Disclaimer: Les personnages de Hetalia ne sont pas à moi, sauf la nation inconnue.

Personnage/Couple: Angleterre, OC!Nation surprise, France en arrière plan

Rating : K

Genre: Mystère, Fantaisie, Friendship.

Référence historique ou culturelle: Vous trouverez tout seul.

Note: Bon, je pense qu'en fait, il sera rapidement deviné, mais bon.


Le pays mystérieux

C'était la fin de la réunion internationale entre les pays. L'ordre du jour était le problème des échanges avec différentes monnaies entre pays; et bien évidement, entre Etats-Unis qui voulait absolument imposer le dollar comme monnaie unique, Italie qui proposait de tout payer en pâte et France en nature sans compter Allemagne qui avait, comme toujours, finit par péter les plombs, la discussion ne menait à rien. Angleterre sortit de la salle en premier, blasé et énervé de tout ça. Lui, il était bien content de ne pas avoir adopté l'Euro et garder son Livre Sterling, vu quel bordel c'était.

Il en était à se plaindre sur la bêtise des nations qui lui servaient de partenaires quand il remarqua au loin quelqu'un qui semblait perdu. Curieux, il s'approcha de la personne pour constater qu'il ne l'avait jamais vue avant.

-"Excusez moi, je peux vous aider?"

Son interlocuteur se retourna vers lui. Il portait un grand chapeau noir dont la face affichait les quatre signes présents au jeu de carte, mais plus étrange, il en sortait des grandes oreilles de lapin blanc sur le côté. Le jeune homme portait un costume vert et noir des temps anciens avec une montre gousset sur le côté. Le plus bizarre était sans doute ses cheveux, verts également, et ses yeux orange vifs avec une pointe de rose à l'intérieur. Son teint blafard faisait penser à un fantôme.

C'était la première fois qu'Arthur rencontrait un tel personnage, et pourtant, il lui semblait familier.

-"Non merci, vous êtes bien galant." Répondit l'inconnu d'une voix grave et profonde en s'inclinant et tenant le bout de son chapeau. "Je voulais simplement passer dans le coin pour voir quelques anciennes connaissances."

-"Vous êtes un pays?" Interrogea Arthur, interloqué: il ne l'avait pourtant jamais vu.

-"En effet. Je constate que vous aussi."

-"Vous arrivez un peu tard, la réunion mondiale vient de finir."

-"Ce n'est pas grave, les affaires de ce monde ne me concernent pas." Fit le jeune homme avec un petit sourire. "Je voulais juste voir un peu comment allaient les petits nouveaux en voyant les choses changer dans mon pays."

-"Vraiment?"

-"Oui, de nouveaux habitant ne cessent de venir chez moi ces derniers temps, ça devient presque étouffant."

La nation britannique regarda le pays étranger, de plus en plus perplexe, ne sachant pas quoi répondre. Si ce garçon était réellement un pays, et subissait en plus une forte migration, il devrait un minimum s'intéresser aux autres territoires qui l'entouraient, ne serait-ce que pour être reconnu en tant que tel (après tout Sealand faisait des efforts). Il n'eut pas le temps de réfléchir que France marchait vers sa direction en sifflotant. Lorsqu'il passa devant lui, il le salua sans même tenir compte du nouveau qui se tenait à ses côtés, toujours aussi impassible.

De plus en plus étrange... Il semblait pourtant à Arthur que ce pays avait quand même un peu plus d'affirmation que Canada pour ne pas passer inaperçu comme cela auprès des autres.

-"Dîtes moi, cela... cela fait longtemps que vous existez?" Demanda Angleterre pour tenter quelque chose.

-"En effet. Vous êtes Angleterre, n'est ce pas? Je connais votre mère Bretagne."

-"Maman Britannia?"

-"Oui, c'est chez elle que je me suis développé et que j'ai pu parcourir le monde afin de m'inspirer des autres pays."

-"C'est étrange..." Réfléchit le blond aux gros sourcils à voix haute. "Je connais son histoire par cœur mais elle ne m'a jamais parlé de vous. Vous n'êtes pas une colonie, n'est ce pas?"

-"Bien sûr que non. Rien, ni personne ne pourra jamais me coloniser. Jadis, vous n'imaginez pas à quel point j'étais puissant!"

-"Vraiment? Je n'ai pourtant jamais entendu parler de vous."

-"Si, croyez-moi. J'étais un pays très influent sur les autres. La plupart du temps, ils avaient toujours recourt à moi pour régler des affaires politiques ou économiques. Malheureusement, j'ai décliné vers le dix huitième, dix-neuvième siècle. Je ne sais pas pourquoi, un désenchantement général envers ma nation."

-"Et vous dîtes que vous avez traversé le monde entier?"

-"Oui, aucun pays ne m'a échappé, ils m'ont tous connu au moins une fois! D'ailleurs, c'est incroyable à quel point la culture varie d'un pays à un autre."

-"Pourtant, France ne semble pas vous avoir reconnu tout à l'heure." Fit remarquer la nation britannique en fronçant ses gros sourcils.

-"C'est normal. Je vous l'ai dit: depuis quelques siècles, j'ai tendance à m'affaiblir, tellement que certaine nations comme France ne me voient plus. Pauvre petit, quand je pense que son père, Gaule, était avide de partager avec moi les fruits de son savoir."

-"C'est triste... Canada est un peu comme vous."

-"Qui?"

Angleterre voulu lui répondre mais il oublia tout de suite de qui il parlait. Sans doute que le concerné ne devait pas être aussi important que cela.

-"Mais alors, vous vous en sortez? Je veux dire, votre pays n'est pas confronté à des difficultés?"

-"Si, mais ce n'est pas grave, ne vous inquiétez pas. Des choses disparaissent progressivement mais d'autres apparaissent en même temps." Sourit la nation, quoiqu'un peu tristement.

-"Je peux demander aux autres de vous soutenir, si vous voulez. Je pense qu'une aide financière..."

-"Oubliez ça." Le coupa le garçon en levant la main. "Je n'ai pas besoin d'argent, de toute façon, il n'y n'en a pas chez moi. Vous êtes aimable, mais comprenez que dans mon pays, tout ce qui se rattache à une valeur matérielle est définitivement banni."

Un silence assez lourd tomba entre les deux hommes qui ne savaient plus quoi dire. Finalement, celui qui portait un chapeau se décida à sortir sa montre gousset pour vérifier l'heure, et aussi tenter de briser un peu l'ambiance pesante. Il sursauta littéralement en voyant les chiffres indiqués par la grande et la petite aiguille.

-"Oula, je vais être en retard! Il faut que je retourne chez moi tout de suite!"

-"Je peux vous raccompagner si vous voulez." Proposa Arthur avec courtoisie.

-"Désolé, ça ne va pas être possible. Par contre, j'ai été heureux de discuter avec vous. J'aimerais que vous gardiez cet état d'esprit à l'avenir, quoiqu'en disent vos confrères. Au plaisir de vous revoir."

Le jeune homme se dirigea vers la fenêtre où un cheval ailé l'attendait en plein vol, dont la robe était d'un violet crème. Angleterre fut assez surprit de voir qu'il n'était pas le seul à croire en ces créatures magiques, bien qu'il s'en doutait un peu après cette conversation. La nation sauta sur le dos de l'animal et lui caressa le pelage. Juste avant qu'il ne parte, Arthur n'oublia pas de lui demander quel était finalement le nom de son pays, afin qu'il fasse des recherches là dessus pour voir ce qui lui avait échappé. L'interrogé se tourna vers lui avec un petit sourire et répondit:

-"Vous pouvez m'appeler Pays Imaginaire."