Salut tout le monde.
Comme promis voici le second chapitre. Je suis désolée pour le retard mais j'ai eu un problème avec mon ordinateur et il a effacé une bonne partie du chapitre (il me restait que deux-trois paragraphes mais pas les travaux que j'avais fait dessus. Autrement dis, presque rien). Comme je n'ai aucune trace écrite (j'écris selon l'inspiration) j'ai dû tout refaire et franchement, y'a pas plus décourageant. Rien que d'y repenser j'ai la haine (vraiment) parce que j'avais bien réussi à développer les sentiments de Yusaku et bien entamé ceux de Yukiko mais je ne suis pas arrivée à le refaire avant un long moment (et après une bonne dose de musique). J'aime bien cette version aussi, j'espère montrer assez les sentiments. En tout cas moi ça m'a vraiment fait un drôle d'effet de l'écrire. J'en ai presque pleurée, c'est tout dire(c'était vraiment à deux doigts à certains moment ). Un conseil, si vous êtes sensibles, préparez vos mouchoirs. J'espère que ce chapitre vous plaira, mais avant, réponses aux rewiews.
Claude le noctambule : Ouah, c'est la première fois que je reçois une rewiew aussi longue. C'est vraiment super. Je suis contente que cette fic te plaise. J'avoue que j'ai pas mal hésité car comme tu l'as fait remarquer, les fics où Shinichi meurt sont assez rares et je n'étais pas sûr que cette histoire plaise. Tu m'as rassuré. Si le début du premier chapitre était ''froid''' c'était justement parce que je voulais mettre en avant les sentiments dans la fic, mais comme les deux policiers ne connaissaient pas Shinichi je ne pouvais pas vraiment le faire. Par contre, je n'ai pas pu m'empêcher qu'un des deux policiers compare Shinichi à son fils . J'ai ensuite axé l'histoire sur Maigret (d'ailleurs, merci de m'avoir avertis sur son vrai grade et j'ai le plaisir de t'annoncer que j'ai littéralement dévoré tous les tomes de Détective Conan( y'en a même que j'ai relu plusieurs fois)) et là aussi j'ai eu des doutes. Apparemment c'est bien passé alors t'en mieux. En tout cas, le plus dur c'était bien l'annonce de la mort de Shinichi car pour moi Maigret est peut-être habitué à annoncer la mort d'un membre d'une famille, mais pas à des amis et encore moins par téléphone alors tout de suite c'est un terrain plus glissant. Aller, je te laisse lire la suite, j'espère que je ne te décevrais pas.
Manaji : Et oui, c'est une histoire triste. Mais je suis contente que ça te plaise. J'espère que ce chapitre ne te décevra pas en plus de l'attente.
-------------------------
Et si…
Chapitre 2 : Désespoir
Yusaku raccrocha le téléphone et pris appui sur le bureau. Ce n'était pas possible. Shinichi…
Dans un excès de rage, l'écrivain envoya à terre toutes les affaires posées devant lui avant de sentir ses jambes se dérober, le faisant tomber à genoux.
Maigret devait se tromper, Shinichi ne pouvait pas être… Il aller bien finir par se réveiller de ce cauchemar.
Il passa une main sur son visage, y surprenant des larmes qu'il n'avait pas remarquées avoir laissé couler. Son cœur se remis à battre douloureusement et ses mains se mirent à trembler. Maigret ne lui aurait jamais téléphoné s'il y avait eu le moindre doute.
Non, il ne pouvait pas le penser, c'était trop dur. Les larmes se mirent à couler le long de ses joues et tombaient sur le sol sans qu'il ne s'en aperçoive. Ou alors les ignoraient-il tout simplement.
Shinichi…
Yusaku donna un violent coup de poing sur le sol marbré de son bureau et ressenti à peine la douleur lorsque ses articulations craquèrent. Du sang se mit à couler de sa main écorchée par des débris de verre d'un cadre de photo sans qu'il n'y prête la moindre attention. Ses pensées étaient confuses et toutes dirigées vers son fils.
Comment cela avait put arriver ? Qui avait put faire ça ? Pourquoi Shinichi ? Et surtout, pourquoi n'avait-il pas été là pour empêcher ça ? Il se retourna et laissa son dos prendre appui contre le bureau. Il releva la tête et regarda vers l'extérieur d'un regard vide. Les larmes qui avaient cessées de couler pendant quelques secondes reprirent leur course de plus belle.
Quelques minutes plus tard un léger coup fut donné à la porte.
- Yusaku, tu es là ? Ca fait dix minutes que je t'appelle.
