Chapitre 2

Très loin de là, un petit garçon s'accrochait aux écailles d'un immense dragon gris. L'animal voyait en ce petit homme, un bébé à protéger et à aimer, tandis que la jeune fille voyait une victime, comme elle, de la cruauté des hommes. Elle quitta les zones tempérées de l'Europe pour les mers chaudes de son pays d'origine, l'Australie et plus particulièrement un petit ilôt perdu au milieu de l'océan. Harry dormit durant une bonne partie du voyage, puis quand il ouvrit les yeux, il fit passer sous le ventre blanc de sa soeur, la mer. Une mer calme et bleue, il voyait des dauphins sauter par dessus les vagues. C'était magnifique. Il ne pouvait se lasser de ce qu'il voyait. Il aurait bien voulu voler près de sa soeur, mais il savait qu'il ne volait pas assez bien pour pouvoir le faire. Après encore une bonne heure de mer, il vit une île se rapprocher, cependant ils la dépassèrent très rapidement et au bout de quarante minutes de vol, Elea commença à descendre vers un ilôt. Elle avait l'intention d'y rester au moins six mois avant que la marée ne fasse disparaître cet atol ensuite, ils iraient en Nouvelle-Zelande et de temps à autre à Sydney.

Durant huit ans, Harry Potter fut élevé dans une petite maison au pied des alpes néozélandaises. Elle lui apprenait à contrôler, concentrer et canaliser sa magie brute. D'un petit bébé potelé, elle en fit un jeune adolescent fier, courageux, rusé et confiant en ses forces. Elle lui avait appris à se battre à main nue, et aussi certaines petites choses qu'elle avait apprises dans la rue et qui pourraient l'aider plus tard. Quand il marchait, il était plus silencieux qu'un chat et elle l'avait débarassé de sa myopie. Ses yeux verts rendaient les femmes et les hommes qu'il rencontrait fous de lui. Quand il eut douze ans, elle décida qu'ayant commencé sa puberté il était temps pour lui de parfaire son éducation sexuelle. Elle l'emmena donc à Sydney où il perdit son pucelage. Homme, femme, il eut le choix et préféra nettement les femmes, plus moelleux.

Durant toute cette période, l'ordre du Phoenix avait traqué les deux dragons et il les avait retrouvé deux ans après la fuite du manoir Potter. Maintenant que Dumbledore savait où ils se trouvaient, il remercia les membres de l'ordre leur disant qu'il aurait peut-être besoin d'eux. Les seuls qui restèrent sur le terrain furent Remus, Sirius et étrangement Dumbledore qui laissa Poudlard entre les mains de Minerva Macgonagall. De temps à autre, Severus venait faire un tour et regardait les deux enfants. Tous les quatre les observèrent de loin jusqu'au jour où Harry se promenant découvrit leur campement. Il retourna en courant auprès d'Elea en criant :

-Y a des gens !

Elea le savait, elle le savait depuis le début, mais comme Albus préféra ne pas se montrer, laisser les deux enfants vivre leur vie, elle ne faisait rien. Cependant la nuit, le vieux sorcier ne pouvait s'empêcher de la contacter dans son sommeil et de lui donner des conseils qu'elle mettait toujours en pratique. Il lui permit de ne pas retomber dans la déliquance et de ne pas entraîner Harry dans sa chute. Le jour où Elea envoya Harry se faire dépuceler, il lui donna une boîte de préservatif. A force de vivre près des moldus, ils avaient découvert qu'il existait des maladies qui se transmettaient par voie sexuelle et donc il demanda expressément à Elea qu'Harry ait un rapport protégé. Elle aurait pu refuser, mais elle avait reconnu la voix qui lui donnait des conseils si avisés et donc elle accepta immédiatement. Quand Harry revint, enchanté, Albus leur expliqua tout, y compris la prophétie, puis il repartit. Il les laissa tranquille jusqu'à ce que le moment de revenir vers l'Angleterre arriva. Malheureusement, ils ne voulurent rien savoir et filèrent vers le sud, préférant la liberté à la magie.

