/Avertissement/ Un message profondément cliché et banal va suivre car l'auteur est autant capable d'originalité qu'une moule à qui on aurait donné un pinceau. Merci de votre compréhension. /Fin de l'avertissement/
...
Merci de me suivre. Et bonne lecture =)
-Morgan ! Morgan, mais qu'est-ce que vous foutez ? Ça fait dix minutes qu'on vous appelle !
Morgan éteignit Olydri dans un anxieux sursaut, reste d'instinct de survie de l'homme qu'il avait été autrefois, avant de devenir un geek, l'avenir de l'humanité.
Dressée sur ses talons, impitoyable et terrifiante, la rédactrice en chef surgit par la porte du petit bureau, son portable à la main.
-Morgan, un homme est mort, un no-life dans le centre ville Il s'est déshydraté, en oubliant de boire pendant quatre jours ! Il jouait, il n'a pas fait attention. Ça va faire un super reportage.
-Hein ? Fit Morgan en plissant les yeux.
Même si Féminine TV, la version télévisée de Féminine Mag, était un journal pour ces détestables créatures que sont les femmes et qu'il offrait souvent des articles inutiles au possible, ce n'était pas un tabloïd qui publiait des articles ou des reportages sans vérifier la source. Pourtant, une mort de geek par déshydratation, c'était le genre de scoop débile et faux que l'on trouvait dans Closer.
Mais si la rédactrice en chef, Sam, cette folle qui avait son travail pour unique oxygène, venait lui dire elle même la nouvelle... Cela voulait dire qu'un compatriote de Morgan, un geek comme lui, était effectivement mort. C'était bizarre. Et inquiétant.
-Il jouait à quel jeu ? Demanda Morgan en enfilant son long manteau noir.
-Le jeu ? Un truc de Fantasy à la con je suppose, fit Sam avec mépris. J'ai pas fais attention.
Sam était quelqu'un d'étonnamment assez ouverte, qui acceptait tout. Mais elle avait beaucoup de mal avec les jeux vidéo, Morgan l'avait plusieurs fois remarqué.
-Olydri ? Demanda Morgan d'une voix hachée qui se voulait calme.
-Oui ! C'est ça. Tu connais ? Demanda Sam en relevant ses lunettes, suspicieuse.
Non. Non. NON.
Morgan sentit des gouttes de sueur jaillir de son front pour galoper le long de son visage. Sa chemise lui colla bientôt à la peau, et sa respiration s'accéléra jusqu'à lui faire mal. Il n'arrivait pas à avaler l'air, et il le recrachait avec encore plus de difficultés.
-Qui ? Qui est mort ? Demanda-t-il dans un son angoissé qui racla douloureusement sa gorge nouée.
Sa bouche parlait, mais son propriétaire, lui, était en train de se noyer. Le monde était en train de se craqueler, de se fissurer dangereusement autour de lui. Bientôt, tout aurait le goût des cendres.
Il ne voulait pas entendre la réponse.
-Un certain Thomas Sarant, fit alors Sam.
Et Morgan cru qu'il allait s'évanouir de soulagement. Thomas Sarant. La victime s'appelait Thomas Sarant. Thomas Sarant, pas Max Middle. Ses muscles se relâchèrent, et il oublia les cendres et les fissures comme si elles n'avaient jamais existé.
La lumière de sa lampe de bureau se refléta dans les petites lunettes strictes de la rédactrice en chef, cachant tout ce qu'avait pu abriter son regard. Avait-elle seulement vu quelque chose ? Morgan regarda la loque pathétique qu'il était devenu en l'espace de quelques minutes. Forcément, elle avait du voir quelque chose.
Elle demanda d'ailleurs :
-Vous allez bien Morgan ?
Sa voix était aussi glaciale qu'à l'accoutumée, mais il y avait quelque chose en plus, d'indescriptible.
-Oui, oui Sam, ne vous inquiétez pas. Vous me conduisez sur « le lieu du crime ? »
Si un gamer était mort bizarrement, n'importe quel gamer pouvait mourir bizarrement. Et Phantöm avait disparut. Il n'en fallait pas plus à Omega Zell. Il avait cent bras et vingt cœurs, il était prêt à détruire des montagnes. Il percerait le mystère, mettant ainsi Phantöm à l'abri d'une mort bizarre qu'elle quel soit.
