Jamais deux sans toi
Midori M.
Disclaimer : Les personnages de l'univers d' Harry Potter ne m'appartiennent pas mais sont issus de l'imagination fertile de J.K. Rowling, je n'en retire aucun profit pécuniaire de la publication de cette fic. Toute ressemblance avec des lieux, personnages, évènements réels s'étant produits pourraient être totalement non fortuit.
Genre: YAOI
Rating : général : M.
pour ce chapitre : T
Pairing : FWDMGW et un soupçon de HPGW (herk), RWHG, FWxOC
Cette fic met en scène des relations explicites (sexuelles entre autres) entre hommes et jeunes hommes...alors homophobes et puritains, veuillez fermer cette fenêtre.
Ma responsabilité ne pouvant mettre mise en cause et n'acceptant pas les commentaires désobligeants une fois cet avertissement lu.
Note : Serais-je des auteurs possédant un rythme de publication rapide ? Je n'en sais trop rien, mais je sais que j'ai toujours idolâtrer les auteurs auxquels je suivais les fics publiant (assez) rapidement, peut-être était-ce de la reconnaissance doucereuse ?
Autre petite note : Draco a environ 14 ans et les frères Weasley vont sur leur 17ème année.
FWDMGWFWDMGW
Avoir deux poids deux mesures (n)
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Quand les Serpentards apprirent que le professeur McGonagall ne serait pas présente pour ses cours de Métamorphose en commun avec les Gryffondors, c'est avec un sifflement d'exaspération que Draco accueillit la nouvelle.
Il passa nonchalamment ses doigts sur sa tête, ignorant royalement un groupe de filles de Poufsouffle en pâmoison devant lui et ne prêta pas plus attention aux quelques garçons de Serdaigle chuchotant dans son dos.
Draco se fit une note mentale de penser à remettre de la gomina sur ses cheveux blonds. La gomina, il n'y avait rien de mieux.
- Dracoooo , piailla une voix qu'il reconnu comme appartenant à Blaise.
- Tu viens boire un coup à Pré-au-Lard avec nous ? On n'a plus de cours pour la journée Rogue nous laisse quartier libre, il a reporté les travaux encadrés demain, lui demanda Théodore.
- Oui, écoutes Teddy the Pooh et viens avec nous !
- Théodore, je m'appelle Théodore !
- Teddy teddy teddy, le nargua Blaise.
Draco les considéra un instant.
Blaise, son cher Blaise, toujours avec son physique de latin lover et la voix suraiguë totalement ridicule de Marry Poppins en manque qu'il prenant avec lui. Théodore, avec qui toutes les filles craquaient pour sa bouille de nounours, sans parler de sa capacité à pouvoir faire des phrases de plus de deux mots sans caser de sous-entendu salace ou de blagues vaseuses...
- DRAY CHERIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ! JE SUIS LAAAA ! C'EST MOIII PANSY QUE TU AIMEEES !
Il n'en faut pas plus pour que Crabbe attrape Draco sous le bras alors que Goyle pris son sac de cours avant de décamper en direction opposée du beuglement honni.
- Hey Pansy, qu'est-ce que tu fiches ici ?
- Blaise, ta tête de faux jeton ne me reviens pas, où est passé Draco , l'invectiva sèchement Pansy.
- Gente damoiselle, prenez donc le temps de me baisoter la partie supérieure de la pommette voir plus si affinités et peut-être consentirai-je à révéler dans quelle direction le Prince s'en est allé et-
Il ne put continuer plus loin le souffle coupé et les mains plaqués sur un endroit sensible.
Très sensible.
- Teddy , piaffa Pansy en tapant du pied.
- A droite, escalier gauche en haut, 3ème étage, le long du corridor, et c'est Théod-
- QUOI ? Qu'est-ce qu'il est parti faire à la tour d'Astronomie , le coupa Pansy.
Merci t'es un chou Ted', à plus tard !
Suivie de Millicent, elle se dirigea vers les escaliers d'un pas vif, bousculant une Gryffondor de première année passant par là.
Théodore attendit que Blaise cesse de draguer le tapis, et l'aida à s'épousseter.
- Elle a ses règles ou quoi ?
- Blaise, c'est à cause de ce genre de remarque misogyne qu'un jour tu te feras castré.
- Oui, et porté en icône gay dans le tout Poudlard tant qu'on y est, mmh, j'adore les dominatrices !
- Blaiiise, geignit-il d'un ton las, les doigts sur les tempes.