Pendant ce temps, Axel était entré à Poudlard à onze ans. Il fut répartit à Gryffondor pour la plus grande joie de ses parents qui étaient professeur de Défense contre les forces du Mal pour Lily et Duel pour James. Axel était comme son père à son âge, arrogant et avait la grosse tête. De ce fait, avec son meilleur ami Ron Weasley, il cumulait le plus grand nombre de retenu et de point en moins. Severus Rogue le haissait et se faisait une joie de lui dégonfler la tête. Enfin, quand il était là, car il surveillait Harry avec Remus et Sirius. Et si au début les trois hommes ne pouvaient s'empêcher de s'insulter, au bout de quelques mois, ils avaient développé une certaine complicité, voir même une grande amitié. Sirius s'était excusé de tout ce qu'il lui avait fait et Severus avait accepté ses excuses. L'année scolaire continua et pour Axel, le moment le plus humiliant fut quand il se retrouva face à Voldemort dans la forêt interdite pendant une colle et que celui-ci lui cracha à la figure avec mépris :

-Tiens, le minable Potter. Le sous-doué de la famille, tu n'es rien par rapport à ton frère.

Quirrel se rapprocha de lui pour le tuer, mais Severus arriva à temps pour le tuer. Axel était fou de rage, Tu-sais-qui l'avait traité de minable, lui, le survivant. Pendant qu'il grimaçait de fureur, Elea et Harry fuyaient la Nouvelle-Zélande pour le Sud, là où la vie avait dû mal à s'ancrer. L'Antarctique.

La première année continuait quand durant le cour de duel, il faillit se faire mordre par le serpent qu'avait invoqué Draco Malefoy pour la plus grande honte de James. Quand l'année scolaire fut terminée, James entraîna Axel. Mais durant la seconde année, il y eut plusieurs attaques et la chambre des secrets ne put être découverte que grâce à Hermione Granger qui eut l'idée d'utiliser Fumseck pour y aller et utiliser des coqs pour tuer le basilic qui s'y cachait. Elle détruisit le journal et ramena à la surface Ginny Weasley. Elle fit la fierté de sa maison, Serdaigle, en recevant cent cinquante points. Axel était vert de jalousie. Cette sang de bourbe osait lui voler la vedette. L'année n'était même pas terminée. Ils étaient un peu avant noël.

Loin de là, Elea et Harry durent fuir l'hémisphère sud sous les attaques de l'ordre du phoenix. Elle était furieuse et laissa à Sirius un cadeau d'au revoir sous la forme d'une atroce et douloureuse brûlure au bras. Cependant, Dumbledore avait eut le temps de mettre un dispositif de traçage et ils purent savoir où allaient les deux dragons. Ce qui leur permirent de les amener là où ils le voulaient, vers le nord et tout particulièrement, vers l'Angleterre. Enfin, après dix ans de traque, d'espionnage, de course dans le monde, les sorciers rabattirent les deux dragons indiciplinés à Poudlard, alors que les élèves et certains professeurs indésirables avaient quitté le château pour partir en vacance de noël. Elea était furieuse et les puissants jets de flammes qu'elle lançait le prouvaient. A part Albus, Sirius, Severus et Remus (que des noms en « us »), personne ne savait que les deux dragons étaient en fait Elea et Harry. Ainsi les autres sorciers dont Charlie Weasley, se méfiaient de ce dragon trop intelligent pour un saurien. Elea était en train de les scruter quand elle comprit. Ils voulaient ramener Harry dans le monde de la magie, mais c'était hors de question. Il était à lui et plus à eux. Les sorciers lancèrent des stupefix, mais elle les détourna d'un violent coup de queue et les renvoya aux sorciers en battant avec violence des ailes.

Charlie s'approcha de Dumbledore et lui dit :

-Je n'ai jamais vu ça. Ce dragon est d'une intelligence incroyable. Aucun de nos sorts n'a pu le toucher, il les renvoie tous. Ses points faibles sont son ventre et son dos. Mais il est dos au lac et on ne peut pas l'attaquer par ce côté, il ne montre jamais son ventre. Il connait parfaitement ses points faibles. Tout ce que nous pouvons faire, c'est l'empêcher de s'envoler.

