La vieille femme rajouta deux boulettes de viande comme lui avait demandé un jeune homme qui se dressait devant elle, tenant deux bidets dans sa main, l'un étant ouvert pour y mettre la nourriture demandée.

-Voilà, Alan !

-Merci beaucoup Madame Collmack !, répondit le jeune homme en refermant le récipient et en laissant quelques sous sur la table, avant de filer en direction des mines où l'attendait son patron.

-Tu travailles encore ?, lui cria la vieille femme.

-Oui ! Le patron a encore du travail et donc on fait des heures supplémentaires !, lui répondit Alan en se retournant et en la saluant d'un geste de la main, avant de reprendre sa route.

Alan approchait ses 20 ans. Il était grand et assez musclés vu les travaux qu'il pratiquait dans les mines. En tant que mineur, il avait un sacré caractère, mais cela ne l'empêchait d'être agréable avec tout le monde. Le jeune homme avait beaucoup de succès auprès de la gente féminine. En effet, il arborait des yeux émeraudes et ses cheveux lui tombant légèrement au bas de son cou étaient bruns. Quelques mèches tombaient sur ses yeux, ce qui lui donnait un certain charme. Autant dire, qu'il ne s'ennuyait pas lors des ses visites à la vieille Collmack car celle-ci habitait le petit village situé dans le creux de la vallée et nombreuses, étaient les jeunes filles à vouloir l'attirer dans leur lit.

Le jeune homme arriva à la mine où il posa leur dîner dans un coin avant de reprendre le travail. Soudain, un bruit de vapeur s'échappant, se fit entendre. L'un des gros tuyaux qui ornaient l'entrée de la mine et qui étaient reliés à une immense chaudière, avait une fuite.

-Alan ! Va vite refermer cette vanne !

-Tout de suite, patron !, dit-il en se ruant vers la vanne qui fuyait.

Tout en protégeant ses mains par des gants, il cramponna la roue qui lui permettait de faire varier la pression des tuyaux et la tourna assez vite pour que le moins de vapeur s'échappe. Au moment même où il venait de terminer de tourner la roue qu'une sonnerie se fit entendre. Alan et son patron se retournèrent en même temps en direction de l'entrée de la mine où l'on pouvait distinguer une entrée permettant de glisser une cage d'ascenseur. Alan croisa le regard de son patron et comme si ils s'étaient compris, il sauta pour atterrir souplement sur le sol afin de se diriger vers les commandes de l'ascenseur.

-Je te fais confiance Alan…

-Pas de soucis, patron !

Le jeune homme actionna les commandes et commença à pousser doucement le levier afin que l'ascenseur puisse monter. Au même moment où il leva les yeux au ciel pour voir si les câbles tenaient le coup afin de savoir si il devait réduire sa vitesse ou non, une immense colonne de lumière jaillit du ciel pendant quelques secondes seulement.

(Qu'est-ce que…)

-Freine, bon sang !!, hurla le mineur.

Alan sursauta et freina la remontée de l'ascenseur afin qu'il ne s'écrase pas. Lorsque tout fut terminé, le jeune homme transpirait, tellement il avait eu chaud à cause de l'adrénaline causée par le hurlement de son patron.

De la cage d'ascenseur, ressortirent 4 mineurs qui poussaient un chariot pleins de cailloux. Un homme se dirigea vers eux, prit un caillou pour ensuite le taper avec un petit marteau tout en l'examinant de près.

-Alors ?, demandèrent les mineurs.

-Humpf… rien à faire. Il va falloir creuser encore plus loin pour trouver du minerai. Les temps sont dures… Allez, on rentre !!

Sur ces mots, les mineurs rangèrent leurs affaires et s'en allèrent en direction du village. Alan, lui, n'avait pas quitté des yeux le ciel. Ce fut la voix de son patron qui lui fit reprendre ses esprits.

-Alan ! Tu t'occuperas de ranger le matériel ! Bonne nuit, mon garçon, lui dit-il en prenant un des bidets que le jeune homme avait rapporté et prenant la direction du petit village.

-Patron, attendez !! Vous avez… vous avez vu ?… le ciel, il…, essayait de dire le jeune homme en montrant le ciel du doigt, avant d'être interrompu par le mineur, agacé.

