Chapitre 2- Les malheurs de Londubat
Neville Londubat se réveilla avec une douloureuse érection. Par malchance, les rideaux de son lit n'étaient pas tirés et il était couché sur le dos.
Il n'osait pas regarder, sa virilité devait former un petit chapiteau, en bougeant il attirerait l'attention et il n'avait aucune envie que ses compagnons de dortoir le voient dans cet état.
Bien entendu ils étaient tous des adolescents de seize et dix-sept ans, ça leur arrivaient à tous, mais cela restait gênant.
Neville tourna la tête vers la gauche; Harry et Ron dormaient profondément, puis il se tourna vers la droite; Dean dormait lui aussi, les rideaux de Seamus étaient tirés, mais il n'entendait aucun bruit.
Neville soupira de soulagement, au moins il éviterait l'humiliation ce matin.
L'adolescent s'assit dans son lit avec une grimace, il sentait le sang pulser dans son entre-jambe. Il s'étira pour attraper les rebords de ses rideaux et les tira. Après avoir vérifié qu'ils étaient bien fermer, il prit sa baguette, jeta un sort de silence et se recoucha.
Neville caressa la bosse déformant son pyjama et soupira d'aise, la douleur faisait place au plaisir. Il glissa sa main sous le tissu et prit la bête en main, il ne lui fallu que quatre petits va-et-vient avant d'exploser dans sa paume.
Après les spasmes de l'orgasme passés Neville ne se sentait pas satisfait, normalement il se serait sentit reput pour la journée, mais cette petite branlette ne l'avait pas pleinement comblé. Il avait l'impression d'avoir prit une douche froide et non de s'être soulagé manuellement.
Le rouge et or commença à penser à ce que Pomfresh leur avait dit la veille, que la potion avait peut-être modifié leurs envies normal d'adolescent, les accentuant.
Elle leur avait précisé que les hormones de femmes enceintes se mélangeraient probablement avec leurs hormones d'adolescents. Ils mangeraient d'avantage et leurs envies sexuelles augmenteraient.
Peut-être que la solution était tout simplement de se branler à nouveau.
Avec un petit sourire aux lèvres, Neville descendit le bas de son pyjama, suivit par son boxer. Cela était peut-être la cause de son premier orgasme non-satisfaisant, il avait été trop rapide, sans espace de manœuvre.
Neville commença de lents mouvements de va-et-vient, son organe ne réagissait pas aussi rapidement qu'à l'accoutumée, normalement il était déjà dressé avant que son cerveau imagine une fille dans des positions peu catholiques.
Neville ferma les yeux et commença à penser à ses fantasmes habituelles; Luna Lovegood, Hannah Abbott, Hermione Granger et Ginny Weasley.
Cependant aucune d'elles ne lui faisaient de l'effet, Neville arrêta le mouvement découragé, son sentiment de frustration empira. Il avait terriblement envie d'une bonne branlette, mais n'arrivait pas à lever, sa troisième jambe n'était pas très coopérative ce matin.
Neville soupira et croisa ses mains sur son ventre, ce geste lui rappela la cause de tous les évènements de la veille. Il était enceint, il allait pouvoir fonder une famille.
Il avait désobéi à l'ordre de sa grand-mère, qui lui ordonnait de boire cette potion d'avortement avant de déshonorer toute la famille. Neville ne l'avait pas fait, il avait demandé conseil au professeur Dumbledore, qui lui avait dit de suivre ce que lui dictait son cœur. Un conseil extrêmement nunuche, mais que Neville respecta.
Sa grand-mère allait surement lui envoyer une beuglante d'ici peu, le déshérité et l'exclure de la famille Londubat.
Cela lui était égal, Pomfresh leur avait dit que les naissances auraient lieu en juin.
En juillet, à ses dix-sept ans, il devient l'exécuteur testamentaire de la fortune de ses parents, il pourra s'acheter une petite maison et élever son enfant.
Il fallait seulement qu'il trouve un endroit où rester entre la fin de l'année scolaire et le 31 juillet. Peut-être chez les Weasley, il essayerai d'en parler à Ron.
Une étrange pensée traversa son esprit. Pourquoi pas le demander à Nott? Il pourrait peut-être l'héberger temporairement.
Neville secoua la tête pour effacer cette pensée et éclata de rire, s'imaginant aller demander au serpentard de l'accueillir lui et leur enfant durant un mois ou deux.
S'imaginant partager le lit du serpentard durant un mois ou deux...
S'imaginant frôlant la peau du serpentard, son corps nu et en sueur contre le sien...
