On n'y croyait plus, hein ?
Je sais, je vous avais dit que je posterai assez rapidement, j'ai eu malheureusement un soucis de PC (Mon pauvre ptit chou m'a abandonné) et les vacances sont arrivées ... Je n'ai pas trop eu de temps pour les fictions.
Je me rattrape en postant deux chapitres aujourd'hui :)
Enjoy !
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Chapitre 2 : Help me
Il ne dormait pas : l'inspiration l'avait rendu insomniaque. Il tapait avec frénésie sur son clavier, ses doigts volant sur les touches. Son livre avançait bien.À ce train-là dans environ 2 semaines, il pourrait envoyer cette ébauche à Gina. Il était obnubilé par son écran lorsqu'il entendit son téléphone vibrer à côté de lui. Il y jeta un coup d'œil et son sang ne fit qu'un tour en découvrant l'identité de la personne qui lui envoyait un sms à deux heures du matin. « Oh mon Dieu, que fait Kate debout à cette heure-là? ». Ça aurait été n'importe qui d'autre il n'aurait même pas regardé le contenu du message au vu de l'inspiration qui le prenait cette nuit. Mais ça pouvait être au sujet d'une enquête et il ne pouvait se permettre de manquer ça, ne serait-ce que pour être auprès de sa muse.
« Rick … ».
Beckett ne l'appelait par son prénom qu'en cas d'urgence ou quand ils n'étaient que tous les deux, en train de parler. Mais même dans ces cas-là cela signifiait qu'elle n'allait pas bien. Ce message l'inquiétait et cela, beaucoup plus qu'il n'osait se l'avouer. Son rythme cardiaque s'était accéléré et ses doigts tremblaient alors qu'il rédigeait une réponse. Il ne pouvait empêcher son cerveau de fonctionner à bride abattue, se demandant le pourquoi de ce sms.
« Kate ? Que se passe-t-il ? »
La réponse ne tarda pas, même si pour lui et ses réflexions, l'attente lui parue interminable.
« Viens s'il te plait … »
Son cœur s'arrêta. Jamais, au grand jamais, Kate ne lui avait demandé de venir de cette façon, en pleine nuit, comme une supplique. Sa Kate, la femme dont il était follement amoureux n'allait pas bien. Il attrapa sa veste tout en rédigeant un court sms adressé à sa muse : « J'arrive ! ».
Soulagement chez l'une, inquiétude chez l'autre.
Puis il quitta le loft sans penser à éteindre son ordinateur ou même à laisser un mot pour prévenir sa mère et sa fille de ne pas s'inquiéter de son absence.
Les larmes coulaient sans qu'elles ne se tarissent. Elle était allongée dans son lit, les yeux fermés, l'oreiller complètement humide à cause des perles d'eau salée qui dévalaient ses joues. Elle attendait que la réserve de larmes que contenait son corps ne s'épuise car à priori elles n'avaient pas décidé de s'arrêter de couler. À son grand désespoir elle ne contrôlait plus rien. « Comment mon corps peut-il contenir autant de larmes ? » pensa-t-elle, énervée contre sa faiblesse. Elle en arriva à se dire que cette réserve avait dû augmenter depuis la mort de sa mère car elle s'était alors refusée de pleurer quelques soient les circonstances.
Les trois semaines de manque de sommeil avaient eu raison d'elle, alors qu'elle se croyait bien plus forte que ça. Comment un cauchemar pouvait-il la mettre dans un tel état, la rendre si faible ? Elle s'en voulait de réagir ainsi. La détective Beckett si forte avait disparu, laissant place à la Kate beaucoup plus vulnérable qui se cachait en elle. Elle se blâmait de lui avoir envoyé ces sms. Une part d'elle voulait reprendre le téléphone pour lui dire que c'était une erreur et qu'elle allait très bien, mais elle n'en avait plus la force, elle n'arrivait plus à lutter contre sa peine, ses sentiments, lui, elle, eux. Elle voulait le voir pour oublier ce mauvais songe, pour qu'il lui fasse oublier ce cauchemar.