-Tu me fatigues, mon garçon ! Tu ferais mieux de vite ranger le matériel et d'aller te coucher car il me semble que tu as une petite mine !, lui répondit-il tout en éteignant la lumière laissant pour seule luminosité à son apprenti, une lampe à huile.

-Mais patron, je… oh et puis zut…, finit par marmonner le jeune homme, tout en commençant à ranger le matériel, non sans avoir une pensée pour ce qu'il venait d'arriver.

Lorsqu'il eut fini, Alan prit son dîner dans les mains et partit en direction de chez lui. Le jeune mineur habitait tout en haut de la colline, éloigné du petit village. Une partie de la maison était en ruine, mais il restait suffisamment de pièces dans la partie couverte qu'Alan s'était habitué à vivre ici. Et puis, au moins cela l'évitait d'avoir toutes les furies du village à ses côtés. Car il fallait se l'avouer, le jeune homme n'aimait pas beaucoup qu'on lui tourne autour.

Alan releva la tête et distingua, à quelques mètres, son refuge. Malgré la nuit noire, il distingua une forme dans l'herbe près de chez lui. Il courut pour se retrouver ensuite devant une jeune femme, arborant un visage reposant, plongée dans le sommeil. Le jeune homme s'accroupit doucement pour ne pas la réveiller et approcha lentement la lampe pour voir son visage.

Une bouche fine avec des lèvres légèrement pulpeuses, un nez fin et malicieux, ainsi que des longs cheveux bruns. Un seul mot vint à la bouche d'Alan, un seul : « Belle… ». Elle était belle à ses yeux. Alan n'avait jamais vu de fille comme elle avant. Toutes celles qu'il côtoyait, n'égalaient sa beauté, en aucun cas. Il remarqua que la jeune femme portait autour de son cou un pendentif dont le cristal reflétait la même couleur que la colonne de lumière qu'il avait vu il y a quelques minutes. Il fit immédiatement le lien entre cette jeune femme et la colonne de lumière. Ainsi, c'était elle qui était tombée du ciel, mais pourquoi ? Pour quelle raison ? Et d'où venait-elle sinon ? Telles étaient les questions que se posait en ce moment le jeune mineur.

Un bras se glissant sous ses genoux, ainsi qu'un autre dans son dos, Alan porta la jeune femme jusqu'à chez lui. Il la trouva assez légère et lorsqu'il fut rentré, il la déposa sur le lit qui se dressait au fond de la pièce. Le jeune homme la recouvrit d'une couverture et en rajouta une autre par-dessus car il avait remarqué qu'elle ne portait qu'une tenue assez légère et il avait peur qu'elle prenne froid. Le jour, il faisait certes assez chaud, mais les nuits étaient tout de même fraîches dans la région. Il ressortit à l'extérieur pour aller chercher son repas qu'il avait payé et sa lampe à huile et revint aux côtés de la jeune endormie, après avoir posé ses affaires. S'asseyant sur le bord du lit afin de ne pas la réveiller, il la contempla quelques minutes, à la lueur d'une mèche allumée. Puis, il se décida tout de même à aller se coucher car la journée l'avait épuisé. Il s'installa un petit lit avec la seule couverture qui restait, et s'allongea pour finalement s'endormir qu'après quelques heures, se roulant en boule dans sa cape de voyage, la tête pleine de questions.

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Au même moment à quelques kilomètres de là…

Un regard froid contemplant les Landes dans la nuit et un sourire sarcastique étirant peu à peu ses lèvres, l'homme était tel une ombre dont la haute silhouette rattachée à celle-ci montrait son influence et son pouvoir envers les autres. Accoudé à une fenêtre tout en dégustant un verre de vin, il n'était éclairé que de quelques chandelles, projetant ainsi son ombre sur le parquet au sol. Une ombre imposante, dégageant une aura négative et malsaine.

Vêtu d'un pantalon noir et d'une simple chemise blanche en soie dont il avait laissé le haut déboutonné, il arborait un visage jeune d'une beauté ténébreuse. Ses yeux étaient de couleur chocolat se rapprochant du noir et seuls ses cheveux, dont la couleur était d'un blond presque blanc, arboraient un contraste par rapport à sa personne. En effet, celle-ci respirait le pouvoir et le plaisir qu'il prenait à user de son pouvoir pour arriver à ses fins et obtenir tout ce qu'il désirait, la malfaisance et le sarcasme dont le visage prenait un malin plaisir à l'exprimer.

