Voici ma toute première fiction ! Soyez indulgents, s'il vous plait.
Ceci est un Slash Harry Potter / Draco Malfoy. Donc, si vous n'appréciez pas, désolée. Sinon, j'espère que cela vous plaira ! Supposé que je vous fasse partager les idées qui me viennent à l'esprit pour cette fiction, eh bien… Catégorie M !
Disclaimer : Comme habituellement, l'univers appartient à la talentueuse J.K Rowling.
Voici donc le Chapitre II de Nouveau Chemin. J'espère que cela vous plaira :o)
Bonne Lecture !
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Combien de temps s'est-il écoulé depuis qu'il a quitté cette salle aux murs dénudés ? Des minutes, ou peut-être même des heures. Je ne peux le dire, tant tout me parait si lointain, irréel. Pourtant, je ne cesse de presser mes doigts contre mes lèvres, comme si il s'agissait des siennes. Pourquoi a t-il fait cela ? Il n'y a aucun doute, Draco Malfoy est bien quelqu'un d'imprévisible. Il me fascine.
Je laisse mon regard vagabonder dans la pièce, jusqu'à contempler, par l'imposante fenêtre, la lumière oubliée du soleil transpercer les nuages grisâtres, comme un nouvel espoir. Le silence est pesant. Il me semble bien avoir entendu des personnes s'activer dans les couloirs. Je n'y ai pas prêté attention. Mais le temps passe, et je ne peux rester ici. Pendant que je songe aux évènements extérieur, des personnes périssent. Certains de mes amis, probablement. À nouveau, ma vue se brouille. Je n'arrive pas à croire qu'il y ai autant d'eau dans le corps humain, surtout que ma gorge semble brûler sous la sécheresse.
Je dois partir d'ici, et affronter la réalité.
Je ramène tout d'abord mes genoux à moi. Ron et Hermione sont vivants, j'en suis certain. Je les ai aperçus, alors que Voldemort tombait à terre.
Les genoux fléchis, je cherche à tâtons une pierre au mur, où m'agripper. Je revois la lueur écarlate s'éteindre, révélant pour une dernière fois le regard séduisant de Tom Jedusor. Oui, il a semblé à nouveau humain au dénouement de sa vie.
Enfin, ma main touche la pierre rêche. Je me revois, debout, dominant le Seigneur du Mal, les jambes chancelantes. Je le fixe sans le voir, la douleur me taraudant, l'étau de mon cœur se desserrant peu à peu.
Mes jambes se tendent lentement, tremblant sous l'effort. Pourquoi ai-je l'impression d'avoir perdu une partie de moi-même. Je sens une main qui me tire en arrière. Une main froide, une main inconnue. Je vois le visage dur de Romilda Vane. Je ne veux pas la suivre, pourtant, je me laisse entraîner. J'ai envie de crier, mais aucun son ne franchit mes lèvres.
Je hurle.
La douleur me transperce, me tenaille. Mes jambes flanchent, et je m'écroule au sol, criant de plus belle. Mes mains se posent sur mon abdomen, et j'aperçois enfin le liquide écarlate qui quitte mon corps, et qui se répand abondamment sur le sol, emportant mes forces avec lui. Pourquoi suis-je seul ? Pourquoi l'écho de mes hurlements n'attire t-il personne ? L'étau enserre à nouveau mon cœur, alors que ma cicatrice prend feu. La douleur m'aveugle alors que mon crâne se transperce. Je cris, espérant évacuer la douleur. Peut-être cela est-il efficace, après tout. Car, alors que ma souffrance était à son apogée, j'ai l'impression qu'elle se calme, lentement. Que mes paupières s'alourdissent, que les ténèbres m'enserrent.
Peut-être est-ce cela, la Mort.
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La douleur est toujours présente, mais bien moindre. Les ténèbres, eux aussi, ne me quittent pas. Pourtant, il me semble percevoir une lumière. J'entends également. Des sons dénués de sens qui me parviennent. Où suis-je ? Je n'en ai pas la moindre idée. Mes narines frémissent en humant une odeur de propreté, unie à la rouille. Unie au sang. Une odeur de Vie et de Mort. Je sens une tiédeur agréable m'entourer, alors que les voix me bercent lentement. Oui, j'en suis maintenant certains, il s'agit de voix. Des paroles qui, lentement, prennent un sens. Des phrases emplies d'inquiétude et de soulagement. Le bruit d'une porte ouverte violemment me parvient, et, cette fois-ci, la voix m'est familière.
- « Mon Dieu ! Comment va t-il ? » Le ton angoissé de Mcgonagall résonne à mes oreilles
- « Restez calme, Minerva. » Pourtant, c'est bien la première fois que je perçois une note d'inquiétude dans la voix de Dumbledore. « Harry va s'en remettre, seulement, la fin de Voldemort a dû être particulièrement éprouvante pour lui ».