Neville junior venait de se réveiller, fièrement dressé.
Un faible gémissement franchi ses lèvres, Neville agrippa les draps de chaque côté de son corps, il ne voulait pas se soulager. Il venait de bander en pensant au corps nu d'un homme, il n'était pas gay, il n'avait même jamais regardé un garçon sous la douche.
Une autre image lui traversa l'esprit, lui et Nott sous une eau chaude, le corps de Nott humide, son regard rempli de désir, ses lèvres pleines et envoutantes...
Sa main fit le chemin vers le bas, son pouce caressa son gland, imaginant la main de Nott et non la sienne, ses doigts entourant son sexe.
Neville commença de rapides mouvements circulaires le long de sa hampe palpitante, son autre main vint caresser légèrement ses bourses.
Neville se remémora le cours de potion, la manière que Nott glissait sa plume dans sa bouche lorsqu'il réfléchissait.
Dans l'imagination de Neville, la main de Nott fit remplacée par la bouche de ce dernier. Neville accéléra ses mouvements, son dos se cambra, des injures et des gémissements franchirent ses lèvres.
Dans son fantasme, les lèvres du serpentard montaient et descendaient le long de son membre, le prenant toujours plus loin.
Les mouvements énergique de Neville se firent discontinus et brusques et il se répandit dans un long râle de plaisir.
OoOoO
-Londubat mériterait d'aller rejoindre ses parents à St-Mangouste.
-C'est un coup bas Draco.
Draco Malfoy, Blaise Zabini et Théodore Nott sortaient de la grande salle, se dirigeant vers leur cours de métamorphose.
Draco était dans une humeur noire. Neville Londubat venait de recevoir une beuglante de sa grand-mère, elle était furieuse contre lui, parce qu'il avait refusé de prendre la potion d'avortement.
-Je m'en fou, c'est la vérité. Ce crétin a décidé de le garder, il pouvait boire la potion, sa grand-mère lui a ordonnée d'avaler cette potion et il a désobéi avec la bénédiction du vieux fou. Moi, je ne peux pas désobéir, je suis forcé de garder cette monstruosité.
-Ce n'est pas la même chose et tu le sais. Neville veut le garder, toi tu veux le détruire. Le ministère demandait l'accord d'un tuteur pour boire la potion et pas pour garder ou non l'enfant.
-Le fœtus.
-Quoi?
-Tu as dit l'enfant, ce n'est pas un enfant, ce n'est qu'un embryon, un fœtus.
-Tu es impossible, ce n'est pas moi que tu essais de convaincre, mais toi. Tu veux te persuader que l'ENFANT que tu portes n'est pas un être vivant, mais une chose sans importance. Tu n'est pas de mon avis Théo? Théo?
OoOoO
Théodore Nott avait quitté la grande salle comme un zombie. À présent, il suivait ses deux amis marchant devant lui. Draco Malfoy et Blaise Zabini se disputaient depuis la veille, lorsqu'ils avaient regagné leur dortoir.
Le pour et le contre de la grossesse masculine, jamais Théo n'avait imaginé passer une nuit entière à discuter de ce sujet. Blaise était bien entendu pour, exposant ses arguments toutes la nuit à un Draco Malfoy furieux contre l'autorité parental, qui espérait trouver une solution pour perdre le foetus se trouvant dans son ventre.
Théo avait participé à l'échange au début, puis il s'était contenté d'écouter. Ses deux amis avaient de bons arguments.
Cependant, il s'était réveillé ce matin avec une sensation de manque, il avait l'impression d'avoir fait une erreur, il aurait peut-être dû le garder.
Il avait essayé d'en discuter avec Crabbe et Goyle, mais ses deux colosses l'avaient regardé étrangement; soit ils n'avaient pas compris sa question, soit ils le trouvaient idiot de penser pareille chose.
Il avait observé les gryffondors pendant le déjeuner, espérant que l'un des trois avorteurs avaient les mêmes symptômes abattus que lui.
Hélas, les trois rouge et or sans bébé, étaient d'une humeur flamboyante, ils riaient aux éclats, c'était les deux autres qui semblaient abattus.
Théo ne l'avouera jamais, mais il eu un étrange pincement au cœur, lorsqu'il vu le regard vide de Londubat. Une étrange envie de le prendre dans ses bras, de l'embrasser, de le faire rire, l'avait envahit.
Puis, le lion jouflu avait reçu la beuglante, provoquant des fous rires à toutes les tables de la grande salle.
Théo avait du se retenir de se lever et d'aller le consoler.