L'écrivain ne réagit pas à l'appel de sa femme. Yukiko, se demandant ce que faisait son mari ouvrit silencieusement la porte avec l'espoir de peut-être arriver enfin à le surprendre pendant son travail, ou mieux, en train de dormir. Mais à peine eut-elle pénétrée dans le bureau que son sourire se fana alors qu'elle se figeait. Elle ne savait pas très bien pourquoi mais il régnait dans la pièce une ambiance qui l'oppressait. Elle remarqua alors que le bureau de son mari était sans dessus-dessous. Elle sentit la peur s'insinuer en elle et s'avança doucement dans la pièce, cherchant autour d'elle la trace de son mari ou d'un éventuel cambrioleur.
- Yusaku ?
L'appel était plus faible que la première fois et son regard se posa à nouveau sur le bureau de son mari où devait se trouver un téléphone. Celui-ci gisait à terre comme projeté au cours d'une bagarre.
Après avoir jeté un dernier coup d'œil aux alentours, Yukiko s'empara du téléphone et s'apprêtait à appeler la police lorsqu'un mouvement à sa droite la stoppa.
Imaginant découvrir un cambrioleur ou une toute autre personne malintentionnée, la jeune femme leva le combiné au-dessus de sa tête, prête à se défendre. Elle stoppa cependant son geste en découvrant une forme recroquevillée contre le bureau. Il lui fallut quelques secondes avant de reconnaître son mari.
Le dos appuyé contre le bureau, les jambes ramenées contre sa poitrine et entourés de ses bras comme pour se protéger du froid, la tête posée sur ses genoux et le corps tremblant violemment, Yusaku Kudo ressemblait à cet instant bien plus à un enfant perdu qu'à un célèbre écrivain de trente-sept ans à qui la vie à toujours sourie.
Yukiko lâcha le combiné en s'avançant vers son mari et s'agenouilla à ses côtés en prenant garde aux nombreux morceaux de verre traînant sur le sol. Elle posa délicatement une main sur l'épaule de l'homme qu'elle aimait et le sentit se tendre avant que les secousses ne reprennent de plus belle.
- Yusaku ?
La prise de l'homme se resserra autour de ses jambes. Il ne releva pas la tête, cherchant par tous les moyens de s'échapper du cauchemar dans lequel il était entré.
Yukiko sentant l'inquiétude montée se rapprocha encore de son mari cherchant d'éventuelles blessures. Elle remarqua les traces de sang sur sa main mais lorsqu'elle toucha la blessure du bout des doigts Yusaku écarta sa main. Ne voulant pas le blesser et jugeant que la blessure ne semblait pas trop grave, elle reporta son regard vers son mari. A ce moment c'était plutôt son comportement qui l'inquiétait. Doucement, elle posa une main dans les cheveux noirs de l'écrivain et la fit glisser tout le long de son visage. Elle sentit son cœur battre avec force contre sa poitrine lorsqu'une fois arrivée au niveau de la joue elle s'aperçut que celle-ci était inondée de larmes. La femme commençait à sentir sa respiration se faire difficile face à l'angoisse qui s'emparait peu à peu d'elle. Jamais elle n'avait vue Yusaku dans cet état. Et cela lui faisait peur. Elle avait peur de ce qui avait bien pu se passer pour que son mari en vienne à un tel état de détresse. Non, elle était terrifiée.
- Yusaku ?
Elle attendit quelques secondes en espérant que son mari réagisse de lui-même mais n'obtient pas d'autre réponse qu'un gémissement qui lui rappela celui d'une bête blessée. Ne supportant plus la tension que la peur faisait naître en elle, elle força Yusaku à lever les yeux vers elle en lui prenant délicatement le visage entre les mains.
Sa respiration se bloqua lorsqu'elle vit le teint pâle et le visage inondé de larmes de son époux. Sa respiration avait l'air laborieuse. Sifflante et saccadée comme si quelque chose l'empêchait de respirer normalement. Jamais, non jamais elle ne l'avait vue comme ça.
- Yusaku qu'est-ce qu'il y a ? S'il te plait dis-moi ce qui se passe.
L'écrivain sembla alors se rendre compte de la présence de sa femme. Une légère lueur de reconnaissance brilla dans ces yeux avant d'être engloutie par la douleur. Il réalisa à ce moment que Yukiko n'était pas au courant. Il lui faudra l'avertir. Non, il ne pouvait pas. Mais après quelques secondes il réalisa qu'il devait le faire.
Yusaku ferma les yeux et serra les dents et les points avec force. Doucement il tendit la main vers sa femme qui le regardait faire sans réagir, partagée entre la douleur face à la souffrance qu'il semblait vivre et la peur de ce qui pouvait être à l'origine de cette souffrance. Yukiko revient à elle lorsqu'elle sentit la main de son mari dans sa nuque et que celle-ci l'entraînait vers le torse chaud de l'homme qu'elle aimait. Elle resta surprise quelques secondes par cette attitude alors que de bras se placèrent autour d'elle, l'enserrant avec force.
