Je ne pouvais y croire. Henry Kesak a perdu son badge. Peu importe combien de fois je me le répétais en tête, cela ne pouvait qu'être un rêve. Voire même un cauchemar. Ajoutez la mort de son ami détective, et cela devient un véritable choc. Tout cela me rendait confus. J'étais tellement perdu que je ne savais plus quoi penser. Tout cela s'était passé en dix jours... ? Ou étais-je au courant avant ?

« N'y penses pas trop, Will. Je t'expliquerais tout cela plus tard. Ménage-toi. »

La voix calme de mon futur mentor me sortit de mes pensées. Je fermais les yeux, respirant doucement. Ma santé. Je devais faire attention à ma santé. D'ailleurs, cela me faisait penser à autre chose.

« Mes parents sont au courant ?

- Oui, les médecins les ont avertis. Mais je ne sais pas s'ils sont passés.

- Peut-être rapidement... Ils vivent de l'autre côté du pays, après tout. » répondais-je avec un léger sourire, me sentant désolé pour eux de les inquiéter ainsi.

« Tu vis seul ?

- J'ai un appartement en ville. Il est petit, mais du coup le loyer n'est pas très cher. Parfait pour un étudiant comme moi. »

Henry Kesak hocha la tête, comprenant la situation du garçon. Il comprenait même désormais autre chose, mais il ne pouvait en parler, puisque c'était relié à l'accident. Il tenta une nouvelle question, toujours pour tester les limites des informations que Will pouvait apprendre.

« Par hasard, ne vivais-tu pas dans la région quand tu étais plus jeune ?

- Oui, il y a environ dix ans, je crois ? Je suis revenu ici pour... »

Pour... quelles raisons, déjà ? L'une des deux raisons était évidente, mais étrangement, l'autre m'échappait. Le résultat de ma blessure, peut-être ? J'essayais de deviner ce que j'avais pu penser à l'époque.

« ...pour l'école, déjà, mais aussi... la région, je crois ? J'appréciais la région... ça me semble être ça... »

Henry Kesak acquiesçait à nouveau doucement, découvrant une limite à cause de l'hésitation de son futur élève. Personnellement, j'avais cette sensation que j'étais attaché à quelque chose... ou à quelqu'un ? Pourtant, je n'avais jamais eu de petite amie... Un ami alors ? Cela ne me disait rien non plus. Donc il ne restait que le quelque chose... et cela ne pouvait qu'être la région. Je m'inquiétais de voir que mon accident me faisait oublier des choses que j'aimais, mais vu les symptômes post-traumatiques connus des traumatismes crâniens, je m'en tirais bien pour le moment... Je crois. Le long terme nous le dira.

J'étais dans mes pensées depuis un moment quand une personne entra soudainement sans même s'annoncer. Une jeune femme entra, visiblement pressée.

« Patron, il faut que vous voyez... ça ? »

Son regard s'était détourné sur moi, et elle s'était arrêtée net. Je voyez alors de l'inquiétude sur son visage. Me connaissait-elle ?

« Qui êtes-vous ? » demandais-je alors. Mais ce fut l'avocat qui répondit.

« Mon élève actuel. Et très bientôt une grande avocate.

- Vous me flattez, patron, même si je doute arriver à votre niveau un jour. »

Je regardais l'inconnue avec surprise. Je ne savais pas que Henry Kesak avait déjà un élève. La jeune femme aux cheveux bruns foncés portait une tenue pouvant faire penser à une femme d'affaire. Elle avait un étrange collier autour du cou, aussi. Un collier qui me disait quelque chose... J'avais dû en voir un quelque part, une fois...

« Je m'appelle Diane. Diane... Adala. »

Je ne comprenais pas trop pourquoi elle donna son nom si longtemps. A cause de mon état ? Cependant, poser la question me semblait... gênante. J'étais même surpris de mes propres décisions. Peut-être que le fait d'être alité à l'hôpital diminuait mon temps de réaction, ce qui faisait que je ne posais pas instinctivement mes questions ? Ou les médicaments, peut-être. Cela me semblait plus probable.