Dumbledore soupirait devant l'attitude des deux dragons et surtout d'Elea. Harry devait faire de la magie, il était un sorcier que diable et non un dragon. Mais cela, ils l'avaient oublié. Il aurait dû les ramener en Angleterre depuis longtemps. Soudain, il eut une idée et lui dit :

-C'est un dragon de feu, n'est-ce pas ?

-Heu... oui.

-Alors poussons-le dans le lac !

-Mais, professeur...

Dumbledore lança un regard noir vers Charlie. Le sorcier soupira et répondit :

-Bon, d'accord.

Ils poussèrent Elea vers le lac. Harry paniquant bondit sur le dos d'Elea afin de ne pas se noyer. Dumbledore créa une vague gigantesque qui les cacha un instant. Ce fugitif moment donna à Elea et Harry le temps pour se transformer et plonger dans le lac gelé. Ils nagèrent sous l'eau vers la forêt. Puis ils se retransformèrent et les sorciers virent avec stupeur les deux dragons se carapater vers l'ouest, loin de Poudlard. Dumbledore commençait à en avoir assez de la roublardise d'Elea et son obstination à lui filer entre les doigts. Il siffla entre ses dents :

-Espèce de saleté de...

Il retint de justesse l'insulte qui voulait désespérément quitter la barrière de ses lèvres. Les sorciers étaient stupéfaits de l'intelligence malsaine de ce dragon, mais Dumbledore avait d'autres tours dans son sac. Il partit en courant vers les frontières de Poudlard et transplana avec le reste de l'équipe sur le chemin probable des deux sauriens. Les deux groupes arrivèrent au même endroit, au même moment. Le groupe des sorciers stupefixièrent le plus petit qui tomba comme une pierre. Horrifiée, Elea plaqua ses immenses ailes sur ses flancs et plongea à la suite du petit. Elle passa en dessous et déployant ses ailes, elle se redressa et l'emporta. Cependant, les sorciers ne restèrent pas les bras croisés et quand elle passa au dessus d'eux, ils lancèrent des sorts de filets. Le dragon, les ailes bloquées, s'écrasa dans un concert de rugissement. Avec d'autres sorts, ils la clouèrent sur place. Dumbledore grimpa sur le dos du dragon frémissant de fureur et observa le petit dragon stupefixé. Il avait une marque en forme d'éclair sur le front . Il caressa doucement le petit dragon et murmura :

-Harry, je suis tellement désolé.

Il sursauta quand une voix résonna dans sa tête :

-Que voulez-vous ?

-Cet enfant !

-Harry est à moi. Vous l'avez abandonné comme une vieille paire de chaussette. Sans moi, il serait mort.

-Je le sais bien Elea. Mais maintenant, il doit recevoir l'éducation des sorciers, comme vous d'ailleur.

-JE NE SUIS PAS UNE SORCIERE ! Beugla Elea outrée.

-Vous l'êtes devenus. Et Harry aura besoin de votre présence. C'est très important pour lui.

-Retirez les sorts et on verra.

Dumbledore retira les sorts qui les bloquaient tous les deux, puis laissa aux deux dragons le temps de discuter. Vingt minutes plus tard, Sirius, Remus et Severus virent le double d'Axel venir vers eux. Son regard vert était glacial et il lança :

-J'accepte d'aller à Poudlard, mais je suis tout seul avec Elea. Je ne peux pas payer mes études. Et puis je ne sais plus si j'ai des parents, donc je n'ai pas de tuteur.

-Tu pourrais au moins avoir un père, car je veux vous adopter, toi et Elea, mais je veux avoir votre accord.

Le jeune garçon le regarda droit dans les yeux et lui sortit :

-Monsieur Dumbledore, vous êtes un horrible manipulateur, vous avez un style vestimentaire délirant, le métabolisme d'une abeille shoutée au miel et c'est pour cela que j'accepte. Mais je voudrais voir les papiers.