Elle sentit contre sa poitrine les secousses provoquées par les sanglots silencieux de l'écrivain, et cella lui fit mal. Elle ne savait pas quoi faire pour aider Yusaku mais en même temps quelque chose au fond d'elle refusée de toutes ses forces de connaître l'origine de son mal.
Yusaku enfouit son visage dans les cheveux châtains de sa femme, ne répondant jamais à ses appels, cherchant à gagner du temps. Il savait que Yukiko commençait vraiment à s'inquiéter pour lui mais il n'arrivait pas à trouver le courage pour lui annoncer …La mort de leur fils.
A cette pensée un nouveau gémissement franchit ses lèvres sans qu'il ne puisse le retenir. Il sentit l'ancienne actrice se tendre dans ses bras et il resserra son étreinte. Yukiko passa ses bras tremblant dans son dos et le serra doucement en faisant de petits cercles de sa main pour tenter de la calmer. Elle posa sa tête sur son épaule et sa voix trembla lorsqu'elle rompis le silence.
- Yusaku. Yusaku je t'en pris dis-moi ce qui t'arrive. Dis-moi ce qui se passe. Je …Tu me fais peur. Yusaku s'il te plait. …REPONDS-MOI BON SANG !
Les larmes se mirent à couler de ses yeux. La tension qu'elle ressentait devenait impossible à supporter et elle se mit à pleurer dans le cou de son mari. Yusaku revint quelque peu à la réalité après l'éclat de voix de sa femme et, légèrement désorienté, il remarqua qu'elle pleurait dans ses bras.
Qu'est-ce qu'il faisait ? Il s'était enfoncé dans sa douleur et en oubliait sa propre femme. Le fait qu'elle aussi avait le droit de savoir. Elle était la mère de son fils et même s'il aurait voulut donner tout ce qu'il possédait en ce monde pour lui éviter cette souffrance, il ne pouvait se taire plus longtemps. Après tout, l'ignorance ne la faisait-elle pas souffrire en ce moment même ? La question était à présent, trouverait-il le courage pour lui annoncer et parviendra t-il à supporter d'autres larmes ?
Doucement ses bras desserrèrent leur prise et ses mains remontèrent le long de son dos, caressant ses cheveux avec tendresse. Les sanglots de sa femme se calmèrent et Yusaku serra les yeux avec force en sachant que d'autres, plus déchirant encore, verraient bientôt le jour.
Après quelques minutes, Yukiko parvient à retrouver un semblant de calme. Les caresses de son mari l'apaisaient et elle aurait voulu rester ainsi pour toujours. Mais les caresses étaient plus appuyée que d'habitude et l'ancienne actrice sentit que Yusaku avait quelque chose à lui dire. Quelque chose que changerait sa vie à tout jamais.
Yukiko s'essuya discrètement les yeux avant de pousser un soupir de regret et de s'écarter des bras de son mari. Celui-ci ne la retient pas mais il laissa ses mains glisser le long des bras de sa femme pour finalement prendre les mains dans les siennes. Yukiko se trouvait à présent à genoux entre les jambes de son mari fixant son visage alors que celui-ci s'était à nouveau adossé au bureau, les yeux tournés vers la fenêtre. Elle attendit quelques minutes que Yusaku commence à parler. Les larmes de son mari avaient cessées de couler mais elle sentait qu'il ne faudrait pas grand chose pour quelles tombent à nouveau. L'écrivain prit alors une profonde inspiration et se redressa en s'essuyant les yeux de son bras, chassant les dernières traces de larmes. Il devait se montrer fort pour Yukiko. Même si ce n'était au pour quelques minutes il devrait la soutenir de son mieux. Comme elle venait de le faire. Il abaissa finalement son bras, les yeux tournés vers le sol. Il vit ses mains qui tenaient celles de sa femme trembler. Il ferma les yeux et attendis quelques secondes avant d'encrer son regard à celui de la personne qui partageait sa vie. Dans son esprit des milliers de phrases tournaient pour lui annoncer l'assassina de leur fils, mais chacune d'elle ne pouvait l'empêcher de souffrir. Il ne pouvait l'éviter. Yusaku ouvrit finalement la bouche et Yukiko sentit son cœur battre la chamade. Douloureusement. La voix de son mari tremblait lorsqu'il commença à parler.
- Yukiko. Le commissaire Maigret à téléphoner tout à l'heure. …Il …Il m'a annoncé qu'il avait retrouvé un corps.
