Disclaimer : L'histoire et les personnages de Saint Seiya ne m'appartiennent pas, dommage !
Réponse à Chu : Merci pour ta review. Pour te faire plaisir, la suite ! Avec, eh oui, deux beaux mâles ! Enjoy !
2. UNE BONNE ACTION…
Aphrodite se laissa tomber sur le lit en attirant Kanon sur lui. Celui-ci, impatient, écarta les mèches turquoise qui lui cachaient les traits et le cou de son amant et encadra le petit visage délicat de ses grandes mains. Il vrilla ses yeux brûlants de passion dans les yeux de biche du poisson. Aphrodite sourit et se tortilla sous lui, effleurant son aine et faisant monter le désir.
Kanon gronda et se pencha lentement. Aphrodite ferma les yeux et tendit ses lèvres, le cœur battant à tout rompre. Dans un grognement sourd, il se cabra quand le gémeau lui mordit cruellement la lèvre inférieure, aspirant un filet de sang vermeil. Il battit frénétiquement des bras, essayant de repousser l'agresseur, mais celui-ci tint bon et Aphrodite sentit contre lui que son désir s'enflait sournoisement. Le gémeau explora sa cavité buccale avec une soudaine tendresse, et le poisson eut presque l'impression de se liquéfier entre les bras possessifs. Il se relâcha complètement et écarta les jambes, en une invitation muette.
Le gémeau déboutonna le pantalon du suédois et envoya une de ses mains redessiner les fesses menues, s'attardant sans pudeur aucune sur le petit orifice affamé dont les spasmes lui laissaient entrevoir un déchaînement de luxure. Aphrodite sentait son corps vibrer sous la caresse lubrique, tandis que la chaleur générée par le désir rosissait délicatement ses joues. En un temps record, il s'entendait geindre et soupirer, la bouche de Kanon dessinant sans fin des arabesques sur sa peau blanche.
Dans un sursaut de frustration, il rua pour manifester l'intensité de son plaisir et, avec reconnaissance, se laissa enlever son pantalon. Puis les mains brunes l'abandonnèrent, et il regarda le dragon des mers se débarrasser de ses vêtements en toute hâte. Mais il était trop excité et ne pouvait plus attendre. Il se mit à quatre pattes, se lécha deux doigts et commença à se dilater, alternant de petits mouvements de va et vient et des mouvements de ciseaux. Kanon était chauffé à blanc, il le devinait rien qu'à sa façon de respirer, et son désir n'en fut que plus fort. Il ajouta un troisième doigt et…
Dans un rugissement, Kanon lui rejeta brutalement la main sur le lit en se positionna derrière lui, lui maintenant les hanches et pressant son membre contre la fragile entrée. Aphrodite releva ses fesses et écarta largement les jambes. Kanon força le petit anneau de muscles et entra d'une seule poussée jusqu'à la garde, faisant gémir son partenaire. Les chairs du poisson étaient douces et chaudes, et il l'amena facilement au plaisir, frôlant sans répit la prostate, déclenchant un torrent de sensations intenses. Sous lui, Aphrodite s'était mué en une créature affolante, à la peau moirée, qui ondulait sensuellement. Lorsque, de façon inattendue, il se mit à masser les bourses du suédois, Aphrodite eut comme un flash et de longs jets de sperme vinrent tacher les draps. Il s'effondra d'un coup, à bout de souffle, et Kanon jouit bruyamment dans un grand coup de rein. Il voulut se retirer, mais le suédois supplia doucement :
- Reste encore un peu… S'il te plaît…
Kanon maintint le corps de son amant contre lui et ils s'allongèrent, serrés l'un contre l'autre. Il enleva quelques mèches de cheveux mouillées qui s'étaient plaquées sur le front d'Aphrodite et lui embrassa l'épaule. Aphrodite sentait son corps frêle se détendre progressivement, il comprit qu'il allait s'endormir. Il puisa dans ses ultimes réserves et murmura :
- C'était bien…
Les bras de Kanon se resserrèrent encore un peu plus fort autour de lui et il mêla ses doigts aux siens avant de sombrer dans un sommeil sans rêves…
