7 days for one life.

Gone are the days of summer
We couldn't change it if we tried
Why would we want to, let's go where we got to
Our paths will cross again in time

It's never the same tomorrow
And tomorrow is never clear
So come on, come on you know
Our time, our time is here.


Lundi

Bonnie était rentrée en fin de matinée de sa visite chez la vieille sorcière. Et depuis, elle s'était enfermée dans sa chambre, se demandant pourquoi les pires choses du monde tombaient sur elle.
D'abord, des vampires étaient rentrés dans sa vie, alors qu'elle ne savait même pas que des êtres comme çà existaient. Ensuite, elle avait appris qu'elle faisait partie de ce monde surnaturel, car elle était une sorcière. Et enfin, ses seules meilleures amies étaient devenues des vampires, dont une qui ne savait qui choisir devant deux hommes. Elle s'était toujours dis qu'il n'y aurait jamais pire.

Et pourtant si.

Une sorcière avait des visions, et elles étaient toujours vraies. Elle repensa alors à sa réaction face à cette révélation…

Flashback
Lorsque cette vieille dame lui avait dit qu'il ne lui resté qu'une semaine pour vivre, elle s'était juste reculée de quelques pas, comme pour avoir de l'espace afin de mieux respirer, en vain. Et lorsqu'elle tourna son regard vers Damon, qui la regardait en fronçant les sourcils, elle se reprit : elle ne devait pas être faible devant lui.

Elle s'était donc simplement dirigée vers la porte après avoir remercier la vieille dame pour ses informations sur la nouvelle menace, et partit, suivit de près par Damon. Ils entrèrent dans la voiture, et le trajet se fit en silence.
Lorsque ce dernier se termina, elle regarda Damon un court instant avant de sortir de la voiture, et lut dans ses yeux une certaine inquiétude, comme si, il s'inquiétait vraiment et profondément pour elle. Mais elle ne put rien lire de plus car, elle s'empressa de rentrer dans sa maison, et de s'enfermer pour réfléchir à une solution, comme à son habitude.


Et à présent, elle se retrouvait dans son lit, à moitié sous la couverture, en train de trouver une solution, en vain. C'était son destin. Elle ne pouvait rien y faire contre. Cela arriverait, et elle ne pourrait rien y changer.

Mais elle se rendait compte que toute sa vie, elle l'avait vouée aux autres. Toute sa vie avait tourné autour d'Elena, et de la sauver à travers ses différents dangers. Et à présent, elle se retrouvait au pied du mur, à voir que sa vie n'était pas la sienne, celle qu'elle aurait voulu vraiment. Elle n'avait pas vécu, elle n'avait rien vu. Elle n'avait pas aimé profondément, elle n'avait pas dit ce qu'elle pensait tout fort à certains moments. Elle n'avait rien fait mise à part mettre sa vie en danger pour celles des autres.

Soudain, elle sursauta à l'entente d'un bruit, et lorsqu'elle se releva un peu, elle aperçut une ombre à sa fenêtre. Non, elle ne mourrait que dans 7 jours, cela ne devait pas être une menace.

Elle se leva alors, pour atteindre sa fenêtre donnant sur un petit balcon, et lorsqu'elle l'ouvrit, elle aperçut quelqu'un qui n'était autre que Damon.

- Et bah, tu t'es endormie ou quoi ? dit Damon, comme à son habitude, impatient.
- Qu'est-ce que çà peut te faire Damon !

Il s'appuya contre l'encadrement de la porte, se rapprochant soudainement d'elle, et la regarda dans les yeux :

- J'étais venu voir si ca allait.
- Pourquoi çà n'irait pas ? dit-elle la gorge soudainement nouée.
- Joue pas à çà avec moi Bennett.

Et sans lui répondre, elle lui tourna le dos pour rentrer dans sa chambre. Damon soupira face à l'attitude têtue de Bonnie, qui comme à son habitude ne s'ouvrait à personne. Pour une fois qui faisait l'effort d'être un tant soit peu aimable, elle le rejetait. Il était prêt à partir, lorsqu'il entendit une toute petite voix, que de simples humains n'auraient sûrement pas entendu, dire :

- Tu peux entrer.

En premier lieu, il n'en crut pas ses oreilles. Même Bonnie s'était surprise à dire çà, mais puisqu'il lui restait une semaine à vivre, autant faire des choses qu'elle ne s'était pas permise de faire auparavant.
C'est alors lorsqu'il mit un pied dans cette maison –ou chambre, dont il avait toujours eu l'envie d'y entrer, qu'il se rendit compte que Bonnie n'allait vraiment pas bien.

Il observa un court instant la pièce, se rendant compte qu'il ne s'agissait que d'une vraie chambre de jeune fille. Bonnie se trouvait toujours dos à lui, et lorsqu'elle se retourna pour lui faire face, il put apercevoir ses yeux brillants, sentant sa respiration se couper quelques fois, comme pour empêcher les larmes de sortir.

- Je ne vais pas bien, souffla t-elle. Je ne vais pas bien parce que je vais mourir.
- Qui te dit, que c'est vrai ? demanda t-il.
- Parce que les visions des sorcières sont réelles. J'en suis témoin avec les miennes.
- Bonnie… commença t-il.
- Je vais mourir Damon ! s'écria t-elle. Je vais mourir et je n'aurais rien vécu dans toute ma vie. Je n'aurais rien fais ! Tous mes projets se sont écroulés lorsqu'elle m'a sortit cette…

Elle n'eut pas le temps de finir que toutes les larmes qu'elle avait jusque-là rejeter sortir d'un seul coup. Elle avait montré sa faiblesse devant Damon, et c'est là qu'elle se dit qu'elle avait vraiment touché le fond.
Elle s'attendait à la voir rire, ou simplement fuir, mais il s'avança délicatement vers elle, pour la prendre dans ses bras, et la serrer contre lui.

Lorsqu'elle fut calmée, ils se relâchèrent, se rendant compte de la proximité, qui la troubla soudainement. Elle ressentait trop d'émotions en même temps, et cela n'arrangeait pas son état.

Damon regarda alors ses iris verts, encore fraîchement mouillés dû aux larmes. Il se sentait impuissant face à la révélation de la vieille femme, comme Bonnie apparemment. C'est alors qu'une idée lui traversa l'esprit, une idée qui le fit sourire intérieurement.

- Tu veux vivre Bonnie ? Alors je vais te faire de ces 7 jours, une vie.