-Théo tu m'écoutes?
Théodore releva la tête en direction de Blaise Zabini.
-J'ai arrêté de vous écouter hier soir, lorsque Draco énumérait les éventuelles complications de l'accouchement masculin.
-Quelle belle amitié?
-Écoutez, je suis heureux pour toi qui va avoir un enfant et je suis désolé pour Draco qui est obligé d'avoir un enfant, mais je ne suis pas dans l'obligation d'écouter votre débat et de prendre parti.
Théo les dépassa et se dirigea d'un pas rapide vers le cours de métamorphose, sans se retourner vers ses deux meilleurs amis.
OoOoO
-Pour la dernière fois Dean, je ne suis pas une demoiselle en détresse qui a besoin que tu lui prennes son sac et que tu lui ouvres les portes, Neville est dans le même état que moi et je ne vois aucun de vous lui transporter son sac. Alors arrête ou dit adieu à notre amitié.
Seamus Finnigan retira dans un mouvement brusque, son sac à dos se trouvant dans les mains de Dean Thomas. Il regarda le gryffondor à la peau café avec haine avant d'accélérer le pas et de se diriger vers le cours de métamorphose.
Dean regarda son meilleur ami partir en direction de leur salle de classe impuissant et honteux. Ron et Harry retenaient leur fou rire.
Depuis se matin, Dean se sentait responsable de son meilleur ami. Il avait l'impression constante qu'il devait le protéger.
Il était au petit soin pour Seamus essayant de prévoir chacun de ses besoins, mais hélas son ami ne le voyait pas ainsi.
Même Ginny, sa petite-amie, ne le voyait pas de cette façon et lui avait fait une crise de jalousie dans la salle commune, prétendant qu'il ne lui avait jamais tenu la porte ou transporté ses livres, mais ce n'était pas pareil, Seamus portait son enfant.
Enfin c'est ce qu'il se répétait.
Ron donna des petites tapes d'encouragement dans le dos du métis.
-Il n'a pas tout à fait tord Dean, tu le traites comme une fille depuis qu'il est revenu de l'infirmerie hier soir. Veux-tu quelque chose à boire? As-tu faim? As-tu froid? As-tu chaud? Veux-tu que je t'aide à te rendre à la salle de bain?
-Je ne lui ai jamais demandé...
-Dean tu lui tiens les portes, tu lui as offert de porter ses livres.
-C'est mon meilleur ami et il est...
-Je sais, mais tu me vois faire pareil avec Zabini ou Harry avec Malfoy.
-Ce n'est pas la même chose. Moi, j'ai mis enceint mon meilleur ami. Si Harry portait ton enfant Ron, tu...
-Je lui défonce la tronche, à la première porte qu'il m'ouvre.
Les trois griffons éclatèrent de rire. Harry déposa sa main sur l'épaule de Dean.
-Laisse lui un jour ou deux, il va se calmer...et ensuite tu le demande en mariage.
Dean donna un faible coup dans les côtes du survivant.
-Espèce de con.
-Dean ne le prend pas comme ça, nous plaisantons. Tu sais je devrais être insulté, tu ignores ma sœur depuis que tu es revenu de l'infirmerie hier et ce matin tu offres à ton meilleur ami de prendre ses livres et tu ne salut même pas ta petite amie.
-Je sais Ron, nous nous sommes chicanés à ce sujet ce matin.
Ron et Harry éclatèrent de rire, suivit par Dean.
OoOoO
Neville écoutait distraitement ses amis. Il n'avait pas le cœur à rire, il les laissa le devancer, il voulait marcher seul.
Neville n'avait aucune envie de se rendre en classe, il voulait juste retourner dans son dortoir et se cacher dans son lit.
Il venait de subir l'humiliation de sa vie. Il savait que sa grand-mère lui enverrait une beuglante, mais cela restait un choque.
Elle l'avait reniée et exclue de sa maison, comme il l'avait prévu. Cependant, il n'avait pas imaginer les remarques qu'elle ferait au sujet de Nott.
Elle avait souhaité à son petit-fils de vivre heureux avec son petit ami mangemort et leur progéniture qui est une erreur de la nature.
Neville était déjà gêné, mais cette remarque l'avait achevé, il n'avait pas osé regarder à la table des serpentards.
Cette remarque lui avait rappelé les évènements de la matinée et l'avait plongé dans la honte.
Les serpentards avaient étés les seuls à se moquer de Nott, qui était resté impassible.