L'élève de Monsieur Kesak lui donna quelques papiers, puis s'en alla tout aussi vite en me souhaitant un bon rétablissement. Mon futur mentor la suivit en disant vouloir voir un infirmier, du fait que j'étais réveillé. J'acquiesçais, comprenant que mon état devait être vérifié. Me retrouvant alors seul, je vérifiais si j'arrivais à bouger mon corps. J'y allais doucement, commençant par mes bras, mes jambes, puis mes coudes et mes genoux, puis les extrémités, et tous les doigts. Je finissais par la tête, et malgré la sensation de lourdeur, j'arrivais à la lever. Donc, pas de diminution de raisonnement, mon corps répondait – mais était juste faible à cause de mon coma, sans aucun doute. J'avais l'impression que seuls certains souvenirs ont été touchés par mon traumatisme. Je fermais alors les yeux, décidant de me reposer. J'avais encore beaucoup à apprendre sur ces derniers jours, notamment sur ce qu'il est arrivé à Monsieur Kesak et son partenaire.


Durant les jours suivants, les infirmiers m'ont fait passé énormément d'examens et de tests, physiques ou psychologiques. Durant ce temps, Monsieur Kesak m'avait simplement dit que sa dernière affaire s'est terminée à cause d'une fausse preuve, et que les conséquences sont tombés sur lui et son ami. Il m'avouait cependant ne pas comprendre le suicide de ce dernier. Il n'a laissé aucune lettre, mais la scène ne laissait aucun doute. J'étais désolé pour Monsieur Kesak, mais il semblait bien gérer la tristesse de la disparition de son ami.

Finalement, en moins d'une semaine, je fus autorisé à sortir de l'hôpital, mais je restais sous surveillance – principalement celle de Henry Kesak – et j'avais aussi déjà beaucoup de rendez-vous régulier avec eux pour les prochains mois. Mon futur mentor me disait d'ailleurs que j'allais loger, avec lui, chez les Ledrert, pour le moment. Je supposais que je ne pouvais pas refuser. Je m'habillai alors une fois mes affaires que j'avais récupéré... mais tombai sur un objet qui me disait rien. Un bracelet très étrange aux motifs inédits.

« C'est vraiment à moi ?

- Tu ne t'en souviens pas ?

- ...Non, pas du tout. »

Monsieur Kesak me regardait comme s'il analysait ce que je venais de dire. Du moins, c'est la tête qu'il faisait quand il réfléchissait aux propos des témoins pendant les interrogatoires. C'était à la fois étrange... et normal, quand on y pense.

« Je vois... Quoi qu'il en soit, il était à ton poignet quand tu es venu ici, c'est certain.

- Oh... »

C'était bizarre quand même. Ce n'est pas le genre de chose que j'achèterais pour moi. Ce n'est pas comme si mes finances me le permettaient, de toute façon. Alors... un cadeau peut-être ? Il devait avoir une valeur émotionnelle... Et à y penser, je me sentais comme attaché à ce bracelet. Donc je devais avoir raison sur ce dernier point. Je le mis alors, sans y réfléchir plus. Mais oublier la personne qui me l'aurait offert était triste. Je ne me rappelais pas avoir de petite amie... Peut-être que j'aimais quelqu'un ? Si c'était le cas... Hé, je ne sais même pas quoi y penser...


Nous arrivâmes chez les Ledrert en taxi. Monsieur Kesak n'avait pas de voiture. Il n'aimait apparemment pas conduire. Une fois sur place, je remarquais que la maison était grande, mais n'avait non plus rien d'extraordinaire. Si je ne savais pas qu'elle appartenait à la famille du plus grand détective du pays, j'aurais pensé que c'était une belle maison familiale. Finalement, Henry Kesak me permit d'entrer.

« Le fils de mon ami est censé être là. Je pense qu'il est dans le salon, au fond à gauche.

- Vous ne venez pas ?