Albus lui montra un papier et il vit avec bonheur que tout était fait pour que le vieux sorcier soit le père adoptif d'Harry et d'Elea. Le jeune garçon fonça voir le gigantesque dragon qui redevint, pour la plus grande stupeur de tout le monde sauf de Dumbledore, Sirius, Remus et Severus, une jeune femme d'une vingtaine d'année. Elle lut le mot et quand elle releva la tête, Albus vit des larmes scintiller dans ses yeux. Elle s'approcha de lui et lui demanda la voix devenue rauque par l'émotion :

-Vous... vous voulez vraiment m'avoir comme fille ?

-Oui. Cela fait dix ans que je me bats pour que tous les deux soyez mes enfants adoptifs et enfin voici le résultat. Il ne manque que votre signature à tous les deux pour que se soit définitif.

Harry et Elea se regardèrent, puis se jetèrent sur Dumbledore qui, surpris, fit un pas en arrière, pour lui arracher la plume qu'il tenait dans sa main. Harry fut le plus rapide et signa en premier. Ensuite se fut Elea qui le fit. Tous les deux étaient devenus officiellemment Elea et Harry Dumbledore. Les deux maraudeurs eurent un grand sourire, leur ancien ami allait s'en mordre les doigts. Ils eurent un autre sourire, mais plus tendre quand Dumbledore se retrouva sur le sol ses deux nouveaux enfants le câlinant. Le vieux sorcier sentait les larmes menacer de quitter ses paupières sous l'affection réelle que ressentait les deux jeunes, ses deux enfants. Après un câlin de plus de dix minutes, Dumbledore leur demanda de les suivre afin qu'ils aillent à Poudlard et qu'ils commencent leur remise à niveau. Mais avant de les laisser seuls, Albus accompagné de Rogue dit à Elea :

-Elea ?

-Oui, papa ?

Le vieux directeur sentit que les larmes allaient bientôt dévaler ses joues et quand il parla se fut d'une voix chevrotante :

-Voilà, je voudrais que tu prennes cette potion.

-Et elle fera quoi ?

-Elle te fera rajeunir de huit ans et tu auras l'air d'avoir quinze ans.

-C'est bien, comme cela, je pourrai aller à l'école sans que l'on se moque de moi.

-Oui, c'est pour cela que je veux te la donner.

Elea bondit et dit à Rogue :

-Vous me la donnez ?

Le professeur de potion la lui donna et la jeune femme but la potion d'un trait. Là, les deux professeurs firent la jeune femme perdre huit ans. Elle devint une belle jeune fille aux longs cheveux châtains clairs, aux yeux bleus glaciers et aux traits fins. Elle avait une peau légèrement hâlée, une silhouette fine et gracieuse, une allure fière et digne. Albus la regarda avec un amour tout paternel et lui dit :

-Tu es tellement belle, ma chérie.

Elea devint écarlate. Toute heureuse de l'affection de son père, elle le serra contre lui et lui embrassa tendrement la joue. Elle lui demanda :

-Combien de temps cela va-t-il duré ?

-Un an. Vous devrez reprendre la potion le même jour et la même heure l'année prochaine. Répondit Rogue.

-D'accord professeur. Mais et pour mon dragon, est-ce que ça le touche aussi ?

-Malheureusement, oui. Il a rajeuni comme vous, perdant huit année dans sa vie.

-Merci d'avoir répondu à mes questions professeur Rogue. Bien je vous laisse, et je vais me promener dans le château. Et comme maintenant, je ne suis plus une adulte responsable, je vais me faire une joie de faire bêtises sur bêtises.

La jeune fille repartit et comme elle l'avait dit, elle cumula les bêtises et vicieusement fit en sorte que cela retombe sur Axel. Elle ne le connaissait pas et elle le détestait déjà. Comment ce pitoyable microbe avait pû voler ce qui revenait de droit à son petit frère ? C'était une honte, un scandale. Mais c'était assez ironique de savoir que le fils qu'ils avaient oublié, avait totalement effacé le peu de souvenir qu'il avait d'eux. Pour lui, il n'avait plus de parents. Quand elle revint dans le bureau de son père, elle vit Rogue écroulé de rire tandis que le professeur MacGonagall hurlait sur Axel. Elle fit un petit signe à son père, puis alla rejoindre Harry afin qu'ils se mettent vraiment à bosser.