Délayant son vin en faisant tourner son verre d'une main, un sourire apparut sur ses lèvres, humant le doux parfum enivrant du liquide rouge.

-Elle est arrivée… Bienvenue dans ton nouveau monde, Leia…, murmura-t-il avant de boire d'un trait le reste de son verre avant de le poser sur une petite table à ses côtés où reposait un livre avec d'étranges inscriptions sur sa couverture.

De ses doigts, il caressa un instant la couverture bordeaux avant d'être secoué par un rire nerveux. Rire qui devint de plus en plus malfaisant au fur et à mesure.

-Hahahahaha !!!! Tu ne pourra plus t'échapper maintenant, princesse !!

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Le lendemain…

Les premiers rayons de soleil du matin vinrent chatouiller la visage du jeune homme, encore endormi. Peu à peu, il ouvrit les yeux et se redressa, baillant et s'étirant, les membres ankylosés par le lit peu confortable qu'il s'était fait. Alan tourna la tête en direction de son lit, occupé par le corps de la jeune femme qu'il avait recueilli la veille. Il l'observa rêveusement un sourire sur les lèvres, la chemise complètement mise de travers, signe qu'il avait beaucoup bougé durant la nuit.

Reprenant ses esprits, le jeune homme se leva et rangea le lit improvisé pour ensuite s'attaquer au petit-déjeuner. Il espérait que son invité aimait les œufs car c'était tout ce qu'il avait, mise à part quelques fruits, du fromage et un reste de pain.

La douce odeur des œufs sur le plat vint chatouiller les narines de Leia, ce qui eut pour effet de la réveiller. Les paupières de la jeune femme se soulevèrent, pour tout de suite retomber sur ses yeux sous l'effet de la lumière du soleil. Elle leva un bras pour se protéger et se redressa, sa vue devenant de plus en plus nette. La jeune femme n'eut pas le temps de se demander où elle était, qu'elle fut interrompu par Alan.

-Ah, tu es réveillé ! Comment te sens-tu ?, lui demanda-t-il en allant à sa rencontre, tout en déposant deux assiettes sur une table au centre de la pièce.

-Je… Bien, merci, mais…

Qu'est-ce que je fais ici ? Je suis en train de rêver, ce n'est pas possible… Pourquoi je ne suis pas dans ma chambre ?…

Alan remarqua le trouble de la jeune femme et lui laissa le temps de réaliser où elle se trouvait. Puis lorsqu'elle tourna le regard vers lui, ses yeux lui lançant des interrogations, le jeune mineur prit la parole calmement :

-Tu te trouves ici dans les Landes. Il y a un petit village plus bas dans la vallée et ici c'est chez moi, lui dit-il d'un ton qui se voulait rassurant, je t'ai trouvé hier soir en rentrant… tu étais évanouie.

Pendant qu'il parlait, Leia acquiesçait la tête d'un mouvement lent, essayant de réaliser ce qu'il s'était passé. Si un jour, on lui avait dit qu'elle se réveillerait dans un lit, autre que celui de sa chambre, dans un endroit qu'elle ne connaissait pas et qu'un jeune homme qui possédait un certain charme l'avait recueillie par la suite, elle ne l'aurait jamais cru. Mais que venait-elle donc faire ici et comment cela se faisait-il qu'elle n'était plus dans sa chambre ? Inconsciemment, elle tritura son pendentif, mais ce simple geste lui fit reprendre ses esprits très vite. Le cristal ! Et si, c'était ce cristal qui était à l'origine de cet événement ? Après tout, Leia l'avait bien retiré de son cou avant de se coucher et voilà que maintenant, elle se retrouvait dans un endroit autre que sa chambre, le cadeau de sa grand-mère à son cou.

La jeune femme se prit la tête entre les mains, tellement son esprit se chamboulait de questions et d'interrogations aussi toutes improbables les unes que les autres. Ce fut Alan qui la fit revenir sur terre car celui-ci était partie pour ensuite revenir dans sa direction en lui tendant des vêtements.

