chapitre 2

Note de l'auteur: je pense qu'il n'y a pas besoin de présenter Camille Desmoulins ni Marat, par contre Olympe de Goude, je vous en fait une rapide présentation :

Une femme révolutionnaire, Olympe de Gouges a publié une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (1791) qui dénonçait l'exclusion des femmes de la représentation politique et réclamait, avec insistance, la citoyenneté des femmes

Le jour suivant, Oscar fut convoquée par le Duc de Breuil. Ce dernier n'était pas très content de ses résultats. Il lui expliqua, que par amitié pour son père, il lui laisserait encore un peu de temps pour reprendre le contrôle de la situation mais que si il n'y avait guère d'évolution, Il serait dans l'obligation de prendre certaines dispositions à son égard.

Il fallait qu'elle se reprenne. Si André avait été là, il lui aurait demandé de se calmer et de réfléchir. Un commandant doit connaitre ses hommes. Elle prit conscience qu'elle n'avait pas prit le temps de savoir qui ils étaient ainsi que leurs motivations. Elle s'était jetée dans la tempête sans analyser le sens du vent.

Hier, elle s'était une nouvelle fois , laissée emporter par ses émotions et Lasalle avait subi ses foudres. Elle décida de le rejoindre dans sa cellule afin de savoir ce que cachait exactement, cette disparition de mousquets.

Elle finit par apprendre de la bouche de celui-ci, qu'il avait du vendre son arme pour nourrir sa famille. Comment avait t'elle pu oublier ? Ces soldats n'étaient en rien comparable avec ceux de la garde royale. Ils n'étaient pas là par devoir et honneur, mais par nécessité. Elle, qui était souvent si réceptive à la détresse des Hommes se rendait compte qu'elle s'était enfermée dans sa propre douleur, refusant de voir le monde qui l'entourait.

Elle libéra Lasalle qui en fut très étonnée. Ce dernier promis de ne plus recommencer.

Elle rentra dans son bureau aussitôt après. A peine eut t'elle pénétré dans celui-ci, qu'elle vit plusieurs gardes Françaises dont Alain de Soisson. Elle n'eut pas le temps de réagir qu'elle fut assommée par un autre soldat.

« Bien, attachez le à sa chaise… » ordonna Alain.

Quelques instants plus tard, c'est un seau d'eau froide qui la fit revenir à elle. Elle était ligotée. Les liens qui la retenait étaient solides malgré tous ses efforts, il lui fut impossible de se libérer.

« Vous êtes fous !Je vous ordonne de me libérer. »

Les soldats étaient autour d'elle. Elle les fixait avec assurance mais à l'intérieur, elle était terrifiée. L'horrible pensée qu'ils viennent à découvrir sa véritable identité et ce qui pourrait en découler lui traversa l'esprit.

« On va vous donnez une bonne leçon d'humilité colonel » dit Alain.

« N'avez-vous pas honte de vous en prendre ainsi à quelqu'un dont vous ne donnez aucun moyen de défense! Vous n'êtes qu'une bande de lâche ! Soisson , je pensais que vous valiez mieux que cela. ».

Alain se mit à rire.

« Moi, je pensais que vous valiez mieux que de jeter ce pauvre Lasalle en cellule sans chercher à comprendre »

Au même moment, le dit Lasalle, entra essoufflé.

« Non arrêtez ! » cria t'il. Il avait appris le projet de ses camarades en revenant au dortoir.

« Lasalle ! » fit Alain avec surprise « mais qu'est ce que »

« Le colonel m'a libéré… »

Alain se tourna vers son supérieur.

« Quel étrange personne …Libérez le » dit t'il a ses camarades. « Il semble que je vous ai mal jugé.. pour cette fois… Mais je vous garde à l'œil ».

Il quitta la pièce avec les autres, une fois Oscar détachée. Elle ne répondit pas. Elle avait conservé son visage impassible jusqu'à leur départ. Une fois seule, elle laissa tomber le masque.

« Oh mon dieu » se dit t'elle en pensant à ce quoi elle venait d'échapper. Elle se leva encore tremblante.

« André… »

Elle avait besoin de lui maintenant. Elle sortit en trombe de la pièce dans l'intention de le rejoindre. Elle ne se sentait pas capable de rester là , seule.

