Auteur : Visionairy (lien sur mon profil)
Traductrice : Toumies
Bêta-correctrice : dinahe
Disclaimer : Les personnages et lieux ne sont, bien entendu, pas à moi et l'histoire de cette fanfiction appartient à Visionairy. Seule la traduction est de moi.
/!\ Comme je regarde la série Supernatural en VO, je ne connais pas les termes français utilisés dans la VF alors j'ai cherché pour certains (comme l'horrible "banane" de la VF. Brrr) et traduit directement pour d'autres
Note de la traductrice :Tout comme le premier chapitre,.voici la version corrigée.
Bonne lecture !
Chapitre 2 – Inquisition
Dean s'arrêta chez lui, prit ses affaires et il était sur la route en moins de trente minutes. En sortant de la ville avec l'Impala, il eut encore ce pressentiment désagréable. Il savait que le plus tôt il arrivait là-bas, le plus vite il pourrait revenir. Et alors cet inquiétant, épineux et sinistre sentiment qu'il ressentait dans son estomac, à chaque fois qu'il laissait Sam seul, partirait lui aussi.
Le chemin du retour était sympa. L'équipe locale avait gagné et bien que Sam ne se sentait pas trop excité par ça, les mecs dans la voiture étaient transportés de joie. Leur bonne humeur était contagieuse et ça faisait bien trop longtemps qu'il n'était simplement sortit avec des garçons de son âge. Le sport, les filles, les cours... la conversation était prévisible mais ça donnait un sentiment plaisant de normalité que Sam aimait réellement. Il ne pouvait pas beaucoup participer à la conversation, ne connaissant pas la plupart des filles dont ils parlaient et n'étant pas familier avec les vieux professeurs ou les événements qu'ils décrivaient. Il était juste content d'être assis sur le siège arrière en les écoutant.
Quand l'un des garçons mentionna la petite sœur de Mike, décrivant en détail comment il préférerait être seul avec elle à la place, Mike prit sa défense d'une façon qui rappelait à Sam les tendances protectrices de Dean, bien que ce soit d'une manière complètement différente. Dean n'avait jamais essayé de protéger l'honneur de Sam comme ça, en fait, c'était plutôt le contraire. Sam sourit, sachant que si Dean avait rencontré la sœur de Mike, il aurait probablement tenté d'être seul avec elle ou pousser Sammy à le faire à la place.
Sam s'appuya paisiblement contre la fenêtre et regarda les arbres défiler. La nuit était tombée et il commençait à pleuvoir. Comme c'était une région rurale, il n'y avait pas beaucoup de voiture sur la route aussi loin de la ville. Mike ralentit à un carrefour puis il fit un virage à gauche en douceur sur un chemin de terre où ses amis d'enfance vivaient. Cette route était étroite, entourée d'arbres et où le vent s'y engouffrait. Ça aurait pu avoir l'air sinistre si Sam pensait de cette façon. En effet, Sam était détendu lorsqu'il vit un grand camion de produits alimentaire rouler lentement vers eux sur la voie en sens inverse.
Une autre paire de phare transperça soudainement l'obscurité et un grand véhicule, avec des phares qui se situaient haut par rapport au sol, appuya sur la pédale d'accélération, faisant rugir son moteur et déboîta pour dépasser le camion. Le véhicule fit une embardée en dépassant et dès que Sam et Mike virent le danger, Mike appuya sur les freins et essaya d'éviter les véhicules qui arrivaient. Le chemin de terre n'était pas construit pour faire des virages rapides et serrés, et alors que la Mustang commença à glisser sur le gravier, les bruits étaient impressionnants. Il y eut le grincement des freins, le klaxon du camion, le gravier qui volait, le métal qui cédait, le verre qui volait en éclat, des voix qui jurèrent et pourtant, la seule chose auquel Sam pensait... Dean !
Quand Sam revint à lui, ses sens semblaient revenir un à un. Il pouvait sentir l'odeur des feuilles humides, de l'essence, des freins et du cuivre. Les bruits s'ajoutèrent graduellement ; il entendait des personnes qui criaient, un homme avec une voix indistincte criait à quelqu'un quelque chose, une voix de femme au dessus de lui mais il n'arrivait pas très bien à comprendre ce qu'elle disait et, quelque part au loin, une sirène retentissait. Le goût ; ouais, il pouvait définitivement sentir du sang, ce qui l'aida à placer l'odeur de cuivre. La vue ; pas très bien encore mais alors qu'il s'efforçait à ouvrir les yeux avec précaution, il put mettre un visage flou sur la voix au dessus de lui.
