Non ! Non ! Ca recommence… Oui journal. Je perds toute foi en la race des semi elfes Noldors humains. En tout cas les elfings… Enfin bref… Quoi, que je te raconte ? Tu es sur ? Accroche toi alors, journal…

OoOoOoOoO

« A table ! »

« On arrive ! »

Les elfings répondirent tous à l'appel de leur père et posèrent leur occupation du moment, livre pour Elendil, fabrication de bijoux pour Arwen, jeu pour Elros, Elladan et Elrohir, dessin pour Ellerina et écriture pour Laurelin. Ils descendirent alors pour manger sur la terrasse où la table avait été dressée et s'assirent. Soudain, au cours du repas, le pichet d'eau en vint à être vide et on voulut envoyer un des enfants afin de le remplir mais ils commencèrent à se disputer sur celui qui devait y aller. Elros y alla de mauvaise grâce, non sans renverser l'eau restante dans le pichet… Sur la tête d'Ellerina. Celle-ci ne l'entendait pas de cette oreille et lui lança sa propre assiette de salade à la figure. Cependant, Elros esquiva et Elladan la reçut en pleine figure, lançant un bol de soupe vers la jeune fille qui se baissa, le liquide aboutissant sur la tête d'Elrohir.

Celui-ci entra aussitôt dans la bataille de nourriture, sous les yeux éberlués d'Elendil, Arwen et Laurelin, le regard amusé de Thranduil et celui, désespéré, d'Elrond.

Les victuailles volaient dans tous les sens, et malgré leurs efforts et leurs esquives, tous les belligérants furent vite couverts de taches.

Soudain, une tomate atterrit sur la tunique d'Elendil, qui regarda la tache, surpris, puis entra dans la danse, furieux. Arwen et Laurelin, elles, s'étaient mises à l'abri et mangeaient discrètement leur dessert : des framboises, du melon, des mangues, des fraises… Soudain, une pêche vola droit vers la figure de Laurelin, qui esquiva, la rattrapa, la croqua et lança une grappe de raisin à la figure de son assaillant. Arwen finit elle aussi par entrer dans la bagarre et tous furent surpris quand Elrond hurla :

« STOP ! »

Ils s'immobilisèrent tous, dans la position qu'ils occupaient à ce moment, Laurelin croquant dans sa pêche et tenant une poignée de framboises, Elladan sur un pied, un morceau de lembas dans une main et une pomme dans l'autre, Arwen en souplesse arrière après s'être penchée pour éviter une salade volante… Le seigneur Elrond respira, fort, puis leur dit de s'en aller, énervé.

Ils s'éclipsèrent sans hésiter et allèrent se nettoyer et se changer, car à l'exception de Laurelin et Arwen, intervenues plus tard, et d'Elendil qui avait réussi à esquiver la plupart des projectiles, ils étaient couverts de taches… Une fois cette formalité accomplie, ils reprirent leur occupation, se doutant que leur père, le seigneur d'Imladris, viendrai les punir quand il le jugerait bon… Finalement, il vint et ils écopèrent de diverses punitions : Elladan et Elrohir seraient en patrouille à la frontière pendant deux semaines, alors Laurelin et Elendil devraient aider le bibliothécaire à trier les livres de sciences, représentant la moitié de l'immense salle, l'autre moitié étant des légendes, mythes, contes et autres, durant une semaine. Elros et Ellerina durent, dans le même temps, trier l'autre partie. Arwen, elle, serait de corvée dans leur talan, leur chambre, et devrait faire toutes les corvées : lessive, ménage, cuisine…

Pour parfaire la punition, Elrond envoya les quatre benjamins pêcher sur le fleuve de Bruinen, bordant la cité, à bord d'un catamaran, avec interdiction de revenir sans au moins douze poissons. Arwen eut à aller chercher des plantes lointaines et donc à dormir dans la forêt. Elle irait avec Elladan, et Elrohir accompagnerait l'autre groupe.

Mais rien n'était gagné d'avance…

OoOoOoOoO

Ah, journal, ceci est un bien ridicule récit, n'est ce pas ?

Ne soyez pas si sévère, il était amusant, Elrond…

Ah ça, Peredhrel, si le lettré dit cela d'une histoire, vous devriez le croire…

Je confirme.

Les amis, serait-ce trop vous demander de faire l'aller-retour Mordor-Lorién et de revenir me voir après ? J'aurais enfin la paix…

Jamais…

Peredhrel...

Nous ne le ferons.

Dommage… Enfin, je me serais inquiété sur votre équilibre mental si vous m'aviez dit oui… Sur ce journal je te laisse.