Titre : RAPT

Auteur : Toujours moi.

Disclaimer : Pour le besoin de l'histoire, certains personnages ont été tirés de mon imagination sinon les personnages principaux appartiennent à JKR… encore et toujours.

Genre : Angst/ Yaoi /Aventure/Romance/…

Pairing : HP/DM

Rating : M à cause entre autres du langage quelque peu… trivial dont j'userai dans les chapitres à venir.

Avertissements : ATTENTION ! Romance et scènes explicites entre deux hommes, si ça ne vous convient pas ne lisez pas !

Remerciements : Mes Bêtas :

Lina alias linaewen ilca Merci pour ton aide précieuse ma belle

Nathalie Bleger alias Pilgrim67 sans qui je ne serai pas là à écrire merci.

Célia alias thytecelia Merci pour ta relecture.

Dédicace : À ma Dame de Cœur encore et toujours…

C'est vrai, j'avais dit : à dans 2 semaines… mais vu que le chapitre 2 était un peut trop long, je l'ai scindé en 2. ( ça fait beaucoup de 2 dans une phrase non ?) :

Bonne lecture !


Vivre encore un peu

Deux limousines de location roulaient avec la lenteur majestueuse d'un cortège officiel.

Elles s'arrêtèrent devant le Carlyle Hotel.

Draco soupira agacé.

D'un œil morne, il regardait le ballet des chauffeurs qui, la tête rentrée dans les épaules pour échapper au froid, déchargeaient les bagages. Ils durent s'y mettre à deux, rien que pour soulever le premier, une vieille malle Louis Vuitton.

Le portier sous la marquise leur fit signe d'entrer et un bagagiste accourut en renforts avec un grand chariot aux barres en cuivre. Ils y hissèrent la malle, empilèrent sur cette dernière les autres affaires, toutes assorties. Après ça, l'un des hommes contourna au trot la plus longue des deux limousines et ouvrit avec empressement la portière.

Alors apparurent des chaussures en brocart jaune et or à hauts talons. Elles se posèrent avec félinité sur l'épais tapis rouge qui couvrait le sol.

Puis d'interminables jambes gaînées de bas un peu scintillants de couleur chair se dévoilèrent.

Draco se décolla légèrement de son assise, pencha la tête, plus du tout ennuyé par ce qui se passait devant lui.

Ensuite, ce fut une main gantée de fin cuir blanc et enfin, une élégante brune entre deux âges, une paire de lunettes noires sur le nez et vêtue d'un long manteau de fourrure immaculé sortit de la voiture de luxe. Elle coinçait sous son bras, une étrange petite boule de poils bruns.

« Sac à main ou chien » se demanda Draco intrigué tandis que d'un pas rapide et chaloupé, la femme rentrait dans l'hôtel sans regarder quiconque.

Elle disparut de sa vue : son impatience revint. Draco se cala à nouveau au fond de son fauteuil et consulta sa montre.

20 h30 passé.

Ils avaient fait relativement vite compte tenu de la circulation. Les embouteillages de cette ville, spécialement ceux de Manhattan, finissaient par rendre philosophe le plus impatient des conducteurs.

Moins d'une heure pour se préparer. Draco tiqua. Tant pis, il ferait l'impasse sur le repas. C'était ça ou il serait en retard or, il détestait être en retard.

À son grand soulagement, les chauffeurs remontèrent dans leurs limousines respectives.

Leur berline put s'avancer.

— Andréas ?

— Monsieur ?

— Prenez votre soirée, j'irai au stade en métro et je reviendrai ici en taxi.

Dans le rétroviseur, le regard des deux hommes s'accrocha. Celui du chauffeur reflétait son incrédulité, celui de Draco restait impassible.

— Le métro monsieur ? répéta Andréas stupéfait.

Il avait dû mal entendre. En 5 ans, jamais il n'avait vu son patron prendre les transports en commun. Il l'accompagnait partout, à toute heure, de jour comme de nuit.

Que lui arrivait-il ? Jamais il n'avait pris de telles initiatives. Devait-il s'inquiéter ?

— Oui s'entêta Draco sans le quitter des yeux.

Andréas ne savait plus comment réagir.

— Mais vous n'avez jamais pris le métro, Monsieur !