- J'ai un coup de fil à passer d'abord. »

J'acquiesçai alors, tandis que l'avocat partit vers une pièce adjacente. Je marchais tranquillement sur la parqué en bois de la maison. Je pouvais voir des escaliers menant à l'étage au fond du couloir. Rien dans la maison ne montrait qu'elle appartenait aux Ledrert. C'était quelque chose qui me surprenait. Je m'attendais à quelque chose de plus... incroyable, peut-être ? De plus excentrique ? En tout cas, une décoration moins normale que ce que je voyais. Peut-être que j'avais trop regardé de séries télé.

« Au fond à gauche, donc... » murmurais-je, me sentant un peu excité de rencontrer le fils du détective Ledrert. Voire nerveux. Je me plaça alors devant la porte, respirant pour calmer cette nervosité, puis toqua à la porte avant de l'ouvrir.

« Excusez-moi, je me per... Qu... »

La pièce était sombre. Aucune lumière. Ce n'était pas à cause du fait qu'il n'y avait personne. Après tout, pendant ma respiration, avant de toquer, j'avais entendu un léger bruit de chaise. Mais la personne était debout dessus, et quand mon regard se porta sur ce qu'il tenait... et même sur ce qu'il faisait... Mon corps réagit d'un seul coup.

« Qu'est-ce que vous faîtes ?! » criai-je. Mais l'élan pris couplé au fait que mon corps était faible fit que je trébuchai rapidement... mais heureusement, je pus entraîner l'inconnu avec moi. Me retrouvant à quatre pattes, je regardais le corps allongé devant moi. Ou plutôt, la personne à qui ce corps appartenait.

« Qu'est-ce qui vous prends ! Vous ne pouvez... pas... »

J'allais l'engueuler quand je remarquai son regard sur moi. Ce n'était pas son expression qui me fit arrêter de parler. Il ne montrait aucune émotion. Mais c'était ses yeux. Je n'avais jamais vu aussi peu de vie dans des yeux. En même temps, il allait se suicider. Mais je ne me sentais plus de faire un sermon. Cependant, Monsieur Kesak arriva peu après, alerté par mes cris.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? » Il vit la scène et je le vis pâlir. « Bon dieu... » Il prit alors son portable et composa un numéro rapidement. « Guillaume, c'est moi. Il faut que tu viennes, c'est urgent. … Oui... »


Une demi-heure plus tard, un homme était entré dans la maison, avait ramené le jeune homme dans sa chambre avant d'en sortir une dizaine de minutes plus tard. Il retourna alors dans le salon, là où Monsieur Kesak et moi-même attendions après avoir défait la corde – que mon futur mentor rangea dans une autre pièce. L'homme avait d'assez long cheveux bouclés et une veste bleue qui faisait presque homme d'affaire.

« Désolé, je ne pensais pas qu'il ferait cela. Je lui ai donné un anti-dépresseur, il dort désormais. » disait-il en arrivant dans la pièce. Monsieur Kesak secoua la tête.

« Je n'aurais pas pensé non plus qu'il tente... ça. J'aurais peut-être dû rester plus longtemps ici.

- ...Peu importe. La crise est évitée. Qui est le jeunot ? »

L'homme changea soudainement de sujet, ce qui me prit de court et il se passa plusieurs secondes avant de que je comprennes que je me devais de me présenter.

« Je m'appelle Will Stach. Enchanté.

- Et qu'est-ce qu'il vient faire ici ?

- Je vais lui apprendre quelques ficelles quand il aura fini ses études. Je pensais le présenter à Benjamin. Je me disais qu'ils pourraient s'entraider.

- Et c'était pas loin... » disait l'homme. « Tu vas vraiment prendre un autre élève alors que tu as perdu ton badge ?

- Ce serait bête de ne pas permettre à la nouvelle génération de profiter de mon expérience. »

L'homme sourit, riant même légèrement, avant que son regard ne se pose à nouveau sur moi.

« Dans ce cas, enchanté, Will Stach. Je m'appelle Guillaume Silvares. Je suis le tuteur de Benjamin, le garçon dont tu viens de sauver la vie.