Tous les deux travaillèrent très dur voulant faire la fierté du seul sorcier à vouloir d'eux. Albus devait souvent leur demander de lâcher un livre pour qu'ils aillent manger ou dormir. Quand les vacances de noël se terminèrent, Elea et Harry étaient arrivés à la moitié du programme des premières années. Ils travaillaient vraiment très dur. Quand la seconde année s'acheva sur la victoire de Serdaigle et la honte d'Axel qui en trépignait de fureur, ils étaient arrivés pour Harry au début de la troisième année et Elea qui avait eut l'aide auparavant de Dumbledore à la quatrième année.

Dumbledore était vraiment très fier de ses enfants, Harry et Elea faisaient d'énormes efforts pour lui. Sirius, Remus et Severus étaient leurs professeurs et leur en demandaient beaucoup. Les trois sorciers appréciaient beaucoup l'intelligence vive de Harry et la ruse d'Elea, une vrai Serpentard. Le soir, les deux nouveaux s'effondraient totalement épuisés. Quand l'année fut terminée, Albus décida de laisser aux enfants un mois de repos, car ils avaient énormément travaillé et étaient totalement épuisés. Harry se faisait une joie de découvrir les coups fourrés qu'avaient pu faire les maraudeurs. Elea était plus interessé par les autres professeurs. La seconde semaine de juillet venait de commencer, quand elle croisa au hasard James Potter. Elle crut vraiment voir Harry en plus vieux, sauf que les yeux de Harry était d'une magnifique couleur émeraude et non cette fade couleur marron. James s'arrêta brusquement quand il vit cette jeune fille. Elle devait avoir quinze ans, mais le plus étrange était ses yeux. Il avait déjà vu ces yeux-là, mais où ? La peluche, ce sont les mêmes yeux froids que la peluche de son petit Harry. Plus il s'approchait d'elle, plus son regard devenait glacial. Quand il s'arrêta devant elle, ses yeux avaient la même chaleur que l'iceberg qui avait coulé le Titanic. Il lui demanda :

-Qui êtes-vous ? Comment vous appelez-vous ?

-Je me nomme Elea Dumbledore. Je suis la fille d'Albus Dumbledore.

-Je ne savais pas que le directeur avait une fille aussi jolie. Lança James avec un sourire qui tomba à plat quand la jeune fille lui tourna le dos et partit. Mais il eut le temps d'entendre :

-Vous ne saviez même plus que vous aviez un autre enfant.

James devint blême. Il serra les poings et décida de lui faire regretter ce qu'elle venait de dire, mais quand il arriva au tournant, elle avait disparu alors que le couloir était immense. Etonné, il regarda vers l'extérieur, et vit la queue en fer de lance qui lui avait pris son fils. Fou de rage que ce sale saurien soit de retour, il appela son balai et bondissant dessus, il fonça dans les airs. Cependant, Elea avait eut le temps de retourner dans le bureau de son père et de pester contre Potter. Harry était dans sa chambre en train de tenter de faire rire le glacial Severus Rogue, mais c'était pas gagné. Sirius et Remus étaient sur le ventre morts de rire devant les différentes grimaces que pouvait faire le jeune garçon. Harry se mit à réfléchir intensément sans voir que le professeur de Potion venait de reprendre une grande respiration afin de se calmer. Il était proche du fou rire et se demandait encore comment il avait réussi à garder son sang froid, devant un tel petit diable. Ils se calmèrent quand Elea apparut et grogna :

-J'ai croisé Potter.

-Fils ? Demanda Severus.

-Non, père. Et cet espèce d'imbécile a osé me faire du charme. Je l'ai envoyé sur les roses.

-Qu'est-ce qu'il t'a dis ? Demanda Remus.

-Il m'a demandé mon nom, que je lui ai donné, puis il a dit : « je ne savais pas que le directeur avec une fille aussi jolie ». Le singea-t-elle.

-Et qu'as-tu répondu ? Demanda Sirius.