— Si. Objecta le jeune homme contrarié.

— Je ne pense pas que votre père…

— Andréas, gronda sourdement Draco, les sourcils froncés.

Draco se demanda un instant si Minerva et lui s'étaient donnés le mot pour gâcher sa soirée. Aussitôt, il sentit la colère l'envahir.

Il avait juste permis à son chauffeur de prendre congé. Pour une fois, qu'il se montrait magnanime ! Un simple « Merci Monsieur » aurait suffi, mais non !

« Je ne pense pas que votre père… » singea mentalement Draco à présent hors de lui.

Son père ! Toujours lui. Que venait-il faire dans sa décision de prendre le métro ? Il n'avait plus 5 ans, il n'avait besoin de personne pour faire ce qu'il voulait. Draco avait envie de le lui crier. Il se contenta de dévisager l'homme assis devant lui avec aversion.

Andrèas, inconscient d'avoir jeté de l'huile sur le feu, poursuivit :

— Et madame McGonagall m'a…

— Ni mon père ni madame McGonagall ne vous emploient. Le coupa sèchement Draco.

La vexation fit mouche, Andréas se crispa sur son siège. Un éclat d'indignation passa dans ses yeux noirs. Draco du regard le défia d'ajouter un mot. Mais le chauffeur ne dit rien. Alors, le jeune homme reporta son attention vers la fenêtre faisant comprendre à son interlocuteur que le sujet était clos.

Bien que froissé, Andréas se recomposa rapidement un visage et un peu raide, il sortit lui ouvrir la portière. Draco le remercia d'un bref signe de tête.

Il se reprocha déjà son emportement. « Il l'a bien cherché » tenta-t-il de se justifier.

Il savait au fond de lui qu'il avait été injuste envers son chauffeur, mais dès qu'on évoquait son père, il n'arrivait pas à garder son calme. Draco grimaça et chassa d'un mouvement agacé de la main ses pensées. Il devait se reprendre, se contrôler !

Devant l'hôtel, le portier qui l'avait vu venir, l'accueillit d'un aimable sourire.

— Bonsoir Monsieur Malfoy.

Draco bougonna un « Bonsoir » avant de s'engager dans la porte à tourniquet.

À ses pieds, dans le marbre sombre et lustré du hall, se reflétait son double parfait. Les miroirs biseautés accrochés aux murs rendaient l'entrée bien plus vaste que ce qu'elle était réellement. Draco s'avança d'un pas assuré dans le décor plutôt baroque où l'ocre et le noir s'accordaient çà et là avec pudeur. Les hauts plafonds aux moulures corpulentes donnaient à cet ensemble une image à la fois élégante et raffinée.

Par chance, il y avait peu de monde dans le hall.

Le jeune homme retrouva la femme au manteau de fourrure blanc et son… chien.

Elle semblait énervée, parlait avec grands gestes à un hôte qui l'écoutait avec une feinte courtoisie alors que son chihuahua impatient tirait sur sa laisse en aboyant nerveusement sur les grooms impassibles.

Comédienne ou chanteuse ? S'interrogea Draco amusé d'être pris pour la deuxième fois en peu de temps par le jeu de cette théâtreuse.

Assise dans un fauteuil fauve à la ligne épurée, une femme aux cheveux grisonnants, coquettement accoutrée et un peu guindée, tentait d'intéresser un homme aussi âgé qu'elle à sa conversation. Mais ce dernier, fasciné, regardait la furie ergoter.

Comédienne ? Certainement. Elle commençait déjà à avoir un public. Le vieil homme n'était pas le seul à la dévisager avec intérêt constata Draco en s'adossant au comptoir de la réception, toute mauvaise humeur envolée.

— Bonsoir Monsieur Malfoy.

— Bonsoir, répondit poliment le jeune homme en se retournant vers l'hôtesse. Elle lui sourit, ses joues se teintèrent délicatement.

« Charmante », pensa Draco en lui rendant son sourire.

— Voici le Pass de la chambre 655. Nous vous souhaitons un agréable séjour au Carlyle Hotel Monsieur. N'hésitez pas à nous faire savoir, si vous avez besoin de quoi que ce soit.