Oscar avait eu du mal à contenir ses larmes durant tout le trajet. Enfin, elle arriva devant la porte du domicile d'André. Elle n'hésita pas une seconde avant de frapper.

« André, c'est moi, Oscar » dit t'elle.

Cependant, aucune réponse. Il n'était pas chez lui. Cette fois si, elle en pleura de frustration.

« C'est pas vrai ! dis moi que tu es là ! » implorait t'elle . Qu'importe, elle ne rentrerait pas à la caserne. Non, elle l'attendrait. Elle décida de s'asseoir devant la porte. Elle préférait demeurer là. Ce n'était qu'une question de temps . Elle avait tant de besoin de sa présence qu'elle resterait ainsi toute la nuit si il le fallait. Il finirait par rentrer tôt où tard.

L'attente fut néanmoins très longue, près de deux heures étaient passées et à chaque bruit, Oscar espérait. Elle du attendre une heure de plus, il était passé minuit,t quand enfin, une silhouette familière et chancelante s'approcha. C'était lui. Elle se releva immédiatement.

« André ! »

Très vite, elle constata qu'il arrivait à peine à marcher droit. Ce dernier empestait l'alcool. Il s'arrêta devant elle avec un air ahuri.

« Oshcar » dit t'il pas très convaincu.

« Tu es complètement saoul ! »constata t'elle.

« Vla que j'ai des halluchinations, ch'ai de pire en pire »

« Non, non, c'est bien moi . Je suis bien là » dit t'elle.

Il sortit sa clef de sa poche mais n'arrivait pas à trouver le trou de la serrure. Elle la lui prit des mains pour l'ouvrir à sa place.

« Tu es dans un état mon pauvre ami »

Il ne fit pas de pas qu'il se prit les pieds dans son tapis et se retrouva sur le sol. Il n'avait même plus la force de bouger. Elle le releva tant bien que mal. Il était lourd et ne l'aidait pas.

« Oh ma douche halluchination me porte… Je vole » dit t'il.

« Dites moi que je rêve, ce n'est pas encore ce soir, que j'arriverai à te parler » maugréa t'elle avec semi colère. Cependant, elle était heureuse : le fait d'être juste en sa présence la faisait se sentir bien. Lorsqu'elle était auprès de lui. Elle se retrouvait. Elle se sentait entière. Là où elle devrait toujours être. Elle le déposa sur le lit et il l'entraina de son poids avec elle. Il l'a prit dans ses bras et la serra. Oscar avait la tête contre son torse. Son cœur se mit à battre à toute allure.

«Ah j'chuis ben, » dit pitoyablement André.

Oscar esquissa un sourire. Jamais, elle ne l'avait vu si saoul. Elle serait bien restée dans cette position si son ami qui n'avait conscience de rien, pensant toujours être dans un rêve n'avait pas commencé à la serrer si fort que ca lui en faisait mal. Elle du se battre quelque peu avec lui pour se dégager. Quelle force il avait, heureusement qu'il était saoul.

Il la regardait avec un sourire béat

« ko ct'ai belle mo amour » prononça t'il maladroitement.

Le cœur d'Oscar fondit. Il l'aimait toujours. Elle se pencha vers lui.

« Je t'aime aussi André » lui dit t'elle sachant très bien que le lendemain, il ne se souviendrait de rien vu son état. Mais elle avait envie de le dire. André lui fit un large sourire suivit d'un hoquet. Il la tira vers elle pour l'embrasser. Le baiser était baveux, maladroit et au gout de vinasse. Elle se retira bien vite. Elle soupira. Décidément, son premier n'avait pas été un souvenir impérissable de beauté et le deuxième ne fut pas mieux.

« Franchement, André, tu ne m'épargnes rien » râlait'elle avec amusement. A peine eut t'elle terminé sa phrase qu'un énorme ronflement retentit.

« Magnifique ! Il s'est endormi ».

Elle commença à le déchausser puis le glissa sous les draps. Elle l'observait avec amour. Il était mignon en train de dormir. Elle lui prit la main. Certes ce n'était pas la soirée qu'elle attendait. Elle n'avait pu parler de ses tourments ainsi que de ce qui lui était arrivé un peu plus tôt mais cela lui était égal. Le fait d'être uniquement près de lui, avait pansé son cœur..Elle était avec lui. Il n'en fallait pas plus à son bonheur.