« Calmes-toi, fiston. Essaie de te détendre et respire lentement. On va tout de suite te donner un masque à oxygène pour t'aider, et je... »
Le touché : ouais, et comme d'habitude, c'était le dernier à revenir, et, c'était définitivement le pire. Une douleur monta brusquement de sa cheville et traversa sa jambe gauche. Sa poitrine le lançait. Il essaya de retirer sa jambe de ce qui lui faisait si mal mais le geste empira la douleur. Alors que sa respiration s'accélérait, sa poitrine commença à faire de la compétition à sa jambe pour avoir le plus d'attention. Quelque chose n'allait vraiment pas là.
« Doucement, fiston. Calmes-toi et ne bouge pas. Respire lentement. Tout ira bien, nous devons juste te sortir de là et t'emmener à l'hôpital. Prend de grandes inspirations. »
Sam commençait à revenir complètement à lui tout en faisant une liste de ses membres blessés. Son bras gauche était fortement serré contre son corps. Sa main était humide et douloureuse, probablement dû à des coupures, mais elle n'était pas cassée. Quelqu'un tenait son bras et sa main droite, mais ils n'étaient pas douloureux. Sa jambe droite était elle aussi coincée. Elle était douloureuse mais mise à part qu'il ne pouvait pas la bouger, ça avait l'air d'aller. Alors que sa mémoire commença à revenir, il se rendit compte que ça avait du sens, c'était le côté gauche qui avait été percuté. Soudainement, il se souvint ce qu'il s'était passé et se débattit.
« Mike... ! Tom... Asher...
– Détends-toi, répondit le secouriste. Tout le monde est en vie et on s'occupe de vous tous, maintenant. Deux de tes amis sont déjà sur le chemin de l'hôpital, ils iront bien. Et dès que nous arrivons à vous dégager de la voiture, Mike et toi, vous les suivrez tous les deux.
– Mike ! Mike, tu vas bien ? »
Sam tenta de repérer où il était mais il n'y arrivait pas énormément à cause des ombres déformées autour de lui. Chaque mots qu'il prononçait lui serrait la poitrine et faisait grincer ses côtes. Il essaya de se calmer et de respirer.
« Calmes-toi, Winchester. Je vais bien, on dirait que t'as reçu le plus gros de ce connard de camion. Comment tu te sens ? », fit une forte voix à quelques mètres de lui.
Sam était soulagé. Considérant la force de la collision, c'était un miracle que tout le monde ait survécu.
« Je... je vais bien. »
Sam essaya de retenir une toux. Il haleta de nouveau ; c'était difficile de prendre de l'air à travers sa poitrine blessée. Il avait mis sa ceinture de sécurité mais le choc qu'il avait reçu, ça faisait un putain de mal de chien.
« Fils, tu dois te relaxer et continuer à respirer. Tes côtes ont été touchées et ça devient plus difficile pour toi de respirer. Tes amis s'en sortent plutôt bien rien qui ne peut être soigné. On doit d'abord te stabiliser avant que le pompier coupe la voiture pour te sortir de là.
– Couper ma voiture ?, fit une voix tourmentée du siège avant. Il n'y a pas d'autre moyen pour nous sortir de là ? Mec, tu peux pas comprendre... c'est une classique. »
Le sentiment de familiarité apaisa plus l'esprit de Sam que n'importe quoi d'autre à ce moment-là.
« Vous ne pouvez pas juste nous faire glisser ?, continua à plaider la voix de Mike.
– Je suis désolé, Mike, mais il n'y a pas d'autre moyen que de couper le véhicule pour vous dégager. Peux-tu enlever ton pied d'en dessous du tableau de bord ? »
Il y eu des débattements suivis de quelques jurons.
« C'est ce que je pensais, et si tu continues à parler comme ça, j'aurais une longue discussion avec ton père quand on te sortira de là. »
Les mots étaient dits avec affection et Sam se dit qu'ils se connaissaient probablement tous, ayant grandi ensemble dans une petite ville.