-Tiens, ce sont les vêtements de ma sœur car je ne crois pas que tu veuilles rester dans cette tenue toute la journée, dit-t-il avec un sourire. Tu as un paravent pour te changer en toute tranquillité, ajouta le jeune mineur en désignant la cachette du doigt.

Leia prit le paquet.

-Merci beaucoup, mais pour ta sœur… tu ne crois pas que…

-Ne t'inquiète pas !, lui répondit-il, souriant chaleureusement. Ma sœur s'est mariée avec un mineur et elle habite maintenant au village d'en bas donc elle n'a plus besoin de ces vêtements puisqu'elle a renouvelé sa garde-robe depuis !

-Très bien. Dans ce cas…, lui sourit Leia en désignant d'une main qu'elle allait se changer car il est vrai qu'elle n'allait pas rester en nuisette toute le journée. Elle se sentirait assez mal à l'aise à vrai dire, surtout avec une présence masculine à ses côtés.

Les vêtements que lui avait donné Alan, se constituaient d'une jupe longue, descendant jusqu'aux chevilles, dans les tons rouges/bordeaux, d'une chemise blanche assez légère comme portaient les paysans d'autrefois et d'un simple corsai qui se laçait par devant.

Leia enfila la jupe et la chemise dont les manches se finissaient au milieu de l'avant-bras, légèrement resserrées à la fin, laissant les épaules nues, une bretelle de chaque côté de la chemise la retenant afin qu'elle ne puisse pas tomber. Le décolleté s'arrêtait avant la naissance de la poitrine juste pour laisser un peu de pudeur à la femme qui portait la chemise. Leia enfila le corsai par-dessus la chemise, dont les bretelles furent cachées par celles du corsai. Elle le laça afin de bien le faire tenir et n'enfila plus qu'une paire de chaussures qui ressemblaient à des sortes de ballerines. Elle prit même le soin de coiffer ses cheveux en une demi-queue en laissant quelques mèches rebelles entourer son visage car Alan lui avait laissé un ruban de la même couleur que la robe. Lorsqu'elle sortit du paravent, le jeune homme finissait tout juste de déposer les œufs cuits dans les deux assiettes.

-Assiets-toi ! J'espère que tu aimes les œufs car je n'ai pas grand chose d'autres… ajouta-t-il avec un sourire amusé tout en allant poser la poêle pour ensuite revenir vers la table.

Leia eut un sourire. Cela ne la dérangeait en aucun cas de manger des œufs sur le plat au petit-déjeuner. Au contraire, cela lui rappelait son voyage en Angleterre avec l'école. Elle s'était très vite habituée à la culture anglophone.

-Pas du tout ! Cela me convient parfaitement, merci, répondit-elle d'un sourire enjoué, tout en s'asseyant.

Les deux jeunes gens commencèrent à manger, silencieusement. Alan reprit très vite la parole, après avoir avalé une bouchée de ses œufs.

-Au fait, je m'appelle Alan et toi ?

-Leia. Je me nomme Leia, répondit-elle en relevant la tête.

-Leia… C'est très joli comme prénom, j'aime beaucoup !

-Merci…, fit la jeune femme, ses joues rosissant très légèrement.

Le petit-déjeuner se termina rapidement et lorsque Leia se leva en même temps que le jeune mineur pour débarrasser, celui-ci l'arrêta d'un geste.

-Laisse ! Après tout, tu es mon invité donc tu n'as pas à faire ça…

-C'est comme tu veux, mais je voulais simplement t'aider pour te remercier de m'avoir ramené chez toi cette nuit. Sans toi, je ne sais pas où je serai à cette heure-ci… ajouta-t-elle avec un petit sourire.

Alan émit un léger rire et lui fit comprendre par un simple regard qu'il insistait et ne lui laissa pas le temps de répliquer en lui prenant d'un geste doux l'assiette que la jeune femme tenait entre les mains.

Pendant qu'Alan débarrassait, la jeune femme ne savait pas faire de ses dix doigts et décida donc d'observer le jeune homme discrètement tout en s'accoudant à la fenêtre. Elle se surprit à trouver qu'il était vraiment bel homme avec son corps bien sculpté qu'elle pouvait deviné à travers sa chemise en l'observant avec plus d'attention… elle, qui ne faisait jamais attention aux hommes. En effet, Leia ne s'intéressait pas pour l'instant à la gente masculine, ce qui faisait son charme, même si celle-ci donnait beaucoup d'attention à la jeune femme. La jeune femme eut une petit pensée pour sa cousine Frédérique, ce qui la fit sourire. En effet, l'hôtesse taquinait beaucoup Leia à propos des hommes, elle qui avait trouvé son bonheur auprès d'un certain Marc tandis que la jeune femme était toujours célibataire.