De longues minutes passaient ainsi jusqu'à ce qu'on vienne taper à la porte.

« André, c'est Bernard ! Tu as oublié ton article ! » entendit t'elle à travers la porte.

Oscar ouvrit la porte. Bernard fut surpris de voir la colonel.

« Colonel ! »

« Entrez » dit elle.

Bernard vit qu'André dormait profondément.

« Il est rentré tard et complètement saoul » dit t'elle avec plein de reproches de la voix, sous entendant que le journaliste en portait la responsabilité. Ce dernier avait bien comprit le sens du ton employé mais ne répondit pas.

Bernard déposa l'article de son ami sur son bureau.

« Bien, je vais vous laisser »

« Non, restez, en fait, j'ai à vous parler »

« C'est qu'il est tard, demain j'ai une longue journée qui m'attend » persista t'il

« Je vous en prie, cela ne prendra que peu de temps. Je serai directe»

« Je vous écoute » se résigna Bernard en s'asseyant.

« J'aimerai que vous ne fassiez plus écrire André pour votre journal. »

« Comment ? » fit le jeune homme outrée

« C'est trop dangereux. Vos idées pourraient vous mener en prison où même pire. Je ne veux pas qu'il soit impliqué dans vos affaires »

«De quel droit décider vous pour lui monsieur ? »

« Du droit que je n'ai sans nul doute plus de considération pour lui et sa vie que vous n'en avez jamais eu. Vous servez vos intérêts… »

« Je sers les intérêts du peuple » interrompu Bernard. « Je regrette Oscar, mais ni vous ni moi, n'avons le droit de dicter les choix de vie d'André »

Oscar avait le regard tranchant.

« Sachez, monsieur, que si il lui arrive quoique ce soit, je vous en tiendrais pour personnellement responsable et que cette fois , vous n'aurez pas autant de chance …» menaça t'elle.

« Dites moi, Colonel, cette nuit là. Aviez vous tiré dans le but de me tuer ? Vous auriez pu me blesser à l'épaule, tirer sur mon cheval, pour un tireur de votre qualité, vos choix étaient multiples»

« Je vous l'ai dit , il s'en ai fallu d'un cheveux que je ne vous tue. Vous avez eu simplement de la chance. » confirma Oscar.

« Rosalie, me parle sans cesse de votre bonté et de votre droiture. De quel manière,vous lui avait fait comprendre que la vengeance auprès de Julie de Polignac n'était en rien la solution… Pourtant, vous m'avez tiré dans le dos »

« Pourquoi aurais je eu pitié de vous alors que vous n'en n'aviez eu aucune pour André »

« Ce n'est pas là , l'Oscar que Rosalie me dépeint chaque jour. Pourtant, même maintenant, vous seriez prête a tuer l'époux de votre ami ? » dit Bernard tout en provocation

«J'aime Rosalie et ne lui veut aucun chagrin. Cependant, André est ce que j'ai de plus cher au monde et croyez moi que si à cause de vous, il lui arrivait malheur, toute raison me quitterait, en cela je ne pourrais plus répondre de rien… »

« Vous tenez donc tant à lui »

« Plus que ma vie, plus que tout autre » dit Oscar.

« Malgré tout, j'estime que chacun est libre de ses choix. Je n'accéderai donc pas à votre demande »

« Je vois »

« Oscar, demain, nous irons déclamés nos idées en compagnie de Robespierre, près de la bastille. Il est fort à parier que l'on vous en informera et que votre compagnie sera en charge de surveiller les mouvements de foules »

« Pourquoi me dites vous cela ? »

« Saint Just… Je l'ai entendu parler. Il projete de s'attaquer à vos gardes. Il veut créer une émeute. Je voulais vous prévenir afin que vous preniez vos dispositions »

« Pourquoi n'annulez vous pas ? »

« C'est impossible »

« Merci, Monsieur de m'en avoir fait part »

Soudain la voix d'André retentit alors qu'il était toujours plongé dans ses rêves.

« Oh Oscar oui ! oh oui…Tes lèvres si douces… Je t'aime tant »

Le cœur d'Oscar s'arrêta. Mais à quoi rêvait t'il donc ? Le rouge lui vint aux joues lorsqu'elle comprit qu'il devait faire un rêve érotique. Toute perdue dans ses songes, elle ne vit pas l'air choqué et ahuri de Bernard.