-Je lui ai dit : « Vous ne saviez même plus que vous aviez un fils. »

Severus explosa de rire, de même que les deux maraudeurs. Harry, lui, observait avec une grande tendresse sa soeur qui était toujours prête à se battre pour lui. Sirius sortit la carte du maraudeur que Severus avait emprunté à Potter fils et utilisa une option que James ne connaissait pas. La carte devint un écran et ils virent tous James chercher partout Elea. Ils entendaient ce qu'il marmonnait :

-Où est cette sale petite peste ? Ce nom, Elea. Je l'ai déjà entendu. Mais où ? Et comment se fait-il qu'elle est les mêmes yeux que cette peluche ?

-C'est qui ? Demanda Harry.

-Ton professeur de Duel.

-Professeur ? Et il en est toujours aux peluches ? Il devrait vraiment penser à évoluer, peut-être passer aux petits balais ? Suggéra Harry.

Le jeune garçon fut heureux comme tout quand Severus éclata de rire, et décida de sortir afin de lui faire une petite blague. Il sauta de la tour, devint un dragon puis prit une taille plus petite et retourna auprès des trois autres. Le professeur de Potion appréciait énormément le jeune garçon. Il était très affectueux, un peu trop même. Il leva la tête et se retrouva avec un petit dragon de la taille d'un chien qui se mit à lui lécher le visage de sa langue fourchue. Severus riait comme un enfant, car la langue du dragon chatouillait bien que le dragon est une atroce haleine de soufre. Cette joie durant toute la soirée jusqu'à ce que Sirius, Remus et Severus descendirent pour aller manger. Pour les deux enfants, le repas apparut devant eux et ils le dévorèrent. Ensuite, épuisés par leur journée, ils prirent une bonne douche et allèrent se coucher. Pendant ce temps dans la grande salle, James ne finissait pas de gronder contre Elea. Il se tourna vers Dumbledore et lui demanda :

-Professeur, avez-vous une fille ?

-Oh, vous avez enfin rencontré ma fille. Elle est un peu difficile, mais elle est adorable et très protectrice avec son jeune frère. Ils ont treize ans pour mon fils et quinze ans pour ma fille. Ils entreront l'année prochaine à Poudlard. Répondit le vieux directeur avec un air attendri sur les vieux traits de son visage.

Les professeurs discutèrent des deux futurs élèves, sans remarquer la détresse de Lily. Si Harry était là, il entrerait en troisième année en même temps que son fils et aurait le même âge que le fils de Dumbledore. Quand ils eurent terminé de manger, ils allèrent se coucher sachant que tous les professeurs à part Dumbledore et Severus allaient quitter le château. Le lendemain, Harry qui fouillait dans les livres de sortillèges en découvrit un qui permettait d'apprendre plus facilement. Tout heureux, il le montra à sa soeur et tous les deux décidèrent de l'utiliser afin d'apprendre plus de choses. Et alors que normalement ils auraient dû se reposer, ils travaillèrent deux fois plus. De ce fait, à la fin de la troisième semaine de juillet, Elea était au niveau sixième année et Harry cinquième. Dumbledore était vraiment très impressionné, il alla voir ses deux enfants et leur dit :

-Voila, en septembre vous rentrerez au collège. Et donc, demain, nous irons sur le chemin de traverse afin d'acheter vos baguettes respectives et pour les affaires dont vous aurez besoin, on attendra que vous passiez vos buses.

En effet, Harry et Elea avaient emprunté les baguettes de leurs professeurs pour faire leur cours pratiques. Ils étaient tout excités en apprenant la bonne nouvelle, ils allaient enfin avoir des affaires magiques qui leur appartiendraient. Ils se réveillèrent très tôt le lendemain afin de partir acheter leur baguette. Albus observait avec un sourire attendri les deux enfants impatients qui sautaient presque dans tous les sens. Albus, le club des trois « us » (Remus, Severus et Sirius), Elea et Harry prirent un portoloin et se rendirent sur le chemin de traverse. Albus avait d'abord voulu faire rentrer Harry en troisième année, mais à la vitesse à laquelle il apprenait, en septembre, il pourrait rentrer en sixième année et Elea en septième. Il décida donc de faire passer les buses à ses deux enfants et avec les résultats il verrait. Pour le moment, il regardait ses deux enfants regarder avec fascination cette avenue sorcière. Ils voulaient tout voir et tout acheter. Albus, avec un petit rire, les emmena vers une boutique qui vendait des baguettes magiques, Chez Olivander's. Ils pénétrèrent dans la pièce et leur excitation perdit un peu de puissance, ils n'aimaient pas les endroits clôts et exigus, ils préféraient les airs, le ciel pour voler sans contrainte. Harry sursauta et Elea faillit se transformer en dragon quand apparut le propriétaire du magasin. Avant de pouvoir dire quoique se soit, Albus lui dit :