Le lendemain, Aphrodite rinça soigneusement son masque aux pétales de roses, puis enfila un petit débardeur bleu et un pantalon noir avant de descendre aux arènes. Camus et Milo étaient en train de s'affronter sous les regards appréciateurs de quelques chevaliers. Le poisson reconnut Aldébaran, ainsi qu'Aiolia et Saga. Soudain d'excellente humeur, il étudia le profil de médaille du gémeau et s'amusa à le superposer à celui de son amant de cette nuit…
Kanon avait effectivement été à la hauteur de ses espérances. En outre il possédait un corps de rêve. Sa haute taille et sa musculature développée étaient celles d'un athlète, et si le gémeau était d'un naturel plutôt brutal et agressif, cela n'était pas pour lui déplaire…
Ah, cette façon d'embrasser, qui fait monter des frissons d'appréhension en même temps que de plaisir ! Songea le poisson en passant sa langue sur ses lèvres. Oui, Kanon est un beau mâle, je dois le reconnaître. Très intéressant… Ce sera amusant de voir jusqu'où il pourra me mener…
Un petit picotement d'excitation le traversa…
Il fut ramené à la réalité par un tonnerre d'applaudissements. Dans l'arène, Camus avait réussi à figer dans la glace une partie de la longue chevelure de Milo, ce qui en soit était un exploit. En effet, Milo était sans conteste celui d'entre eux qui maîtrisait le mieux les déplacements à la vitesse de la lumière, et personne n'ignorait l'acharnement avec lequel Camus rêvait de lui damner le pion.
Et dorénavant c'est chose faite ! Pensa le suédois. A moins que ce ne soit un coup de chance…
Il reporta son attention sur Saga, qui restait calme et silencieux, comme toujours. Aphrodite ne le voyait parler aux autres que rarement, et il repensa soudain aux paroles de Kanon, la veille : Saga était amoureux de Mû, mais il avait besoin d'un coup de pouce. Aussitôt, ce fut comme si un voile se levait, et le masque que portait le gémeau explosa à ses yeux, pour dévoiler un profond manque d'assurance et une mélancolie insupportable. La tristesse de l'autre menaçant de le submerger complètement, il s'en détacha avec horreur.
Je ne savais pas qu'il était tellement torturé… Comment est-ce possible que personne n'en sache rien ?
Saga était toujours calmement assis sur les gradins, l'air indifférent. L'illusion était parfaite, et rien ne laissait transparaître un quelconque mal-être. Le poisson s'interrogea :
Sans doute Kanon est-il plus sensible aux états d'âme de son jumeau…
A ce moment-là, il sut qu'il avait pris sa décision. Même si Mû ne voulait pas de Saga, lui, Aphrodite des poissons ne laisserait plus son compagnon d'arme dépérir de la sorte. Saga valait mieux que cela.
Un mouvement à ses côtés le fit sursauter et il se retrouva noyé dans le regard émeraude de Mû. Le bélier sourit et salua poliment le poisson d'un signe de tête.
- Bonjour, Mû, fit Aphrodite. Alors, ça va ? Pas trop perturbé par notre conversation d'hier ?
- Non, pas plus que ça, fit le bélier en haussant les épaules. Oh !!! C'est donc ça ? Mais, Aphro, je ne suis pas tout à fait innocent, quand même. Moi aussi, il m'est arrivé d'avoir entre les mains ces fameuses revues qui circulaient en secret dans les dortoirs quand on était petits. Je sais quand même en gros comment ça fonctionne, même si je ne suis jamais passé à la pratique ! Je parle de relations entre hommes et femmes, bien sûr ! L'amour entre hommes, c'est une idée nouvelle pour moi, mais Sion et toi, vous m'avez fait découvrir que cela pouvait aussi être possible. Je pensais au début que c'était forcément sale et pervers, mais t'entendre évoquer ton premier amour, ça m'a fait changer d'avis. Après, par contre, c'est vrai que je n'ai pas tellement eu l'occasion de fréquenter beaucoup de monde, ces dernières années, isolé comme je l'étais à Jamir. Mais le jour où je rencontrerai quelqu'un à mon goût, et pour qui je ressentirai des sentiments aussi forts que les tiens, je n'hésiterai pas, crois-moi !
Le suédois le regarda, interloqué. Mû éclata de rire et lui entoura les épaules :
- Sincèrement, hier, ça m'a fait du bien de te parler. Merci.
- Je suis content que tu puisses comprendre ça, Mû, dit Aphrodite en déposant un léger baiser sur sa joue. Ce n'est pas donné à tout le monde.