L'appartement de Thomas Sarant laissait deviner une personnalité casanière et intérieure, qui n'accordait aucune importance à ce qu'on pouvait penser de lui. Décoré sans goût et sans envie, grand mais mal meublé, il donnait cette sensation défraichie qu'avait du aussi avoir le propriétaire de son vivant et qu'il devait avoir plus encore maintenant.
Penchée sur l'ordinateur, qui trônait au milieu de la salle comme un roi au milieu d'une déchèterie, toute une pléiade d'experts et de psychiatres discutaient avec gravité et ennui.
Avant d'être recalé au rang de présentateur, Morgan avait été un véritable journaliste, comme il en avait rêvé : il avait eu l'habitude de fouiller les merdiers inavouables des entreprises et de respirer les secrets cachés les plus malsains des familles. Il se pencha donc par dessus l'épaule des psychiatres et regarda ce que contenait l'ordinateur.
Il n'avait pas peur de ce qu'il pouvait y trouver. Ce serait sans doute un beau merdier vu que le mec avait quand même oublié de boire tant il était dérangé, mais Morgan était prêt.
C'est pour cette raison qu'il fut très déçu.
Thomas Sarant n'avait rien d'extraordinaire sur son ordinateur : c'était un vieux quarantenaire frustré, avec sa réserve d'image érotique de mauvaise qualité, trouvées au hasard de google, et divers CV et lettres de motivation tous plus désespérés les uns que les autres. Rien d'incroyable. Un paumé comme un autre, mais il avait de la famille, et une fille notamment, qui allait sans doute être harcelée par des psychiatres dès le lendemain.
Le compte Olydri s'avéra encore plus décevant. Il n'y avait qu'un écran noir, avec écrit : Waryor, votre compte à été dissout.
Très vite, les psychiatres certifièrent l'hypothèse première : c'était un frustré qui avait oublié de s'hydrater.
Morgan savait que c'était faux. Il n'avait jamais vu Waryor dans le top cinquante des meilleurs joueurs d'Horizon -qu'il avait lorgné un nombre incommensurable de fois- et il ne voyait pas pourquoi un homme oublierait de s'hydrater pour un personnage qui n'était même pas parmi les cinquante meilleurs joueurs. Pour Morgan, un seul personnage sur Olydri valait la peine de mourir déshydraté.
Phantöm.
Natacha arriva alors, manucuré jusqu'à l'os.
-Morgan ! Fit-elle de sa voix de star de télé-réalité. Morgan, on fait un petit direct dans cinq minutes, juste histoire de donner les premières informations.
Morgan ne bougea pas, figé et exaspéré. Thomas Sarant n'était qu'un simple dépressif comme tant d'autres, qui avait pété les plombs et n'avait rien avoir avec Phantöm. Maintenant qu'il avait comprit ça, tout ce qu'il voulait c'était rentrer chez lui, se connecter et demander à Ystos des informations supplémentaires en espérant que Sparadrap les laisserait parler tranquille.
Mais il ne pouvait pas. Car il y avait Natacha et sa caméra, et puis surtout Sam, l'impitoyable Sam, ses talons et ses lunettes. Bien que ce ne soit qu'une femelle, tout au fond, vraiment très au fond, elle l'avait toujours intimidé.
Mais cette fois, c'était différent. Et si Phantöm avait des ennuis ? Pire, si Max Middle, son créateur, avait des ennuis ? S'il était blessé ou...ou...
Le sang d'Omega Zell se glaça à cette idée. Dix secondes plus tard, il était dehors et il avait claqué la porte.
Toujours ceinturée dans son imperméable, la rédactrice en chef était au milieu de la salle, et fixait l'embrasure par laquelle avait disparut Morgan avec une rage froide.
-Alors ? Demanda Omega Zell, assis à la taverne, entouré de la guilde Noob, Justice, de Gaea et Golgotha.
-Les autres sont déjà au courant mais... En gros, ça fait plus de vingt-quatre heures que je n'ai pas vu Phantöm, qu'il ne répond à aucun message et Max Middle n'a aucun coup de fil, dit Ystos.
-Et alors ? Demanda Omega Zell avec une nonchalance feinte . Il a bien le droit de se reposer un peu, non ?
-Sauf qu'il ne m'a pas prévenue, fit Saphir, glaciale. Alors que nous avions une convention.
-Quoi ? Glouglouta Omega Zell en recrachant la moitié de son hydromel. Comment ça se fait que je n'ai pas été prévenu ?