Pendant ce temps, André continuait :

« Ton corps parfait ! oh oui…Là, oh Oscaaaaaar ,mon amour »

Oscar était maintenant rouge cramoisi. Elle croisa le regard de Bernard.

« Colonel… Je.. Il » dit t'il

« Oui…. » fit timidement la jeune femme gênée.

« Vous… Vous saviez que …il »

« Oui… » répondit Oscar

« Ah…. »

« Oh ouiiiiii, Oscaaaaar » criai André.

Oscar se leva.

« C'est pas vrai, André vas-tu te taire ! » cria t'elle embarrassée. Cela ne le réveilla pas pour autant.

« Colonel vous et André…Vous vous êtes… »

« Non, enfin, oui, non, pour être exacte , euh c'est compliqué »bafouilla t'elle

« J'imagine, enfin sachez que j'ai l'esprit ouvert Colonel… Cependant.. »

Oscar réalisa soudain le quiproquo.

« Oh Rosalie ne vous auriez t'elle pas dit ? » demanda t'elle

« Dit quoi ? »

« Que je suis une femme ! »

« Comment ? »

Oscar se mit à rire.

« Ah mon dieu, vous croyez que je .. Qu'andré et moi étions… » elle était morte de rire.

« Vous êtes une femme ! » répéta Bernard incrédule.

« Ah c'est trop drôle » dit Oscar. « Dommage que je doive regagner ma caserne. Je resterai bien là à regarder votre air désabusé »

« Rosalie aurait pu me le dire »

Oscar revêtit sa veste tout en riant. Elle se dirigea vers André et lui posa un chaste baiser sur les lèvres qui eut pour effet de laisser le journaliste, malgré la récente révélation encore plus perplexe.

« Je vous laisse. » dit t'elle puis en reprenant un air plus sérieux « Je prendrai mes précautions pour demain »

Comme l'avait pensé Bernard. Oscar fut ordonnée de se rendre aux environs de la Bastille pour surveiller les manifestations.

Elle avait réfléchi toute la nuit à une solution pour éviter les attaques de Saint Just en élaborant un plan.

A sa grande surprise , ses hommes avait répondu présent à l'appel. Ils se tenaient tous en rang devant elle. Lasalle lui souriait amicalement.

« Messieurs, nous avons l'ordre de veiller à la sécurité des manifestations. Cependant, l'un de mes contacts m'a informé hier, que nous risquions d'être attaqués par quelques viles personnes voulant déclencher une émeute. »

Les soldats furent surpris. Alain de Soisson était impressionné. Ce petit colonel avait des « informateurs ».

« C'est pourquoi, j'ai décidé que nous allions assurer la sécurité, mais sous couverture. Nous n'iront point là bas sous nos uniformes. Messieurs, je vous ordonne de vous habiller en civil »

Tous les soldats regagnèrent leur dortoirs pour aller se changer. Seul Alain ne bougea pas.

« Excellent Colonel » dit t'il fièrement avec un sourire en coin.

Oscar ne répondit pas.

Une heure plus tard, le régiment écoutait, dissimulé dans la foule,

les discours de Robespierre, Bernard, et bien d'autres . Saint Just ne comprenait pas pourquoi les gardes françaises ne se montraient pas . Ses plans étaient contrariés.

Oscar vit André placé à l'arrière plan en train de bailler puis de se masser le front. Il devait avoir une belle gueule de bois. De temps en temps, il passait de l'eau aux orateurs. Il ne la remarqua pas dans la foule trop nombreuse.

Alain s'approcha d'elle.

« Alors Colonel, que pensez-vous de leurs idées » dit t'il avec un ton de défiance.

« Je ne suis pas là pour penser, sergent, mais surveiller, faites en donc autant » suggéra t'elle.

Les heures passèrent. C'est dans le calme que la foule se dispersa. Il ne resta bientôt plus que les gardes face aux orateurs qui s'apprêtaient à quitter les lieux. C'est à ce moment, qu'André aperçut Oscar. Il alla tout de suite à sa rencontre.

« Oscar ! tu étais là »

« Oui, nous avons du assurer la sécurité sous couvert. »

« Bernard, m'a dit que tu étais passée hier…Je suis désolé, si j'avais su, je ne serais pas rentrer si tard et si … »

« Saoul ? » Continua t'elle.