Yukiko fixa les yeux hantés de son mari son mari en essayant de calmer les battements de son cœur. C'était ça qui avait mit Yusaku dans cet état ? Une personne était morte ? Mais, qui ? Une personne qu'eux et Maigret connaissent. Mais pour que Yusaku réagisse d'une telle manière il faut que ce soient une personne proche. Très proche. Comme…
NON !
Yukiko écarquilla les yeux alors que sa respiration se bloquait dans sa poitrine. Ca ne pouvait pas être… Comme pour donner plus de poids à ses pensées et les rendre réelles elle secoua la tête en signe de négation.
- Yusaku ne…
- Shinichi.
- Non.
Yusaku ferma les yeux et baissa la tête. Il resserra sa prise sur les mains de sa femme, attendant sa réaction.
- Tu mens, tu… Ce n'est pas possible. Je…
Les pensée de Yukiko tournaient à une telle vitesse qu'elle fut prise de vertiges. Elle fixa son regard au visage de Yusaku où les larmes avaient recommencées à couler.
- Ca ne se peut pas…
Elle sentait les larmes couler sur ses joues, coulant le long de son visage pour tomber sur leurs mains jointes.
- Il, il n'a que dix-sept ans, il est trop jeune. Yusaku c'est impossible.
N'obtenant aucune réponse, elle se mit à crier.
- YUSAKU DIS-MOI QUE C'EST FAUX, DIS-MOI QUE TU MENS.
Le père de Shinichi attrapa l'un des bras de sa femme et l'attira contre lui. Les pleurs de Yukiko lui déchiraient le cœur alors que celui de celle-ci lui sembla se briser.
- Non, non, non, non. Shinichi.
Les mains de la mère serrèrent désespérément la chemise de son mari. Sa respiration se fit laborieuse et Yusaku craint un moment que la nouvelle l'empêche de respirer. Il tenta de la calmer mais lui-même éprouvait des difficultés à ne pas se laisser aller. Il prit peur un instant lorsque le corps de sa femme se détendis dans ses bras mais s'aperçu que celle-ci c'était évanouie. Il ne savait pas s'il devait s'en réjouir ou non. Il ne pouvait s'empêcher de pensait à son réveil et au fait que pendant quelques instant tous lui semblerait n'avoir été qu'un rêve avant que la réalité ne la rattrape. Il devra être à nouveau là pour elle. Il ne devait pas la laisser seule. Pas maintenant. Jamais. Il ne réalisait pas encore ce qu'impliquait pour lui, pour eux, la mort de leur fils. Plus jamais il ne pourrait le voir, plus jamais il ne pourrait lui parler, lui présenter un nouveau roman et le mettre au défi de trouver le coupable et le stratagème utilisé pour son crime. Plus jamais il ne pourrait le serrer dans ses bras et lui dire qu'il était fier de lui. Plus jamais il ne le verrait grandir. Plus jamais il ne le verrait VIVANT.
Il avait perdu son fils. Une partie de lui. Une partie de Yukiko.
La tête de Yusaku entra brutalement en contact avec le bureau. Le regard vide, il observa la cour extérieure par la fenêtre. Le soleil brillait mais il aurait préféré qu'il pleuve. Il se mit à caresser les cheveux de Yukiko de manière inconsciente alors qu'un détail qu'il possédait depuis le début mais d'ont-il n'avait pas pris conscience jusqu'à présent le frappa de plein fouet.
Shinichi n'était pas mort par accident. On l'avait assassiné.
Son regard se fit dur alors qu'une colère glacée prenait possession de son corps. Jamais il ne pardonnerait au meurtrier de son fils. Et dus t-il y laisser la vie ou passer le restant de ses jours à le pourchasser, il le retrouverait, et lui ferait payer. Yusaku s'en fit la promesse.
-----------------------------
Fini
Ca y est, ce chapitre est bouclé. J'espère qu'il vous a plus. Moi j'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire même s'il m'a demandé beaucoup d'efforts. C'était vraiment dur d'imaginer comment auraient réagis les parents de Shinichi. J'espère ne pas en avoir trop fait mais je ne pense pas. C'est vrai quoi, leur fils est mort à des milliers de kilomètres d'eux.
S'il vous plait, laissez des rewiews pour dire ce que vous pensez de cette histoire. Pour le dernier chapitre je n'ai eu que deux commentaires et même si je remercie ceux qui m'en on envoyés, ce n'est pas franchement motivant.
Aller, à la prochaine
Sharo-Chan
P.S : Musiques utilisées pour m'inspirer :
- ''Zombie'' de Cranberris
- ''Angels'' de Within Temptation