« Et ton ami ne pourra certainement pas déplacer sa jambe d'en dessous ton siège avant que tu ne sortes. »
Soulagé que Mike allait assez bien pour s'inquiéter de la protection son bébé, l'attention de Sam revint à ce que le secouriste avait dit. La douleur de sa cheville et de son tibias l'élançait profondément. Sa jambe était coincée ; elle était cassée et de ce qu'il pouvait sentir d'en dessous, sa cheville n'était pas non plus dans sa position normale. L'élancement dans sa poitrine voulait sûrement dire qu'il avait des côtes fêlées ou cassées, il avait reconnu cette sensation. Sa vision floue et les nausées n'étaient pas bon signe non plus mais ça ne voulait pas forcément dire qu'il avait une commotion cérébrale. Ça rendrait juste les choses plus difficile quand il devrait partir. Il pouvait dissimuler les deux autres blessures mais la cheville et la jambe cassées allaient être un problème, et Sam savait qu'il ne pouvait pas aller à l'hôpital.
Un homme habillé de l'uniforme bleu de la police dirigea sa lampe vers lui.
« Comment tu t'appelles, fiston ? »
Une question normale pour n'importe qui d'autre mais Sam ne savait pas comment y répondre. Puis, du siège avant, il entendit encore la voix de Mike.
« Sam. Son nom c'est Sam Winchester. Tommy, il vient juste d'emménager il y a un mois ou deux.
– Merci, Mike. »
Apparemment, le jeune policier connaissait Mike.
« Sam. »
Il se tourna consciencieusement vers le jeune Winchester.
« Comment peut-on joindre tes parents ? Ils voudront te rejoindre à l'hôpital. »
Avec la douleur, ça devenait difficile pour Sam de réfléchir. Il ferma les yeux et laissa retomber sa tête. Son père n'était pas en ville et il était impossible de le joindre. Dean était déjà loin sur la route pour aider pasteur Jim. Bobby était avec son père et pasteur Jim était... occupé. Il ferma fortement les yeux, sentant le désespoir l'envahir. En tant que tuteur viable, il n'avait pas d'autre option. Que pouvait-il dire à l'officier qui ne causerait pas plus de problème pour lui et sa famille en définitive ?
« Sam, tu m'entends ? J'ai juste besoin d'un numéro de téléphone. »
Une autre voix, cette fois-ci celle d'un homme plus vieux, parla.
« Laisse-le se reposer un moment, Tommy. Une fois qu'il a retrouvé sa respiration, t'auras ta réponse. Pendant ce temps, regarde s'il a un portable sur lui. La plupart des gosses d'aujourd'hui en ont. »
Sam sentit le secouriste sortir son portable de la poche de sa veste, cependant il n'était pas sûr comment réagir quand il le vit en pièces.
« Son téléphone est à peu près dans le même état que sa jambe. Tu n'arriveras à rien avec ça. Même la carte SIM est fichue. »
Sam se débattit pour reprendre le contrôle sur lui-même. Il avait déjà été blessé auparavant, il devait juste supporter la douleur. Il avait vu Dean et son père blessés plutôt gravement pire que ce qu'il avait. Il les avait aidés à se soigner. Il savait qu'il devait trouver un moyen de rentrer à la maison, et de ne pas aller à l'hôpital.
Sam se força à ouvrir les yeux et fit de son mieux pour sourire.
« Merci, monsieur, mais, »
Il essaya de bouger encore une fois, cela ne lui fit que lui mettre les nerfs douloureux en feu.
« Urgh. »
Respire lentement, exigea Sam de lui-même. Il souhaita ardemment que les points de sa vision s'en aillent et que son ouïe revienne. Il n'allait pas s'évanouir maintenant.
« … donc, une fois que je serais... serais sorti de la voiture, si je peux juste... être ramené à la maison... ça ira. »
Apparemment, la finesse habituelle du sourire de Sam manquait. Pâle, en sueur et tremblant, il n'avait pas l'air de pourvoir rester conscient, sans parler de le laisser rentrer chez lui tout seul. Les secouristes se regardèrent. Le plus vieux baissa les yeux vers l'adolescent.
« Sam, tu es peut-être inquiet d'avoir des problèmes si tes parents découvraient que tu étais dans cette voiture, probablement sans leur permission, mais crois-moi, ils voudront être là pour toi quand ils apprendront ce que ce bourré a fait à toi et à tes amis. On ne peux pas te laisser partir comme ça sans états d'âme, sauf pour aller à l'hôpital, et tout de suite. Tu devrais donc aussi bien donner ces numéros à Tommy. »
Puisque Sam savait qu'il n'avait pas la force ou les ressources pour s'échapper par lui-même, il décida de limiter les dégâts. Plus il évitait de leur donner les numéros de téléphone, plus ils mettraient du temps pour se rendre compte que personne n'allait venir le voir à l'hôpital ou autre de toute manière et pendant un moment.