-Mes enfants vont à Poudlard cette année et je souhaiterai qu'ils aient enfin leurs baguettes. Ils ont été absents durant longtemps et ne pouvaient faire de magie.

-Bien, mais son retour ne se fera pas sans mal.

-Je le sais bien, cependant cela devait se faire.

-Alors, allons chercher les baguettes qui vous iront, Monsieur et Mademoiselle Dumbledore.

Les deux adolescents lui firent un grand sourire pas très naturel, car ils avaient un peu peur de lui et de ses yeux bizarres. Olivander commença avec Harry et il chercha pendant plus de vingt minutes la baguette qui lui irait jusqu'au moment où une idée farfelue lui vint à l'esprit. Il farfouilla un instant dans un amas de boîte et lui montra une baguette rutilante :

-Bois de houx et plume de phénix, 27,5 cm. Facile à manier, très souple.

Harry la prit et des étincelles rouges, vertes, dorées et argentées jaillirent. Ollivander marmonna :

-Etrange, vraiment étrange.

-Et qu'est-ce qui est étrange ?

-Je me rappelle toutes les baguettes que j'ai vendu, monsieur Dumbledore. Et le phoenix qui a donné une plume à votre baguette en a donné une autre, une seule autre. Il est étrange que cette baguette vous convienne alors que sa soeur a failli détruire le monde.

-Pas besoin de vous cacher qu'entre Potter et moi, c'est moi le survivant. Lança Harry.

-Je m'en doutais un peu. Je vous ai croisé un jour que vous étiez bébé et la puissance que vous aviez, était phénoménale et parfaitement sous contrôle. Et quand Vous-savez-qui a été vaincu, j'ai compris que c'était vous qui l'aviez vaincu et non Monsieur Potter. C'est une erreur que vous avez faite professeur Dumbledore.

Harry et Elea éclatèrent de rire, puis Elea lui dit :

-Notre père a toujours su qui était le survivant.

-Mais alors pourquoi ?

-Certaines choses doivent rester caché aussi longtemps qu'il le faut. Bientôt le monde sorcier le saura, mais le plus tard possible serait le mieux. Souvent il vaut mieux être sous-estimé que sur-estimé, car ainsi la surprise sera de taille de l'autre côté. Dit Harry faisant preuve d'une grande maturité.

-Vous avez tout à fait raison, monsieur Dumbledore. Bon, à vous miss Dumbledore.

Il chercha longtemps et en vain, car aucune baguette ne lui convenait. Alors Elea lui donna une écaille de dragon, une de ses écailles, et lui dit :

-Pourriez-vous faire une baguette avec ça ?

-Oui. Attendez, je reviens.

Le vieil homme alla dans l'arrière-boutique, puis quand il revint demanda :

-Mais où avez-vous trouvé cette écaille, il y a un pouvoir immense dedans.

-A un dragon en Nouvelle-Zélande, un Uruloki. Quand pourrais-je avoir ma baguette ?

-Vous avez de la chance, j'étais en train de faire une baguette, donc dans trois heures elle devrait être prête.

-Bien, nous reviendrons dans trois heures alors.

La petite famille quitta la boutique et décidèrent de se promener dans la grande artère sorcière. Harry et Elea tiraient la main de Dumbledore et l'amenaient devant des magasins. Sirius et Remus riraient comme des petits fous en voyant le vénéré et vénérable directeur de Poudlard être tiré par deux petits monstres qui voulaient tout voir. Elea entrait dans les magasins tandis qu'Harry préférait rester dehors et baver sur ce qu'il voyait. Brusquement, il se tourna vers Dumbledore et lui demanda :

-Papa, on aura de l'argent de poche ?