-Puis-je savoir ce qui te fait autant sourire ?, demanda Alan, qui s'était approché de la jeune femme dès qu'il avait eu fini de tout ranger. Le jeune homme s'était assis sur un coin de la table, en face de la jeune femme.

-Oh rien… j'étais juste en train de penser à une de mes cousines. Elle se nomme Frédérique et adore me taquiner sur le fait que je ne sois pas encore avec quelqu'un dans ma vie et c'est en te regardant que cela s'est produit.

Leia ne réalisa que quelques secondes après, le sous-entendu qui pouvait être fait par ce qu'elle venait dire. Elle baissa la tête telle une petite fille prise en faute, puis la releva pour reprendre la parole. Alan, quant à lui, était surpris de ses paroles mais d'un côté, il avait beaucoup aimé ce que la jeune femme lui avait dit même si il n'y avait sans doute aucune arrière pensée.

-Excuse-moi, je ne voulais pas te rendre mal à l'aise… Je te rassure, il n'y a aucun sous-entendu là-dessus et…

-Hahahahaha ! Ne t'inquiètes pas ! Bien que j'ai été surpris par ta franchise, je ne m'en sens aucunement gêné, ne t'inquiètes pas…, l'interrompit le jeune homme en éclatant de rire, face au malaise de Leia.

Dis-moi, reprit Alan après s'être calmé, comment est ton monde, là-bas ?

-En réalité, nous avons le droit d'aller où nous voulons dans le monde grâce aux nombreuses technologies qui nous permettent aussi de communiquer très rapidement entre nous. Nous avons le droit d'aimer qui on veut et de croire à qui on veut ou à ce que l'on veut. Nous avons plusieurs religions et de nombreuses cultures différentes. Je t'ai dit que nous avions de nombreuses technologies et bien, grâce à celles-ci, l'Homme a réussi à atteindre le sommet de la plus haute montagne en emportant de l'air avec lui. L'Homme peut également aller dans les grandes profondeurs des mers grâce à une navette en fer, que l'on appelle « sous-marin » et il est même allé dans l'espace et sur la Lune.

-Sur la Lune tu dis, vraiment ?, questionna Alan, très intéressé par le discours de la jeune femme.

Leia acquiesça par un mouvement de tête.

-Mouis, mais il n'y a pas que des choses bien dans notre monde. Bien que les nouvelles technologies nous permettent de communiquer plus rapidement ou d'avoir un meilleur confort en ce qui concerne la santé, le déplacement ou même autre chose, elles ont permis aussi aux Hommes de s'entretuer entre eux…et ça continue encore aujourd'hui dans notre monde…

-Oui, le pouvoir toujours le pouvoir…. C'est ce que veulent les Hommes au plus profond d'eux-mêmes finalement, ajouta la jeune homme gravement, on ne se sent jamais assez puissant et dès que l'instant se présente, on en profite... Oui, ici aussi la guerre a fait des ravages et je dirai même que cette maison en est la preuve.

Leia n'avait pas vraiment fait attention, mais elle eut cru voir le regard d'Alan se voiler en parlant de la guerre. Gardait-il un secret en lui ? La jeune femme ne se posa pas plus de questions car soudain un bruit à la porte se fit entendre.

Alan, se demandant qui cela pouvait bien être car personne ne venait lui rendre visite, c'était toujours lui qui descendait au village, alla ouvrir.

-Bonjour. Je peux faire quelque chose pour vous ?, demanda le jeune homme en fronçant les sourcils lorsqu'il découvrit son interlocuteur.

-Particulièrement oui. J'aimerai que vous me remettiez la jeune femme que vous recueillez chez vous en ce moment-même, répondit son interlocuteur, un sourire sarcastique sur le visage.

Derrière Alan, Leia, qui était restée à la fenêtre, se figea, des frissons lui parcourant le corps et ayant le sentiment d'avoir déjà entendu cette voix froide et charmeuse quelque part.