À l'approche de la salle de classe, Neville remarqua Seamus accoté contre un mur. Harry, Ron et Dean allèrent se placer à côté de lui en silence. Dean était mal-à-l'aise n'osant pas provoquer d'avantage son meilleur ami.
Neville eu un choque en rejoignant ses amis et en se plaçant à côté d'eux. Appuyé contre le mur juste en face du petit groupe de gryffondors, se trouvait Théodore Nott.
Le dos contre le mur, les yeux fermés, la tête légèrement penchée vers l'arrière, donnant accès à son cou...la peau douce et délicieuse de son cou.
Neville secoua la tête, il ne contrôlait plus ses pensées. Depuis quand la peau de ce serpentard était douce et délicieuse, il n'y avait jamais touché et en avait pas l'intension.
Neville ne remarqua pas l'arrivée des autres élèves, il détaillait le corps du serpentard. Il arrêta son inspection lorsque Malfoy et Zabini arrivèrent, les deux serpents allèrent s'installer à côté de Nott, ce dernier ouvrit les yeux, mais sembla trouver leur conversation ennuyante.
Neville n'avait jamais remarqué les yeux de Nott, ils étaient bruns, mais avec un petit reflet vert. Le gryffondor fut sortit de ses pensées par l'arrivée du professeur McGonagall, qui ouvrit la porte et laissa entrer les élèves.
En voulant suivre ses amis, Neville trébucha et échappa tous ses livres et ses parchemins vierges sur le sol, faisant éclater de rire tous les serpentards, ainsi que certaines gryffondors.
McGonagall soupira en le regardant, Neville vu Ron et Harry se tourner et venir à sa rencontre pour l'aider à ramasser, mais ils furent devancés, par un séduisant brun.
Tous les étudiants arrêtèrent de rire, regardant le serpentard aidé le gryffondor. Neville sentait le sang affluer vers son visage, tous les regardaient. Il avait l'impression, que toutes les personnes se trouvant dans ce corridor pouvaient lire sur son visage que la véritable raison de son rougissement était l'astiquage privé de son balai avant l'heure du petit-déjeuner.
À cette pensée, Neville n'osa pas regardé Nott dans les yeux de peur qu'il puisse découvrir les idées perverses envahissants son esprit.
Le gryffondor dit un merci à peine audible au serpentard, lorsque tous ses effets furent ramassés. Cependant, Nott ne bougea pas et resta devant lui.
Le visage de Nott devint rouge à son tour, il passa une main dans ses cheveux, signe de sa nervosité.
-Je suis désolé pour la beuglante que tu as reçu ce matin. Si tu as besoin d'un endroit où rester cette été, moi et ma mère se feront un plaisir de t'accueillir toi et notre...ton enfant. Si tu as besoin d'argent par la suite pour vous nourrir ou pour quoi que se soit...je...
Nott n'osa pas terminer sa phrase, il lui sourit et entra dans la salle de classe rejoignant les rangs des serpentards, sous les ricanements de ces derniers.
Tous les élèves les observaient. Malfoy regardait Nott avec haine et mépris. Ce dernier l'ignora et alla s'assoir à sa place habituelle.
Seamus soupira rageusement avant de bousculer Harry et Ron, à la surprise général.
-N'oubliez pas d'avancer les chaises de Zabini et Malfoy avant qu'ils s'assoient.
Dean s'avança vers son meilleur ami, qui le repoussa violement avant de rentrer dans la salle de classe, suivit par les autres élèves.
Malfoy s'avança vers Harry.
-N'y penses même pas Potter si tu oses m'approcher, je vais te rendre nostalgique de l'époque ou tu pleurais la mort de ton toutou de parrain.
-La ferme Malfoy, tu crois réellement que j'ai la moindre envie de toucher ou de rendre service à un résidu de semence de mangemort.
Malfoy paru choqué de la remarque, puisqu'il ne répliqua pas. Il lui jeta un regard typiquement Malfoyen et pénétra dans la salle de classe.
Zabini le suivit, mais se rinça l'œil en observant en détail Ron, en passant devant lui.
Ron le remarqua et se sentit violé par se regard, Zabini s'en aperçut et lui fit un petit sourire pervers et entra à son tour dans la salle de cours.
OoOoO
Théodore Nott n'écoutait pas un mot de ce que disait le professeur McGonagall, elle l'avait déjà avertis à deux reprises.
Il ne pouvait pas quitter des yeux Neville Londubat. Théo avait toujours été attiré par les hommes un peu rond, pas comme Crabbe et Goyle qui étaient énormes et débordaient de graisses, mais par les rondeurs juvéniles. Il n'était pas attiré par les enfants, loin de là, mais les garçons ou les hommes grassouillets avait une lueur d'enfant, il transpiraient la naïveté et Théo avait toujours trouvé ça très excitant.
