Voici le second chapitre de cette fanfiction. Contrairement au premier, le cadre ne prend pas en compte le Docteur mais l'OC que j'ai créé pour l'histoire. Mais lisez bien, l'intrigue commence vraiment maintenant.
Bonne lecture.
Ressentir l'absence
(éclipse de près d'un an)
L'éveil, une phase délicate pour une personne qui sort du sommeil. Le corps est reposé et prêt à repartir pour une nouvelle journée, mais l'esprit ne suit pas toujours, cela dépend de chacun.
Pour une jeune femme habitant l'une des contrées les plus isolées de la planète Gallifrey, ce point-là ne posait aucun problème. Jamais elle n'avait eu de problèmes à se lever de bonne heure et avec le sourire. Accueillir le jour et les soleils qui le représentaient signifiait parfois quitter le monde des ténèbres et des peurs que pouvait être là nuit. Ce matin-là annonçait une des bonnes journées que lui offrait la vie, son sommeil avait été reposant et sans cauchemar.
La jeune dame du temps, à peine sortie du lit, vint se poster à sa fenêtre et observa le paysage qui s'offrait à ses yeux. Les soleils venaient à peine de pointer à l'horizon et donnaient à tout ce qu'elle voyait un éclairage si particulier. Jamais elle ne se lasserait de regarder ses paysages, cela ne signifiait rien mais pourtant tout pour elle. Humant l'air, elle estima qu'il n'était pas l'heure de traîner. Il était à peine l'aube mais elle détestait attendre plus tard dans la journée pour s'occuper de tout de qu'elle avait affaire. De plus que sa journée était bien plus chargée que celles des dernières semaines et son timing était donc plus serré que d'habitude. Comme toujours lorsqu'elle était de sortie pour une grande partie de la journée.
Après une toilette sommaire, elle fit rapidement ses quelques tâches ménagères du jour avant de regagner sa chambre pour prendre ses affaires pour partir. N'ayant pas pris le temps le déjeuner plus tôt, elle fit alors un détour par la cuisine pour prendre quelque chose à manger pour la route. Croyant être toute seule, elle fut surprise lorsqu'elle entendit quelqu'un lui parler derrière elle.
? : Toujours prête aux aurores à ce que je vois ?
La jeune dame du temps se retourna alors pour faire face à une autre dame du temps à qui on pouvait donner, d'un point de vue physique, une quarantaine d'années.
La jeune gallifréenne : Tu m'as fait peur maman! Je ne t'ai pas entendu arriver.
La mère : Excuse-moi, je ne souhaitais pas t'effrayer. (son regard se posant sur les affaires que sa fille avait près d'elle, poussant alors un soupir) Tu comptes y retourner aujourd'hui ou je ne me trompe ?...
La jeune gallifréenne : S'il-te-plaît, ne recommençons pas cette discussion que l'on a déjà dû avoir des centaines de fois. Et puis, cela fait longtemps que je n'y suis pas allée. J'ai besoin d'en savoir plus et ce n'est pas par ici que je vais trouver les informations que je cherche.
La mère : Je le comprends bien, mais te savoir laisser à toi même dans la capitale n'est pas une idée qui me rassure beaucoup Lydianyse.
La jeune gallifréenne : Maman ! N'essaye pas de me faire culpabiliser en m'appelant par mon prénom complet. Et tu sais très bien que je déteste lorsque tu fais ça. Je préfère Lydie, c'est plus court.
La mère de Lydie (n'ayant aucune envie de se fâcher avec sa fille) : Excuse-moi ma chérie, je ne voulais pas te mettre en colère. Mais comprend-moi, te savoir seule dans La Citadelle...
Lydie : Où je suis déjà allée une dizaine de fois ces dernières temps. Et je te rappelle que j'ai fait mes études à Arcadia qui est aussi une grande métropole. Je ne vais pas me perdre maman, je ne suis plus une petite fille.
La mère de Lydie : Je sais, mais je n'oublie pas que ta débrouillardise n'est que récente. Durant tes études, tu n'avais toujours pas très loin...
Lydie (baissant la tête, des larmes commençant à se former aux coins de ses yeux) : Papa... (d'une voix chevrotante) Je ne l'oublies pas maman. Mais je sais que je peux m'en sortir maintenant toute seule, papa m'a appris tout ce qu'il y avait à savoir.
La plus âgée des deux dames du temps prit sa fille dans ses bras lorsqu'elle se rendit compte que celle-ci était sur le point de pleurer.
La mère de Lydie : Je suis désolée, je ne voulais pas te faire pleurer. (étant elle-même au bord des larmes) Je sais que ton père comptait beaucoup pour toi et qu'il te manque. Mais je sais que d'où il est il nous observe et qu'il est fière de toi.