Surpris, il leva un sourcil. Avait-il rêvé ou sa voix s'était faite plus suave vers la fin ?

Intrigué, il considéra la jeune femme avec plus d'intérêt. Il avait bien envie de lui demander ce qu'elle entendait exactement par « quoi que ce soit ». Mais, il n'en eut pas le temps.

Dehors, un couple qui sortait d'une rutilante voiture de sport italienne attira son attention.

Draco crut reconnaître Barty Croupton Junior, l'un des collaborateurs de son père. Il était accompagné d'une jeune personne. À voir la déférence des grooms envers sa compagne, il devina qu'il s'agissait de sa nouvelle conquête. La rumeur disait qu'elle était issue d'une bonne famille. Ce qui ne l'empêchait apparemment pas d'avoir l'allure tapageuse d'une prostituée de luxe.

La relation avait tout du cliché, mais Draco avait vite appris que certains hommes n'étaient pas rebutés par les clichés, surtout quand ceux-ci flattaient leur virilité.

Draco n'avait aucune envie de les saluer.

Sans un merci, ni même un regard pour la réceptionniste, il lui prit le pass des mains, se dirigea à grands pas vers les ascenseurs, y pénétra précipitamment et appuya sans plus attendre sur le bouton de fermeture.

Les portes se refermèrent sur le nez de quelqu'un. Draco l'entendit jurer. Il haussa les épaules, indifférent. « Il n'avait qu'à être plus rapide »

Alors que l'ascenseur s'élevait vers le 6e étage, il se traita d'imbécile et se moqua un peu de sa pleutrerie. Il préférait fuir plutôt que de discuter avec Croupton. Il avait assez entendu parler de son père pour la soirée.

Il cherchait sa suite, s'avançait dans le long couloir avec l'impression comme à chaque fois, que ses chaussures s'enfonçaient dans le moelleux tapis de sol comme dans une terre meuble.

653, 654, 655, triompha-t-il en arrivant devant la porte de sa chambre. Il n'avait jamais remarqué avant que toutes les portes se ressemblaient. Il n'y avait pas qu'elle, apparemment.

La suite qu'avait retenue Minerva, était en tout point identique à celle qu'il réservait l'habitude.

Draco appréciait le contraste entre le fastueux style Louis XIV et la vue magnifique qui donnait sur Central Park et sur les immenses gratte-ciel de Manhattan. Ce mélange entre l'ancien et le moderne loin de jurer, se mariait parfaitement. Cette vue le subjuguait réellement. Les lumières de la ville comme souvent l'hypnotisaient.

Dans un soupir il s'éloigna du splendide panorama, et se décida à se préparer. Il enleva son manteau et sa veste, les accrocha soigneusement dans la penderie et jeta négligemment le reste dans le panier à linge salle.

En pénétrant dans le dressing, il nota avec plaisir que ses effets personnels se trouvaient bien à leur place. Il inspecta un tiroir, ses chaussettes étaient rangées par ordre de couleur comme il le souhaitait.

Dans la salle de bain, la baignoire lui tendait les bras, mais il résista. Le temps pressait, une douche ferait l'affaire.

o000o o000o

40 minutes plus tard, Draco jeta un dernier regard satisfait à son reflet dans le miroir du hall.

Il sentit glisser sur lui celui de la réceptionniste. Leurs yeux se croisèrent et il sourit content de ce qu'il y lut. Elle restait sous le charme malgré sa désobligeante attitude de tout à l'heure.

Il devait l'avouer, il était irrésistible.

L'effet mouillé du gel donnait un aspect soyeux à ses cheveux d'orée. Pour l'occasion, ils les avaient ramenés en arrière dans un élégant effet de style, ni trop recherché ni trop décontracté. Ainsi coiffé, on pouvait apprécier la finesse de ses traits, la couleur argentée de ses yeux un peu trop brillants sous la soie de ses paupières pâles. Dans un tic nerveux, ou provocateur, Draco passa sa langue sur ses fines lèvres rosées et réajusta ses manchettes, conscient des regards admiratifs sur lui.

Il faut dire que Minerva avait bon goût. Son jean bleu-anthracite apportait une touche de désinvolture à sa tenue quelque peu formelle.