Omega Zell en avait assez d'être tenu à l'écart des actions intéressantes de la guilde Justice. Il était membre, merde ! Il avait sué sangs et eau pour ça !
Saphir eut un sourire méchant et Heimdäl fit un signe d'apaisement. Sparadrap sirota son jus de mangrove bleue sans rien comprendre à ce qu'il se passait. « Le bonheur appartient aux idiots. »
Dans la pénombre environnante, des bruits de chopes d'hydromel et d'alcool Olydrien retentissaient et claquaient, et des murmures intrigués et comploteurs se tournaient vers les membres de la guilde justice. Derrière son écran, Omega Zell pouvait sentir sur sa peau l'atmosphère lourde et graisseuse de la pièce, due à une cuisse de Jackalops qui grillait sur le feu. Il imaginait une odeur de vielle gousse d'ail, qu'il sentait même dans son appartement propre et rempli de désodorisant Febreze.
-Bref, fit Saphir en buvant sa pinte comme une tasse de thé. On ne sait pas ce qu'il se passe, mais quand il reviendra, il va m'entendre.
-S'il se reconnecte, fit remarquer Gaea qui essayait de voler la pinte de Golgotha pour ne pas avoir à payer la sienne.
-Justement... Fit alors Ystos. C'est là que ça devient inquiétant. Il est connecter. Quand tu accèdes aux classement des cinquante meilleurs joueurs, tu peux voir s'ils sont connectés ou non. Et lui, il l'est.
L'ambiance devint pesante autour de la table. Sparadrap ouvrit de grands yeux inquiets, comme lorsqu'il comptait mal ces smourbiffs et croyait qu'il lui en manquait un.
-Je ne comprends pas ce qu'il fait, répéta Saphir. Rater une convention, ne pas répondre au message... Ça ne lui ressemble pas.
-En plus, il va rater le mariage d'Arthéon ! Fit Sparadrap, une immense moue déçue sur le visage.
-Le pauvre... Railla Gaea. Je demanderais à Tenshirock de lui enregistrer. Je crois que c'est interdit dans l'Eglise de Barthélémius. M'enfin, pour Tenshirock, ce ne sont que quelques lignes de codages.
Alors, Omega Zell devint comme fou et sauta à la gorge de Gaea.
-Mais qu'est-ce qu'il te prend ? S'étrangla Gaea en agitant les bras comme un poulpe désespéré.
-JE LE SAVAIS ! JE LE SAVAIS QUE C'ETAIT TOI ! Hurla-t-il.
-TOUCHE PAS A MA GAGA ! Hurla Golgotha.
-Oh ! Un smourbiff ! Fit Sparadrap.
-Mais c'est quoi ce bazar ? Soupira Saphir.
-JE LE SAVAIS ! Répéta Omega Zell.
-TOUCHE PAS A MA GAGA ! Répéta Golgotha.
Et la mercenaire donna un énorme coup de hache sur la tête d'Omega Zell, qui s'affaissa mollement par terre.
Une petite fenêtre couleur rouille informa Morgan qu'Omega Zell avait l'état commotion cérébrale pour les prochaines minutes. Derrière son écran, le joueur dû se fracasser plusieurs fois le crane contre le bureau pour réussir à préserver le peu de sang-froid dont son avare constitution l'avait doté.
Quand il reprit le contrôle d'Omega Zell, l'assassin à la discrétion très relative se tint à l'écart de Gaea, se contentant de la darder d'un regard sombre. Il la pointa du doigt avec dégout, comme si elle était un cafard écrasé :
-Je suis sure que c'est elle, elle et ce fourbe de Tenshirock. Ils ont piégés Phantöm. Je n'y avais pas pensé avant, mais quand cette maudite femelle a parlé de Tenshirock et de ses codages... J'en suis sur, c'est elle ! Elle vendrait Horizon pour quelques crédits !
-Voyons, ne soit pas ridicule Omega Zell, fit Gaea avec hauteur. Quel intérêt aurais-je à faire disparaître Phantöm sans demande de rançon ? Et pour Tenshirock, tu le connais : la subtilité, ce n'est pas son genre. Alors supprimer le compte du meilleur joueur d'Horizon discrètement...
-Gaea a raison, confirma Saphir. Connaissant Tenshirock, il y aurait déjà eut une grande annonce et des centaines de discours galvanisants...
-Mais alors, qui ? Qui peut faire disparaître Phantöm tout en le laissant connecté ? Sparadrap peut-être ? A part Tenshirock ou les MJs, personnes n'a les compétences pour faire un truc comme ça.