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Pendant ce temps à des kilomètres de couloirs, escaliers, passages plus loin, devant la bibliothèque, Draco Malfoy essayait difficilement de reprendre une respiration normale, appuyé contre une vieille armure rouillée.
Goyle posa une main apaisante sur son épaule. Celui-ci lui lança un regard noir, avant de prendre une grande inspiration. Il se dégagea violemment :
- C'est bon, c'est bon, laissez-moi enfin , siffla Draco en arrachant son sac des mains de Goyle.
- Désolé.
- Gregory...Tu n'as pas à être désolé, gémit Draco les yeux au plafond, tout en remettant une mèche de cheveux blonds derrière son oreille.
- Ca vaut aussi pour toi Vincent, souffla-t-il avant d'entrer dans la bibliothèque.
Vincent Crabbe rougit légèrement avant de partir vers la Salle Commune, entraînant à sa suite Goyle.
Draco n'avait pas bouger, attendant que ceux-ci partent, il soupira en entendant le pas lourd des deux compères, ils se seraient mis à frapper avec des barres en fer le sol que cela n'aurait fait aucune différence.
Le jeune Serpentard se dirigea lentement vers les étagères magiques encombrées de livres, contournant adroitement le bureau de Mme. Pince.
Contrairement à la grande majorité des élèves, Draco appréciait bien Mme. Pince, tous deux se comprenaient quant au respect qu'on devait aux livres, et elle ne manquait pas de l'aider à chaque fois qu'il cherchait quelque renseignement, n'avait pas hésité à lui ouvrir les portes de certaines sections privées... cette...femme était une véritable encyclopédie vivante.
Même s'il était clair que sa tronche de vautour calmait toutes les pulsions zoophiles que l'héritier Malfoy aurait pu avoir.
Mais cet après-midi, il ne tenait pas particulièrement à engager la conversation avec elle, il avait besoin d'être un peu seul, devoir jouer l'élève modèle (ce qu'il était par ailleurs) et le chéri de ces dames lui était éreintant par moments; des moments comme celui-ci.
Il chercha des yeux, le long des rayonnages poussiéreux, un titre inconnu.
La bibliothèque de Poudlard était une des mieux fournies d'Angleterre, et tout portait à croire qu'elle faisait partie du patrimoine mondial magique ; néanmoins...
Draco, lecteur acharné depuis sa plus tendre enfance, éprouvait les limites de la non moins impressionnante collection d'archives amassée au fil des ans par Dumbledore, Irma Pince et autres donateurs anonymes.
Après avoir longuement hésité entre Arithmancie, Arithmomancie, le 69 comme vous ne l'avez jamais vu, par Celestia Septima et L'Occlumens en vous, il opta pour Antagonisme du phénomène spinoziste émergent, et alla tranquillement s'installer à une table.
Quelques minutes plus tard à peine, jetant un coup d'oeil à droite et à gauche, il se leva prudemment et parti s'asseoir entre deux rayonnages peu fréquentés.
Par terre, sa robe de sorcier étalée sur le parquet ciré, il respira enfin pleinement, le soleil hivernal qui pointait derrière le mince vitrail.
FWDMGWFWDMGW
Cela faisait bien près de deux heures et demi que George cherchait (sans trouver) aucun ouvrage sur cette fichue plante, il commençait à douter sur le nature même de celle-ci, pas une seule annotation dans un seul bouquin de botanique, d'aquaculture, apiculture et autre, même pas une infinitésimale référence en diagonale d'une page cornée, George lança un rapide sortilège de recherche alphabétique, un long parchemin apparut devant lui, il fit lentement défiler le papier.
- Zafirlukast, zafirlukast, marmonna-t-il.
- Montélukast.
Une voix venue d'ailleurs.
- Qui monte quoi castré , s'esclaffa d'un rire gras George, malgré lui, il se retourna pour voir son mystérieux interlocuteur.
Personne.
- Quoi , s'offusqua la voix. Comment peut tu assimiler la Zafirlukast à ce genre d'obscénités ? Mon père dit toujours que l'on ne doit pas mélanger la composition des potions à ces espèces de...dépravation !
Des intonations à la fois légères et un ton ondulant...Un sopraniste qui ne s'assumait pas ?
Une voix d'enfant qui voulait se donner des allures adultes, George ne put s'empêcher d'esquisser un sourire, ce petit monsieur avait-il donc des choses intéressantes à lui enseigner?