Draco enfila ses gants de cuir, ferma mon manteau noir trois-quarts. Son corps fuselé empreint d'une grâce languide s'aventura sous le vent encore glacial de cette fin de mois de février.

Le portier lui souhaita une agréable soirée. Cette fois, Draco lui répondit chaleureusement.

Si ses souvenirs étaient bons, la station de métro n'était pas trop loin de l'hôtel.

Quels souvenirs au juste ?

Il n'avait jamais pris le métro de sa vie. S'il savait qu'il y avait une station de métro pas trop loin, c'est parce qu'il passait souvent devant en voiture.

De jour comme de nuit, les rues étaient bondées, on ne voyait presque rien devant soi. Heureusement, il dépassait la plupart des gens d'une bonne tête.

Les lumières des vitrines éblouissaient les passants, et Draco se surprenait à désirer jeter un coup d'œil aux articles proposés. Depuis quand n'avait-il plus fait de « lèche-vitrines » ? La dernière fois, il accompagnait sa mère. À ce souvenir, son cœur se serra douloureusement. Il irait lui rendre visite demain, se promit-il.

Discrètement, Draco regardait le monde autour de lui et malgré le froid qui lui mordait le visage, il savourait cette sensation de se « fondre dans la masse ».

Bizarrement, il lui semblait mieux respirer. Cette cohue autour de lui le grisait. Là au milieu de tout ce grouillement, personne ne le connaissait, il n'y avait plus de « Monsieur Malfoy » juste lui et le reste du monde. Il eut soudain envie de rire. Rire de sa bêtise, mais surtout de cet inexplicable sentiment de liberté.

Plongé dans l'analyse de ses émotions, il faillit dépasser la bouche de métro.

Il s'engagea dans les escaliers. Mais plus il descendait les marches qui le menaient dans le ventre de la ville, plus sa belle assurance s'envolait.

L'euphorie fit place à l'inquiétude, Draco n'était plus vraiment sûr d'avoir eu une bonne idée en renvoyant Andréas. Dans ce labyrinthe surpeuplé, il se sentait aussi perdu qu'un étranger.

Il se planta devant un panneau d'information. Chose prévisible, il n'y comprenait rien. Des lignes numérotées, rouges, bleues, jaunes, orange… bref multicolores s'entrelaçaient, se croisaient pour se décroiser et le tout formaient quelque chose d'indéchiffrable.

Très vite, l'inquiétude fit place à l'angoisse. L'angoisse de ne pas arriver à temps à son rendez-vous, de se perdre. Il reconnut tristement que la décision de se rendre au match par ses propres moyens était complément stupide. Il gèlerait sûrement en enfer avant qu'il ne le reconnaisse mais Andréas avait eu raison et lui, tort !

Mais qu'est-ce qu'il lui était passé par la tête ?

Soudain, une autre pensée qui lui donna des sueurs froides lui vint à l'esprit. Et s'il se faisait agresser ?

Draco avait entendu tellement de faits divers qui se passaient dans les métros new-yorkais qu'il en frissonna. Inconsciemment, il se mit à lancer des regards furtifs aux passants, soupçonnant chacun d'entre eux.

La foule le dérangeait à présent. Il frémit lorsqu'un individu qui le fixait bizarrement mit sa main dans sa poche. Il déglutit nerveusement, mais l'homme sortit un paquet de cigarettes. Draco se détendit imperceptiblement.

Il devait trouver une solution.

Il pouvait toujours faire demi-tour et retourner à l'hôtel, mais il ne le voulait pas. Il avait insisté pour voir ses amis. Ce n'était pas le moment de se défiler, il devait y aller, il n'avait plus le choix. Il monterait dans ce satané métro.

Draco regardait à la dérobée les voyageurs, guettant la première personne à la mine avenante pour lui demander son chemin.

Devant lui, un couple d'afro-américains avec un jeune garçon de plus ou moins 10 ans s'approcha.

Draco n'hésita pas.

— Excusez-moi ! Pour me rendre au Madison Square Garden, quelle ligne faut-il prendre ?

— Au stade ?

— Oui.

— Nous y allons aussi, venez avec nous ! C'est pour le match ?

— Oui affirma Draco, les yeux pleins d'espoir.