- Merci, Aphrodite. Bon, je vais au palais rendre visite à mon maître. Ensuite j'irai voir Kanon. Il était vraiment dans un sale état hier.
- O.k ! Moi je vois qu'Aldébaran s'ennuie, j'ai envie de m'amuser un peu ! On verra bien qui gagnera, du chat ou de la souris !
Mû rigola puis se téléporta, et Aphrodite fit apparaître une rose rouge, qu'il coinça entre ses dents, et descendit vers le brésilien d'une démarche sautillante.
Saga s'était levé tôt, comme tous les matins. De toutes façons, vu la qualité de son sommeil, il attendait toujours le lever du soleil avec impatience. Depuis quelques jours, le phénomène empirait, et il ne prenait même plus la peine de dissimuler son mal-être à son frère. Il se contentait de sortir discrètement et de se rendre au Cap Sounion, là où la vue était la plus spectaculaire lorsque l'astre du jour apparaissait.
Lorsque les premiers rayons perçaient le voile encore pourpre de l'horizon, il suspendait son souffle, tout à la magie du spectacle. Et puis, au fur et à mesure, le bruit incessant du ressac contre la falaise le plongeait dans un état d'esprit cotonneux, et il se mettait à imaginer son frère en train de se noyer quotidiennement...
Finalement, quand le soleil était assez haut dans le ciel, il quittait les lieux pour faire preuve de présence aux entraînements, et se battait de temps en temps avec ses camarades. C'est ainsi qu'aujourd'hui, vers onze heures, aux arènes, il avait découvert Mû qui riait en compagnie d'Aphrodite.
Mû et Aphrodite ? Non, ce n'est pas possible ! Et pourtant, j'ai bien vu leur complicité… De l'amitié ? C'est bizarre, ils n'ont jamais été particulièrement proches… Que se passe-t-il ?
Il sut qu'il n'arriverait pas à donner le change plus longtemps, et se dit que le mieux serait encore de se retirer, ce qu'il fit. Il salua froidement Aiolia et quitta les lieux, en direction de son temple. En arrivant à la maison, il embrassa distraitement Kanon sur la joue, sans remarquer son air joyeux. Il prit un gros livre dans la bibliothèque et alla s'enfermer dans sa chambre.
Kanon se mit à préparer des légumes et des grillades pour leur repas. Inconsciemment, il se lécha avec gourmandise les lèvres en se rappelant sa petite expérience de la veille avec Aphrodite. Comme il aurait voulu le croquer une fois encore à son réveil, ce matin… Mais il valait mieux être discret. Personne ne connaissait ses petits penchants homosexuels, et il préférait ça. En outre, le suédois était réputé peu farouche, et il ne voulait pas figurer sur son tableau de chasse…
Une fois, ça suffit ! Juste pour lui faire passer l'envie de me dominer… Mais qu'est-ce qu'il était bon…
Il mit les brochettes à cuire sur un petit barbecue électrique, quand il devina la présence de Mû dans le temple. Il appela :
- Bonjour, Mû ! Je suis ici, viens !
- Ah, Kanon ! Je vois que tu vas mieux ! S'exclama le bélier, ravi. Alors le médicament a été efficace, on dirait ?
- Ah oui, très bien ! Sans toi, je me serais encore traîné ça toute la nuit, alors vraiment merci encore ! Ah, Camus aussi faudra que
Au même instant, dans sa chambre, Saga restait amorphe sur son livre. Il s'était rendu compte depuis plusieurs semaines que les sentiments qu'il éprouvait pour le bélier étaient tout sauf amicaux, et cela le torturait.
Un homme comme Mû ne pourra jamais m'aimer… Il est tout le contraire de moi. Je suis schizophrène, j'ai trahi ma déesse, et j'ai tué l'homme que Mû considère comme son père… A quoi bon rêver de ce que je ne pourrai jamais avoir ? Mû mérite mieux moi…
Il entendit du bruit dans la cuisine, et reconnut la voix du bélier. Son pouls s'accéléra, et il tendit l'oreille pour saisir la conversation des deux hommes. Il apprit ainsi que son frère avait été malade la veille. Il jeta rageusement son livre contre le mur.
Je suis un égoïste. Mon frère était malade hier, et je ne m'en suis même pas préoccupé. Je n'étais pas là pour aller lui chercher un médicament… Non mais regarde-toi !
