n'êtes jamais très loin non plus, rétorqua-t-il en souriant.
- Pure coïncidence, mon très cher ami, mauvais endroit au mauvais moment, je suis sûre que vous comprends cela, c'est-ce pas ?
- Je me permettrai donc de supposer de ton arrivée n'était qu'un simple hasard ?, la tutoya-il exprès.
- Je vois où tu veux en venir ! Mais tu m'offenses profondément en pensant que j'ai pu te suivre, pour …lui, rajouta-t-elle plus bas. J'étais dans les hautes plaines, quand j'ai sentis ces saletés d'Orcs ! J'ai vu leur démarche chaloupée, leurs gestes frénétiques, seulement quand je me suis approchée, j'ai remarqué qu'ils en avaient après ces nains, dit-elle en les désignant d'un mouvement de tête, je savais que sans aide, ils n'auraient jamais survécu, donc je les ai aidé, rien de plus, rien de moins. Je ne suis pas un monstre sans cœur, je ne laisse pas des gens mourir devant mes yeux, alors que je pourrais les sauver… même si ce sont des nains, compléta-t-elle d'une voix presque indiscernable.
- C'est tout ce que je voulais savoir, ne vous énervez pas Madame, dit-il en levant les mains comme pour se protéger, je voulais aussi vous remercier pour votre assistance, il est vrai que sans votre aide, la fin de cette histoire aurait été dramatique.
- Je sais ! », répliqua-t-elle vivement, ce n'est pas toi et ta foutue herbe à pipe qui auraient aidé.
Leur échange n'avait duré qu'une poignée de secondes, soudain des cors lointain retentirent et un Orc, le malheureux, tomba dans la sombre grotte, une flèche plantée avec habileté dans la carotide :
- « Elfes !, gronda Thorïn en arrachant la flèche, il semblait dégouté et la jeta comme si elle l'avait brulé. La femme parut intriguée :
- Permettez-moi de vous demander pourquoi vous étiez là, exigea-t-elle en regardant pour la première fois les nains.
- Je me présente, je suis Balin et mes compagnons et moi sommes de simples marchands qui rendons visite à des cousins dans les Monts de Fer, répondit Balin d'une voix pleine de bonnes attentions.
- En passant par ici ?! Voilà qui n'est pas banal, répliqua-t-elle avec une moue moqueuse, surtout quand on sait que vous étiez poursuivis par une bande d'Orcs…
- Nous avons fait un détour, rajouta Balin tentant toujours de paraitre confiant, et …
- Un grand détour, je suppose », le coupa-t-elle de plus en plus suspicieuse.
S'en fut trop pour Thorïn, qui malgré le fait qu'elle lui ait sauvé la vie - et surtout dû à l'humiliation qu'il avait ressentie en se faisant sauvé par une femme- lui déclara hautainement :
- « Avec tout le respect que je vous dois, je ne pense pas que qui nous sommes et où nous allons vous regarde !
- Tiens si j'avais su à quel point vous étiez charmant, j'aurais sans doute laissé le Warg s'enfuir avec un morceau de votre bras », répliqua-t-elle froidement.
Un mouvement mécontent secoua la joyeuse troupe. La jeune femme ne s'en formalisa guère :
- « Comment osez-vous me parler de la sorte, jeune impertinente !, lui cria-t-il fou de rage.
- J'ose à partir du fait que, moi, je ne vous dois aucun respect, déclara-t-elle restant de marbre face à l'insulte du grand nain, que vous soyez roi ou non ! »
Au ton de sa voix, Thorïn aurait juré qu'elle savait qui il était mais elle restait si impassible. Il n'avait pas réussi à l'effrayer, même pas un tout petit peu.
- « Ne perdons pas de temps, je me fiche de qui vous êtes, et finalement pourquoi vous étiez là … ça n'a plus très grande importance, tant que ce n'était pas pour me nuire.
- Bien !, ragea Thorïn
- Bien ! Maintenant je propose que nous sortions d'ici et en fait ne me remercier pas de vous avoir sauvé la vie, ce fut un réel plaisir, dit-elle sarcastiquement.
- Je vous en suis infiniment reconnaissant déclara Thorïn, en la fusillant du regard.
- Suivons-nous ce chemin ?, demanda soudain Bofur, sans doute pour faire baisser la tension qui régnait.
- Evidemment que nous le suivons ! , répondit le grand Dwalin d'un ton sans réplique.
Tous se mirent en route, en suivant l'étroit et sinueux chemin, conçu dans la roche et lézardant entre les pierres. Tous s'étonnant de la beauté et du mystère que recelait cette étrange voie. Mais elle, elle savait exactement où elle allait, et cela semblait l'irriter au plus haut point. Seuls Thorïn et Dwalin paraissaient un peu soupçonneux. Mais que prévoit encore ce vieux fou gâteux ?, de demanda Thorïn intérieurement. Pendant ce temps-là, Kili, Fili et Bofur manifestaient une réelle joie face à la jeune femme, et lui posaient beaucoup de questions, trop de questions Mais vont-ils enfin me laisser tranquille, à croire qu'ils n'ont jamais vu une femme de leur vie !
- « J'ai vu comment vous vous êtes battus Madame, vous étiez fantastique !, s'écria Fili
- Extraordinaire, je dirais même ! », rajouta Kili, totalement sous le charme de la belle blonde.
...
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