-Pourquoi faire ?

-Pour économiser et acheter ce qui nous plait. Elea m'a appris ça et puis c'est plus amusant d'attendre, on imagine tous les jours ce que l'on veut et à la fin quand on l'a, le plaisir d'avoir attendu est multiplié par dix.

La voix d'Elea résonna dans le magasin :

-Je ne t'ai pas dit papa, mais Harry est maso. Il aime souffrir.

Severus explosa de rire et ébourriffa les courts cheveux du jeune garçon. Harry poussa un espèce de couinement de protestation qui fit rire les adultes autour de lui. Il était heureux, pour la première fois de sa vie, il y avait des gens autre qu'Elea qui l'appréciaient et même qui l'aimaient. Elea retourna auprès du groupe et lança :

-Je veux avoir un balai. J'en ai vu un superbe. Papa, on aura combien d'argent de poche ?

-Mmm... une mornille par semaine. Essaya Albus.

-C'est tout ? Mais il me faudra au bas mot... 425 semaines soit 35 ans. JE NE POURRAIS PAS ACHETER MON BALAI AVANT 35 ANS. JE SERAI VIEILLE ET J'AURAI... Oh mon dieu... JE SERAI UNE VIEILLE PEAU DE CINQUANTE ANS !

Tout le monde l'observait avec stupéfaction, elle avait fait tout ces calculs de tête. Dumbledore soupira lourdement, mais tout le monde pouvait voir que ses yeux pétillaient de malice et de bonheur. Avec un léger sourire qui disait bien son amusement, il leur dit :

-Bon, d'accord, un gallion par semaine et dix par optimal.

-D'accord, alors nous serons les meilleurs élèves que Poudlard est jamais eu.

Dumbledore était amusé par ses deux enfants. Il était très fier d'eux, car ils savaient ce qu'ils devaient faire pour rester discret. Mais dans le château, ils ne se gênaient pas pour poursuivre les loups garou et un certain lycantrope qui devait courir vite pour ne pas avoir les poils des fesses cramés. Remus se rappela ce jour, pour la première fois depuis qu'il était devenu un loup garou, il s'était souvenu parfaitement de ce qu'il avait fait de sa nuit. Il avait couru, poursuivit par deux dragons dont un totalement noir qui s'amusait à claquer de ses terribles mâchoires à quelques centimètres de son arrière-train, tout simplement parce qu'il avait oublié de prendre sa potion et que le loup avait décidé de fausser compagnie à Sirius. Le lendemain, il en tremblait encore. Il faut dire qu'à un moment de sa course il s'était retourné et qu'il avait vu un dragon gris avec une gueule assez grande pour engloutir la tour Gryffondor se rapprocher dangereusement de sa pauvre petite et innocente personne. Le pauvre loup avait hurlé de terreur, et il en voulait encore à Sirius qui avait rigolé comme un fou devant les mésaventures du pauvre lycantrope. Il s'était juré que plus jamais il n'oublierai de prendre sa potion tue-loup et le loup au fond de lui, lui hurla de ne jamais plus l'oublier. Mais malgré le mauvais coups qu'ils lui avaient fait, il adorait Harry et Elea qui le lui rendaient bien, comme la fois où il avait été attaqué par une énorme araignée, la pauvre bête avait fini en cendre, car Harry qui l'avait suivi afin de voir s'il n'avait pas de problème, avait été témoin de l'attaque et avait attaqué l'arachnide qui n'avait eu aucune chance contre un dragon fou de rage vengeresse. Depuis ce jour, un amour oncle-neveu s'était créé entre eux deux et eux trois quand Elea lui avait sauvé la vie le jour où il avait failli se noyer. il se baignait dans le lac quand il avait eu une crampe et alors qu'il se sentait couler, il fut attrapé par une grosse patte griffue qui l'avait ramené sur la berge. Quand il avait ouvert les yeux, il avait fut avec stupéfaction le gros dragon gris qui attendait son complet réveil. Il avait remarqué que le même amour liait Severus et Sirius aux deux garnements.

A suivre