C'était le pire scénario, une situation qui n'aurait jamais dû arriver. Et si maintenant ils faisaient appel au Service de la protection de l'enfance. P*tain, il était vraiment dans la merde ! Son père et Dean allaient être terriblement en colère contre lui. Empêchant ses yeux de se brouiller de larmes, Sam était furieux contre lui. Il était supposé rester discret, il ne devait pas être le centre de l'attention du pire moment qui soit. Se sentant malade à cette pensée, et, lamentable, suite à ce combat contre la douleur, Sam arrêta finalement de se battre. Et lorsqu'ils commencèrent à couper le siège pour dégager sa jambe d'en dessous, il se rendit compte qu'il ne pouvait rien faire d'autre que se pousser contre le siège derrière lui, serrer les dents et simplement s'évanouir.
Dean, qui avait maintenant bien avancé dans la région rurale de Red Hills, et qui, pendant la dernière heure de route avait ressentit un nœud inconfortable dans le ventre, décida de se garer et de prendre un coca pour se calmer. Il n'était pas sûr de ce qui l'inquiétait le plus, la situation de Pasteur Jim ou de laisser Sam tout seul à la maison pour quelques jours.
Secouant la tête, il se demanda s'il accepterait un jour que Sam soit assez vieux pour s'occuper de lui. Les mots les plus pressants de son père, le « Fais attention à ton frère, Dean. » traversa son esprit, mais son côté le plus rationnel savait que Sam se sentirait insulté de savoir que Dean pensait si peu de lui au point qu'il ne pouvait même pas le laisser seul à la maison. Dean prit quelques gorgées de coca, et il sentit sa main rester sur le téléphone dans sa poche.
Un appel rapide ne ferait pas de mal. Il voulait juste s'assurer que Sam était bien rentré à la maison comme s'il était toujours là-bas. Ou, il pourrait appeler pour lui souhaiter bonne nuit. Ouais, bien, maintenant le voilà qui joue à la princesse. En regardant son téléphone, il savait que c'était un point discutable. Il ne captait déjà plus le réseau. Il devait juste croire que Sammy allait bien et qu'il travaillait sur ce test qu'il avait le lendemain matin. Cette image le calma quelque peu et il redémarra l'Impala et la fit vrombir en roulant vers le bas de la route de montagne venteuse.
La fois d'après où Sam revint à lui, quelqu'un secouait son bras. Sam tenta de l'ignorer, il préférait dormir, cependant la voix devenait de plus en plus insistante.
« Sam. Sam Winchester... réveille-toi. S'il te plaît, Sam, nous devons te parler une minute, et, ensuite, tu pourras retourner dormir. Sam ! »
Les bruits et les odeurs étaient différents maintenant, et cette voix était nouvelle et elle ne voulait pas s'en aller.
« Allez, Sam. Je sais que tu as mal mais tu dois te réveiller. »
Soudainement, sa jambe et sa poitrine se remirent à lui faire mal d'une manière spectaculairement atroce. Sam ne put s'empêcher d'avoir un mouvement de recul à cause de la douleur et il le regretta instantanément quand la voix s'était évidemment rendue compte que Sam était de retour parmi eux.
« C'est ça, Sam. On va pouvoir te faire sentir mieux dès que nous pourrons joindre tes parents. Peux-tu me donner leur numéro de téléphone ? On pourras t'aider comme ça. »
Une autre voix se fit entendre.
« Allez, Sam, aucun des autres garçons a le numéro de tes parents. »
La main sur son bras le serra gentiment.
« S'il te plaît, Sam, je n'aime pas te voir souffrir, et ta jambe et ta cheville sont déjà en train de gonfler. On voudrait vraiment parler à quelqu'un qui puisse approuver le traitement médical dont tu as besoin tout de suite. »
Il y eut une légère pause, puis : « Sam, si tu n'arrives pas à t'en souvenir, nous pouvons envoyer la police chez toi. Cependant, ce serait plus rapide si on pouvait au moins appeler un de tes parents pour que l'on puisse commencer maintenant. »
Sam grogna. Il était si en colère d'avoir laisser ça arriver. Dean et leur père allaient le tuer. Et maintenant, l'hôpital, où il avait quand même fini malgré sa meilleure volonté, ne pourrait contacter aucun des deux. Merde ! Le petite famille avait toujours été à des extrêmes pour ne pas se faire repérer et s'assurer que les écoles, et surtout les Services sociaux ne se rendent jamais compte de leur style de vie unique. Les autorités locales ne comprendraient sûrement pas la quête de leur père, leur autonomie fréquente, et surtout pas les blessures incontestables qu'ils avaient reçu à ces chasses auxquelles ils avaient participé avec leur père. Il plissa les yeux et regarda à travers ses paupières à moitié fermées et finalement répondit :
« Ma mère est morte, je vis avec mon père et mon grand frère. Mais, je... je veux juste rentrer à la maison maintenant... s'il vous plaît.