- ...Tuteur ? J'ai appris que son père était mort, mais il n'a pas de mère ? »

J'avais répondu du tac-au-tac, mais je me rendais compte après coup que ma question était déplacée.

« Ah pardon, cela ne me concerne pas. Je pensais juste qu'il devait avoir une mère, vu la maison...

- Sa mère est morte quand il était très jeune.

- Ah... Euh... Vous n'étiez pas obligé de répondre...

- C'est mieux pour que tu comprennes sa situation. Si Henry t'a ramené ici, c'est pour que tu deviennes ami avec Benjamin, je pense. Et visiblement, cela va être important pour lui. Mais autant te prévenir, Benjamin est un garçon qui vient de tout perdre et qui est le fils de son père. Si tu vois où je veux en venir. »

J'acquiesçais, comprenant parfaitement. Il allait être difficile à gérer, ou quelque chose de ce genre. Je m'en doutais, mais cette tentative de suicide m'avait retourné malgré tout.

« Je te sers à boire, peut-être ? Eau ? Jus ? Alcool ?

- Euh... Un jus de fruit, s'il vous plaît.

- Multifruit ?

- Oui, merci beaucoup. »

Monsieur Silvares sortit alors de la pièce. Monsieur Kesak s'excusa alors pour ce qui est arrivé. De mon côté, j'étais juste content que nous ayons pu éviter une tragédie, même si je me serais bien passé d'une telle scène. En tout cas, la soirée fut longue, mais j'en avais profité pour discuter avec Monsieur Kesak – que j'allais désormais appelé Monsieur Henry : c'était un compromis entre le fait que l'ancienne appellation le faisait sentir vieux et le fait que l'appeler juste Henry était un manque de respect pour moi.


Le lendemain, je retournais chez moi avec Monsieur Henry afin de récupérer mes affaires. J'allais devoir rester dans la maison des Ledrert pendant plusieurs semaines, après tout. Puis une fois de retour là-bas, je retournais voir Benjamin, voulant me présenter en bonne et due forme. Je toquai alors, espérant ne pas retomber sur la même scène que la veille. Mais cette fois, une voix me permit d'entrer.

« ...Qui êtes-vous ? » demandait-il après que je sois rentré.

« Euh... Je m'appelle Will Stach...

- ...Will... Stach... Je ne connais pas... »

Je me sentais mal à l'aise. Son regard était toujours aussi vide, et ses paroles l'étaient tout autant. Est-ce que c'est la même chose que de parler à un fantôme ? Quoi que, il a une enveloppe physique réel, lui...

« Oui, euh... J'ai été invité par Henry Kesak. Euh... »

J'hésitais à expliquer les raisons qui m'ont amenés ici, avec lui. C'était une longue histoire, et elle n'était pas très intéressante. Mais Benjamin me coupa.

« Son nouvel élève, hein... »

Je frissonnais. Pas parce qu'il faisait froid. Mais par ce qu'il venait de dire. Ou plutôt, la façon dont il a dit. Il avait dû déduire rapidement mon rôle, et cela s'est terminé sur une prise de parole machinale qui glacerait le sang de n'importe qui qui ne se serait pas préparé.

« Futur élève... Mais oui, c'est exact.

- Je vois... »

Je regardais le jeune homme. Ses cheveux étaient longs, surtout derrière. Tout ce qui dépassait son cou était tressée, tandis que seuls quelques mèches cachaient le haut de sa figure. En fait, à y penser... C'était comme un mini-Benjamin Ledrert. Il était le portrait craché de son père. Le fait qu'il ait même suivi le type de coiffure que son père avait en disait déjà long.

« Du coup... Enchanté, Benjamin... » disais-je avec un peu d'hésitation mais en essayant de paraître chaleureux. Mais il ne répondit pas. Il y eut plutôt un silence, un long silence gênant. Je me sentais très mal à l'aise.

« Pourquoi... vous...

- … Oui ?