Il se planta devant son grand miroir et il imagina, comme une ombre, le Saga maléfique qui l'avait hanté pendant treize longues années. Il entendit comme en écho le rire sadique, et crut croiser son regard de fou mégalomane. Cette ombre avait saccagé sa vie. Et elle continuait à le hanter, l'empêchant d'avancer.
Oh, bien sûr, il essayait de donner le change, et cela semblait fonctionner assez bien. Après tout, il avait assez conscience de ses qualités pour mettre sa blessure de côté pendant qu'il côtoyait les autres. Si on négligeait de prendre en compte le passé, tout allait pour le mieux, après tout… Et les autres l'acceptaient, alors pourquoi se sentait-il si mal ?
Pourquoi ? Simplement parce qu'il avait besoin d'amour. Mais Mû était inabordable…
Et dire qu'il était là, juste derrière la porte, à discuter en toute innocence avec son jumeau. Comme il avait discuté avec Aphrodite plus tôt. Il irait sans doute saluer Aldébaran, cette après-midi, comme il le faisait tous les jours, après quoi il irait boire un thé chez Shaka. Peut-être qu'il leur offrirait son rire, sa joie. Peut-être même qu'il se laisserait encore embrasser sur la joue…
Soudain, la pression devint intolérable. Dans un hurlement silencieux, Saga pulvérisa le miroir d'un coup de poing formidable.
Meurs, espèce de fou ! Hurla-t-il en pensées pour son reflet. Meurs donc une bonne fois pour toutes !
Dans la cuisine, Kanon et Mû se figèrent :
- C'était quoi ? Demanda Mû.
- Saga, dit Kanon. Il ne va pas bien, je le sens ! Attends-moi, je vais voir.
- Je t'accompagne, dit Mû.
Lorsqu'ils rentrèrent dans la chambre, Saga, les yeux brûlants et un rictus rageur encore sur le visage, tenait sa main droite couverte de sang contre lui. Mû poussa un cri affolé et se précipita pour examiner la plaie. Saga recula vivement :
- Ca va, Mû, je me suis juste coupé, pas de quoi fouetter un chat…
Kanon sortit pour aller chercher la trousse de premier secours, et Saga détourna son regard, se refusant à affronter celui de Mû. Lorsque le tibétain passa un bras autour de ses épaules, il voulut s'écarter, mais le bélier le retint fermement et dit d'une voix triste :
- Ce n'était pas un accident, Saga. Je te sens bouleversé. Qu'est-ce qui ne va pas ?
- Ca va bien, répéta Saga, obstiné. Laisse-moi, s'il te plaît. Kanon va m'arranger ça.
Kanon revint et analysa la situation d'un seul coup d'œil. Il posa la trousse sur le lit, à côté de son frère, prit gentiment Mû par le bras et le raccompagna vers la sortie. Le bélier, un peu surpris de l'attitude des deux frères, interrogea Kanon du regard. Celui-ci soupira :
- Ne t'inquiète pas, Mû, je m'occupe de lui. Je sais, c'est un peu compliqué, mais je ne peux pas te parler maintenant, tu comprends ? Vas voir Aphro et demande-lui de t'expliquer, pour Saga. Dis-lui que c'est moi qui t'envoie, il comprendra.
Mû, un peu désorienté, entra dans le douzième temple d'un pas rapide, et appela :
- Aphrodiiiite !
- Oui, oui, ça va, j'arrive ! Cria le suédois.
Il sortit de la salle de bain, emmitouflé dans un peignoir, les cheveux humides. Il sourit en reconnaissant Mû et minauda :
- Eh bien, eh bien, tu ne peux plus te passer de moi ? J'ai réussi à te charmer ?
- Aphro ! S'exclama Mû, rouge jusqu'aux oreilles.
- Bon, ça va ! Je ne suis pas ton genre, j'ai compris ! Dommage !
Mû soupira et haussa les épaules, fataliste. Le poisson ne changerait jamais, autant accepter ses manières le mieux possible. Aphrodite l'attira vers le canapé, se laissa tomber et s'étira comme un chat :
- C'est pas encore aujourd'hui que je viendrai à bout d'Aldé. Pourtant, à un moment j'y ai vraiment cru… Mais bon faut se rendre à l'évidence, une force comme la sienne ça a ses avantages…
Mû sourit. Aphrodite, avec son air insouciant et léger, avait le don pour le calmer et lui changer les idées. Il laissa sa nuque reposer sur les coussins et soupira de bien-être. Saga lui avait vraiment fait peur, avec son air sombre. Le poisson, fin observateur, remarqua son trouble :
- Il y a quelque chose dont tu voudrais me parler ?