Mes yeux s'ouvrent d'eux-mêmes, comme s'ils refusent de rester plus longtemps dans l'ignorance. Immédiatement, plusieurs visages familiers se tournent vers moi. Hermione laisse échapper un cri aigu de soulagement et esquisse un mouvement pour m'étreindre, avant de se raviser en croisant le regard noir de Madame Pompresh. J'examine tous les visages dirigés vers moi, et mon cœur se serre en notant l'absence de certains. Sont présent ; Ron, Hermione, Hagrid, Lupin, Tonks, Maugrey, Mr Weasley, Bill, Fleur, Fred, Georges, et Ginny. Mon regard s'attarde sur Ginny, qui, il me semble, m'observe avec plus de soulagement que nécessaire. Je lui souris, non sans éprouver un sentiment de culpabilité. Je crois bien que mon amour pour elle s'est évaporé. Décidément, quel étrange sentiment est l'Amour.
Ainsi, il manque Charlie, Percy, et… Malfoy. Mais ce dernier est vivant, et j'en éprouve un soulagement étonnant. Je discerne les traces de larmes présentes sur tout les visages, mais principalement sur ceux aux tâches de rousseurs. Comme si il devinait ma question, Ron commença, d'une voix tremblante.
- « Percy a été tué par Avery. » Des larmes sillonnèrent ses pommettes, alors que plusieurs sanglots furent émis dans la pièce. « Charlie… Greyback s'en est occupé. Il… sera enterré dans une semaine, le même jour que les autres. Quant à Maman… »
Cette fois-ci, quelqu'un fondit en larmes. Je ne peut que fixer Monsieur Weasley avec horreur. Non, pas Molly Weasley. C'est impossible. Les cinq enfants restant enlacent leur père, alors que mon cœur se serre douloureusement. Inimaginable. Ron évite mon regard, les yeux noyés de larmes, et conclut :
- « Malfoy l'a tué. Elle a achevé Avery, alors que Papa s'occupait de Greyback. Et… il est arrivé par derrière. » Sa voix tremblait de rage et de désespoir, alors que mon monde s'écroulait.
- « Ma… Malfoy ? » bredouillai-je avec horreur.
- « Lucius Malfoy, évidemment. « Je réprimais un soupir de soulagement. Cela n'aurait pas convenu à un tel moment. Ron me fixa un moment, avant de reprendre. « C'est à ce moment que notre Malfoy l'a tué. Je n'en reviens toujours pas. Peut-être n'était-ce pas pour Maman. Peut-être était-ce égoïste, mais… Il a tué son père. »
L'image de Lucius Malfoy s'écroulant sous un sort de son propre fils me revint nettement à l'esprit. Jamais je n'aurais supposé, à ce moment là, que Molly Weasley venait de trouver la Mort. Je réalisai maintenant que je la considérais comme ma propre mère.
Un silence pesant s'installa suite aux révélations. Ce fut Dumbledore qui le brisa en s'approchant de moi, la lueur au fond de ses yeux azur éteinte.
- « Harry… tu as besoin de repos, mais avant, j'ai une question à te poser. Te souviens-tu de ce qu'il t'es arrivé, après avoir quitté le champ de bataille ? »
- « O…oui. » Je déglutis, et prends une grande inspiration, avant de commencer à lui raconter. Je lui explique que je suis rentré, pour me retrouver un peu seul, et qu'une soudaine douleur m'a prise. J'évite soigneusement de lui parler de Romilda, et davantage de Malfoy. Je lui raconte la sensation éprouvée. Le fait que mon cœur se contractait, comme si il était sur le point d'exploser. Ma plaie réveillée, et le sang qui a commencé à s'en écouler. La souffrance insoutenable qui transperçait ma cicatrice, et poignardait mon crâne.
- « Je vois… » La voix de Dumbledore était faible. Il semblait plongé dans des pensées appartenant à lui seul. « Harry, cette souffrance a été causée par la Mort de Voldemort. Quand tu as quitté le parc, il était seulement à l'agonie. Une erreur qui, je souligne, aurait pu être fatale. Quand tu t'es retrouvé seul, dans cette salle, son cœur s'est arrêté de battre. Alors, le tiens a fait l'inverse. Tu as perdu une partie de toi-même. Ton cœur s'est, si on veut, défendu pour éviter la Mort. Les émotions de Voldemort étaient plus puissantes que jamais, ce qui explique la douleur de ta cicatrice. Ton corps a réagit pour survivre, bien que tout ses mouvements aient ouverts une plaie qui aurait pu être mortelle. »
- « Je comprends. Mais, maintenant… tout est fini, non ? » Cette explication avait laissé entrer en moi un soulagement merveilleux.
- « Je suppose que oui. Tout est bien fini. Les funérailles auront lieues dans une semaine, comme te l'a expliqué ton ami Ronald. Quant au cours, nous vous laissons trois semaines de répits pour vous remettre. Cela peut paraître peu, mais le monde doit recommencer à tourner. Maintenant, tu devrais te reposer ».
Dumbledore vient de répondre à toutes mes questions. Il tire les rideaux de mon lit, me laissant seul. Je trouve à mes cotés une potion de sommeil qui m'est destinée, et que je bois avec empressement. J'ai hâte de sombrer dans les ténèbres. Hâte d'oublier, et de me réveiller dans un autre monde…
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Fin du deuxième chapitre ! Le prochain sera pour la semaine prochaine (oui, un par semaine). J'espère que cela vous a plu. Quoiqu'il arrive, n'hésitez pas à donner votre avis, comme d'habitude =p
Bonne semaine à tous !