- ...Non, oubliez. »

Il détourna le regard pour la première fois. Quant à moi, je restais silencieux. Et surtout, je me retenais. Qu'est-ce que je pouvais faire ? Pouvais dire ? Cette situation était trop bizarre, et j'avais peur de manquer de tact.

« Pourquoi êtes-vous devenu avocat ? » questionnait soudainement, mais lentement, Benjamin. Je me demandais si c'était la question qu'il voulait poser quelques minutes plus tôt.

« Pour aider ceux qui en ont besoin. Je ne suis pas vraiment très intelligent, et je suis nul en combat, mais je me suis dit qu'en devenant avocat, je saurais défendre les opprimés. »

Sur ma réponse, Benjamin resta silencieux. Je détestais ce silence. Finalement, il bougea, sortant du lit et se rapprocha de moi. Au point de m'examiner de... beaucoup trop près. J'avais l'impression qu'il me regardait comme s'il regardait un insecte. Ce fut la goutte de trop. Je me repliais alors.

« Ah, désolé, je dois faire quelque chose. Des... devoirs. A plus tard ! »

Je fermais alors la porte derrière moi, n'entendant pas son « D'accord... » qu'il avait dit sans émotion. Je descendais alors les escaliers – la chambre de Benjamin étant à l'étage – avant d'être accueilli par Monsieur Henry.

« Alors ? » demandait-il.

« C'est horrible. » répondais-je d'une voix basse. « Je ne sais pas quoi dire, et j'ai l'impression qu'il m'observe comme s'il observait un insecte derrière une vitre ! Enfin, je ne sais pas, mais c'est vraiment gênant !

- Je vois. Désolé, j'imagine bien que c'est compliqué. Je peux comprendre que tu décides de refuser mon projet. » disait-il, visiblement désolé pour ce qu'il s'est passé.

Ce n'était probablement pas voulu de sa part, mais je sentis mon cœur se serrer. Est-ce que je devrais abandonner ? Puis je me rappelai ce que j'avais dit il y avait quelques minutes. Les raisons qui m'ont poussé à être avocat... Non, je ne pouvais abandonner quelqu'un qui souffrait. Sinon, ce serait... Je pris une inspiration, cherchant mon ombre, puis le pointant.

« OB-JEC-TION ! »

Mon cri surprit Monsieur Henry, mais je me retournais alors aussitôt vers lui, avec un regard déterminé.

« Si j'abandonne aussi vite, à la première difficulté, je n'arriverai jamais à devenir avocat. Vous m'avez fait confiance, et vous m'offrez une opportunité que je n'aurais jamais imaginé dans ma vie. Je ne m'appelle pas Will Stach si je ne suis pas là pour aider les autres ! »

C'est bizarre comment, en quelques secondes, tout pouvait s'inverser. Une seconde on abandonne, puis la suivante, on se remémore nos objectifs et on repart. Bien que surpris d'une telle volte-face, Monsieur Henry souriait, mais je ne lui laissai pas l'opportunité de parler : je faisais marche arrière, remontant aussitôt et retournant dans la chambre de Benjamin. Ce dernier semblait surpris.

« C'est vous qui avez crié... ? »

J'ignorais la question, n'ayant aucune raison d'y répondre, surtout qu'il devait certainement savoir que c'était moi. Non, plutôt, je lui souriais, plein de confiance et de détermination.

« Je veux recommencer ma présentation. Je m'appelle Will Stach, futur avocat et futur élève de Monsieur Henry ! Benjamin Ledrert, à partir d'aujourd'hui, nous sommes partenaires ! Enchanté ! »

Je lui tendais alors la main afin de sceller le début d'une longue relation de coopération. Je ne savais pas s'il allait accepter, dans son état. Mais ma confiance semblait l'avoir surpris, car il me regardait comme s'il avait vu quelque chose d'incroyable. J'avais l'impression que son regard s'était illuminé un peu... Qu'il y a eu comme une petite étincelle. Il regardait ensuite ma main... et la serra. Je souriais. Il était temps d'aider mon futur associé à reprendre du poil de la bête !