« Oui… »

« Tu te souviens de quelque chose ? » demanda t'elle le cœur battant.

« Non, c'est le trou noir. Ce matin, Bernard m'a juste parlé de ta visite et que tu lui avais dit que tu étais une femme mais il n'a pas voulu m'en raconter les circonstances… » annonça t'il ennuyé.

Oscar éclata de rire. Le rire franc de la jeune femme attira les regards de ses soldats qui jusque là discutaient entre eux. Ils fixèrent leur Colonel avec surprise. C'était bien la première fois qu'il le voyait rire. De plus, il parlait avec un roturier qui travaillait pour les pro révolutionnaires. Oscar et André ne remarquèrent pas que, tous avaient leur attention portés sur eux.

« En fait, c'est de ta faute, si je du lui révéler mon secret » déclara Oscar.

« Ah… mais qu'est ce que j'ai fait » dit André inquiet.

Elle lui chuchota à l'oreille les paroles qu'il avait eu la veille. André devint tout rouge. Il était mortifié.

« C'est… Oh Oscar, je suis désolé »

Oscar souriait toujours. André se demandait bien pourquoi. Elle aurait du être en colère.

« André, non, ce n'est pas grave, c'était d'ailleurs plutôt amusant… »

« Si tu le dis » dit le jeune homme pas très convaincu.

Elle lui prit la main. Oscar ne s'était jamais senti si bien et si sur d'elle. Elle revivait quand elle était en présence de son ami.

« André, je sais que c'est ni le lieu , ni le moment, mais je n'en peux plus d'attendre le bon moment…Alors je te le dis ici et maintenant. Je veux que tu reviennes à mes cotés. J'étais stupide de croire que je n'avais pas besoin de toi. Tu me manques beaucoup trop. »

« Oscar » fit André ému « Tu m'as tellement manqué toi aussi. Je n'étais pas heureux sans toi »

« Cette séparation m'a fait comprendre une chose André, celle que je t'aimais. Que je t'aime, de la même façon que toi tu m'aimes. » déclara t'elle avec tendresse, le cœur battant à tout rompre.

André n'en croyais pas ses oreilles.

« Je t'aime… Je veux vivre avec toi » continua Oscar. Ils se regardaient les yeux dans les yeux. Le monde autour d'eux avait disparu. André portait le plus beau des sourires sur le visage et il l'attira vers elle pour l'embrasser. Un baiser doux et timide qui se fit vite passionné.

Face à ce geste, la totalité des gardes françaises furent paralysée de surprise. Ils regardaient les amoureux mi choqués, mi outrés.

Bernard Châtelet et Rosalie regardaient la scène attendris. Ils décidèrent tout de même face aux réactions contrariés des soldats d'aller déranger les amoureux. Bernard, leur tapota sur l'épaule.

« Désolé, d'interrompre un tel moment d'intimité. Mais Oscar, vos hommes se posent des questions … »

Elle se tourna vers eux, réalisant enfin la portée de ses actions.

« Je vais devoir leur parler… » soupira t'elle. Après ca, le Duc de Breuil aurait toutes les raisons de la renvoyer… Ils ne voulaient déjà pas obéir à un colonel de cour, alors une femme… Mais qu'importe, l'important était qu'elle avait retrouvé son André. ».

« Messieurs, je me dois de vous révéler quelque chose d'important. » commença t'elle.

Elle leur expliqua sa nature de femme, les étranges conditions qui l'avaient portées à mener cette vie, son amour pour André et les idées qu'elle partageait au sujet de l'oppression de la royauté sur le peuple français. Tout en ne reniant point ses origines et son attachement au Roi et à la Reine.

La surprise était de taille pour tous ses gens qui ne s'étaient jamais douter de la supercherie. Alain fut le premier à s'avancer vers le couple.

« Ce sera un honneur de continuer à vous servir Colonel, si vous le voulez bien »

Oscar écarquilla les yeux.

« Je vous remercie, Alain » dit t'elle.

Quelques jours plus tard, le Duc de Breuil la félicita pour avoir repris les choses en main. André avait rejoint les gardes françaises mais résidait avec sa bien aimée dans ses quartiers et non aux dortoirs.

La vie repris sont cours, les emportant vers la révolution.

Fin

Et voila, encore une petite fic de terminer. J'espère que cela vous a plu.