-Ou alors, Phantöm fait une quête de son coté, fit Hemdall en tentant d'apaiser Omega Zell. Tu le connais il aime bien se la jouer « guerrier du crépuscule solitaire et ténébreux.»
-Mais il n'est pas stupide ! Il répondrait aux messages ! Éructa Omega Zell.
Ystos et Saphir regardèrent Heimdäl avec un regard significatif. Derrière son masque d'or (plus de cinq mille crédits à l'hotel des ventes!) le chef de la guilde Justice détourna le regard, gêné. Bien sur, lui aussi savait que ce n'était pas cela, mais il aurait fait n'importe quoi pour calmer Omega Zell. Celui-ci, d'habitude si égoïste, semblait d'ailleurs en proie à une agitation qui cachait un peu plus que de l'amitié... Mais peut-être se faisaient-ils des idées.
Qu'était-il arrivé à Phantöm ? Tout le monde en était à ses profondes réflexions, perdu dans un labyrinthe de spéculations quand Sparadrap lança avec une bêtise pleine de bonnes intentions :
-Omega Zell ! Je n'aime pas te voir avec cette tête de smourbiff tout triste. C'est décidé ! Demain, on se retrouve devant l'appartement de Phantöm pour voir ce qui lui est arrivé !
Un sourire à la fois triste, méprisant et heureux éclaira les lèvres d'Omega Zell.
-Sparadrap a raison, fit alors Heimdäl avec étonnement (Il faut dire que le prêtre de la guilde Noob faisait rarement preuve de raison). Le meilleur moyen, c'est d'aller directement chez Phantöm. A défaut de le trouver lui, nous trouverons peut- être des indices. Je t'accompagnerai dans ta quête, Omega Zell, ajouta-il solennellement.
Les longues heures de rôle play en compagnie des joueurs de la guilde Justice avaient donné à Heimdäl, au fil des ans, une classe et un parlé qui restaient toujours accrochés à lui, même quand il n'était plus Heimdäl.
-J'accompagnerai Kévin, ajouta alors Ystos.
-Ouais ! Et moi...j'accompagnerai euh...Ah ben je t'accompagne déjà... Enfin bon... Je prendrai du flan ! S'enthousiasma Sparadrap.
Ils étaient donc parés. Omega Zell remercia virilement ses amis, ravis que Saphir ne ce soit pas greffée à l'expédition et qu'ils soient uniquement entre personnes du sexe supérieur, et ils convinrent d'une heure où ils devraient se retrouver devant l'appartement de Max Middle. Golgotha leur fit jurer sur tout un tas de choses qu'ils les tiendraient au courant dès qu'ils auraient du neuf, et Saphir demanda à Heimdäl de crier sur Phantöm de sa part s'ils le revoyaient.
Le cœur plus léger, ils parlèrent ensuite de tout et de rien, des nouveaux ajouts sur Horizon, de background (un tout petit peu) et bien qu'encore ombrageux, Omega Zell parvint à se re-concentrer sur son activité favorite : prouver l'infériorité du sexe faible. (On se demande d'ailleurs bien pourquoi il s'échine tant à prouver l'infériorité d'un sexe déjà nommé faible, mais passons.)
Quand Morgan se déconnecta et se retrouva seul dans son petit appartement froid impersonnel, qui sentait le Febreze et le confort financier, son cœur se vida de la chaleur qu'il avait accumulée à la taverne. L'odeur magique d'oignon frit avait déserté son salon, et le crépitement du feu imaginaire était parti. Il se sentait comme un Peter Pan qui serait retourné à Londres et aurait grandi.
Il se coucha sans manger et passa une nuit très désagréable, ou il fit de nombreux cauchemars. Il hurlait le nom de Phantöm dans un grand lieu vide pendant des heures et des heures, jusqu'à être consumé par la solitude et disparaître à son tour.
-Tu as beaucoup de cernes, fit remarquer Heimdäl le lendemain.
Omega Zell ne parvint pas à comprendre si c'était par politesse ou par réel intérêt. N'ayant pas du tout envie de parler, il ne se pencha pas plus longtemps sur la question et s'empressa de la stériliser par un « ah» peu engageant.