Pourquoi réagissait-elle ainsi ? Ce n'était juste qu'un mauvais rêve après tout. Sa réaction était si disproportionnée, elle en était désespérée … Après réflexions, elle se disait que, peut-être, elle ne voulait pas perdre une seconde personne à qui elle tenait … Bien plus qu'elle ne voulait l'admettre.
Ses sentiments étaient contradictoires. Elle voulait passer un nouveau palier à ses côtés. Elle s'en était rendu compte depuis quelques mois, et notamment lors de leur voyage à Los Angeles. Elle voulait partager plus que de l'amitié avec lui, elle avait vu les changements dont il avait été sujet. Le côté playboy et coureur de jupon, qu'il montrait pour ses lecteurs et son public, avait laissé place à l'homme attentionné qu'il était dans la vie privée. C'était celui-là qu'elle adorait, le Rick qui ferait tout pour sa famille. D'un autre côté, elle ne voulait pas perdre tout ce qu'ils avaient amitié lui était trop importante pour prendre le risque de tout perdre. Leur relation lui avait permis d'avancer dans la vie et de commencer àfaire le deuil du meurtre de sa mère. Elle ne voulait pas perdre la complicité qui les liait, ainsi que les secrets qu'ils avaient partagés. Elle ne voulait pas souffrir mais elle avait besoin de lui, irrémédiablement besoin de lui. Il faisait parti de sa vie, et elle ne la voyait plus sans lui.
Elle savait qu'à le faire attendre ainsi elle prenait le risque de le perdre pour toujours, mais elle avait trop peur. Trop peur de ses sentiments, et ça la paralysait.
Depuis qu'elle lui mentait par rapport à la perte de ses souvenirs, le faire attendre était encore plus difficile car elle connaissait, maintenant, l'amour qu'il lui portait, même si elle s'en était toujours doutée. Il lui avait toujours fait comprendre qu'il aurait aimé qu'il se passe plus de choses entre eux.
Elle avait peur de s'engager, peur de l'amour tout simplement. Depuis la mort de sa mère elle n'avait jamais cherché à s'investir totalement dans une relation, était-elle prête à le faire avec Rick ? La nouveauté des sentiments qu'elle éprouvait pour lui l'effrayait complètement.
Il avait pris sa Ferrari. Il n'avait pas le temps pour un taxi. Kate avait besoin de lui. Rapidement.
Il conduisait vite, beaucoup trop vite. Heureusement pour lui les rues de New-York étaient presque vides à cette heure avancée de la nuit. La puissance de sa voiture aidant, il arriva en dix minutes, au lieu des vingt habituelles. Il était beaucoup trop inquiet pour Kate, pour se soucier de sa conduite, et donc, de sa propre vie. Ses pensées étaient centrées sur elle. Les lumières de la ville dansaient autour de lui mais il ne les voyait é devant chez Kate, il gara sa voiture et se rua dans les escaliers, l'ascenseur aurait été trop long. Il frappa à la porte d'entrée, mais aucune réponse ne lui parvint. Il réessaya plusieurs fois, appelant, criant presque, le nom du lieutenant. L'absence de signe de vie de sa part le rendit encore plus inquiet, il fourra alors ses mains dans les poches de sa veste, cherchant désespérément les clefs de l'appartement, qui avaient décidées de faire une partie de cache-cache au pire moment. Elle les lui avait confiés, en cas d'urgence, juste après son accident. Tout comme il lui avait confié la sienne quand il se croyait maudit.
Il entra enfin dans le logement, il s'attendait à la trouver dans le salon, mais elle n'était pas là. Il appela une nouvelle fois, la tentative fut vaine : elle n'avait pas la force de lui répondre. L'inquiétude grimpa encore de quelques degrés, elle lui avait demandé de l'aide mais en réalité il ne savait pas exactement où elle se trouvait … Il commença à parcourir l'appartement, sans trouver de trace de Kate. Sans s'en rendre compte, il avait gardé la chambre en dernier, le respect qu'il lui portait était sans limite. Il posa la main sur la poignée de la porte, hésita une petite seconde et ouvrit.
« Oh mon dieu, Kate » souffla-t-il.
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