— Ben, suivez-nous ! L'enjoignit la jeune femme avec un sourire bienveillant.

Et il leur emboîta le pas, bénissant la providence de lui avoir envoyé ces bons samaritains. Il les talonnait sans se poser de questions, trop heureux de pouvoir se rendre au match.

Les portes du métro s'ouvrirent. Les compartiments étaient pleins à craquer, Draco hésita un instant.

Voir tout ce monde entassé dans ce lieu confiné l'affola. Mais il n'eut pas le temps d'y réfléchir davantage. Des gens derrière lui le poussèrent lorsque le son strident qui annonçait la fermeture des portes se fit entendre.

Draco essayait tant bien que mal de rester proche de ses guides. Mais à chaque arrêt l'espace se réduisait comme peau de chagrin et il se retrouva serré contre une jeune femme qui mastiquait son chewing-gum comme si sa vie en dépendait. Draco la fixait méchamment espérant qu'elle l'avalerait de travers et s'étoufferait avec. Elle l'énervait tant que du coup, il en oublia son angoisse.

Arrivée à Columbus Circle le métro se désengorgea. La sensation d'étouffement qui étreignait jusque-là se dissipa un peu. Ce n'était pas vraiment la foule qui l'oppressait, mais plutôt cette impression de confinement.

Draco put se rapprocher de ses guides. Mais pendant le reste du trajet, il ne savait pas comment se comporter vis-à-vis d'eux. Devait-il leur dire quelque chose ? Les avait-il remerciés au moins ? Dans sa confusion, il ne s'en souvenait plus. Il devait peut-être entamer la conversation ? Maintenant que c'était possible.

Le jeune garçon qu'il supposa être leur fils vu la ressemblance, le regardait avec curiosité. Le père prit Draco au dépourvu, ce dernier plongé dans ses pensées fut surpris de l'entendre lui poser une question.

Peu après, il échangeait avec animation ses points de vue au sujet de l'extraordinaire saison des Celtis. Pour son plus grand bonheur, le couple soutenait la même équipe que lui. Leur fils apparemment bien au courant fit quelques remarques pertinentes sur le jeu de certains joueurs, ravi de prendre part à la discussion des adultes.

Son entrain revenu, le souvenir des premiers instants dans le métro s'estompait déjà. Draco ne se rendit même pas compte qu'ils étaient arrivés.

La totalité de leur compartiment était descendue à la même station qu'eux. Il put s'apercevoir que beaucoup allaient au match. Et certains abordaient les maillots de l'équipe qu'ils supportaient. On pouvait sentir une certaine excitation charger l'atmosphère déjà survoltée.

À la surface, Draco prit une profonde inspiration, trop heureux de se retrouver à l'air libre malgré le vent coupant.

Par contre, il était impossible de faire un pas. On avait l'impression d'être dans une fourmilière. Les gens étaient serrés les uns contre les autres à grelotter de froid.

Il y avait des policiers partout, les quelques fous qui étaient venus en voiture jusqu'à là, restaient bloqués dans de terribles embrouillages. Draco se félicita d'avoir pris le métro.

Il leva le nez et regarda presque avec vénération le bâtiment magnifiquement éclairé. Ici avaient joué les plus grands : Jimi Hendrix, Les Rolling Stones, Led Zeppelin, Bob Dylan… et tant d'autres encore. Draco trouvait bizarre le fait d'habiter dans une ville et d'avoir l'impression d'y vivre en parfait touriste, de passer à côté de toutes ces choses. « On n'y pense plus ! » se sermonna-t-il en se mordant l'intérieur des joues.

Avant de plonger à leur tour dans le cœur de la foule, l'homme lui indiqua où se trouvait le bar qu'il lui avait demandé un peu plutôt. Draco les remercia vivement, ils étaient loin de se douter à quel point ils lui avaient rendu service.


A Mercredi pour la suite...

RAR aux-non inscrits :

CathE : Merci d'aimer mon début et mon style d'écriture. Les choses vont se corser et les pensées de Draco vont rentrer en ébullition.

Eternal-Snow : Et oui c'est ma première fic ! Merci pour tes encouragements, j'espère que la suite te plaira toujours autant et merci pour ton œil avisé ^^