- C'est Kanon qui m'envoie… Saga semble avoir des problèmes, mais il refuse d'en parler. Il a pulvérisé le miroir de sa chambre ce matin, et s'est abîmé la main assez profondément. Je ne comprends pas, mais Kanon m'a dit que tu pourrais m'expliquer son comportement…
Aphrodite se pinça les lèvres, ennuyé. Ca le dérangeait toujours autant que Kanon ait pris la liberté de l'inclure dans ses problèmes personnels, mais le mal était fait, et, après avoir perçu la souffrance de Saga, ce matin, il ne pouvait plus rester indifférent. Et Mû semblait sincèrement inquiet… Il prit une profonde respiration et se jeta à l'eau :
- Mû, Saga est malheureux depuis notre retour car il se sent anormal, et se dit qu'il n'arrivera jamais à se faire pardonner ses erreurs passées.
- Mais… C'est faux ! S'écria Mû. Tout le monde a compris ! Personne ne le rejette !
- C'est exact, dit doucement Aphrodite. Mais Saga n'arrive pas à oublier. Par exemple, il a quand même tué ton maître, ça ne te fait rien ?
- Il était malade, avant, ce n'était pas sa faute. Tu crois que je ne le comprends pas ? S'écria Mû. Si seulement je pouvais l'aider !
Tu le pourrais, en répondant à son amour, par exemple… Pensa Aphrodite. Non, je vais trop vite en besogne ! Ce serait mieux de laisser les choses évoluer d'elles-mêmes tout doucement… Mais comment te le faire comprendre ? Oh quelle barbe, maudit sois-tu, Kanon ! Ne pouvais-tu pas te charger toi-même de la sale besogne ? Tu me le paieras !
- Tu pourrais lui parler plus souvent, faire des choses avec lui comme… Je ne sais pas, moi, t'entraîner avec lui, aller au ciné, enfin bref être son ami, simplement. Je suis sûr que ça suffirait déjà…
- Je vais suivre ton conseil, acquiesça le bélier.
- Je pensais bien que tu réagirais comme ça, dit gaiement Aphrodite. Tu es vraiment un chic type, Mû.
Mû se téléporta sur un dernier sourire. Aphrodite poussa un soupir exaspéré et enfila rapidement un pantalon et un pull. Il dévala les marches jusqu'au troisième temple, qu'il sonda rapidement. Les jumeaux avaient terminé leur repas et Saga était en train de se préparer pour aller en ville. Le poisson patienta dix minutes en trépignant de colère, puis alla trouver Kanon dans le salon. Il marcha sur lui et se mit à hurler :
-SALAUD ! T'AURAIS PAS PU LUI DIRE TOI-MEME ?
- Tiens, mais c'est toi Aphrodite ? Demanda Kanon, pas impressionné du tout. Qu'est-ce que tu veux ?
- T'es vraiment un gros con ! T'as même pas eu le courage de lui parler en face !
- Pourquoi ? Ca s'est si mal passé ? Demanda Kanon.
- Non, heureusement ! Mû va essayer de remonter le moral de ton frangin. En toute innocence, bien sûr !
- Je croyais que tu devais m'aider à les mettre ensemble, pas à en faire des supers amis ? Dit le dragon des mers, agacé.
- Je suis d'accord pour t'aider, mais à ma façon, mets-toi bien ça dans le crâne ! Déjà que tu m'as piégé et manipulé, comme tu le fais avec tout le monde !
Kanon fit un bond, l'emprisonna entre ses bras et rugit :
- Et pour ça aussi, je t'ai manipulé ?
Il embrassa brutalement le poisson, et posa une main sur son entrejambe. Une formidable érection se forma aussitôt et le suédois abandonna vite toute résistance. Kanon s'attendrit et lui releva le menton :
- J'ai bien aimé hier…
- Je te déteste, bouda le poisson en se blottissant étroitement contre lui.
- Mais oui c'est ça… Allez, viens… Chuchota Kanon en l'entraînant vers la chambre.
Allez, courage, la fin approche! Merci de votre fidélité, à très bientôt!