Il n'avait jamais remarqué à quel point Londubat était excitant.
Il l'observait depuis le début du cours, il rougissait encore en prenant sa place à côté de Hermione Granger.
Nott s'était demandé une bonne partie du cours la cause de sa gène; la beuglante ou l'accident avec ses livres.
La beuglante était bien entendue son premier choix, quels élèves n'étaient pas mal-à-l'aise lorsqu'ils recevaient une beuglante. Surtout une beuglante de votre grand-mère en colère qui vous reniait et vous souhaitait une très mauvaise vie avec votre petit ami mangemort.
Cette dernière phrase avait profondément blessé Théo, pas la partie du petit ami, puisqu'il était gay et que Londubat était réellement de son goût, mais celle du mangemort.
Son père était un mangemort, un sadique et ignoble mangemort. Sa mère l'avait quittée lorsqu'il avait décidé de rejoindre Voldemort. Aujourd'hui, il pourrissait à Azcaban et c'était bien fait pour lui.
Théo avait fait son possible pour ne pas être relié à son père, il n'insultait jamais les sang de bourbe ou les sang mêlé ou les traitres à leur sang. Il faisait son possible pour être le plus discret, essayant de ne pas attirer l'attention sur lui quoi qu'il arrive. Il n'avait rien en commun avec son père.
Et cette vieille peau qui osait renier sa famille, le traitait de mangemort.
Et bien Nott allait y prouver que le fils d'un mangemort pouvait devenir quelqu'un de respectable, il allait suivre son conseil et élever l'enfant avec Londubat au manoir Nott.
Si Londubat voulait bien de lui.
Théo se tourna à nouveau vers le rouge et or, il croisa le regard de ce dernier, qui rougit et se retourna rapidement vers l'avant.
Le serpentard pouvait voir le côté de son visage, ainsi que son oreille devenir rouge.
Neville était magnifique lorsqu'il rougissait.
Il regrettait de ne pas l'avoir remarqué auparavant.
Théodore se demanda si Neville allait accepter sa proposition de venir vivre avec lui et sa mère.
Il aimait l'idée de fonder une famille, Théo était gay, il l'assumait pleinement, mais au fond de lui, il avait toujours gardé la petite possibilité de faire comme Draco; un mariage de sang-pur, dans le seul but d'avoir un héritier.
Parce que le problème en étant gay dans la communauté sorcière, c'est qu'il n'y avait pas la possibilité d'adopter un enfant, comme chez les moldus, et les homosexuels de sang purs étaient extrêmement mal vue, puisqu'ils refusaient volontairement de poursuivre la race sorcière, les sang purs étaient rares.
Théodore n'adhérait pas à ces principes, pour lui un sorcier était un sorcier, peu importe ses origines. Cependant, Nott ne pouvait s'empêcher de sourire en passant à Londubat. Il était lui aussi un sang pur, donc leur enfant sera un sang pur.
Cela clouerait le bec à tous ses vieux sorciers rétrogrades.
Tout à coup dans l'autre section de la classe, un raclement de chaise se fit entendre.
-Je t'ai déjà dit d'arrêter ça Dean. J'en ai assez. Les serpentards ont plus de classe que toi.
Seamus Finnigan attrapa ses livres et son sac et sortit de la pièce, à la grande surprise des élèves et du professeur.
Dean se leva, voulant rattraper son ami, mais McGonagall appuya sa main sur son épaule et le força à se rassoir.
-Vous allez aggraver les choses en allant lui parler maintenant monsieur Thomas.
Dean se tourna vers l'avant. McGonagall lui fit un petit sourire avant de poursuivre son cours.
Théo ne l'écoutait toujours pas, il avait repris sa contemplation du jolie brun non loin de lui.
Il avait eu quelque doute au début sur l'orientation sexuel de Londubat, mais il avait encore croisé son regard et la rougeur semblait la seule chose que le visage de Londubat pouvait faire après l'avoir regardé.
Théo sourit, son excitation augmenta d'avantage.
Il avait envie de lui faire tendrement l'amour, de lui faire découvrir le plaisir entre homme, mais il avait aussi l'envie de le plaquer contre ce pupitre et d'assouvir ses instincts les plus primaires.
Tendrement ou bestialement, Théodore Nott allait posséder Neville Londubat.
Fin chapitre 2
Bisous à ceux qui ont aimés...et aux autres.
À la prochaine.