Il parla à travers la tablette bancale chargée de fascicules de botanique.
- Oui oui, tu comprendras que comme je n'ai pas tout ton savoir, tu pourrais pas me réexpliquer ça plus calmement ?
- Je te disais, que tu ne trouverais rien à la lettre Z, la Zafirlukast est classée à Montélukast ici, qui est son équivalent.
- Mouis, dis-m'en plus, le sollicita doucement George en s'adossant à la rangée de livres qui n'aurait pas manquer de s'écrouler s'il n'y avait pas une autre personne sise de l'autre côté pour équilibrer.
Et l'inconnu partagea ses connaissances sans compter. Et c'était sans compter aussi, que le temps s'écoula.
- Ah, déjà 8h, dis ça te dirais de venir manger avec m-
- 8h00 ? Ah, mer-Merlin, désolé, je dois partir !
George bondit sur ses pieds, avant de se viander par terre, sa tête ayant cogner durement contre une étagère récalcitrante.
- Attends ! Dis moi comment tu t'appelles...
George se releva aussi vite qu'il pu, tentant de rattraper le jeune garçon.
- A un jour, peut-être , lança la voix.
Il ne vit que la porte de la bibliothèque claquer bruyamment, avant que Mme. Pince ne se lève, furibonde, prête à retirer une centaine de points à l'impertinent qui avait osé troubler la quiétude de son bastion livresque.
George recula en vitesse, et enfourna tout aussi rapidement dans sa bouche une bille d'Inattention nouvelle petite douceur mise au point pas plus tard que la semaine dernière par son frère et lui-même, les effets agirent dans la seconde et Mme. Pince qui s'avançait déjà menaçante vers lui le poing levé, le dépassa sans plus lui prêter attention.
Le Gryffondor, satisfait d'avoir une fois de plus rouler cette vieille bique de Pince dans la poudre de Cheminette, continua les mains dans les poches son petit gobelin de chemin.
Et c'est à ce moment que son regard fût attiré par un chatoiement léger sur le sol.
Une cape ? Celle du garçon de tout à l'heure ?
George se baissa pour prendre le vêtement, le tissu était doux au toucher, la doublure d'excellente facture, c'était soyeux, c'était... caressant, il passa doucement, presque...Tendrement, les doigts sur le col dur, il ne pût s'empêcher de faire le rapprochement avec son jeune inconnu, si on touchait superficiellement la matière, le contact était un peu piquant sur la peau, si on prenait le temps d'enfoncer plus profondément les doigts, ce n'était que volupté au toucher.
Les effets de la bille commençait à s'estomper et George sentit les regards se tourner vers lui, hâtivement, bien qu'avec précaution, il replia l'étoffe.
Il quitta la bibliothèque un sourire heureux aux coins des lèvres, ravi d'avoir sous le bras un prétexte de soie pour aborder une prochaine fois, qu'il espérait secrètement pour bientôt, son illustre inconnu.
FWDMGWFWDMGW
Pansy avait attendu près de deux heures devant l'entrée de la Tour d'Astronomie, celle-ci n'étant accessible que par un escalier en colimaçon se déroulant de l'intérieur, elle ne pût que constater, exaspérée que les occupants temporaires avaient décidés de se cloîtrer à l'intérieur. Milicent était rentrée au dortoir, mais Pansy elle, s'acharnait.
- DRACOOOOO ! SORS D'ICIIII ! DRAY !
On pouvait qualifier Pansy de tout, et surtout d'être téméraire, entêtée, COLLANTE!
- Dray ! Qu'est-ce que tu fais à l'intérieur ? De la tour ? De CETTE Tour ! Ne te laisse pas dévergonder par ces...GARCES ! Dray ! Laisse-moi tesauver ! Ouvre cette porte ! Fais descendre cet escalier !
- TA GUEULE LE BOULDOGUE , tonna Fred.
Pansy sursauta violemment.
Torse nu, Fred passa la tête et le reste, sauta sur ses pieds et fit face à l'importune.
Une fille que Pansy reconnu de la maison Serdaigle apparut derrière lui en train de réajuster sa jupe.
- Tiens, tiens, à défaut de te trouver un petit copain tu joues les voyeuses, petite Serpentarde ?
Pansy était troublée, et agacée par l'attitude des deux amants, elle ne put retenir sa rancoeur face aux insinuations de Fred.
