Les Bons moments et les mauvais moments.

ou B3M

POV Karl

Chapitre 1 :Mardi 7 Mars 2006, Matin.

Le matin. La lumière qui filtre à travers mes rideaux me réveille doucement. Je regarde autour de moi, les yeux dans le vague.

« -Nnnraaah… Je hais le matin !

Pourquoi, me diriez-vous. Je vous répondrais tout simplement que c'est parce qu'il faut se lever (bande d'ignorants).

Mais ce matin, l'attrait de la couette chaude enroulée sur mon corps est trop fort. Et, la tête profondément enfoncée dans l'oreiller, je me remets à somnoler.

« -YES ! BUUUUT ! On est les meilleurs, on est les meilleurs…

-Naah ? Quoi ? »

Qui est l'imbécile qui hurle à cette heure ? Enervé, je me décide à m'arracher à la douce tiédeur de mon lit.


Je suis Karl Ruprecht Kroenen. Tueur numéro un de Hitler, membre de la SS et de la loge occulte de Thulé. C'est du moins ce que j'étais pendant la guerre. Ce que j'étais avant d'être tué. Et, il y a quelques semaines, on m'a permis de revivre. On, un djinn. Un esprit, au corps rongé par l'alcool. Et maintenant me voilà, sous l'apparence qui était la mienne à mes 25 ans.

Pour le moment, je suis assis sur mon lit, encore ensommeillé, mes cheveux blonds en bataille formant des mèches désordonnées, et vêtu seulement d'un boxer qui… Hum. Comme beaucoup d'hommes, je pense, il m'arrive certains jours de regretter de ne pouvoir me rappeler mes rêves…


Après une bonne douche froide, je reviens en grelottant dans ma chambre. Je m'habille, comme à mon habitude, d'une chemise noire légère. Cette dernière étant assortie à mon pantalon et mes bottes de SS.

Je me dirige vers la cuisine pour déjeuner. Mais je dois supporter pendant dix minutes le spectacle peu ragoûtant de Ilsa en train de se gaver de Miel Pops (marque déposée). Cette vue hautement traumatisante suffit à ma couper l'appétit. Et, dégoûté, je ne tarde pas à quitter la pièce.

Il m'arrive encore de m'interroger sur les raisons qui ont pu me pousser à tomber amoureux d'elle… Ca a été, fort heureusement, passager. Peu enclin à m'appesantir sur le passé, je décide d'aller faire un tour, dans l'espoir de me changer les idées.

Malheureusement, en traversant le salon, je tombe sur Raspoutine. Il est avachi sur le canapé, une bouteille de bière dans une main, et un seau de pop-corn dans l'autre. Je constate avec dépit que mon ancien supérieur n'a pas hésité à s'approprier le mode de vie américain. Je ne peux que le regarder, pendant qu'il se transforme en légume devant un match de foot télévisé. L'idée d'exploser le poste à coups de lames me traverse fugitivement l'esprit…


Enfin l'air libre ! Je savoure la caresse du soleil sur la peau blanche de mon torse, dénudée par ma chemise entrouverte. Après avoir vécu pendant plusieurs années en compagnie de psychopathes décérébrés (et monomaniaques) ,j'apprécie le fait de pouvoir me balader, seul, perdu dans l'immensité de la ville.

Ici, dans les quartiers "mal famés", il y a toujours du monde dehors, quelle que soit l'heure. Je profite de ma promenade pour explorer les environs. Immeubles, cours intérieures, places… whoa !

Là, de l'autre coté de la rue… Je m'arrête net, en plein milieu du trottoir, pétrifié. Des yeux verts et dorés, cheveux noirs et longs, peau mate. Et aussi, des cheveux blancs et courts en bataille, bronzée. Deux femmes. Ou plutôt deux jeunes femmes. Elles doivent avoir entre 20 et 25 ans. Toutes deux très légèrement vêtues…

« -On peut savoir ce que tu mates ? »

Oups… Les yeux verts et dorés me foudroient. Je remarque le long katana accroché dans son dos et me prépare mentalement à parer une attaque.

« -Calme-toi Louve, répliquent les yeux violets. Regarde, il est trop mignon ! »

Louve. Elle s'appelle Louve… Hey, une minute, elle a dit que j'étais mignon ?

« -Je ne suis pas MIGNON ! Personne ne me dit que je suis mignon ! »

Je hurle. Je ne supporte pas ce genre de réflexions. Je suis un SS. J'agis pour le Reich. Elles devraient me craindre, me respecter.

« -He, tarlouse… Ca m'fait mal au cul quand tu gueules. »

Une main me broie l'épaule, me force à me retourner. C'est un homme imposant, mal rasé, portant un blouson de motard. Il s'est détaché d'un groupe de fumeurs qui étalent ostensiblement des battes de base-ball et des poings américains. Ils me toisent, cachés dans la pénombre des immeubles.

« -Je crois même, continue l'homme, que pour te faire pardonner tu vas lécher mes semelles, hein ! Alors, qu'est-ce que t'en dit ma p'tite pédale… »

« SHLAF »

L'homme s'écroule par terre, la gorge sectionnée par ma lame. Son sang qui m'éclabousse me calme un peu.

« -Oh bon sang, il l'a tué !

-Bougez pas, vous là ! Vous êtes en état d'arrestation ! »

Oh non, un policier… On dirait que j'attire les ennuis.

Ne souhaitant pas passer le reste de ma vie en prison, je suis contraint de fuir. J'effectue une retraite précipitée, et je pars en courant, poursuivi par les exclamations admiratives des deux filles et par le policier qui me crie de m'arrêter.


vala...
...review, pour manger siouplé.