Lydie : Merci Maman. Moi aussi je suis sure qu'il veille sur nous, comme il l'a toujours fait.
Les deux femmes se détachèrent chacune de l'autre, un sourire aux lèvres. Cela leur avait fait du bien d'avoir ce petit moment privilégié mère/fille, ça ne leur était pas arrivé depuis un certain temps.
La mère de Lydie (observant alors avec plus d'attention le sac plutôt volumineux de sa fille) : Il est rempli d'ouvrages que tu dois rendre ?
Lydie : Oui, j'ai bien pu travailler dessus le temps que je les ai eus.
La mère de Lydie (mi ironique, mi sérieuse) : Et tu comptes revenir avec autant, n'est-ce pas ?
Lydie (un sourire aux lèvres) : Tu me connais bien maman.
La jeune gallifréenne s'apprêta à sortir, il n'était pas question qu'elle rate le moyen de transport qui l'amenait jusqu'à la capitale. Alors qu'elle était sur le pas de la porte, elle entendit sa mère lui parler.
La mère de Lydie: Tu ne t'arrêteras pas dans tes recherches Lydie, n'est-ce pas ?
Lydie (se retournant vers sa génitrice) : Pas tant que j'aurai un minimum de réponses à mes questions.
La mère de Lydie: Tu as conscience qu'il n'y en a peut-être pas?
Lydie : Peut-être ou peut-être pas, seules mes recherches me le diront. Déjà que j'ai trop longtemps attendu pour le faire... Et puis, je le dois bien à toute la famille, cela a changé tant de choses dans notre vie. Je le fais aussi pour moi, pour que je puisse enfin passer à autre chose. Si je reste sans réponses, je n'irai jamais de l'avant.
La mère de Lydie : Si c'est ce que tu penses alors continue sur cette voie ma chérie, je ne peux rien redire à cela. Mais j'espère juste que tu ne t'y éterniseras pas et que tu profiteras quand même de la vie.
Lydie : Je te le promets maman. (remettant son sac sur ses épaules) Ce n'est pas que je veuille te fuir maman, mais si je ne pars pas tout de suite, je pense que je ne serai jamais à l'heure.
La mère de Lydie : D'accord, bonne journée ma chérie.
La jeune dame du temps tourna les talons et partit alors de chez elle. Le vent s'était un peu levé depuis l'aube mais la belle saison était là et un peu de fraîcheur n'était pas un mal. Passé le portail, elle s'engagea alors à travers l'immense plaine qui s'ouvrait devant elle. Lydie habitait en effet l'une des contrées de Gallifrey composées en majorité de plaines. Celle-ci n'était pas la plus éloignée du territoire de la Citadelle, mais il y avait peu de moyens collectifs pour s'y rendre et Lydie devait à chaque fois marcher pendant une heure pour se rendre à l'endroit d'où on pouvait l'emmener.
Ces soixante minutes n'étaient jamais une vraie perte de temps pour la jeune dame du temps qui en profitait toujours pour repenser à tout ce qu'elle devait faire ou pour faire le point dans ses avancées. Ce jour là, son habitude ne lui fit pas défaut puisqu'elle fut une nouvelle fois dans ses pensées. Elle se remémorait tout le travail qu'elle avait fait jusque là et tout ce qu'elle avait appris grâce à ses recherches. Elle avait eu des réponses aux questions secondaires qui étaient apparues au fur et à mesure de ses observations mais certaines restaient sans réponses. C'était malheureusement pour Lydie celles pour lesquelles elle s'était lancée dans ses recherches.
Lydie ne voulait pas renoncer, elle sentait qu'elle était proche de son but, qu'elle le touchait peut-être du bout des doigts. Mais d'un autre côté, elle voyait aussi ses espoirs s'envoler au fil du temps qui passait. Mais ne pas avoir de réponses l'affectait et elle n'était pas sûre de tenir encore un certain temps à faire des recherches. Elle avait été étudiante et savait ce qu'il y avait comme charge de travail, mais ce n'était pas le même contexte et elle savait qu'elle finirait par se sentir lasse.
La dernière pensée de Lydie avant de s'apercevoir qu'elle était arrivée à destination fut de ce dire que la pire chose pour quelqu'un qui est dans l'ignorance est l'absence de réponse.
J'espère que cela vous a plu. Je sais que certains pourront penser que j'en dit beaucoup mais en même temps pas assez, mais je préfère vous le dire maintenant, je suis du genre à faire avancer lentement l'intrigue, tout en dissimulant de petits indices.