Ils étaient tout deux arrivés en avance devant l'immeuble de Max Middle, et il ne manquait plus que Kévin et Thomas. En attendant, il fallait tuer le temps, le meubler, enfin faire n'importe quoi pour qu'il daigne passer plus vite. Du moins, c'est ce que semblait penser Heimdäl, qui en était à sa troisième tentative de conversation avortée. Au contraire, résolument muet, Morgan ne faisait aucun effort de conversation pour faire passer le temps plus vite -temps qui pourtant le mettait au supplice- et il se contentait de fixer sa montre et de la maudire en silence, si bien que la pauvre montre était promise à une quantité record de cataclysmes, et que c'était un miracle qu'elle ne soit pas encore explosée en mille morceaux. Et quand il ne s'en prenait pas à cette montre -dont l'innocence ne faisait pourtant aucun doute- il piétinait en tout sens, usant la semelle de sa chaussure jusqu'à la plante des pieds, au mépris du petit vietnamien sous-payés qui avait dû passer sa matinée à la coller.
Thomas et Kévin arrivèrent enfin.
-Pas trop top ! Cracha Morgan.
-Hé ! Omega Zell j'ai rapporté du flan et...
-Ce n'est pas le moment Kévin, coupa Thomas en posant sa main sur le bras de son frère.
Son regard était braqué sur Morgan, et il le regardait de la même manière que les habitants de Pompeii avaient dû regarder le Vésuve quand la terre avait commencé à trembler. Il avait la sensation que s'ils n'allaient pas dans l'appartement de Phantöm dans les secondes qui suivaient, Morgan allait exploser.
-Allons-y, fit alors Thomas en trainant Kévin à sa suite.
Ils entrèrent, montèrent les étages à pas pressés et atterrirent enfin sur le seuil de la porte de l'appartement de Max Middle. Une entrée simple, avec un paillasson crépu où s'effaçaient les lettres 'bienvenue' et une porte blanche, sans rien de personnelle.
Oméga Zell retint son souffle sans s'en rendre compte, et les battements de son cœur s'accélèrent jusqu'à lui faire tourner la tête. Tous étaient pétrifiés. Ils avaient peur de ce qu'ils verraient derrière la porte, si peur qu'ils étaient presque prêt à tourner les talons et à vivre dans le doute toute leur vie plutôt que d'avoir une horrible certitude.
Presque.
Oméga Zell s'approcha doucement de la porte.
-En tout cas, on entend rien, fit remarquer Thomas en approchant l'oreille.
-C'est sans doute vide, dit Heimdäl.
Et soudain, les trois hommes se figèrent, le souffle coupé.
Ils venaient d'entendre le cliquetis d'une souris d'ordinateur derrière la porte. Un cliquetis rapide, effréné, désespéré.
-Putain, mais qu'est-ce qu'il se passe ? Murmura Oméga Zell en sentant une sueur froide lui couler le long de l'échine.
Il tourna la poignée. Elle était verrouillée. Il cria, et il entendit un murmure faible lui répondre derrière la porte. Phantöm était derrière la porte ! Omega Zell se recula légèrement et se jeta violemment sur la porte. La serrure et son épaule se craquelèrent douloureusement. Il recommença l'opération avec la seconde épaule. Nouveau craquement. Et une troisième fois.
La porte s'ouvrit enfin.
Et là, ils purent voir.
Merci à mes adorables (et modestes (ET INSUPPORTABLES! CLOÉ VIENT DE ME DIRE QUE "Y A UN S A MODESTEUH!" ET VIENT DE ME FORCER A RÉÉCRIRE CE FOUTU MESSAGE QUI (hem...hem...) C'ÉTAIT EFFACÉ! OFFREZ-MOI DU DOLIPRANE ET DES CALMANTS)) correctrices (oui, la parenthèse trop longue gâche un peu le rythme de la phrase mais bon...) Cloé et Lisou.
Oh et...Désolé pour le vilain cliffanger, vil, traître, fourbe et félon et j'ai encore plein de synonyme tout joli mais je vais m'arrêter là. (Mais comme vous le voyez, Cloé fait tout ce qui est en son pouvoir pour vous venger. -'''''''') BISOUS PLEIN D'AMOUR (PLATONIQUE).
(Pitite micro note d'une correctrice (voir traductrice vu les fautes de notre chère auteur ô combien malmenée) : Bon on essaie de rendre la fanfic' (qui est super avouons au moins cela) un maximum agréable à lire mais nous ne sommes pas infaillibles donc si une faute énormissime (ou pas) nous échappe n'hésitez pas à prévenir !)