– Écoute, Sam. »
Un homme se mit en face de lui. Il était d'âge moyen, les cheveux légèrement grisonnant et la barbe soigneusement coupée.
« Je suis le docteur Daniel Phillips, et je serais ton docteur. Je ne peux simplement pas te laisser rentrer chez toi dans ton état. Je sais que tu sens tes blessures. Bouger va les exacerber et pourrait même mettre ta vie en danger. Donc, non, tu ne peux pas partir. »
Sam se souvint d'une situation récente où son père avait signé sa décharge pour sortir de l'hôpital quelques jours avant la date officielle que les médecins lui avaient donné.
« Mais, je peux... je peux signer les papiers qui disent que vous devez me laisser partir.
– Sam, je suis désolé, tu ne peux pas juste t'en aller encore. Je sais que tu n'es vraiment pas à l'aise mais tu ne te sentirais sûrement pas mieux chez toi jusqu'à ce qu'on puisse te soigner ici. »
Il regarda tristement son patient qui souffrait. Il avait vraiment besoin qu'un parent soit là.
« Et, en tout cas, Sam, tu es mineur et tu n'as pas le droit légal pour décider de signer ta décharge. »
Merde ! Il n'avait pas pensé à ça. Pourquoi devait-il toujours être trop petit ou trop jeune pour faire ce qu'il fallait faire ? Il avait toujours l'impression d'être le handicap de sa famille.
« Maintenant, tu peux te rappeler d'un numéro de téléphone que nous pouvons utiliser pour appeler ton père, ou ton frère, quelqu'un les appellera de suite tous les deux. »
Le médecin attendit la réponse de Sam et, n'en recevant pas, il soupira et continua : « Sam, est-ce que tu m'écoutes ? »
Quand il acquiesça rapidement, le médecin continua : « Tu ne sembles pas inquiet que ton père ne vienne pas à l'hôpital. Tu peux me dire pourquoi ? »
Cela n'était pas normal. La plupart des enfants voulaient que leur parents soient auprès d'eux dès que possible dans ce genre de situation.
« Tu as peur qu'il se mette en colère contre toi pour quelque chose ? Tu es... inquiet qu'il soit furieux, qu'il puisse te faire du mal ?
– Non, non... il est génial, dit Sam à brûle-pourpoint, puis il prit de légères respirations. On s'entend super bien et Dean savait déjà que je serais avec Mike. Il était d'accord. Je sais juste que mon père est occupé et hors de la ville, et je...
– Sam, je suis sûr qu'il voudra revenir dès qu'il saura ce qu'il s'est passé. Donne à Gina son numéro et elle reviendra vite. Il ne voudrait pas que tu souffres plus qu'il ne soit nécessaire. Sam... s'il te plaît. »
Finalement, Sam se plia quand il se rendit compte que ça n'aidait pas son cas s'il remettait ça à plus tard.
« Le numéro de la maison, c'est le 555-704-3826. »
Il allait tenter de prolonger les faits et peut-être que Dean serait alors de retour. Ils ne pouvaient pas l'accuser d'avoir oublié que son père était en voyage d'affaire. Il bougea légèrement et la douleur lui transperça de nouveau la jambe, lui rendant la respiration difficile, et avec ses blessures à la poitrine, ça en rajoutait juste un peu plus.
« Ok, Sam, merci. Accroche-toi, fiston, on va appeler chez toi et voir en combien de temps ton père peut arriver ici. »
Sam ne fit que soupirer. C'était de mieux en mieux. Il resta immobile sur son dos raidi, évitant de faire un mouvement qui puisse réveiller la douleur d'un peu plus tôt. Maintenant, combien de temps leur faudrait-il pour découvrir que son père n'allait pas rappeler ?
A suivre...