- V-Vous ! Sales Gryffondors, vous ne vous prenez décidemment pour rien ! Et toi la Marie-couche-toi-là, tu salis l'image des Serdaigles , cracha Pansy. Tu te prostitue pour les Gryffondors maintenant ?
Fred passa prestement son chandail aux couleurs de Gryffondor que lui tendit Deborah, d'habitude si calme, avait frémit à la phrase de Pansy.
Il jeta un regard écoeuré à Pansy, avançant d'un pas vers elle et lui dit d'une voix basse et d'un ton qui n'était propre qu'à lui même, mi-cajôleur, mi-amer :
- Je ne suis pas le serviteur de ces dames pour rien Miss Parkinson, une langue de vipère comme toi ne devrait pas se permettre de proférer de telles choses sur ses ainées alors qu'elle ne sait rien de la vie si ce n'est roucouler auprès d'un petit bellâtre de bas étage, une petite merde parmi d'autres de Serpentard, je ne me prends pas pour rien ?Mais c'est tout simplement parce que je ne suis pas rien, pas comme ton petit saligaud de Prince, il est insignifiant, que peux-tu dire sur Deborah, quand tu ne sais même pas si ton cher 'Drayyy' ne suces pas Rogue pour les notes ? On entend des choses à propos de ton petit prodige, même parmi les 6èmes années ! C'est étonnant tu ne tr-
Fred sentit la brûlure d'une paume sur sa joue gauche.
- Draco, n'est pas comme ça ! Je t'interdis de dire ça ! Retires tout de suite ça, Weasley !
Deborah se jeta sur Pansy pour lui tirer les cheveux, toutes deux se griffaient jusqu'au sang, c'était la dignité d'une femme contre une autre.
- PANSY !
L'interpellée détourna la tête, mais ce fût assez pour que l'autre la gifle, Pansy tomba sur ses genoux, le regard humide mais déterminé à arracher les yeux de la Serdaigle plus grande d'une demi-tête qu'elle.
- Weasel grand format, tu n'es pas avec ton hideux frère ? Et moi qui pensait que les belettes se déplaçaient toujours en troupeau , railla Draco.
- Et toi, tu as lâché tes gorilles ? A moins que ça ne soit eux qui t'aient laissé tombé , répliqua Fred.
- Je ne vois pas de quoi tu parles, mais peut-être est-ce dû au fait que ton cerveau ne soit pas apte à aligner plus de deux phrases correctes, oh !
Je sais, c'est certainement héréditaire ? Ta mère doit être très déçue du résultat...Mais pour une fois que c'était deux pour le prix d'un !
C'était le mot de trop, l'allusion de trop, Fred déjà échauffé par sa petite séance de sport de chambre interrompue, le bouledogue et maintenant l'altercation avec le petit péteux platine, c'était trop.
- Remets-moi les idées en place Malfoy, puisque que tu as tant envie de parler aujourd'hui , sans que Pansy ne puisse intervenir, Fred attrapa Draco et le colla contre le mur, appuya sur sa gorge, qui, dans une tentative desespérée de reprendre son souffle, entrouvrit les lèvres. C'était assez pour Fred, qui déboucha d'un adroit coup de dents une fiole sortie de sa poche, il força le jeune blond à avaler le liquide. Il sourit face à l'expression paniquée de l'autre.
- Une petite démo Malfoy ? C'est une avant-première tu sais, j'espère que tu en es honoré; lui murmura Fred amusé.
- Crét-ah...Ah..., haleta Draco, ses yeux gris s'écarquillèrent d'étonnement alors qu'il déglutit, fixant Fred.
- Montres à Tonton Fred ce que tu peux faire Malfoy, montre , éclata de rire le rouquin.
Il s'arrêta net en sentant les doigts fins et blancs aggriper son pull, la respiration devenue plus que laborieuse de Draco, et la détresse dans ces océans gris terrorisés.
FWDMGWDWFW
Et voilà un deuxième chapitre de conclus...J'avoue que la fin est assez...horrible, mais j'aime le suspense ! Pas vous ?
Qu'a-donc fait avaler Fred à Draco ? Et Draco dans tout ça ? Et le mystérieux inconnu de George ?
Je tenais également à remercier ; vous remercier pour vos reviews, cela m'a beaucoup touché, j'espère que la suite vous a plu,
Je me suis permis également de rajouter une petite note explicative à propos des titres de chapitres !
(n) "Avoir deux poids deux mesures" est une expression signifiant "juger différemment une même chose selon les personnes, les circonstances, les intêréts..."
